
Sign up to save your podcasts
Or


Une première, en radio comme en musique, c’est toujours émouvant !
Dans cette neuvième émission de nombreux intervenants sont réunis autour d’une thématique en lien avec notre expérience collective du confinement. Cette émission pourrait s’intituler Narcisse Musicien ou encore Les Punitions de Junon, tant il est vrai que le couple divin se joue des humains pour régler ses querelles affectives
Lorsque nous nous sommes retrouvés après le confinement nous avons cherché ce qui nous avait marqué nous musiciens, quelle expression de l’humain ressortait de cette expérience à la fois collective et solitaire. Le personnage mythique de Narcisse nous est immédiatement apparu comme central dans cette expérience : les musiciens seuls et leurs vidéos démultipliées, le miroir de l’ordinateur, la tentative de contact avec l’autre à travers les réseaux sociaux, et toujours cette solitude intacte, dure comme la roche de la nymphe Echo transformée par son chagrin.
Isolement et solitude auxquels on aurait pu croire les musiciens habitués : cela fait bien sûr partie de la vie du musicien, ce rapport intime et seul avec son instrument et sa sonorité. Nous explorerons les textes d’Ovide, mais aussi de Mersenne pour élucider cette fascination. Les extraits musicaux allant du moyen âge à nos jours montreront la continuité à travers les compositeurs, de Machaut à Britten, de ce questionnement.
En plateau :Dans cette neuvième émission de nombreux intervenants sont réunis autour d’une thématique en lien avec notre expérience collective du confinement. Cette émission pourrait s’intituler Narcisse Musicien ou encore Les Punitions de Junon, tant il est vrai que le couple divin se joue des humains pour régler ses querelles affectives
Lorsque nous nous sommes retrouvés après le confinement nous avons cherché ce qui nous avait marqué nous musiciens, quelle expression de l’humain ressortait de cette expérience à la fois collective et solitaire. Le personnage mythique de Narcisse nous est immédiatement apparu comme central dans cette expérience : les musiciens seuls et leurs vidéos démultipliées, le miroir de l’ordinateur, la tentative de contact avec l’autre à travers les réseaux sociaux, et toujours cette solitude intacte, dure comme la roche de la nymphe Echo transformée par son chagrin.
Isolement et solitude auxquels on aurait pu croire les musiciens habitués : cela fait bien sûr partie de la vie du musicien, ce rapport intime et seul avec son instrument et sa sonorité. Nous explorerons les textes d’Ovide, mais aussi de Mersenne pour élucider cette fascination. Les extraits musicaux allant du moyen âge à nos jours montreront la continuité à travers les compositeurs, de Machaut à Britten, de ce questionnement.
La ville est désormais l’écosystème majoritaire : environnement de 80 pour cent de la population française et de plus de la moitié de la population mondiale, elle est aujourd’hui l’alliance de l’humain du béton et du métal, résultat et adjuvant de l’industrie humaine.
Mais elle nous vient d’encore plus loin, aux sources de l’histoire : la ville est une antique manière d’occuper le territoire et d’y protéger et développer l ‘activité humaine. Nous posons dans cette émission la question de la place des artistes, notamment musiciens, dans et en dehors de la ville. Musiciens partagés entre leur besoin d’exil et de nomadisme et celui d’ancrage et de communauté sociale à qui s’adresser. Dans une ville en grève, comment le musicien trouve-t-il sa place?
Trois pistes de réflexions et d’écoutes avec Marie Salvat et Claire Marchal qui nous y accompagnent :
La ville mythe : tout en étant un lieu de vie, la ville est aussi lieu du mythe, du fantasme, du symbole auquel on s’adresse ou que l’on convoque : Ur, Rome, et Jérusalem seront objets d’incantation.
La ville source d’inspiration et de défi, comme pour un Rastignac musicien : à nous deux villes américaines !
Enfin, la ville comme lieu d’échanges et de fête ; Baghdad et Vienne célèbrent la vie qu’elle contient jusque dans ses lettres.
La ville est désormais l’écosystème majoritaire : environnement de 80 pour cent de la population française et de plus de la moitié de la population mondiale, elle est aujourd’hui l’alliance de l’humain du béton et du métal, résultat et adjuvant de l’industrie humaine.
Mais elle nous vient d’encore plus loin, aux sources de l’histoire : la ville est une antique manière d’occuper le territoire et d’y protéger et développer l ‘activité humaine. Nous posons dans cette émission la question de la place des artistes, notamment musiciens, dans et en dehors de la ville. Musiciens partagés entre leur besoin d’exil et de nomadisme et celui d’ancrage et de communauté sociale à qui s’adresser. Dans une ville en grève, comment le musicien trouve-t-il sa place?
Trois pistes de réflexions et d’écoutes avec Marie Salvat et Claire Marchal qui nous y accompagnent :
La ville mythe : tout en étant un lieu de vie, la ville est aussi lieu du mythe, du fantasme, du symbole auquel on s’adresse ou que l’on convoque : Ur, Rome, et Jérusalem seront objets d’incantation.
