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Or


Enquête sur les enjeux planétaires de la course aux satellites, qui voit désormais rivaliser États et entreprises privées, à commencer par le réseau Starlink d'Elon Musk.
Alors que nos sociétés sont toujours plus dépendantes de l'Internet à haut débit et des données transmises par satellite, une nouvelle course à l'espace bouleverse l'équilibre géopolitique mondial. À 550 kilomètres de la Terre, l'entrepreneur américain Elon Musk déploie progressivement sa constellation Starlink, déjà constituée de plus de trois mille satellites destinés à apporter Internet jusqu'aux endroits les plus reculés de la planète. Mais à mesure que Musk met en place son maillage, la pression monte pour les États : laisseront-ils un acteur privé rafler la mise sur ce marché encore largement dérégulé, et menacer leur souveraineté numérique et leur indépendance technologique ? Tandis que Jeff Bezos, le PDG d'Amazon, réclame lui aussi sa part du gâteau, la Chine et l'Union européenne - avec le projet Iris, annoncé fin 2022 - se sont engagées à leur tour dans cette course.
Colonisation spatiale
Les projections annoncent entre 100 000 et 200 000 satellites en orbite basse dans une dizaine d'années, contre 6 800 à la fin 2022. Quel monde émergera de cette dangereuse expansion, qui met face à face États et intérêts privés ? Alors que les agences spatiales craignent une congestion et un risque accru de crises diplomatiques, l'espace devient un territoire de confrontation. Cette enquête fouillée décortique les enjeux géopolitiques, technologiques et environnementaux de cette nouvelle "ruée vers l'or".
Documentaire de Véronique Preault et Damien Vercaemer (France, 2023, 54mn)
#starlink #musk #arte
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Il y a une vingtaine d’années, le vautour avait quasiment disparu d’Europe. Grâce à des campagnes de réintroduction, vautours fauves, vautours moines, percnoptères et gypaètes barbus évoluent de nouveau au-dessus des Alpes et des montagnes allemandes. Mais diverses menaces pèsent sur leur retour.
Avec ses 3 mètres d’envergure, le gypaète barbu est le plus grand rapace d’Europe. Après avoir disparu d’Allemagne, l’espèce est de retour, grâce aux efforts de défenseurs des oiseaux comme Toni Wegscheider. Le biologiste dirige depuis 2021 le programme de réintroduction du gypaète de la Ligue bavaroise pour la protection des oiseaux. Chaque été, deux jeunes spécimens issus de centres de reproduction européens sont relâchés dans la réserve de Berchtesgaden. Le scientifique se rend en Andalousie pour assister à l’éclosion des oisillons.
En France, il examine avec son confrère Pascal Orabi les données fournies par les émetteurs GPS qui équipent les gypaètes. Une fois remis en liberté, certains oiseaux prennent vite le large : quelques-uns ont survolé l’Allemagne, tandis qu’une femelle relâchée outre-Rhin a pris ses quartiers en France. Les premiers couples se reproduisent de nouveau à l’état sauvage. Des Cévennes aux Pyrénées, les effectifs de vautours fauves, de vautours moines et de percnoptères se sont reconstitués.
C’est en Espagne que les grands rapaces sont le plus nombreux. Mais Ernesto Álvarez, président de la Grefa, une organisation de défense de la nature, s’inquiète des menaces – anciennes et nouvelles – qui pèsent sur eux. Victimes de collisions avec des éoliennes ou des lignes à haute tension, les vautours sont les principaux patients de la clinique vétérinaire de l’association. Autre danger pour nos charognards : les substances toxiques stockées à l’air libre dans les décharges et le plomb contenu dans les carcasses d’animaux sauvages abattus par balle.
