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Marins à l'encre, nouvelles d'Alaska rassemble des textes nés d'une expédition littéraire sur les eaux d'Alaska. Entre lectures, navigation et création, ce recueil propose d'écouter la mer autrement. Pour les amateurs de littérature de voyage, cette traversée donne un visage concret au voyage lent.
À bord d'un voilier, les journalistes Sylvie Cohen et Marc Decrey invitent des artistes à naviguer avec eux. Leur départ en mer remonte à 2007. Depuis les rivages d'Alaska jusqu'à la mer de Béring, le projet associe le mouvement du bateau, les rencontres et les gestes de création.
Marion Moulin consacre sa chronique « Au fil des pages » à ce livre sur la webradio Allô la Planète. Marins à l'encre fait entendre des extraits où surgissent un pêcheur, un saumon qui parle et une tempête arrivée sans prévenir. Une phrase donne le ton de cette navigation : « Pour nous, naviguer c'est découvrir, s'ouvrir à l'inconnu, aller à la rencontre de l'autre, que cet autre soit nature ou culture. »
Le livre s'inscrit dans une démarche qui refuse la simple collection d'images. « Dépasser la simple consommation de paysages ou le selfie sur fond turquoise dans le lagon. Ne pas faire un pays, mais le découvrir. »
L'Alaska devient alors un espace de récit, d'illustration et d'attention aux présences rencontrées sur la route maritime.
Marins à l'encre laisse aussi entrer la météo dans les pages. « La tempête me surprend au large d'Acheredin Bay, au sud de l'île d'Unga. Elle arrive sans prévenir. » L'extrait dit déjà l'incertitude d'une route qui ne se laisse pas commander.
Une famille en chemin raconte 1 500 kilomètres de marche entre Sedan et Saint-Jean-Pied-de-Port. Le livre suit Romain et Justine Brès parties avec Homère, alors âgé de trois mois. Pourquoi choisir la France à pied quand chaque chemin impose des ajustements ? Ce récit de voyage suit quatre mois de marche et vingt départements.
Le départ a lieu à Bulson, le 1er avril 2024, après trois mois de préparation. Une famille en chemin avance sur les sentiers de la Diagonale du Vide, tout en modifiant parfois son itinéraire. Certains chemins trop irréguliers cèdent la place à l’asphalte. La poussette devient alors un outil de marche, pas un détail de décor.
Marion Moulin consacre sa chronique « Au fil des pages » à ce livre sur la webradio Allô la Planète. Le récit est organisé par départements et par dates. Il rassemble les cartes IGN, les refus de monter en voiture, les rencontres et les demandes d’hospitalité. « Demander l'hospitalité, c'est partager un pan de vie. »
Au milieu du parcours, les marcheurs constatent : « C'est vrai, cela fait plus de deux mois maintenant que nous marchons. Nous sommes au milieu de notre parcours. » Une famille en chemin ne contourne pas la logistique familiale. Le livre décrit aussi les paysages observés, la biodiversité et les solidarités rencontrées sur la route.
Cette traversée pose une question simple : que reste-t-il quand on avance chaque jour à pied ? Une famille en chemin suit cette marche sans auto-stop, même lorsque des conducteurs proposent un transport. Le trajet conserve ainsi sa règle : aller jusqu’au bout sans interrompre la marche
Mercantour sous nos pieds (Peak Éditions), écrit par l’association Des quartiers au sommet avec 22 élèves de 5e du collège Les Mûriers, raconte une traversée de montagne préparée durant une année. En 17 jours de marche, ces adolescents parcourent 200 kilomètres sur la Grande Traversée du Mercantour. Ce carnet de voyage mêle leurs récits et des illustrations, avec la montagne comme terrain d’apprentissage collectif.
Les élèves partent de Cannes La Bocca, dans un collège relevant de l’éducation prioritaire. Ils découvrent la randonnée itinérante, les nuits sous tente et les refuges quand le parcours le permet. Ils apprennent aussi à préparer leurs affaires, à avancer ensemble et à prendre leur place dans un groupe. Dans Mercantour sous nos pieds, la marche devient une expérience concrète, faite de fatigue, de paysages et de gestes partagés.
