5 janvier 1477. C’est la bataille de Nancy, Charles le Téméraire, en fuite, meurt sans gloire au bord d’un marécage. Les guerres de Bourgogne se terminent avec cette fin piteuse et pour la plus grande partie des chroniqueurs qui les raconteront, ces guerres, c’est bien fait pour lui.
Mais c’est un peu rapide, les guerres de Bourgogne engagent de nombreux peuples et têtes couronnées, la future Suisse, aussi, et en fait toute l’Europe. Tous les 50 ans on commémore ce conflit de la Renaissance par un jubilé qui se déroule en ce moment même. L’occasion d’explorer ses conséquences a priori ravageuses et pourtant soigneusement oubliées sur l’histoire de l’unité de la Suisse.
En ce moment on entend beaucoup parler d’impérialisme, ou de prétentions impérialistes et souvent lorsqu’il est question de la Russie, de la Chine ou encore des Etats-Unis. On pourrait mettre les guerres de Bourgogne dans cette liste : une coalition contre les rêves de grandeur de Charles de Bourgogne qui sera baptisé le Téméraire des siècles plus tard.
Avec :
- Lisa Sancho, chercheuse FNS senior (postdoctorante à l'Université de Lausanne)
- Estelle Doudet, professeure à l’Université de Lausanne
- Daniel Jaquet, chercheur, archiviste et muséologue
Tous trois sont co-auteurs de Les guerres de Bourgogne - Mémoires et commémorations en Suisse (1476-2026), paru dans la collection Savoir suisse.