A Parte

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By GinkioNews
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A Parte episodes

  • Comment les jeunes imaginent l'avenir de l'info

    Lors du festival Médias en Seine, le 8 octobre à Radio France, A Parte a ouvert son micro. 

    Aux jeunes, étudiants, journalistes ou entrepreneurs des médias, nous avons posé cette question : à quoi pourrait ressembler l'info en 2029 ? Quels formats, quels sujets vont s'imposer, selon eux ? 

    Ces nouvelles voix dessinent de manière impressionniste une fresque du futur de l’information, avec de plus en plus de stories et de moins en moins de télévision. Un monde où les chatbots et les podcasts auront trouvé leur place. Sur le fond, quand on les interrogent sur les thèmes qu’ils aspirent à voir plus dans les médias, l'éducation, l'environnement ou encore l’hyper-connectivité émergent nettement. 

    Merci à toutes celles et tous ceux qui ont pris la parole pour ce numéro Hors Série d’A Parte. 

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    Crédits :

    Réalisateur.rice.s : Elise Colette et Jean-Baptiste Diebold

    Réalisation et post-production : Raphaël Bellon

    Design graphique : Benjamin Laible 

    Communication : Laurie Lejeune

    Générique et habillage sonore : Boris Laible

    Production : Ginkio


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    25 min
  • S'engager et engager le lecteur avec Sandrine Thomas

    La rédactrice en chef de La Montagne a engagé cet été un bras de fer avec la SNCF. Avec l’équipe du journal régional auvergnat, et suite à des retards indécents sur la ligne de train Paris-Clermont-Ferrand, Sandrine Thomas a décidé de relayer puissamment les voix ulcérées des usagers. 

    Le journal a publié des unes marquantes (“Stop, ça suffit”), mais s’est aussi lancé dans le relai du ras-le-bol des usagers sur les réseaux sociaux et sur son site internet. 

    L’opération a réussi puisque Guillaume Pépy, PDG de la SNCF, a fini par accepter de venir rencontrer les lecteurs du journal, au siège du groupe Centre France, et par promettre quelques millions d’euros pour moderniser une ligne vieillissante et mal entretenue.

    Défenseur des territoires oubliés, relai de la voix des sans-voix auprès des puissants, interlocuteur proche et attentif, le journal s’est voulu fidèle à une valeur qu’il tente d’affirmer depuis plusieurs années : l’engagement auprès des lecteurs. Dans l’espoir, qu’en retour, les lecteurs s’engagent à nouveau auprès d’un média qui continue de voir ses ventes baisser année après année.

    Sandrine Thomas nous parle de cette opération dans A Parte et des changements qui s’opèrent au sein des rédactions du groupe Centre France.

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    Pour aller plus loin : 

    • Le site du journal La Montagne 
  • Le twitter de Sandrine Thomas 
  • L’article publié sur La Montagne pour raconter toute l’opération SNCF 
  • L’interview de Sandrine Thomas réalisée par Arnaud Wéry
  • La chronique de Cyril Petit dans L’Instant M sur France Inter

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    Crédits : 

    Réalisateur.rice.s : Elise Colette et Jean-Baptiste Diebold

    Réalisation et post-production : Raphaël Bellon

    Design graphique : Benjamin Laible 

    Communication : Laurie Lejeune

    Générique et habillage sonore : Boris Laible

    Production : Ginkio


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    27 min
  • Thomas Rozec, il actualise le le podcast avec Programme B

    L’industrie du podcast a explosé depuis deux ans en France et il fallait donc bien que l’information s’y fasse une petite place. Au milieu des émissions intimistes, des reportages immersifs et des talks de potes, on voit éclore des programmes consacrés à l’actualité et à l’information. Parmi ceux-ci, Programme B - produit par le studio Binge Audio - est l’un des premiers à s’être imposé, bien avant que les médias plus connus s’y mettent.

    Thomas Rozec, le rédacteur en chef et animateur de Programme B, nous rejoint dans A Parte pour raconter la naissance de son émission quotidienne et les particularités du podcast par rapport à son ancêtre la radio. Il évoque aussi les particularités de la publicité incarnée, à laquelle il a bien voulu se plier, et les espoirs que font naître ces nouveaux formats de l’audio, canal d’information auquel il est tant attaché.