Reportage (Allemagne, 2024, 30mn)
#vautours #reportage #arte
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Rediffusion disponible jusqu'au 17/06/2025
Paris compterait aujourd'hui six millions de rats. La mairie de Paris consacre 1,5 million d'euros chaque année à la dératisation. Les égoutiers municipaux investissent les couloirs des égouts avec des petits cubes verts d’anticoagulant qui mettent trois à quatre jours à faire effet sur les rats. Le but n’est pas de tuer tous les rats, mais d’en réguler la population. Mais pour certains Parisiens ce n’est pas assez. "Nous sommes contraints de faire le travail que la mairie ne fait pas." Jacques et Sylvain organisent une manifestation contre la mairie : "Les citoyens en ont assez de vivre dans une ville jonchée d’ordures. C’est ce qui mène à la prolifération des rats." Paris est la cinquième ville du monde la plus impactée par ce problème, mais d’autres villes en Europe y font face : Londres, mais aussi Berlin, Amsterdam et d’autres. En les combattant, la ville de Paris est devenue une sorte d’experte et accueille même parfois des représentants des services d’hygiène d’autres villes.
Reportage (2023, 32mn)
#Rats #Regards #ARTE
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Rediffusé jusqu'au 29/07/2024
En 2007, la bulle spéculative de l'immobilier américain explose. L'Union européenne, elle, n'a jamais paru aussi solide, profitant d'une croissance stable et d'un chômage sous contrôle. Pourtant, ses banques ont largement misé sur les placements américains à haut rendement et une cinquantaine d'entre elles se voient rapidement incapables de faire face à leurs responsabilités.
Parmi les images marquantes du XXIe siècle resteront celles des centaines de personnes, errant tête basse et cartons en main, au pied de la tour de Lehman Brothers, quatrième banque d'affaires américaine, après sa chute en septembre 2008. La crise des subprimes, un produit financier toxique mais rentable issu des dettes privées immobilières de la classe moyenne, et le krach qui s'ensuivit en 2008 ont profondément bouleversé l'économie mondiale. Tandis que l'onde de choc se propage de l'autre côté de l'Atlantique et que les banques vacillent, l'Union européenne tergiverse. Après avoir initialement prôné le recours aux solutions nationales, la Banque centrale européenne (BCE) s'engage en septembre 2008 à renflouer les établissements bancaires grâce à de l'argent public, sans contrepartie. Mais la débâcle financière a déjà muté en crise économique et, dans toute l'Europe, le chômage augmente et les taux de croissance chutent. En novembre 2009, la Grèce, insolvable, se déclare en faillite, appelant à une solution à l'échelle européenne, malgré les réticences allemandes et celles de la BCE. Le plan de sauvetage finalement adopté exige en contrepartie des mesures d'économie censées permettre à la Grèce de résorber son déficit. Mais le "diktat de l'austérité" s'étendant bientôt à l'ensemble des pays de l'UE, la crise devient sociale et politique. Le principe avéré de "privatisation des profits, socialisation des pertes" apparaît comme une gifle infligée aux peuples européens. Les manifestations se multiplient. De ce ressentiment émergent des mouvements altermondialistes ou nationalistes qui contestent l'hégémonie de l'Europe libérale.
Avec le temps, la connaissance du passé s'affine, mais les idées reçues sont parfois tenaces. De la responsabilité de l'Autriche dans les atrocités du nazisme à la faillite européenne engendrée par la crise des subprimes, du rôle joué par l'Angleterre dans la résistance à Hitler à la création de l'État d'Israël, fruit des rapports de force entre grandes puissances, cette passionnante collection documentaire porte un nouveau regard sur l'histoire récente en bousculant les certitudes et en décryptant les faits. Une lecture revue et corrigée, déroulée dans des récits limpides tissés de saisissantes archives.
Série documentaire (France, 2022, 53mn)
#subprime #documentaire #arte
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Disponible jusqu'au 21/10/2026
Le doute a saisi "Brexitland". Boston, petite ville du Lincolnshire, à l'ouest de l'Angleterre avait voté à 75 % pour la sortie de l'Union européenne et gagné ainsi ce nouveau nom de baptême. Sept ans plus tard, les habitants doivent composer avec les conséquences de leur choix et des désillusions tenaces. Le "Bregret" (mélange de "Brexit" et "Regret") gagne du terrain...