Le projet est né à l’initiative de Marine Bourguignon, professeure de français, dans le cadre de l’association Des quartiers au sommet. Dawa Sherpa, légende népalaise de l’ultra-trail, parraine cette aventure. Une phrase du récit résume l’attention portée à l’autonomie : « Nous portons environ 10 à 12 kilos sur le dos afin d'être le plus indépendant possible lors du trek. »
Marion Moulin consacre cette chronique « Au fil des pages » à ce livre sur la webradio Allô la Planète. Elle nous fait entendre une aventure menée pas à pas, depuis les premières craintes jusqu’à l’arrivée et la vue sur la Méditerranée. Mercantour sous nos pieds garde la trace de ces 22 voix adolescentes, réunies par une même route. Écouter cette chronique, c’est suivre une traversée où la montagne se découvre en marchant.
Écoutez, commentez et partagez cette chronique avec les lecteurs et marcheurs qui vous entourent.
Via Alpina raconte une marche de plus de 2 000 kilomètres sur l’arc alpin. Du littoral adriatique à la Méditerranée, ce récit de voyage suit la traversée de Patrice Ponza à travers huit pays. On y entend les refuges, les bivouacs d’altitude et la difficulté de trouver de quoi se ravitailler.
La marche au long cours donne ici son rythme au livre. Via Alpina ne traite pas la montagne comme un tableau à cocher. Le récit s’attache aux sensations, aux gestes simples et aux rencontres qui modifient une journée. « Marcher pour exister autrement, tout simplement. »
Marion Moulin consacre sa chronique « Au fil des pages » à ce livre sur la webradio Allô la Planète. Elle suit un parcours qui traverse notamment les Alpes carniques, entre l’Italie et l’Autriche. Plus loin, un refuge se trouve sur une frontière entre la Bavière et le Tyrol. La géographie reste concrète : on dort haut, on marche longtemps, puis on repart.
Via Alpina pose aussi une question moins visible : que fait la marche à celui qui avance ? « Marcher permet une reconnexion entre le monde intérieur et le monde extérieur. » Le livre parle de solitude, mais aussi de fraternité. Il regarde la montagne sans logique de performance, avec l’attention portée aux refuges, aux bivouacs et aux paysages alpins.
Cette traversée ne promet pas une recette. Elle donne plutôt la place aux pas, aux haltes et à ce qui arrive lorsqu’on ralentit. « Observer, écouter, sentir, marcher, c'est l'exaltation des sens. » Via Alpina intéressera les lecteurs de montagne comme ceux qui cherchent un récit de marche sans chronomètre.
Seule avec le monde au temps du Covid-19 suit le départ d’une voyageuse en juillet 2020, dans un carnet de bord écrit au plus près de la route. Le livre raconte un voyage solo, celui de Lucile Sarrazin, au temps du Covid-19. Entre désir de liberté, grand air et liens avec les proches. Pourquoi partir lorsque le monde se referme et que les frontières changent ? Marion Moulin consacre cette chronique « Au fil des pages », à ce livre sur la webradio Allô la Planète.
Le 18 juillet 2020 marque donc le début annoncé de cette traversée. Seule avec le monde conduit sa narratrice sur cinq continents et dans dix-sept pays, de l’Europe à l’Amérique du Sud, en passant par l’Afrique.
« C'est cette fois, enveloppée de l'aura de mes proches, famille et amis, portée par le rire autant que par leur force, mue par l'alchimie de nos différences, empreinte de pure complémentarité, chacun d'eux ayant contribué à édifier une part de ce que je suis aujourd'hui, que je prends la route de mes rêves dans un élan de quiétude mêlée d'absolue euphorie et de bonheur viscéral. »
Seule avec le monde ne détaille pas seulement des kilomètres parcourus. Le récit s’attache aussi à ce qui précède le voyage, à un précédent départ après un master, puis aux retrouvailles. Au retour, les proches sont là, mais le mouvement ne s’arrête pas : « Pour Lucille, il n'y a pas de doute, le voyage continue. »
Au-delà des sentiers raconte une traversée de la Tasmanie menée par deux aventuriers : Isia Mook et Guillaume Weecxsteen. Le livre intéressera les lecteurs qui cherchent un récit de marche, de bivouac et d’autonomie dans des espaces peu aménagés. On y suit une progression sur la côte ouest de l’île, entre végétation dense, boue, rivières et intempéries.