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    [00:03:01] Qu’est-ce que Programme B ? Sa ligne éditoriale, ses principes directeurs.

    [00:04:12] La fabrication de Programme B. La conférence de rédaction hebdomadaire, ouverte à tous les salariés de Binge Audio. Chercher des idées auprès de tout le monde, et pas seulement des journalistes. 

    Les enregistrements, le montage, les textes à écrire. L’organisation des journées.

    [00:08:58] L’historique de la création de l’émission. Les différentes test de Binge et l’élaboration d’une émission d’actu. 

    [00:12:47] Les reportages du vendredi, qui ne sont pas réalisés par l’équipe de Binge. Quelles particularités, comment sont-ils choisis? 

    La ligne éditoriale de Binge Audio

    [00:16:15] Les particularités du podcast. Les différences avec la radio. Son expérience dans les deux.

    La liberté de format du podcast. L’incarnation. Le bon équilibre à maintenir entre incarnation et entre-soi. Pourquoi quitter Radio France pour se lancer dans le podcast.

    [00:21:40] Les autres émissions d’actu. Code Source du Parisien. Les journaux quotidiens qui s’y mettent.

    [00:24:44] La question de la publicité. Accepter d’incarner la publicité en temps que journaliste. Le modèle économique des studios de podcast. Une charte éthique.

    La question des audiences du podcast. Les regarder, les connaître ? Les épisodes cross-over entre deux émissions.

    [00:31:43] - La diffusion des podcasts. Les nouvelles plateformes.

    Les formats à venir. Le reportage immersif. L’air frais venant de journalistes qui ne sont pas tous issus du même moule. Leur laisser de la place.

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    Pour aller plus loin 

    • Découvrez le travail de Thomas Rozec sur son portfolio Ginkio 


    Clap de fin pour cette première saison d'A Parte. Nous serions heureux de connaître vos retours sur notre podcast : 

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    Crédits 

    Réalisateur.rice.s : Elise Colette et Jean-Baptiste Diebold

    Réalisation et post-production : Raphaël Bellon

    Design graphique : Benjamin Laible 

    Communication : Laurie Lejeune

    Générique et habillage sonore : Boris Laible

    Production : Ginkio


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    37 min
  • Julien Kostrèche tire le FIL de l’info locale

    La première édition du Festival de l’info locale a eu lieu les 27 et 28 juin à Nantes. Pas un congrès, des assises ou un salon, non ! Un festival, avec du far breton, du vin, des huîtres et des bulots. Mais aussi des ateliers, des intervenants et une bourse d’excellence.

    Le Ouest Médialab, organisateur de l’événement, tenait à cet esprit festif et convivial pour réunir des professionnels de médias locaux venus de toute la France en ce début d’été. 

    Niveau température, les 350 participants ont été servis. Niveau découvertes, plus de 70 ateliers leur ont permis de partager leurs expériences et leurs innovations. Du vélo-studio de Radio Méga Valence à l’utilisation de WhatsApp par 20Minutes dans les villes où la rédaction est présente, les thématiques étaient nombreuses et les discussions infinies.

    Dans cet épisode “hors-série” d’A Parte que nous avons - une fois n’est pas coutume - enregistré à chaud, nous recevons Julien Kostrèche, le directeur du Ouest Médialab et pilote de l’événement. 

    Il nous explique les défis spécifiques auxquels sont confrontés les médias locaux et revient sur la fabrication d’un festival de l’info.

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    À consulter : 

    Le site du Festival de l’info locale

    Le site du Ouest Médialab

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    [00:01:17] La spécificité d’un festival sur l’info locale 

    Dans les autres événement sur les médias à chaque fois l'info locale était un peu la portion congrue du programme. On avait vraiment envie d'un événement qui réunissent les médias locaux dans toute leur diversité. On va du grand groupe aux médias associatifs 

    Il y a aussi un peu de fierté du local, de dire que le local, on est là. C'est aussi une valeur d'avenir. Il y a des sujets forts en local comme la proximité avec le public, la relation publique, l'info service. 

    [00:02:56] Les défis que doivent relever les médias locaux

    On a effectivement plein de problématiques qui sont les mêmes que sur les médias internationaux ou nationaux. Les rédactions locales ressentent plus directement l’attente forte de la part des gens. 