La ville de Boston est cernée par les champs du Lincolnshire, surnommé le jardin du Royaume-Uni. Blé, légumes et fleurs cohabitent sur des milliers d'hectares. Mais Boston n'est pas seulement connue pour la qualité de ses bulbes ou de ses choux. Depuis 2016, elle est aussi la championne du Brexit. 75 % de ses habitants ont voté pour la sortie de l'Union européenne, symptôme d'un ras-le-bol contre la mondialisation galopante et le déclassement de leur ville touchée par le chômage et les bas salaires.
Une pandémie, une crise énergétique et quelques gouvernements plus tard, le Brexit n'a pas résolu les problèmes des habitants. Pire, ce vote alimente une défiance envers la classe politique et accentue une fracture entre travailleurs migrants et locaux. Deux ans après l'application effective du Brexit, ARTE Regards est allé recueillir la parole de ces habitants ballotés entre désillusions et espoirs de jours meilleurs.
Reportage (France, 2022, 32mn)
#brexit #angleterre #arte
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Disponible jusqu'au 04/10/2024
De la guerre d'Indochine (1946-1954) à celle du Viêtnam (1955-1975), un retour éclairant sur trois décennies d'un conflit qui, avant tout, a dressé les Vietnamiens les uns contre les autres.
La guerre du Viêtnam (1955-1975), qui a succédé presque immédiatement à celle d'Indochine (1946-1954), est restée dans la mémoire collective comme la victoire d’un mouvement de libération nationale contre l’impérialisme américain. Un an après les accords de Genève (1954) consacrant la défaite de la puissance coloniale française et la division du pays entre le Nord communiste de Hô Chi Minh et la république nationaliste du Sud, Washington décide en effet de soutenir cette dernière, et s’investit de plus en plus lourdement, en troupes et en armements, dans le conflit. Cet engagement massif a occulté la tragique guerre civile qui a dressé les Vietnamiens les uns contre les autres pendant plus de vingt ans, soumis à deux dictatures antagonistes.
Grâce notamment à de saisissantes archives et à des extraits de récits individuels, cet épisode des Coulisses de l’histoire déroule avec nuance et précision les étapes d’une descente aux enfers fratricide, qui a déchiré le pays jusque dans l’intimité des familles, y compris après la victoire du Nord communiste et la réunification du pays sous son pouvoir. Le film laisse ainsi entrevoir l’ampleur d’un traumatisme dont aucun des deux camps n’est sorti indemne, en montrant comment le mythe façonné en partie par la propagande des vainqueurs a passé sous silence l’immense souffrance de tout un peuple.
#vietnam #histoire #arte
Série documentaire (France, 2021, 53mn)
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Disponible jusqu'au 21/02/2025
Les scandales récents ont révélé les méthodes brutales souvent imposées aux jeunes sportifs de haut niveau. Nourrie de nombreux témoignages, cette enquête accablante met au jour les rouages d’un système qui sacrifie des enfants au nom des intérêts économiques et de la gloire.
À 14 ans, Coline Weber intègre le prestigieux pôle France de gymnastique de Marseille, où elle vit un calvaire : blessures à répétition et épuisement causés par l’excès d’entraînement, privation de nourriture, humiliations, pression constante… Écartée des sélections nationales après que sa mère a alerté la fédération, l’adolescente, aujourd’hui âgée de 18 ans, a dénoncé devant la justice les méthodes de son coach, Vincent Pateau. Outre-Manche, l’ancienne gymnaste Claire Heafford, fondatrice de l’association Gymnast for Change, a contribué à faire éclater au grand jour l’ampleur des dérives, tandis qu’au Canada la nageuse artistique Gabrielle Boisvert a déclenché une vague de dénonciations qui a éclaboussé une vingtaine de disciplines. Ces prises de parole, auxquelles se mêlent celles de superstars (Thierry Henry, Michael Phelps, Simone Biles…), mettent en lumière l’éventail et la gravité des abus infligés aux jeunes athlètes, corroborés par de très nombreuses études scientifiques. Une récente enquête allemande menée auprès de sportifs d’élite révèle ainsi que 86 % d’entre eux ont subi au moins une fois de la violence psychologique dans ce cadre, la plupart avant 18 ans. Aux États-Unis, où les enfants entre 6 et 18 ans font près de dix-sept heures de sport en moyenne par semaine, le docteur Mininder Kocher, lui, s’inquiète de l’augmentation des blessures, de plus en plus graves et précoces.
