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Or


Ce matin, je me réveille avec une furieuse envie de danser. Rien de très bizarre me direz-vous, c’est sans doute un effet collatéral du couvre-feu qui, à Marseille, nous cadenasse dès 18h à la maison. Rien de très bizarre, en effet. Mais, plus la sentence d’isolement se prolonge, plus mes envies de danser se transforment et le Baba twerk par exemple qui a fait ma réputation sur les dancefloors des Bouches-du-Rhône et des environs, se métamorphose, remontant le temps et de facto la chronologie des danses de salon.
Ce matin, par exemple, je me suis réveillé avec une irrépressible envie de danser la valse, la valse à trois temps.
1… 2… 3… 1… 2… 3… 1… 2… 3… 1, le pied droit va vers l’avant, 2 le pied gauche va sur le côté, 3 pieds joints. Il parait même qu’il y a la valse à 6 temps 1… 2… 3… tout pareil ... 4… 5… 6… 4 le pied gauche recule, 5 le pied droit recule sur le côté, 6 pieds joints… C’est tout simple…écoutez à défaut de regardez… 1 Nicolas Sarkozy, son ami et avocat Thierry Herzog ainsi que l’ancien juge Gilbert Azibert sont mis en examen dans l’affaire des écoutes aussi appelée affaire Paul Bismuth, 2 Nicolas Sarkozy, son ami et avocat ainsi que l’ancien juge sont condamnés à trois de prison dont un ferme.
3 Nicolas Sarkozy, son ami et avocat ainsi que l’ancien juge décident d’interjeter appel contre cette décision et l’on repart à zéro… 1… 2… 3… 1… 2… 3… Bien que condamnés, ils sont désormais présumés innocents, Joker, increvable ou juste le droit français, appelez ça comme vous voulez… 1… 2… 3… 1… 2… 3… 4 Donald Trump est battu en novembre dernier, 5 Joe Biden devient le 46ème Président des Etats-Unis d’Amérique... 6 Donald Trump pourrait bien se représenter en 2024 et espérer battre les démocrates « une troisième fois » comme il dit. 1… 2… 3… 4… 5… 6… C’est la valse des Présidents… Le premier pourrait être empêcher de se représenter quant au second, il nous reste grosso modo trois ans pour espérer qu’un candidat d’envergure apparaisse dans le camp républicains pour lui barrer la route de l’investiture. C’était la valse des Présidents, la valse qu’on danse avec des gros sabots en espérant qu’ils dégagent…1… 2… 3… 1… 2… 3… moi je reviens demain !
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En rang par deux. C’est l’heure ! Bienvenue à l’école ! L’école de papa, la blouse grise et la craie qui crisse sur le tableau noir ou l’école d’aujourd’hui et surtout celle de demain avec ses souris d’ordinateurs qui s’agitent dans toutes les directions sur la table en classe ou désormais à la maison. La crise du coronavirus a accéléré l’importance de réinventer l’école. Les gamins qui sont nés avec un ordi, une tablette ou un smartphone dans la main, sont comme nous d’ailleurs, accros aux écrans. Et l’école n’en tiendrait pas compte ? Impensable et pourtant tellement vrai ! C’est le constat que tire à l’heure du grand décrochage scolaire, le réalisateur et tellement d’autres choses Martin Meissonnier au fil de trois documentaires. Baptisés
Le Bonheur à l’école, ces trois reportages seront diffusés cet automne sur Canal +. Martin Meissonnier ne se contente pas d’y tirer la sonnette d’alarme, il attire l’attention sur les trains qui arrivent à l’heure voire en avance pour filer la métaphore ferroviaire. Par habitude de penser le monde dans sa globalité et avec l’ouverture qu’on lui connait, Martin Meissonnier qui a entre autres produits pour ceux qui l’aurait oublié des albums mémorables de Fela, King Sunny Adé, Khaled mais aussi Big Men, une rencontre entre raï et reggae et tant d’autres, Martin Meissonnier donc, non content de dénicher des initiatives éducatives, des solutions sur les cinq continents, prolonge l’aventure du Bonheur à l’école par une plateforme interactive ou seront proposés une centaine de films documentaires courts sur des méthodes pédagogiques innovantes. La plateforme qui mise sur l’intelligence collective et la collaboration accueillera un espace de dialogue et d’échanges entre enseignants, parents et élèves afin de nourrir et se nourrir de cette intelligence collective. Pour mener à bout ce projet un appel à financement collectif, un crowdfunding comme on dit, un KissKissBankBank pour être pragmatique est ouvert. «Les premiers résultats sont très satisfaisants » commente l’instigateur du projet. « C’est surtout riche de contact nouveaux, de pistes de travail innovantes. » ajoute-t-il impatient. Pour en savoir plus les réseaux sociaux sont là et la page KissKissBankBank du Bonheur à l’Ecole, Happiness @ School, in english… Ré-enchanter la vie, moi j’aime !
