Gravir la face nord dʹAilefroide, dans le massif des Ecrins: tel est le rêve de Jean-Marc Rochette et de ses copains apprentis alpinistes alors adolescents dans la région de Grenoble. Nous sommes dans les années 1970, époque où lʹon se déplace à mobylette, où lʹusage du prénom nʹa pas encore remplacé celui du nom, où lʹon désire ardemment changer le monde, où lʹon se sent invincible. La Dibona, le pilier Frendo, le Coup de Sabre, la Pierre Alain à la Meije... les voies se succèdent à un rythme effréné. Rochette nʹa quʹà peine seize ans et déjà un sacré palmarès. Mais les accidents, parfois mortels, ne sont jamais très loin dans ce paradis de pierre, de glace et de neige. Victime dʹune chute qui a failli lui coûter la vie, Jean-Marc Rochette abandonne lʹalpinisme pour se consacrer à sa deuxième passion: la peinture et le dessin. En est né le roman graphique Ailefroide, récit initiatique et autobiographique dʹun gamin qui se rêvait guide et devient dessinateur. Reportage à la Bérarde, au pied dʹAilefroide, où vit lʹauteur.