A Bamako, la capitale du Mali, Fatoumata Bagayoko, danseuse engagée, utilise son art pour aborder la question des violences faites aux femmes et aux filles. Les mutilations génitales, le viol, autant de problématiques qu'elle aborde dans des chorégraphies où se mêlent mouvements contemporains et danses traditionnelles maliennes. Après avoir présenté, au Mali et en Europe, un courageux solo où elle évoque son excision, elle a créé "Jiriladon", une compagnie de danse implantée dans son quartier. Parmi les adolescentes avec qui elle travaille, beaucoup ont vécu des expériences brutales, certaines continuent de subir des violences au sein de leur famille. La danse est pour elles une échappatoire, un moyen dʹexpression par le corps, quand les mots peinent à se dire.
Photo: Fatoumata Bagayoko, danseuse malienne engagée, qui utilise son art pour aborder la question des violences faites aux femmes et aux filles.