D'abord connue comme femme d'esprit et compagne de Voltaire, Émilie du Châtelet s'affirme peu à peu comme une remarquable femme de sciences et de philosophie. Elle traduit le Philosophiae naturalis principia mathematica de Newton, qu'elle accompagne d'un commentaire critique. Elle est l'autrice, en 1744, d'un essai sur la propagation du feu, qui inaugurera l'étude de ce que nous appelons aujourd'hui le rayonnement infrarouge. Penseuse des Lumières, elle propose aussi un traité dans lequel elle étudie la Bible au prisme de ses conceptions éthiques et scientifiques.