    Les ressentis sont différents d'un territoire à l'autre d'une rédaction à l'autre. 

    L’enjeu du modèle économique :

    Beaucoup de médias existent aussi parce qu'ils sont aidés par des subventions. Les subventions vont en baissant, donc  il y a un besoin aussi de se diversifier. 

    On trouve pas mal de médias qui se sont lancés ou qui vont vers des opérations de financement participatif ou qui ont des modèles d'adhésions depuis longtemps parce qu'ils sont associatifs. 

    [00:05:11] 

    Hier soir on avait la soirée du fils donc tout le monde est venu prendre un verre échanger. Et je pense que ce qui ressortait c'est ce dont je parlais tout à l'heure l'envie d'être ensemble de partager la fierté du local et de dire il y a quand même plein d'innovations et de projets aussi dans les médias locaux. Les gens ont fait des découvertes et ça peut être que ça les a un peu surpris aussi parce qu'ils pensaient connaître l'info locale. Mais on cherchait vraiment ce décloisonnement. On espère que ça va faire naître aussi des collaborations et des partenariats.

    [00:06:59] Spécificités de Ouest Médialab et de l’approche pluridisciplinaire

    Cette diversité d'acteurs depuis le début nous donne envie de créer des événements où on ne sera pas que sur le journalisme. On dépasse aussi les chapelles habituelles ou les regroupements habituels. Tout ça c'est dans notre fonctionnement. On leur propose des terrains de jeu pour qu'ils puissent expérimenter des contenus, des services sur le numérique et donc une sorte de LAB mutualisé pour nos adhérents un labo ouvert sur les médias numériques 

    [00:08:09] Les Speed Media Training

    Sur des conférences assez courtes, il s’agit de vraiment de capter l'attention et d'éviter les moments d'ennui. On a une densité des programmes qui est assez forte et le média training est complètement axé sur les outils. La première édition il y a cinq ans on pensait réunir nos adhérents et il y a 300 ou 400 personnes qui sont venues. Donc on a appris à faire des événements de cette manière là. On trouvait que ce format fonctionnait et on avait envie de l’amener sur un autre terrain qui est celui de l'info locale où chemin faisant, on s'est quand même - à force de côtoyer aussi nos adhérents - on s'est forgé une expérience et peut être une culture aussi expertise plus forte sur ce sujet là 

    [00:10:07] 

    En termes de cible, on s'est dit tout de suite professionnels pour démarrer et si ça grandit ou pourrait demain avoir aussi des moments plus pour le grand public. 

    [00:10:33] 

    On s'est dit il y a déjà quand même quelques beaux événements sur le journalisme. Donc on est plutôt allé sur les enjeux de développement donc on a les questions de contenu, mais il y a les questions économiques, de la pub, de la diversification des activités, de l'organisation des équipes. Donc là oui ça va aussi toucher plus des décideurs. ça peut être le rédac chef, la patronne le patron le DG les gens en charge du marketing de l'innovation...

    [00:11:22] Le format du festival

    On avait envie d'afficher cette convivialité aussi qu'on doit trouver sur un festival. On avait envie d'avoir une tonalité. On peut se restaurer sur place et des petites choses sympa locales ou à manger d'avoir une soirée dans un lieu emblématique de la ville. 

    [00:12:39] - Les clés de la réussite

    C'est important la date. C'est une période aussi beaucoup de choses et de séminaires aussi. On a parlé du lieu : le Médiacampus. Le bâtiment il est chouette il se prête vraiment à ce type d'événements. Nantes est attractive aussi ça peut être une destination aussi. En plus c'est un super écosystème numérique à Nantes et on en profite. 

    [00:13:57] - Le financement

    Alors, les professionnels des médias sont plus ou moins prêts à payer pour ce genre d’événements. Parce que dans l'info locale, on va au moins aussi sur des événements pros que dans des médias nationaux. Parce qu'il y a beaucoup de TPE et PME ou des petites structures associatives. Donc là c'est aussi quelque chose qu'on doit qu'on doit travailler. On a des partenariats et heureusement qu'ils sont là aussi les partenaires parce que c'est un gros tiers du financement. 