"S’il y avait autant de blessures dans n’importe quel autre domaine de la vie des enfants, le gouvernement interviendrait immédiatement", s’indigne le sociologue canadien Peter Donnelly. Dévoilant la face tragique du sport de haut niveau, ce documentaire plonge dans les rouages d’un système qui maltraite les enfants, hérité des méthodes de l’ancien bloc de l’Est. Sacrifiés sur l’autel du profit – le marché mondial du sport pesant aujourd’hui plus de 1 000 milliards de dollars –, les futurs champions se retrouvent pris en étau entre les attentes de leurs entraîneurs, de leurs parents, mais aussi des fédérations et des États, avides de médailles. Pour décrypter cette réalité aux conséquences lourdes, Pierre-Emmanuel Luneau-Daurignac (Violences sexuelles dans le sport, l’enquête) a enquêté dans plusieurs pays, recueillant les témoignages bouleversants de jeunes athlètes traumatisées – à l'instar de Jacqueline, petite patineuse allemande victime d'un burn-out –, complétés par les éclairages de médecins, de chercheurs, de défenseurs des droits des enfants ou encore de représentants d’associations d’aide aux victimes. Si l’exemple norvégien prouve qu’il est possible de concilier épanouissement et résultats, les explications de Vincent Pateau, qui nie être un "entraîneur dur" alors qu’il a été condamné pour harcèlement moral, illustrent la réticence des instances sportives à réformer le système et leurs difficultés à assumer leurs responsabilités...
Documentaire de Pierre-Emmanuel Luneau-Daurignac (France, 2024, 1h31mn)
#sport #violenceprevention #arte
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Rediffusion disponible jusqu'au 01/04/2025
Donald Trump est le président aux dizaines de milliers de tweets. Avant d'être banni du réseau social, dès 2016 il en fait son arme de campagne.
"Mes médias sociaux sont très puissants et sans eux, je n’aurais probablement pas été ici." C’est l’histoire d’une révolution de la communication politique qui débute en 140 caractères. De la télé-réalité au bureau ovale, Donald Trump, expert en autopromotion, a utilisé Twitter comme une ligne de front pour conquérir la Maison-Blanche – et récidive aujourd’hui. Et de fanfaronner : "J’adore Twitter. C’est comme posséder son propre journal, sans dépenses", dit celui qui balaie d’un systématique "Fake News!" les grands médias américains, du New York Times à CNN, ces "ennemis du peuple américain". Auteur, de jour comme de nuit, de dizaines de milliers de tweets, repris par 17 millions de followers, le milliardaire devenu président a trouvé, avec ce réseau social, une arme de désinformation à sa démesure. Si, pour s’adresser au pays, Franklin D. Roosevelt a inauguré la radio dans les années 1930 et John F. Kennedy, la télévision à l’aube des sixties, l’incontrôlable Donald Trump, lui, pulvérise tous les filtres pour établir un lien intime avec ses électeurs. Laissant libre cours à son agressivité, il traite, lors de la campagne de 2016, sa rivale Hillary Clinton d’"escroc" et plus tard Greta Thunberg de "frileuse". Excellant à exacerber les peurs et les fantasmes des Américains, il sait produire des slogans en trois mots aussi pauvres que redoutablement efficaces, repris à l’envi par ses fans : "Construisez le mur !", pour la frontière avec le Mexique ou lors de son incitation à bannir les musulmans. Mais le leader populiste a aussi gouverné avec Twitter – qui a progressé en même temps que lui –, de sa diplomatie-bazooka envers la Corée du Nord ou l’Iran, à son déni face au changement climatique, en passant par sa défense lors des procédures de destitution qui l’ont visé.