On parle aujourd’hui d’éléments primordiaux, c’est de l’originel et du brut, de la roche, du vide, de l’univers. Les différents extraits illustreront une tentative de retour aux sources, ils vont nous déranger peut-être, mais aussi nous injecter une bonne dose de primitif dans l’esprit et les oreilles.
La création, les éléments, c’est d’abord du chaos, nous tenterons d’y voir un peu plus clair en explorant les mythes. Donc encore un peu de Grèce antique ! Puis on ira en Barbarie, dans des musiques près du corps, pleines de forces telluriques, avec leur part de totems et de sacrifices.
Ainsi espère-t-on approcher de certains mystères, et comme toujours, penser le monde à travers la musique. Le tout en compagnie de Marie Salvat qui nous fait la joie de se joindre à nous de nouveau.
À l'oreille :Ces termes renvoient non seulement à la répartition sociale des musiciens, leur possible émancipation, mais aussi à la verticalité et l’horizontalité dont on parle en management ou en musique, bien que ces termes recouvrent des réalités différentes.
Qui décide de quoi, quel est le rapport entre individu et collectif ? Quelle est la place accordée à l’individu face au groupe et face au chef ? Une anarchie, au sens d’absence de commandement, est-elle réellement possible et souhaitable ?
Et enfin y a-t-il du sacré là-dedans, si on reprend l’étymologie ?
Nous allons en débattre ce soir en compagnie de deux invités exceptionnels, le chef d’orchestre Aurélien Azan Zielinsky, et le violoniste David Grimal, porteur du projet Les Dissonances.
À l'oreille :On parle aujourd’hui d’éléments primordiaux, c’est de l’originel et du brut, de la roche, du vide, de l’univers. Les différents extraits illustreront une tentative de retour aux sources, ils vont nous déranger peut-être, mais aussi nous injecter une bonne dose de primitif dans l’esprit et les oreilles.
La création, les éléments, c’est d’abord du chaos, nous tenterons d’y voir un peu plus clair en explorant les mythes. Donc encore un peu de Grèce antique ! Puis on ira en Barbarie, dans des musiques près du corps, pleines de forces telluriques, avec leur part de totems et de sacrifices.
Ainsi espère-t-on approcher de certains mystères, et comme toujours, penser le monde à travers la musique. Le tout en compagnie de Marie Salvat qui nous fait la joie de se joindre à nous de nouveau.
Ces termes renvoient non seulement à la répartition sociale des musiciens, leur possible émancipation, mais aussi à la verticalité et l’horizontalité dont on parle en management ou en musique, bien que ces termes recouvrent des réalités différentes.
Qui décide de quoi, quel est le rapport entre individu et collectif ? Quelle est la place accordée à l’individu face au groupe et face au chef ? Une anarchie, au sens d’absence de commandement, est-elle réellement possible et souhaitable ?
Et enfin y a-t-il du sacré là-dedans, si on reprend l’étymologie ?
Nous allons en débattre ce soir en compagnie de deux invités exceptionnels, le chef d’orchestre Aurélien Azan Zielinsky, et le violoniste David Grimal, porteur du projet Les Dissonances.
La musique cherche à jouer et à conjurer le hasard. Science du nombre, elle exprime l’harmonie de rapport numériques qui définissent le cosmos. Autrement dit, elle serait le contraire du chaos et donc du hasard ! Cette dialectique va animer l’émission.
Car le hasard guette toujours… d’ailleurs, une déesse grecque, Tyché, ou Fortuna pour les Romains, représente bien les coups du destin qui nous frappent de manière aléatoire… elle nous rappelle qu’il y a, derrière l’apparente injustice, une fatalité, et donc un sens.
Parfois le sens est caché dans des signes, des nombres, des symboles qu’il faut déchiffrer : l’ésotérisme permet de pénétrer ce qui nous semble chaos, d’enseigner à un nombre restreint d’initiés une vérité supérieure, une manière unique d’appréhender les mystères du monde et donc de se défaire de ce qui nous semble hasard.
La musique, comme l’astrologie ou les sciences occultes, permettrait-elle de comprendre l’ordre caché du monde ? Dans son aspect le plus rationnel (la construction sonore, les proportions numériques) serait-elle le vecteur de l’irrationalité ? Peut-être que tout cela n’a pas de sens… quoi qu’il en soit, pour survivre, l’homme s’évertue à en créer un. La musique, qui ne veut strictement rien dire, nous rassure à ce sujet !
Mettons en pratique le hasard ! Les arcanes du tarot de Marseille vont déterminer l’ordre des musiques, par leurs symboles. Ce support de l’intuition va-t-il nous permettre un heureux hasard ? On s’adonne à l’occultisme dans au Fil des tons !
En première partie, Claire nous propose une interview exclusive de Michael Pisaro, à propos de l’enregistrement de sa pièce Radiolaires avec le collectif Muzzix de Lille, réalisée début juillet 2019.
From the publisher's feed
Quand on pense « musique classique », on pense à Bach, Mozart et tous ces grands noms anciens en intimidants. Pourtant, la musique…