    C'est un événement qui est à peu près 120-130 000 euros de budget qui repose sur la billetterie pour un tiers à peu près. Le sponsor c'est un gros tiers et donc on a à la fois des entreprises privées ou tech comme Google OutBrain Orange Syllabs. Et puis on a des entreprises aussi qui travaillent avec les médias locaux du territoire qui sont reconnus dans les valeurs de proximité. C'est le cas de la Caisse d'épargne ou d'Orange. Et puis on a un soutien aussi des collectivités locales de la région Nantes Métropole et la Drac. 

    [00:15:56] - Le rythme des deux jours

    Les ateliers courts d’une demi-heure, ça crée du rythme. Les intervenant.e.s vont à l'essentiel ça c'est ça les oblige aussi à réfléchir à faire des choix. Il y a un peu de frustration. Je pense que ça plaît bien. 

    [00:17:34.320] - La nécessité de montrer la diversité

    On a été pris au piège par le nombre d’ateliers mais l’un de nos objectifs, c’était d’avoir toutes les régions, toutes les tailles de médias, tous les supports. Et on a cinq thématiques à couvrir. En cochant toutes les cases, au début on partait sur 60 conférences ou conversations et puis en fait cela fait 72 et 83 intervenants plus 20 start up. Mais il y avait un enjeu aussi de montrer tout le potentiel pour une première édition.

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    Crédits

    Réalisateur.rice.s : Elise Colette et Jean-Baptiste Diebold

    Réalisation et post-production : Raphaël Bellon

    Design graphique : Benjamin Laible 

    Communication : Laurie Lejeune

    Générique et habillage sonore : Boris Laible

    Production : Ginkio

    19 min
  • Marine Mugnier, elle trouve la solution avec le collectif

    Le “Sojo”(journalisme de solution) a le vent en poupe chez les journalistes. Cette façon d’aborder l’information en cherchant toujours à comprendre “comment” - comment on peut faire mieux - répond à un besoin pressant d’actualités pas seulement déprimantes du côté de l’audience. Avec cette conviction, Marine Mugnier a cofondé le collectif Antidotes, basé à Toulouse, avec Delphine Tayac.

    Toutes deux ont fait le choix d’être indépendantes en défendant un état d’esprit plus collaboratif, où chaque professionnel-le progresse en interagissant avec d’autres. Leur projet est en construction et elles cherchent maintenant à agréger d’autres journalistes et d’autres expertises.

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    À consulter : 

    • Bio dans les cantines : comment Toulouse pourrait être meilleure élève
  • Portfolio de Marine Mugnier 
  • Portfolio de Delphine Tayac 

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    [00:02:14] Quand on est journaliste en fait on veut décrire la réalité et la réalité ce n'est pas forcément que l'aspect négatif des choses c'est aussi parler des gens qui agissent pour trouver des solutions pour répondre aux problèmes de la société et donc c'est important aussi que nous journalistes ou s'empare de ces sujets et qu'on soit constructif.

    [00:04:20] Dans un article de solution, on va présenter les limites de la solution aussi. C'est pas grave aussi si la solution n'est pas parfaite il faut il faut aussi dire que dire la réalité des choses ça peut toujours inspirer.

    [00:05:22] Au fur à mesure des discussions et du travail d'enquête parce que c'est un réel travail d'investigation on a souvent le journalisme de solutions, on s'est rendu compte que finalement certes c'est une bonne élève la ville de Toulouse mais en fait elle n'avance plus elle ne progresse plus là où toutes les autres villes continuent de progresser. 

    [00:06:20] - Souvent on fait ça en journalisme de solution. C'est de dire qu'il y a un problème on se dit quelles autres villes disent qu'ils ont fait mieux. Quel acteur a fait mieux. Comment est ce qu'on pourrait s'inspirer pour faire mieux ?

    [00:09:38] - Après il faut faire attention à ne pas penser que c'est comme ça parce qu'on fait le journalisme de solutions peuvent vraiment être appliquées à tous les domaines.

    Par exemple, cétait un sujet sur l'intégration des personnes réfugiées dans la société allemande et en fait c'est un sujet sociétal. En fait il s'avère qu'après la crise des migrations en 2015 2016 en fait ils ont réussi en Bavière à bien intégrer une partie d'une partie de la population réfugiée et donc ils nous disent comment est ce qu'ils ont fait (...) ça nous montre une solution dans un sujet qui n'est pas écologique mais dans un sujet qui est sociétal.