Le parcours demande de préparer l’itinéraire, d’anticiper les ravitaillements et de choisir son matériel. Les pages décrivent aussi une chaussure perdue, le manque d’eau, les franchissements de cours d’eau et les longues journées de marche. Au-delà des sentiers prend la forme d’un journal de bord illustré de photographies commentées.
Sur la webradio Allô la Planète, Marion Moulin consacre sa chronique « Au fil des pages » à ce livre que signe Isia Mook. Une phrase résume l’attention portée aux gestes quotidiens du bivouac : « Une fois l’emplacement choisi, mon premier plaisir est de poser mon sac à dos, puis d’étirer mon dos et mes épaules endolories. » Le récit s’arrête sur les objets qui comptent lorsque le chemin disparaît : sac à dos, chaussures humides, cartes et réserves.
La Tasmanie n’apparaît pas ici comme une carte postale bien rangée. Le livre s’attache aux décisions prises sur le terrain, à la faune observée et à l’effort nécessaire pour avancer. Si vous aimez les récits où la marche se mesure aussi aux obstacles rencontrés, Au-delà des sentiers offre une matière précise à parcourir.
Le chant des roues de Claude Marthaler raconte un départ de Suisse, le 12 mars 1994, et une route qui ne s’arrête pas au Japon. Vous y entendrez le récit d’un cycliste qui poursuit son voyage jusqu’en Alaska, en Patagonie et en Afrique. Un livre pour mesurer ce que 122 000 kilomètres changent dans le regard porté sur les autres.
Claude Marthaler part avec l’objectif de rejoindre le Japon deux années plus tard. Puis le trajet s’allonge : l’océan Arctique, les Rocheuses, la cordillère des Andes et Ushuaïa, atteinte en mars 1999. Enfin, il remonte l’Afrique depuis Le Cap avant d’achever son tour du monde en juin 2001.
Marion Moulin consacre sa chronique « Au fil des pages » à ce livre sur la webradio Allô la Planète. Le chant des roues suit aussi les gestes ordinaires du voyage : six sacoches, un vélo dans un ascenseur, des papiers à préparer et une tente. « Mais dès que les pneus touchent terre, ils se calment aussitôt, tandis que mon rêve de môme devient enfin réalité. » Le récit croise des pèlerins bouddhistes, Katmandou et la préparation d’une route vers le Tibet. Il raconte aussi l’hospitalité, les longues distances et les nuits froides du Colorado. « Tout ce qui n'est pas donné est perdu. »
Avec 60 pays visités, Claude Marthaler compose un journal de bord fait de routes, de frontières et de rencontres. Le livre parle autant de l’autonomie du cycliste que de ce qui arrive lorsque l’on s’arrête.
La roue tourne, mais les pages prennent leur temps.
Cinq jours au Timor, de Morgan Segui, raconte une chute et cinq jours de survie au Timor-Leste. Un livre pour suivre, heure après heure, les gestes d’un homme blessé et seul.
Le samedi 15 juin 2019, Morgan Segui vit depuis quelques mois au Timor-Leste. Il part pour une ascension sur un mont sacré, situé sur une île au large de la capitale. Pendant la descente, il chute d’environ sept mètres sur un versant de plus de quarante mètres.
Son sac contient 1,5 litre d’eau, deux mini-paquets de biscuits, une boule de fruits secs, un téléphone, un appareil photo étanche et une lampe frontale. Blessé et immobilisé, il cherche l’ombre, limite ses mouvements et compte ses ressources.
Trois minutes sans air, trois jours sans eau, trois semaines sans nourriture.
Marion Moulin consacre sa chronique « Au fil des pages » à Cinq jours au Timor, sur la webradio Allô la Planète. Le livre suit un corps qui doit tenir sans secours ni eau disponible. Il pose une question simple, et peu confortable : comment organiser chaque minute quand la sortie n’est plus visible ?
