L'appel des cabanes ou l'art de s'en sauvager de Frédéric Desfrenne questionne notre besoin d’évasion et de simplicité, à travers le regard d’un voyageur aguerri. Dans cet ouvrage, Desfrenne partage son itinéraire, son rapport intime à la nature, et sa passion pour les séjours en cabane, loin du bruit du monde. On découvre ses inspirations, de Jack London à Mark Twain, ses souvenirs d’enfance, ses marches en montagne et la saveur de l’isolement choisi.
Marion Moulin consacre sa chronique Au fil des pages à ce livre, sur la webradio dédiée au voyage, Allô la Planète. Le récit débute à l’adolescence, lors de l’« été de [ses] 14 ans », où Desfrenne expérimente la montagne et la vie en cabane. Il nous entraîne alors dans plus de quarante ans de traversées et de nuits passées à l’écart, dans ces abris gérés par des communes, des associations ou des particuliers. On y trouve de la philosophie minimaliste, mais aussi le respect pour ces lieux collectifs, la simplicité volontaire et une réflexion sur la préservation de ces espaces.
Citation
Tout quitter pour une cabane au fond des bois, qui n'en a jamais rêvé ?
L’auteur, également photographe, illustre son texte de clichés qui renforcent l’immersion. À travers des anecdotes concrètes (l’arrivée à « huit heures » dans une cabane, la découverte d’un abri « encore libre », les marches « chaque jour pendant un mois »), il questionne le rapport au confort, à la solitude, et à la liberté : « Tout quitter pour une cabane au fond des bois, qui n’en a jamais rêvé ? ».
Ce livre s’adresse à ceux qui cherchent à ralentir, à ceux qui aiment la montagne, ou qui rêvent de cabanes. On y apprend la gestion de ces refuges, l’importance d’en prendre soin, et la beauté du partage ou de la solitude. Une lecture pour se « détourner du monde moderne pour retourner à l’état sauvage » et, peut-être, se promettre à soi-même de ne « jamais quitter la montagne trop longtemps ».