    [00:10:25] - Sinon aux Etats-Unis le journalisme de solution parle aussi beaucoup d'éducation. Comment est ce qu'on peut faire pour pour mieux éduquer. Comment est ce qu'on peut faire pour dans une école faire en sorte qu'il y ait plus de mixité sociale...

    [00:11:25] Médiacités sont venus me chercher pour ouvrir la branche solution 

    [00:11:58] - Les plus durs à convaincre restent quand même les journalistes qui sont attachés à notre culture par nos écoles. Je ne sais pas d'où ça vient exactement mais ce côté il faut du sang, il faut des problèmes, plus c'est triste plus on est intello

    [00:12:29] Voilà le journalisme de solution pour ceux qui ne connaissent pas et peut être taxé de journalisme bisounours ou confondu avec des journalisme positif.

    [00:13:56] plein de gens se désintéressent du journalisme parce qu'ils n'ont pas envie de voir trop de négatif dans leur quotidien et j'ai vraiment cette impression qui est une nouvelle une nouvelle vague.

    [00:18:37] On a envie de s'ouvrir à d'autres compétences comme des photographes, des journalistes plus spécialisés dans la data, peut-être des JRI, des développeurs web... Pour la créativité c'est très important pour nous ne pas tourner en rond dans son propre métier c'est très important toujours se remettre en question 

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    Crédits : 

    Réalisateur.rice.s : Elise Colette et Jean-Baptiste Diebold

    Réalisation et post-production : Raphaël Bellon

    Design graphique : Benjamin Laible 

    Communication : Laurie Lejeune

    Générique et habillage sonore : Boris Laible

    Production : Ginkio

    21 min
  • Aliénor Carrière, elle s'engage dans la TV de demain

    Aliénor Carrière est journaliste audiovisuelle. Elle pige pour le journal télévisé d’Arte - une forme assez classique de journalisme - et pour les web-émissions de la chaîne franco-allemande, Alternatives et Kreatur. Grâce à ces dernières, elle satisfait son désir de raconter l’info différemment. De sortir des formats corsetés et des tons uniformisés qu’on apprend dans les écoles de journalisme. Utiliser la BD, le graphisme, les dialogues en SMS ou les GIFs : oui, tout cela est possible pour donner de l’info et expliquer le monde aux jeunes générations. 

    Mais changer le journal télévisé n’est pas qu’une question de forme, c’est aussi un problème de fond. Avec Aliénor Carrière, nous parlons donc aussi de journalisme de solutions et de militantisme. Peut-on faire de l’info féministe, par exemple ? Est-ce choquant d’être engagé.e quand on est journaliste ?

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    À consulter :

    • Le site d’Alternatives, la web-émission de solutions d’Arte
  • Le site de Kreatur, le web-magazine féministe d’Arte
  • Le podcast Et là c’est le drame sur l’uniformisation de l’écriture audiovisuelle journalistique, par Victoire Tuaillon (6 avril 2017, 9 min, Arte Radio)
  • Le portfolio Ginkio d’Aliénor Carrière
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    [00:02:46] Le but c'est de produire des contenus a priori uniquement pour le Web. En tout cas ils n'ont pas vocation à passer à la télé et donc ça peut être comme pour Alternative une série de vidéos sur un thème précis. 

    [00:03:50] On a une grande liberté dans la forme. On peut à la fois faire des interviews en texto et les rendre visibles en fait par du graphisme. On a la possibilité de faire des jump-cut, ce que l'on appelle donc des interviews très coupées de façon violente - ce qui ne passerait jamais à la télé.

    [00:06:04] Ce n'est pas pour eux [les spectateurs traditionnels de la télé], en fait. C'est pour les gens qui sont habitués au site Arte point TV.

    [00:07:53] On va dire que c'est un début parce que Arte est une chaîne de télé qui veut renouveler son audience. Les gens qui regardent Arte à la télé ont plus de 60 ans en moyenne. Même le journal des enfants est en moyenne vu par des gens de plus de 56 ans.

    [00:12:34] C'est compliqué de mettre quelque chose de purement Web à la télé pour des questions de format. Rien que pour ça mais aussi parce que dans le ton c'est complètement différent.