Dans ces pages, Morgan Segui ne raconte pas une randonnée prévue pour devenir un exploit. Il décrit une situation réduite à quelques objets, une pente, la chaleur et la nécessité de rester vivant. « Je dois gagner en confort pour rendre mon état soutenable le plus le plus longtemps possible. »
L'appel des cabanes ou l'art de s'en sauvager de Frédéric Desfrenne questionne notre besoin d’évasion et de simplicité, à travers le regard d’un voyageur aguerri. Dans cet ouvrage, Desfrenne partage son itinéraire, son rapport intime à la nature, et sa passion pour les séjours en cabane, loin du bruit du monde. On découvre ses inspirations, de Jack London à Mark Twain, ses souvenirs d’enfance, ses marches en montagne et la saveur de l’isolement choisi.
Marion Moulin consacre sa chronique Au fil des pages à ce livre, sur la webradio dédiée au voyage, Allô la Planète. Le récit débute à l’adolescence, lors de l’« été de [ses] 14 ans », où Desfrenne expérimente la montagne et la vie en cabane. Il nous entraîne alors dans plus de quarante ans de traversées et de nuits passées à l’écart, dans ces abris gérés par des communes, des associations ou des particuliers. On y trouve de la philosophie minimaliste, mais aussi le respect pour ces lieux collectifs, la simplicité volontaire et une réflexion sur la préservation de ces espaces.
CitationTout quitter pour une cabane au fond des bois, qui n'en a jamais rêvé ?
L’auteur, également photographe, illustre son texte de clichés qui renforcent l’immersion. À travers des anecdotes concrètes (l’arrivée à « huit heures » dans une cabane, la découverte d’un abri « encore libre », les marches « chaque jour pendant un mois »), il questionne le rapport au confort, à la solitude, et à la liberté : « Tout quitter pour une cabane au fond des bois, qui n’en a jamais rêvé ? ».
Ce livre s’adresse à ceux qui cherchent à ralentir, à ceux qui aiment la montagne, ou qui rêvent de cabanes. On y apprend la gestion de ces refuges, l’importance d’en prendre soin, et la beauté du partage ou de la solitude. Une lecture pour se « détourner du monde moderne pour retourner à l’état sauvage » et, peut-être, se promettre à soi-même de ne « jamais quitter la montagne trop longtemps ».
Dans cet épisode de la chronique littéraire "Au fil des pages", Marion met à l’honneur le livre "Les évadés, carnet de voyages d’un paraplégique libéré", écrit par Myriam et Pierre Cabon (Aux éditions Gründ). Un récit qui retrace l’extraordinaire parcours du couple, confronté à la paraplégie de Pierre suite à l’attentat du Bataclan en 2015, et leur choix de continuer à explorer le monde malgré les obstacles.
Après cette épreuve, Myriam et Pierre décident de ne pas renoncer à leur passion du voyage. Ils fondent en 2018 le média Wild World, dédié à l’aventure accessible à tous, et multiplient les expériences hors du commun : road trip de 4 000 kilomètres dans l’ouest américain, trois mois à travers l’Amérique du Sud, traversée de la Nouvelle-Zélande en tandem, Marathon des Sables dans le Sahara, et bientôt un projet de traversée du Canada en train.
Citation« Non, il n'est pas nécessaire d'être valide pour escalader le Kilimanjaro »
L’épisode revient sur ces aventures, les défis sportifs relevés (kayak, hand-ski, parachutisme, rafting, etc.) et le message porté par le couple : le handicap n’est pas une fatalité mais une invitation à penser différemment le voyage, l’exploration et la liberté. Marion souligne la force de résilience, l’inclusion et la volonté de changer le regard sur le handicap, à travers des exemples concrets et inspirants.
Ce portrait littéraire, ponctué de citations fortes, invite à découvrir une autre façon de voyager et à s’ouvrir à l’aventure sous toutes ses formes.
Écoutez, commentez et partagez cet épisode.
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Au Fil des Pages, c'est plonger au cœur d'un livre, d'un récit de voyage. Et justement au fil des pages racontées, vous découvrirez l'intimité du voyage et de son auteur, ses motivations, ses…