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Or


Les exploitations minières chinoises sur le continent font souvent débat. Elles sont régulièrement indexées par des ONG pour des questions de violations de droits de l’homme et/ou de non-respect des normes environnementales.
En 2016, Des ONG environnementales zambiennes accusaient les sociétés minières chinoises de polluer gravement l'air, l'eau et le sol, d'endommager l'habitat de la faune et de déplacer les communautés locales sans compensation adéquate.
En 2021, la présence des Chinois dans l’exploitation illégale d’or dans la province du Sud-Kivu dans l’est de la République Démocratique du Congo avait suscité des tensions sociales dans la province.
Sous pression de la population et de la société civile, les autorités congolaises avaient décidé de prendre des mesures. Mais là encore on constatera que les autorités provinciales et nationales n’avaient pas la même lecture du problème entrainant ainsi un conflit entre le gouvernement central et provincial.
Quant aux autorités chinoises, le Directeur Général Afrique pour le ministère des affaires étrangères chinois, avait manifesté son soutien aux autorités congolaises et intimé l’ordre aux entreprises chinoises de quitter le pays, allant jusqu’à promettre de poursuites judiciaires en Chine contre ces entités.
Pour parler de tout ça, nous avons reçu Thierry Vircoulon, chercheur à l’Institut français des relations internationales à Paris qui a co-produit, avec Justin MWETAMINWA, activiste congolais, un rapport intitulé : « Un scandale sino-congolais. L’exploitation illégale des minerais et des forêts par les entreprises chinoises au Sud-Kivu »
Le 10 mars dernier, le gouvernement guinéen décide de suspendre les activités sur le projet Simandou, l’un des plus grands gisements de fer au monde.
Bien que les motifs ayant motivé cette décision ne soient pas encore connus, le gouvernement guinéen a évoqué la « défense des intérêts guinéens ».
Cependant, La question de la construction du chemin de fer Trans guinéen, condition imposée par les autorités guinéennes aux compagnies exploitant Simandou, ne serait pas étrangère à cette suspension.
Le projet Simandou est une alternative sérieuse pour la Chine qui tient à se libérer de la dépendance au fer australien. Et donc la décision de suspendre les travaux a de quoi inquiéter la Chine qui est présente sur le projet, à travers deux entreprises, Shandong Weiqiao et Chinalco.
Pour en parler, nous avons reçu Herve Lado, Directeur régional chez NRGI et Amadou Bah, Directeur de l'Ong guinéenne Action Mines.
Les questions de violation des droits des travailleurs, de la dégradation de l’environnement et de l’exploitation illégale, sont les thématiques récurrents qui reviennent lorsque la question des investissements miniers chinois en Afrique est abordée. Du Ghana au Zimbabwe en passant par le Mali, le Sénégal, la RDCongo ou la Zambie, les plaintes de la société civile et des communautés locales sont les mêmes.
La RDCongo, riche en ressources naturelles, accueille des dizaines d'investissements miniers chinois, grands ou petits, légaux ou illégaux. Au fil des ans, de nombreux rapports ont été publiés par diverses ONG et organisations de la société civile pour dénoncer de nombreux problèmes liés au travail des enfants, à la violation des droits des travailleurs et aux problèmes environnementaux.
Nous avons reçu Richard Ilunga, Chargé de programme de l'ONG congolaise Afrewatch, avec qui nous avons parlé de leur dernier rapport qui aborde la question de la pollution de l'environnement par l'entreprise chinoise, Congo Dongfang Mining, filiale congolaise du géant Chinois Zhejiang Huayou Cobalt.
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