Live d'Algérie Part avec Abdou Semmar : les détracteurs et opposants au mégaprojet de Gara Djebilet sont tous des agents du Makhzen, voici la nouvelle musique que diffuse en ce moment le Régime Tebboune pour faire taire les voix des économistes, experts financiers ou journalistes indépendants qui critiquent ouvertement l'opacité, le manque de rentabilité et l'inefficience du mégaprojet de Gara Djebilet que Tebboune a élevé au rang de projet sacré. Il s'avère que ces accusations sont basées sur un mensonge fallacieux et ces calomnies visent uniquement à occulter la vérité de ce gouffre et gâchis financier que représente Gara Djebilet. D'abord, ce mégaprojet n'est pas utilise pour lutter contre la dépendance de l''Algérie vis-à-vis de l'étranger. Notre pas a radicalement changé sa position sur le marché mondial du fer ces dernières années. Alors qu'elle était massivement dépendante des importations, l'Algérie est devenue un acteur qui s'équilibre, voire qui exporte. Et sans recourir à l'exploitation de Gara Djebilet. Voici les chiffres clés pour comprendre la situation actuelle (début 2026). En valeur : L'Algérie importe environ 1,13 milliard de dollars de produits en fer et acier (chiffres consolidés de 2023-2024). C'est beaucoup, mais c'est une baisse spectaculaire par rapport aux années 2010 où la facture dépassait souvent les 5 milliards de dollars. Ce qu'elle importe encore : Elle n'importe plus de rond à béton (elle en est autosuffisante), mais surtout des aciers plats (pour l'automobile et l'électroménager) et des tubes sans soudure pour le secteur des hydrocarbures. C'est le point le plus surprenant : l'Algérie exporte désormais presque autant qu'elle n'importe. Exportations : Environ 1,12 milliard de dollars (en 2023/2024), principalement grâce aux complexes de Tosyali (Oran) et AQS (Bellara). Solde commercial : Le pays est quasiment à l'équilibre (balance proche de zéro). C'est une victoire stratégique pour l'économie nationale qui s'est réalisée sans Gara Djebilet. Pourquoi donc miser environ 30 milliards USD sur un mégaprojet qui ne sera jamais rentable ? L'estimation de 30 milliards USD pour l'ensemble de la chaîne de valeur (mine + transport + transformation) n'est pas irréaliste si l'on prend en compte les infrastructures indirectes, mais elle est supérieure aux chiffres officiels actuels. Voici comment se décompose l'investissement pour comprendre si on atteint un tel montant : Le complexe minier et industriel (7 à 10 milliards $) C'est la partie gérée avec le consortium chinois (CMH). Cela comprend : • L'extraction à ciel ouvert à Tindouf. • Les unités de déphosphoration (pour purifier le fer). • Les complexes sidérurgiques de transformation (à Béchar et potentiellement au Nord). Nous avons ensuite, le mégaprojet ferroviaire (environ 5 milliards $)
C'est le maillon indispensable. La ligne de chemin de fer Ghara Djebilet - Béchar (950 km) est un chantier colossal en plein désert. Ce coût inclut les rails, les gares de chargement et le matériel roulant capable de transporter des millions de tonnes de minerai. Les infrastructures de soutien (4 à 6 milliards $). Et c'est ici que le budget peut gonfler. Le transfert d'eau : Comme nous l'avons vu, ramener l'eau sur 1 300 km est un projet de plusieurs milliards. L'énergie : Il faut alimenter la mine et les pompes à eau. Cela nécessite des centrales électriques (solaires et gaz) et des lignes haute tension. La base de vie : Créer une véritable ville minière pour des milliers de travailleurs à Tindouf.
Pourquoi on pourrait s'approcher des 30 milliards à terme ? Si l'on additionne tout (Mine + Train + Eau + Énergie + Usines de transformation d'acier fini), l'investissement global de l'État et de ses partenaires sur 10 ou 15 ans pourrait effectivement s'approcher de chiffres très élevés avec des dépenses directes ou indirectes de 30 Milliards U...