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À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle
Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel.
Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse.
À bout de taf – Épisode spécial : Gouverner l’entreprise, mais pour qui ? – avec David Chekroun
“La gouvernance, ce n’est pas un mot de technocrate. C’est une manière d’organiser le pouvoir. Et donc, de choisir ce à quoi l’on tient.”
On prend de la hauteur avec David Chekroun, professeur de droit international des affaires à l’ESCP. Car avant de parler de modèles ou de conseils d’administration, encore faut-il définir les règles du jeu.
Il nous propose une grille de lecture à trois pôles : celui de la direction, celui de la propriété (les actionnaires), et celui des parties prenantes (salariés, société civile, environnement). Trois centres de pouvoir, trois légitimités, trois visions du futur.
Il nous embarque aussi dans un tour du monde des modèles de gouvernance : du shareholder capitalism américain, centré sur les intérêts des actionnaires, au stakeholder capitalism japonais, plus inclusif, né dans les années 1980. Et la France ? Elle navigue entre les deux. Officiellement, depuis la loi Pacte de 2019 et sous l’impulsion du droit européen, l’intérêt social élargi est inscrit dans le marbre. Mais dans les faits ? Le réflexe actionnarial reste bien ancré.
À bout de taf – Zoom : quelques minutes d’intelligence partagée pour mieux comprendre le travail d’aujourd'hui… et imaginer ensemble de nouvelles voies pour demain.
Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle
Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse.
Seconde partie de carrière : et si le slashing devenait une passerelle ?
Le débat autour de l’emploi des seniors revient sans cesse : comment prolonger la durée du travail sans épuiser les corps, ni fragiliser les trajectoires ?
Et si, au lieu de considérer la seconde partie de carrière comme une pente inéluctable vers la sortie, nous la pensions comme une phase de transition créative ?
C’est l’hypothèse que défend Olivier Meier, professeur de management et spécialiste des transformations du travail. Il invite à regarder du côté des nouvelles formes d’emploi, et notamment du slashing — ces parcours éclatés où l’on cumule plusieurs activités professionnelles, parfois salariées, parfois indépendantes.
Le slashing : une ressource pour réinventer la fin de carrière
Pour Meier, le slashing pourrait devenir une passerelle stratégique pour les 45-65 ans.
Non pas une fuite en avant, mais une manière :
Loin de l’image du “patchwork subi”, le slashing pensé comme outil de transition devient une réponse pragmatique à la crise démographique.
Il permet d’imaginer une seconde partie de carrière plus fluide, plus utile, où l’on ne sort pas du monde du travail, mais où l’on s’y réinvente autrement.
À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter.
Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail.
Bonne écoute !
Crédit musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS).
Visuel : Canva Pro – usage pédagogique, public et non commercial.
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À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle
Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse.
Crise démographique : et si l’avenir du travail dépendait de notre capacité à mieux cohabiter ?
Le sujet n’est pas nouveau. Mais il s’impose aujourd’hui comme un tournant majeur pour le monde du travail. La population vieillit. La natalité baisse. Le financement des retraites vacille. Et pendant ce temps, les jeunes générations arrivent avec de nouvelles attentes.
Alors, face à ce glissement démographique silencieux, faut-il travailler plus ? Mieux ? Autrement ? Et surtout, comment faire coexister durablement des trajectoires professionnelles qui s’éloignent… sans se heurter ?
Le Forum de Davos 2025 l’a annoncé : la transition démographique, couplée à la révolution technologique, est en train de transformer le travail plus radicalement que la mondialisation ou la pandémie.
Et pourtant, malgré ce constat implacable, les seniors restent largement écartés du marché de l’emploi. En 2023, seuls 39 % des 60-64 ans travaillent en France, contre 61 % en Allemagne et 69 % en Suède. Les causes ? Des stéréotypes persistants, des carrières usantes, peu de reconversions, peu de souplesse. Et une question taboue : comment allonger la durée du travail sans abîmer les corps ni épuiser les esprits ?
C’est ce que nous allons explorer aujourd’hui avec Vincent Binetruy, Directeur Général du Top Employers Institute. Il tranche d’emblée : oui, la fracture générationnelle existe. Mais gare aux raccourcis, prévient-il — les stéréotypes, eux, n’ont pas d’âge. Alors, comment dépasser les clichés et retisser le lien ?