    [00:14:00] A l'origine, j'avais créé un site internet pour convaincre mon directeur de l'info. Je ne suis pas convaincue que des formats PDF de 60 pages arrivent à convaincre un chef de l'info qui en reçoit tous les jours beaucoup. Là j'avais donc avec ma collègue Dorothée Affner créé une sorte de plateforme - donc un Tumblr classique - avec tous mes arguments racontés avec des GIF parce que j'aime beaucoup les GIF et j'en mets un peu partout.

    [00:16:08]  Oui on peut aujourd'hui parler de féminisme à la télévision. On peut développer les enjeux autour de questions sur les femmes avec ce ton aussi.

    [00:16:54] C'est vraiment un choc de générations aussi parce que je pense que les plus anciens de la rédaction auraient tendance à trouver ça un peu bizarre et pas du tout objectif.

    [00:17:05] Je trouve que l'objectivité n'a plus de sens du moment qu'on arrive à faire notre travail correctement, que nos infos sont vérifiées. ça reste du journalisme 

    [00:19:27] En mettant en perspective avec des paroles de chansons je pense qu'on pourrait faire des choses incroyables de raconter la politique complètement différemment et ça c'est quelque chose qui est en vidéo ce serait très drôle à faire. 

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    Crédits : 

    Réalisateur.rice.s : Elise Colette et Jean-Baptiste Diebold

    Réalisation et post-production : Raphaël Bellon

    Design graphique : Benjamin Laible 

    Communication : Laurie Lejeune

    Générique et habillage sonore : Boris Laible

    Production : Ginkio

    21 min
  • Jérôme Colombain, il explore les nouveaux mondes de l'édition

    Jérôme Colombain est un bricoleur dans l’âme. Quand il n’observe pas les nouveautés techno et du numérique à la radio, le journaliste retrousse ses manches et teste de nouveaux outils. C’est ainsi qu’il a utilisé l’auto-édition pour publier sa grande enquête sur les réseaux sociaux. 

    Dans cet épisode d’A Parte, il raconte, un peu à la manière d’un tuto, comment auto-éditer un livre grâce à la plateforme Amazon Kindle Publishing.

    Son expérience va plus loin : ce livre a fini par sortir, au printemps 2019, dans une grande maison d’édition (Dunod) sous le titre “Faut-il quitter les réseaux sociaux?”. En comparant ses deux expériences pour un même ouvrage, il nous permet d’entrevoir le futur du monde du livre, entre auto-édition et édition classique, et entre papier et numérique.

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    Pour aller plus loin : 

    • Faut-il quitter les réseaux sociaux ? Le livre dans sa version classique édité par Dunod
  • Réseaux (a)sociaux: Faut-il quitter Facebook, Twitter, YouTube, Instagram ? Le livre dans sa version auto-éditée sur Amazon. 
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    03:08:  Je suis un bricoleur je fais de l'informatique depuis des siècles donc j'ai cette appétence personnelle et aujourd'hui il est possible assez facilement de publier soi même ses propres livres en l'occurrence le dernier je l'ai fait sur Amazon.

    04:34: Là sur Amazon vous envoyez votre PDF 48 heures après le livre disponible en numérique et les exemplaires papiers puisque quand on parle d'auto édition souvent on pense que ce n'est que du numérique pas du tout. Avec Amazon on crée les deux versions : la version digitale et la version papier qui peut être envoyée chez les gens qui l'achètent et qui choisissent ce format là.

    06:07: Il y avait à chaque exemplaire vendu 5 euros dans ma poche. Grosso modo par un éditeur traditionnel je récolterais, je ne sais pas 40 centimes, 1 euro, quelque chose comme ça. En plus j'avais le même prix 5 euros que ce soit la version papier ou la version numérique alors que la version numérique est vendue moins cher. Mais évidemment les coûts sont nettement moindres.

    06:59 : Il manque quelque chose qui n'est pas rien. C'est la distribution dans les librairies.

    08:34: Du côté des journalistes et je le comprends parce que moi même je réagis comme ça. On accorde encore plus de crédit à un livre publié par un éditeur.

    14:44: Là où j'ai buté personnellement ou je me suis dit merde quand même là il faut des compétences c'est vraiment pour la mise en page et je vous dis des trucs tout bêtes.

