
Sign up to save your podcasts
Or


Based on Podcast App listening data
Nous sommes en 443. L'Empire romain achève son effondrement et, sur le Plateau suisse, on accueille les Burgondes ou ce qu'il en reste, un cortège détonnant dans la société gallo-romaine du territoire de la future Suisse. Leur installation s'apprête à changer l'histoire pour longtemps.
En 1870 et 1872, le canton de Vaud se met d'accord avec l'Empire russe et le Royaume-Uni pour ne pas imposer le patrimoine des ressortissants de ces deux États. C'est davantage une poignée de main par lettre qu'une véritable convention, mais c'est une étape déterminante vers la transformation de la Suisse en refuge pour les grandes fortunes étrangères et vers l'invention du secret bancaire pour garder ces résidents privilégiés sur place.
En 1969, sept pays européens et la Suisse décident de se retrouver, mais en toute discrétion, pour parler terrorisme et antiterrorisme. Le Club de Berne est né et rassemble l'élite du renseignement, incarnée par les chefs de police et du renseignement international. C'est flatteur pour la Suisse mais on se demande où se trouve la neutralité dans tout ça.
La Suisse est un patrimoine qui parle à l'estomac : ses fromages, sa viande séchée, ses caracs, ses röstis, le chocolat, la tarte aux pruneaux, le totché, la cuchaule et la moutarde de Bénichon, et parmi tout ça, on trouve bien sûr la polenta.
L'histoire mondiale est très tendance aujourd'hui. Cette fois-ci, c'est au tour de la Suisse, traversée par le monde et projetée au quatre coins de la planète. Pour dix épisodes, Histoire Vivante vous emmène faire un tour dans cette histoire mondiale de la Suisse : comment le monde lui parle et comment elle l'interpelle. Une histoire souvent bien connectée et dirigée par Thomas David, Brigitte Studer, Véronique Dasen, Simon Teuscher, avec des dizaines d'auteurs et d'autrices à travers tous les cantons suisses. On y parlera poubelles spatiales et polenta, multinationales et secret bancaire, espionnage et arbitrage.
Dans la série de super-héros Watchmen, sortie sur la plateforme HBO en 2019, le scénariste Damon Lindelof imagine une société alternative où les descendants des victimes de l'esclavage et de la ségrégation raciale aux États-Unis bénéficient de réparations, notamment sous la forme d'une exemption d'impôts à vie. Sous le masque de la fiction et du divertissement apparaît une question qui court toujours : comment réparer les crimes de la traite atlantique et de l'esclavage colonial ? C'est une question qui hante et qui questionne notre capacité à vivre avec un passé impardonnable. En 1849, l'État français a écarté cette question : il a versé 126 millions de Francs-or, mais aux anciens propriétaires d'esclaves pour compenser l'abolition définitive de l'esclavage en 1848. A ce moment-là, on fixe un prix à l'esclavage pour les maîtres mais pas pour les victimes, les esclaves. Myriam Cottias et une équipe de chercheuses ont scruté de près ce moment de négociation qui a changé des vies.
Tout le monde ne s'accorde pas sur la véracité de cette histoire mais en 1839, Mikhaïl Andréiévitch Dostoïevski, le père du célèbre romancier Dostoïevski, aurait été assassiné par ses serfs, qui l'étouffent avec un coussin. Des paysans asservis qui ne supportaient plus la cruauté de leur maître et un épisode d'une violence inouïe qui inspire à son fils le personnage de Fiodor Karamazov, personnage sombre du chef-d'œuvre Les frères Karamazov. Peut-être une question : est-on coupable du meurtre de son père si on l'a simplement désiré en pensée ? Sur le territoire russe, une forme d'esclavage, le servage, s'invente très progressivement entre le XVIe et le XVIIe siècle alors qu'en Europe occidentale, il disparaît, mais en faveur de la traite atlantique, une autre forme de domination de l'humanité par l'humanité.
Les grands monothéismes connaissent tous l'esclavage. La chrétienté bien sûr et même le bouddhisme n'ont pas libéré les esclaves au moment de leur invention et l'islam non plus. L'historien M'hamed Oualdi travaille sur l'esclavage dans les mondes musulmans et c'est une question toujours délicate.
Au fil de l'histoire longue de l'esclavage, le Moyen Âge est souvent un point aveugle, comme si entre l'Antiquité grecque et romaine et la traite transatlantique, il ne se passait rien. Pourtant l'esclavage ne disparait pas au cours des dix siècles médiévaux, loin de là. Être esclave c'est bien souvent être considéré comme ennemi.
En 1926, la Société des Nations établit à Genève une convention sur l'esclavage, qui entre en application quelques mois plus tard en mars 1927. Ratifié par une centaine d'États dans les années qui suivent, le texte s'engage à œuvrer pour la suppression complète de l'esclavage sous toutes ses formes, d'une manière progressive et aussitôt que possible.
From the publisher's feed
Ranked by our users in the last 21 days

120 Listeners

3 Listeners

22 Listeners

64 Listeners

104 Listeners

85 Listeners

238 Listeners

260 Listeners

96 Listeners

61 Listeners

37 Listeners

18 Listeners

3 Listeners

8 Listeners

1 Listeners

4 Listeners

9 Listeners

34 Listeners

12 Listeners

4 Listeners

9 Listeners

9 Listeners

6 Listeners

5 Listeners