Retraite et emploi des seniors : dépasser l’âgisme, retisser le lien
Vincent Binetruy le rappelle les seniors sont une richesse : expertise, recul, fiabilité. Et il partage ici des leviers concrets pour mieux les intégrer dans l’entreprise et repenser le travail à l’aune de cette transition démographique.
À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter.
Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute !
Crédit musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS).
Visuel : Canva Pro – usage pédagogique, public et non commercial.
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Dans la continuité du documentaire, nous ouvrons ici un espace hors-saison : L'Agora du travail.
Un lieu pour débattre, réfléchir, confronter les points de vue avec des chercheurs, des auteurs, des experts… Notre objectif est clair : replacer le travail réel au centre de la conversation publique.
Un cycle de débats animé par Laure Girardot, journaliste indépendante.
À quoi ressemblera le travail dans quinze ans ? La question peut sembler lointaine, mais elle se joue dès aujourd’hui. Entre crises écologiques, économiques et sociales, le contrat social vacille et nous oblige à réinventer nos repères.
Dans cet épisode, nous interrogeons un enjeu central : la capacité de la politique à agir sur le futur du travail. Comment dépasser une vision purement économique pour penser autrement ? Faut-il redonner toute sa place aux sciences humaines, au care et aux solidarités invisibles ? Comment articuler la révolution de l’intelligence artificielle avec une vision humaniste européenne ?
Pour en discuter, deux regards se croisent :
Jérémy Lamri, entrepreneur, chercheur et auteur de 2040 – Cinq futurs possibles et comment s’y préparer (Eyrolles), qui explore les scénarios à venir et les mutations déjà à l’œuvre.
Océane Godard : députée de la Côte-d’Or et conseillère régionale de Bourgogne-Franche-Comté. Psychologue du travail de formation, Océane a commencé dans l’insertion avant de s'engager en politique. À l’Assemblée nationale, elle siège à la Commission des affaires sociales et porte des dossiers clés comme l’emploi des seniors ou les Territoires zéro chômeur de longue durée.
Au fil de l’échange, il est question de :
- l’économie quaternaire, ce modèle où l’entreprise ne crée pas seulement du profit mais aussi du lien social ;
- la nécessité de penser autrement l’action publique, en s’ouvrant à la psychologie et à la sociologie ;
- le rôle de la politique comme levier d’innovation sociale, notamment à travers la formation et l’accompagnement des PME/TPE ;
- la crise démocratique et la défiance envers le politique, qui appelle de nouvelles formes d’engagement citoyen ;
- la distinction entre compétences et capabilités (Amartya Sen), pour redonner autonomie et dignité aux individus ;
- les promesses et menaces de l’intelligence artificielle, et l’urgence de construire un récit européen alternatif au modèle productiviste américain.
Un échange sans faux-semblants, où prospective, action politique et vision humaniste se rencontrent pour dessiner une conviction commune : l’avenir du travail ne se subira pas, il se construira dès aujourd’hui.
Crédit Musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS).
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À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle
Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel.
Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse.
Crise démographique, âge et entreprise : vers un nouveau pacte générationnel ?
“Vieillir, c’est vivre plus longtemps. Travailler plus longtemps, c’est une autre affaire.”
En 2025, le Forum de Davos sonne l’alerte : la transition démographique — aussi puissante que la transition technologique — redessine les contours du monde du travail. D’ici 2050, un quart de la population mondiale aura plus de 60 ans. Dans les pays du Nord, le vieillissement met sous pression les retraites, l’emploi et la solidarité intergénérationnelle. Dans les pays du Sud, c’est l’explosion démographique des jeunes qui appelle des politiques massives d’insertion et de formation. Entre ces deux pôles, les entreprises, elles, tanguent.
Faut-il allonger les carrières ? Comment valoriser l’expérience sans céder au jeunisme ambiant ? Et surtout : comment ne pas rater le tournant d’un monde où, pour la première fois dans l’histoire, quatre, voire cinq générations cohabitent dans le même open-space ?
Anne Thevenet-Abitbol, Directrice Prospective et Nouveaux Concepts chez Danone ne croit pas au choc des générations. Elle croit aux ponts qu’on peut bâtir entre elles. Elle a créé Octave, un séminaire interentreprises pour faire dialoguer les âges, casser les stéréotypes et cultiver la diversité d’approche. Parce que selon elle, ce qui rapproche les générations, ce n’est pas tant l’année de naissance que le savoir-être et l’alignement personnel.