Qui peut arrêter Donald Trump et ses simplifications mensongères diffusées à grande échelle et au plus près de ses électeurs ? À l’heure où, probable candidat républicain investi, il se prépare à la reconquête de la Maison-Blanche à l’automne 2024, cette vertigineuse plongée dans sa campagne de 2020 et sa présidence montre combien ses opposants peinent à contrecarrer son flux continu de tweets au parfum vicié de populisme et de complotisme. Au fil de ses plus mémorables posts, ce documentaire éloquent, nourri d’archives ainsi que d’éclairages d'experts et d'anciens membres de l'administration Trump, dont Anthony Scaramucci – lui-même remercié par le président sur Twitter –, décrypte les mécanismes d’une communication politique devenue hors de contrôle, qui risque encore de profiter à ce maître du réseau social désormais nommé X.
Un documentaire de Peter Crystal (Royaume-Uni, 2020, 50mn)
#donaldtrump #réseauxsociaux #arte
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Disponible jusqu'au 11/06/2027
Ce sont les plus importants enlèvements que le pays ait connus depuis 2014. Ils sont devenus une industrie florissante qui profite aux groupes armés et aux bandes criminelles organisées. En moyenne dans le pays, dix personnes sont enlevées tous les jours, soit cinq fois plus qu’au Mexique et en Colombie réunis.
#nigeria #enlèvements #reportage #arte
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Rediffusion disponible jusqu'au 13/10/2024
Novembre 2021. C’est un scénario que personne n’aurait envisagé : avec une audace confinant au geste de défi, Seïf al-Islam Kadhafi, le deuxième fils du dictateur lynché à mort le 20 octobre 2011, se présente à l’élection présidentielle dans son pays. Poursuivi par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et sous le coup de plusieurs condamnations en Libye, cet étrange héritier, né en 1972, qui a grandi dans un clan obsédé par les complots, reste une énigme. D’abord perçu comme un réformateur, cet ancien play-boy, qui a étudié l’architecture à Tripoli puis l’économie en Europe, apparaît de fait comme le "réparateur" des atrocités de son père – avec lequel il entretient des relations houleuses –, indemnisant notamment les familles des victimes de l’attentat de 1989 contre l’avion DC-10 d’UTA. Mais il bascule lors du Printemps arabe jusqu’à incarner la répression sanglante du tyran de Tripoli. Capturé par une milice antikadhafiste et jeté en prison, il comparaît à différents procès en visioconférence avant de vivre en résidence surveillée. Entre rumeurs et menaces de mort, le reclus, qui a échappé à plusieurs tentatives d’assassinat, obsède la rue libyenne. On le dit fou, malade, mystique, réfugié dans le désert. Qui est-il ? Que sait-il des secrets du régime ? Alors que les élections ont été repoussées à une date incertaine dans une Libye fracturée entre l’Est et l’Ouest et en proie à des milices rivales, quelles chances a-t-il de conquérir le pouvoir, quand ses appels à la protection d’Allah lui tiennent lieu de seul programme ? Qui le soutient ? En attendant l’épilogue, il accuse Nicolas Sarkozy d’avoir financé sa campagne grâce à de l’argent libyen qu’il exhorte l’ex-président à rendre.
Intentions obscures
Tandis que Seïf al-Islam Kadhafi a soudainement refait surface en 2018, ses intentions restent aussi obscures que ses capacités mystérieuses. Au fil d’une enquête édifiante auprès de proches, d’experts et d’acteurs politiques, ce documentaire dessine le portrait contrasté d’un survivant aux abois en quête d’un nouveau destin, dont la vie tourmentée illustre le chaos d’un pays déchiré et aujourd’hui soumis à l’emprise de puissances étrangères.
Documentaire de Martine Laroche-Joubert et Maryline Dumas (France, 2023, 52mn)
#Kadhafi #Documentaire #Arte
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