    16:17: Il faut demander un petit coup de main par ci par là à la famille pour faire des commentaires des choses comme ça. Amazon vs'intéresse un peu à nous notamment pour les classements et autres à partir de 10 15 commentaires.

    18:55: Mais je pense que c'est là où c'est vraiment intéressant sur des sujets de niche ou même des sujets par exemple des récits familiaux.

    21:17: C'est dommage cette rivalité très forte entre Amazon et les libraires. Je pense que tout le monde aurait à y gagner. Amazon bien entendu mais pas seulement les libraires aussi auraient des intérêts . J'aimerais qu'il y ait plus de pont.

    23:17: les éditeurs et même les libraires surveillent énormément ce qui se passe sur Amazon.

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    Crédits:

    Réalisateur.rice.s : Elise Colette et Jean-Baptiste Diebold

    Réalisation et post-production : Raphaël Bellon

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    Communication : Laurie Lejeune

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    Production : Ginkio

    25 min
  • Rozenn Le Saint, elle excelle dans les données

    Rozenn Le Saint l’avoue sans ambages : elle n’était pas du tout prédestinée à manipuler des bases de données. Excel n’était pas son joujou préféré et elle n’éprouvait aucune attirance particulière pour les tableaux croisés dynamiques. Et pourtant, en bonne journaliste désireuse d’écrire des articles documentés, elle est tombée dans le datajournalisme comme une évidence. Elle a découvert une base de données publiques sur les questions de santé, a contribué à en faire un outil plus lisible et l’a désormais en permanence ouvert sur son ordinateur.

    Dans A Parte, celle qui est l’une des principales autrices des Pharma Papers nous dit tout sur son approche du datajournalisme, sur son sujet de prédilection (les liens d’intérêts entre l’industrie pharmaceutique et les professionnels de santé) et prodigue ses conseils avisés pour se lancer.

    Pour aller plus loin : 

    • Rozenn Le Saint explique la démarche de EurosForDocs lors d’une soirée organisée par Disclose
  • Mieux comprendre le fonctionnement de EurosForDocs 
  • Le dossier Pharma papers sur Basta 
  • La base Transparence Santé 
  • Retrouvez Rozenn Le Saint sur Ginkio.com

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    Nos passages préférés : 

    • 04:09 : J’ai un ami datajournaliste qui m’a formée un minimum à Excel. Je me suis rendue compte que c’était magique. Moi qui n’adorais pas les chiffres, j’ai réussi à avoir des résultats incroyables. 
  • 05:38 : Datajournaliste, c’est peut-être un peu pompeux comme expression, ça peut faire peur. Mais ce n’est pas si compliqué que ça. Quand on comprend l’intérêt, on réussit à s’y mettre.Et cela offre un petit plus dans ce monde concurrentiel qu’est le journalisme.
  • 12:07 : Comme je connais les potentialités de la base de données et de l’outil, j’ai envie d’aller creuser. Et ça me donne des idées de sujets à proposer aux rédactions.
  • 16:00 : J’appelle toujours les personnes que je cite. Parfois ils oublient même qu’ils ont des liens d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique, mais quand je leur apporte les faits, ils ne peuvent pas passer outre.
  • 21:09 : DollarsForDocs, notre modèle, a généré de nombreuses séries d’articles et de révélations aux Etats-Unis.
  • 21:35 : A terme, EurosForDocs devrait réussir à se faire une petite place dans l’investigation journalistique en France.
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    Réalisateur.rice.s : Elise Colette et Jean-Baptiste Diebold

    Réalisation et post-production : Raphaël Bellon

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    Communication : Laurie Lejeune

    Générique et habillage sonore : Boris Laible

    Production : Ginkio


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    23 min
  • Sylvain Chazot, il met l'actu politique en boîte (mail)

    Tous les matins vers 10 heures, Libération envoie à ses abonnés payants une newsletter 100% politique. En 15 minutes environ, les lecteurs y trouvent un résumé exhaustif de l’actu politique, des petites phrases piochées dans les matinales radios aux grands débats du moment. Chez Pol est concocté par une équipe de trois trentenaires, commentateurs mordus de la vie publique française.

