Au Québec, chaque quartier, chaque village, même modeste, a son église, voire plusieurs. Pendant plus dʹun siècle, entre 1850 et 1950, les autorités catholiques ont régné sans partage sur cette société francophone. Les contrats, les mariages, les études, tout se réglait le dimanche sur le parvis de lʹéglise. En moins dʹune décennie cependant, ce savant échafaudage sʹest effondré. Et les églises se sont vidées. Désormais, ces immenses vaisseaux de pierre prennent lʹeau, et leurs murs ont besoin de réparation. Les autorités ecclésiastiques, en manquent de paroissiens, nʹont plus dʹargent pour les entretenir. Voilà pourquoi des groupes de citoyens se mobilisent pour donner une nouvelle vie à ces édifices religieux. Une façon de préserver un patrimoine marquant, mais aussi de pouvoir mener des projets communs, en-dehors de la religion.