Mais sur le terrain, les mots continuent de peser : "senior", "vieux", "plus tout jeune"… autant d’étiquettes qui excluent. Pour lutter contre cet âgisme insidieux, Anne mène aujourd’hui une véritable contre-offensive sémantique : elle propose de parler de “salariés expérimentés”, et lance le concept de “NOLD – Never Old” pour redonner fierté, élan et visibilité aux 45-65 ans.
Pour elle, la reconnaissance des travailleurs expérimentés n’est pas seulement un levier RH ou un enjeu de compétitivité : c’est un enjeu politique et sociétal. Car, dit-elle, “l’entreprise est aujourd’hui l’un des derniers lieux où se croisent encore les générations, les classes sociales, les visions du monde”. En cela, elle peut devenir un rempart contre les fractures identitaires, un espace de reconnaissance réciproque et d’apprentissage mutuel.
Dans cet épisode, Anne Thevenet-Abitbol nous invite à repenser le travail non pas comme une course à la performance linéaire, mais comme un chemin de transmission, un temps d’alliance, et surtout, un lieu où l’on continue à apprendre… à tout âge.
À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute.
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Que faire quand la productivité décroche ? Comment l'expliquer ? comment y remédier durablement sans tomber dans les caricatures faciles ?
Rendez vous durant cet épisode avec :
- Bertrand Martinot, économiste et expert associé à l'Institut Montaigne et ancien conseiller à l'Élysée, il est aussi le co-auteur avec Franck Morel du livre "Le Travail est la solution" chez Hermann
- Benoit Serre Co Président du Think Tank Cercle Humania et ex DRH de grands groupes
- Boutayna Burkel animatrice du Cycle Décideur, cocréatrice d'A Bout de Taf, Auteure de "Manager les vulnérabilités en pratique" Dunod et dirigeante de The Helpr
Durant cet épisode nous explorons :
- Le décrochage de productivité française (rapport CNP 2025)
- La grande déception du travail
- La croisée des chemins avec l'IA
- Le défi de la compétence
Rendez vous sur Linkedin Youtube pour retrouver Laure Girardot et Boutayna Burkel les créatrices du média #AboutdeTaf
Si cet épisode vous a plu n'oubliez pas d'ajouter des étoiles, commenter et partager
#economie #travail #sociologie #business #productivité #management #PME #startup #leadership #livre #formation
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Travailler en temps de crise écologique – avec Géraldine Poivert
“On ne travaille plus comme avant. Et on ne pourra plus jamais travailler comme avant.”
La transition écologique n’est pas une nouvelle case à cocher dans le bilan RSE. C’est un choc systémique. Une onde de fond qui traverse les métiers, les secteurs, les compétences, et qui vient percuter de plein fouet le sens du travail.
C’est le constat lucide – et sans fard – de Géraldine Poivert, Directrice générale et cofondatrice de (RE)SET, un cabinet qui accompagne les entreprises dans leur transformation écologique. Dans cet épisode, elle nous alerte : nous sommes collectivement au pied du mur. Et continuer à produire “mieux” dans un système inchangé, c’est entretenir l’illusion.
Car dans les entreprises, les paradoxes se multiplient : comment concilier convictions personnelles et missions professionnelles quand le cadre de travail reste figé ? Comment ne pas sombrer dans la dissonance cognitive quand on voudrait bien faire… sans en avoir les moyens ?
Géraldine Poivert dénonce cette souffrance silencieuse de celles et ceux qui ont la volonté mais pas les leviers. Pour elle, la réponse ne viendra ni de figures héroïques ni de modèles hors-sol. Elle viendra d’une redéfinition collective du sens du travail, d’une réconciliation entre économie et écologie, et d’une fierté retrouvée dans le geste utile.
À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute !
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Climat : la transition commence sur le lieu de travail
Pour amorcer cette série sur travail et écologie, nous avons tendu le micro à Maddy Gilbert, secrétaire nationale confédérale à la CFE-CGC et vice-présidente de l’ORSE, l’Observatoire de la RSE.
Face à un avenir où la France devra peut-être s’adapter à +4°C, elle tire la sonnette d’alarme : la transition écologique ne se joue pas seulement dans les bilans carbone, mais aussi dans les conditions de travail.
Bâtiment, mobilité, télétravail, exposition aux produits chimiques… tout est à revoir. Pour elle, il est urgent d’outiller les entreprises et les représentants du personnel : généralisation du document unique d’évaluation des risques environnementaux, dialogue social élargi aux enjeux climatiques, formations renforcées.
