Live d'Algérie Part avec Abdou Semmar : Selon des informations concordantes recueillies au cours de nos investigations, une affaire sensible liée à l’importation de conteneurs au port d’Alger met en lumière des mécanismes d’influence informels au sein de l’administration douanière, impliquant des réseaux relationnels et des interventions hiérarchiques controversées. Les faits remontent à une période où des soupçons ont été émis concernant des conteneurs importés par Khalil Amamra, un milliardaire algérien sur lequel nous avons déjà publié des révélations pour dévoiler connu pour ses relations cachées avec Saïd Bouteflika avant de devenir, par la suite, un protégé d’Amine Belazzoug, l'un des lobbyistes les plus influents du clan Tebboune. Ces soupçons ont conduit la brigade d’inspection des douanes du port d’Alger à engager une procédure de contrôle approfondi.
À cette époque, la direction des douanes du port d’Alger était assurée par un officier supérieur, prénommé Fouad, principal responsable de la structure portuaire. Selon nos sources, ce dernier aurait informé Khalil Amamra de l’existence du contrôle en cours. Amamra aurait alors alerté Amine Belazzoug, lequel se serait immédiatement tourné vers son cercle d’influence. Toujours selon nos informations, la force d’influence de Belazzoug ne reposerait pas tant sur une fonction officielle que sur sa proximité avec Abdellatif Belkaïm, conseiller au Palais Présidentiel d'El-Mouradia et décrit comme un acteur-clé capable d’agir par l’intermédiaire de relations au sommet de l’État. Belqaïm disposerait notamment d’un accès privilégié à Mohamed Fakhr Eddine Tebboune, l'un des fils du président Abdelmadjid Tebboune, présenté par plusieurs sources comme une figure influente opérant en retrait, précisément pour éviter une exposition publique comparable à celle qu’avait connue Saïd Bouteflika par le passé. C’est dans ce contexte que Belkaim aurait, dès le début du premier mandat présidentiel, joué un rôle déterminant dans la nomination de Noureddine Khaldi au poste de directeur général des douanes algériennes de 2020 jusqu'à 2023. Une nomination qui, selon nos sources, pèsera lourdement dans la suite des événements. Lorsque le dossier des conteneurs de Khalil Amamra s’est enlisé au port d’Alger, Amine Belazzoug aurait sollicité Belkaim, lequel serait intervenu directement auprès de Noureddine Khaldi. Ce dernier aurait alors ordonné au directeur des douanes du port d’Alger de recevoir Belazzoug. Lors de cette rencontre, Fouad aurait demandé que le dossier des conteneurs soit présenté. C’est à ce moment-là qu’il aurait découvert que l’officier inspecteur à l’origine du signalement et des soupçons était son propre beau-frère, l’époux de sa sœur. Malgré cela, Fouad aurait rassuré Belazzoug, lui affirmant que la marchandise serait libérée rapidement et qu’il ne s’agissait que d’une procédure routinière. Belazzoug aurait quitté le port rassuré, informant Khalil Amamra que la situation était sous contrôle. Cependant, en parallèle, l’inspecteur concerné avait déjà rédigé un rapport détaillé recommandant l’inspection intégrale des conteneurs, notamment en raison de soupçons de surfacturation, et avait transmis ce rapport aux services compétents. Face à l’urgence de la situation et à la pression hiérarchique, la procédure devait être accélérée. Deux jours plus tard, Khalil Amamra aurait de nouveau alerté Amine Belazzoug, lui signalant que l’inspection se poursuivait et que les irrégularités risquent d’être mises au jour. Belazzoug aurait alors saisi Belkaim, dénonçant le non-respect, par la direction du port, des instructions supposément données par la direction générale des douanes. Belkaim serait intervenu à nouveau auprès de Noureddine Khaldi, lui reprochant la lenteur du dossier et évoquant la colère de « cercles supérieurs ». Selon nos sources, Noureddine Khaldi aurait alors contacté...