n 1430, Jeanne d’Arc est capturée près de Compiègne par les Bourguignons, alliés des Anglais. Elle est ensuite vendue aux Anglais, qui la livrent à l’Église pour être jugée par un tribunal ecclésiastique à Rouen. Le procès s’ouvre en janvier 1431. Il est dirigé par l’évêque Pierre Cauchon, partisan des Anglais.
Jeanne est accusée principalement d’hérésie, de sorcellerie et de porter des habits d’homme, ce qui est alors interdit par l’Église. Le procès est marqué par de nombreuses irrégularités : elle n’a pas de véritable défense, les juges sont partiaux, et les interrogatoires sont orientés pour obtenir sa condamnation.
Après plusieurs semaines d’interrogatoires, Jeanne signe une abjuration sous la menace de mort. Mais quelques jours plus tard, elle est accusée de s’être « relapsée », c’est-à-dire d’être revenue sur ses déclarations, notamment en remettant des vêtements masculins. Cela suffit à justifier une condamnation à mort.
Le 30 mai 1431, à l’âge de 19 ans, Jeanne d’Arc est brûlée vive sur la place du Vieux-Marché à Rouen. Ses cendres sont jetées dans la Seine pour éviter qu’elles ne deviennent des reliques.
En 1456, un second procès est organisé à la demande du roi Charles VII. Ce procès de réhabilitation annule celui de 1431, déclarant Jeanne innocente et victime d’une machination politique. Elle sera canonisée en 1920 par l’Église catholique.