    Dans cet épisode d’A Parte, Sylvain Chazot, un des membres de l'équipe composée également de Etienne Baldit et Sébastien Tronche, raconte comment l’idée a germé début 2018, au moment de la fermeture du Lab d’Europe 1, où les trois auteurs de ChezPol se sont rencontrés. Leur projet de départ était entrepreneurial, inspiré des newsletters Brief.me et Time To Sign Off, avant de devenir intrapreneurial et intégré dans l’offre numérique payante de Libé.  

    Avec ce format de newsletter, l’équipe a (re)découvert les affres du bouclage, inexistant sur le web, mais aussi les bonheurs des rendez-vous avec ses sources pour obtenir des infos chaudes. Presqu’un an après le lancement de ChezPol, Sylvain Chazot ne boude pas son plaisir de s’être lancé et d’avoir imaginé l’offre politique dont il rêvait avec ses deux camarades.

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    Pour aller plus loin : 

    • Abonnez-vous à la newsletter ChezPol
  • Retrouvez les réalisations de Sylvain Chazot sur Ginkio.com

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    Crédits : 

    Réalisateur.rice.s : Elise Colette et Jean-Baptiste Diebold

    Réalisation et post-production : Raphaël Bellon

    Design graphique : Benjamin Laible 

    Communication : Laurie Lejeune

    Générique et habillage sonore : Boris Laible

    Production : Ginkio


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    29 min
  • Anne-Sophie Novel, elle interroge les médias, le monde et nous

    Tout part d’une envie de partager avec le public sa passion de l’information, de montrer que la défiance vis-à-vis des médias peut être dangereuse et même nous empêcher de faire société. Ce devait être un livre et finalement le format documentaire s’est imposé. Anne-Sophie Novel, journaliste de l’écrit, s’est donc lancée dans une grande aventure où il lui a fallu penser en images, rédiger un synopsis et financer son projet pour faire exister “Les Médias, le monde et moi”.

    Comment crée-t-on un documentaire quand les chaînes de télévision ne sont pas prêtes à l’acheter ? Comment le diffuse-t-on, le fait-on exister ? Comment implique-t-on le public ? “Les Médias, le Monde et moi” existe aujourd’hui en version courte, 52 minutes en français et en anglais, et version longue de 70 minutes. Il a été diffusé à la télévision belge et peut-être bientôt dans d’autres pays. Sera-t-il finalement programmé sur une grande chaîne française ?

    Anne-Sophie Novel nous entraîne avec ce film, né de son envie et de sa ténacité, dans une aventure qui raconte en elle-même beaucoup de choses sur le monde des médias d’aujourd’hui.

    Découvrez "Les Médias, le monde et moi" sur :

    • Lesmediaslemondeetmoi.com
  • Instagram
    Facebook

  • Et suivez le travail d'Anne-Sophie Novel sur Ginkio

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    Pour vous repérer : 

    02:54 Le documentaire interroge notre rapport à l’info, la façon dont on s’implique dans le monde tout simplement

    03:45 C’était une façon d’impliquer le public, pourquoi la défiance peut être dangereuse. On ne s’informe plus comme avant et on ne fait plus société comme avant non plus. 

    09:37 Le “et moi” a failli être “et nous”. Dans la communauté on a dit on sait que c’est toi mais aussi “et moi” moi public.

    14:00 Trouver un mode de diffusion hors les clous. Ce sera à nous de trouver ce chemin-là.

    16:55 Plein de choses à dire, je ferai beaucoup mieux sur le prochain. On est content d’arriver au résultat espéré que les gens se posent des questions. 

    21:15 Si la télé en France nous prend pas, ça fera partie de notre histoire. C’est quoi respecter une case dans un monde où tout part en vrille? C’est une vraie question que je pose.

    24:56 Plein de jeunes viennent voir le film. Ecole ou pas école je sais pas, apprendre les fondamentaux du journalisme, avoir une bonne culture générale, se spécialiser.

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    Crédits :

    Réalisateur.rice.s : Elise Colette et Jean-Baptiste Diebold

    Réalisation et post-production : Raphaël Bellon

    Design graphique : Benjamin Laible 

    Communication : Laurie Lejeune

    Générique et habillage sonore : Boris Laible

    Production : Ginkio


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    27 min

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Le monde des médias est en mutation. Comment informe-t-on aujourd’hui ? Et demain ?