Au Togo, comme dans de nombreux pays africains, la dot -versée à la famille de la fiancée- est censée sceller lʹunion entre deux familles. Selon le Code des personnes et de la famille du pays, elle doit rester symbolique et ne pas excéder 10ʹ000 francs CFA, 16 CHF. Pourtant, bijoux en or, biens dʹéquipements, vêtements et billets ont remplacé les traditionnelles noix de kola, les bouteilles de Sodabi, une liqueur locale à base de vin de palme, et les pagnes. La facture peut même grimper jusquʹà 1 million de francs CFA, 1600 CHF! Certains jeunes dénoncent une évolution "mercantile" et "matérialiste". Et pourtant ils sont nombreux à rester très attachés à cette tradition, à vouloir la préserver. Quel sens et quel avenir pour la dot au Togo, clé de voûte du mariage traditionnel? Dans ce pays de 8 millions dʹhabitants où un tiers des filles sont mariées avant 18 ans -lʹâge pourtant légal du mariage- la dot ne favorise-t-elle pas les unions précoces?