Un échange dense et concret, où l’urgence climatique croise le quotidien des salarié·es – et où l’on comprend que la transition passe aussi… par les RH.
À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute !
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Dans la continuité du documentaire, nous ouvrons ici un espace hors-saison : L'Agora du travail.
Un lieu pour débattre, réfléchir, confronter les points de vue avec des chercheurs, des auteurs, des experts… Notre objectif est clair : replacer le travail réel au centre de la conversation publique.
Pour ce premier épisode, nous parlons du “travailler mieux” (Puf). C’est le titre d’un livre collectif dirigé par Bruno Palier et Christine Erhel, suite à l’ouvrage de référence Que sait-on du travail ?.
Un ouvrage qui ne se contente pas du constat : il propose de mettre la qualité du travail au cœur d’une nouvelle stratégie de prospérité. Pour en parler lors de cet épisode :
Bruno Palier, directeur de recherche au CNRS à SciencesPo et spécialiste des politiques sociales, de l’emploi et de l’État social en Europe.
Coralie Perez, ingénieure de recherche en économie à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chercheuse au Centre d’économie de la Sorbonne qui a notamment cosigné Redonner du sens au travail avec Thomas Coutrot, et avez co-écrit 2 chapitres de Travailler mieux, notamment sur la démocratie et l’IA au service des travailleurs.
Un échange animé par Laure Girardot, journaliste spécialisée sur les sujets du travail, RH et management.
Avec eux, nous explorons une question décisive : peut-on vraiment améliorer la qualité du travail sans repenser notre modèle économique et démocratique ?
La conversation s’ouvre sur la polycrise du travail : crise écologique, démographique, technologique et de sens. Quelle est l’urgence la plus pressante aujourd’hui ? Pour nos invités, ces crises ont une racine commune : la logique du capitalisme financier, qui épuise à la fois la planète et les travailleurs. Avec un constat : le mal-travail n’est pas seulement social, il nourrit aussi la crise démocratique en alimentant défiance et abstention.
Le livre défend une approche globale : travailler mieux n’est pas seulement un sujet d’entreprise, mais un enjeu politique, économique, social et environnemental. On ne peut améliorer le travail sans questionner le modèle économique dominant, fondé sur l’hypercompétitivité et le management par le chiffre. La France se distingue d’ailleurs par un “mal français” du management : verticalité, méfiance et autonomie de façade, quand d’autres pays avancent vers des organisations plus plates et apprenantes (CF rapport IGAS)
La discussion aborde aussi le rôle ambivalent de l’intelligence artificielle : outil prometteur pour améliorer les tâches et les conditions de travail, mais aussi facteur de risques si elle reste captée par une logique de productivité à tout prix.
Bruno Palier et Coralie Perez défendent l’idée d’une nouvelle prospérité fondée sur la qualité plutôt que sur le low cost. Travailler mieux suppose de transformer notre modèle productif et démocratique, d’accorder un véritable pouvoir de décision aux travailleurs, et d’inventer des régulations adaptées aux défis contemporains.
À quoi ressemblerait une société qui aurait vraiment fait ce choix dans dix ans ? Un monde où le travail redeviendrait une source de sens, de santé et de démocratie – et non plus seulement une variable d’ajustement économique.
Bonne écoute !
Source de l'enquête citée : Le « premier baromètre national sur les causes racines du mal-être au travail » réalisé par le cabinet de conseil aux entreprises Ekilibre en lien avec l’institut de sondage OpinionWay.
Crédit Musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS).
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Et si la performance nous rendait vulnérables ?
Et si la crise écologique n’était pas qu’une question de carbone, mais le symptôme d’un mal plus profond : notre obsession de la performance ? C’est la thèse d’Olivier Hamant, chercheur à l’INRAE et directeur de l’Institut Michel Serres.
Dans cet épisode, il démonte le mythe de la maîtrise totale. À force d’optimiser, de contrôler, de tout rendre “efficace”, nous avons fragilisé nos systèmes, les rendant incapables de faire face aux imprévus.
Sa proposition : réapprendre la robustesse. S’inspirer du vivant, qui traverse les crises non par rigidité, mais grâce à la diversité, la lenteur, les marges de manœuvre. Plutôt que d'hyper-spécialiser ou de tout mettre en flux tendu, il invite à restaurer des organisations plus souples, plus ancrées, plus humaines.
Un épisode pour changer de lunettes face à un monde instable — et peut-être commencer à bâtir autrement.
À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute !
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