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Sidérés par l’annonce de la séparation des Daft Punk, n’avez pas vu venir la plainte en diffamation déposée mardi par le rappeur Médine contre la Député LREM Aurore Bergé après que le MC havrais a récemment été qualifié de “rappeur islamiste” par la député macroniste sur LCI. Un positionnement dont se défend celui qui évoque « une liberté d’expression à géométrie variable » au fil de Voltaire, un des titres de son dernier opus paru à l’automne.
Le Voltaire dont il nomme son morceau est connu pour avoir dit, clamé, crié ou écrit : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire ».
Je sais, au réveil, j’aime étaler ma confiture sur la tartine de votre petit dej’. Cette sentence-tarte à la crème de la bien-pensance qui permet à nombre de débatteurs de marquer leur désaccord tout en soulignant leur caractère tolérant, ouvert d’esprit, serait un fait d’arme de plume du sieur Voltaire. Sauf qu’à en croire de nombreux érudits, François-Marie Arouet, plus connu sous le blaze de Voltaire, ne l’aurait jamais dite, clamée, criée ou ne serait-ce qu’écrite. Elle ne figure en tout cas pas dans la lettre à l’abbé Le Riche où elle est censée se trouver et dans aucun autre document. Notre philosophe des Lumières et écrivain n’était d’ailleurs pas loin de penser le contraire, surtout si l’homme à la plume ou au porte-voix était journaliste. On ne lui en voudra pas. La guéguerre entre gens de plume, entre penseurs et commentateurs est bien plus ancienne encore. La sentence aux allures de cache-sexe n’en est pas moins belle et demeure un rempart à quelques ravageuses tentations à ne plus parler que d’une seule voix. Et puis au final quoiqu’on déblatère, c’est toujours la faute à Voltaire.
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Avec Duras aux fourneaux, vous avez tout de suite imaginé la romancière, dramaturge et dialoguiste dans sa cuisine, tablier enfilé, épluche-légumes dans une main et couteau de l’autre. Car l’écrivaine adorait passer en cuisine. « La cuisine est faite vraiment pour tout le monde. » déclarait-elle avant d’ajouter : « Comme la vie, elle est faite pour tous, pas la littérature ».
Alors quand il s’agissait de rédiger ses propres recettes, elle ne faisait pas de littérature, peut-être quelques ratures dans son cahier rouge, mais préférait avant tout nous mettre l’eau à la bouche car pour elle, la cuisine est l’art du partage. « Marguerite cuisinait pour ses amis. C’était sa façon de dire qu’elle les aimait » confiait Michèle Kastner en préambule d’un petit opuscule baptisé « La Cuisine de Marguerite » paru à la fin du siècle dernier aux Éditions Benoit Jacob.
Excusez-moi, je ne l’ai découvert que ce week-end. Je l’ai salivé, devrais-je dire tant en tournant une à une ses pages, je me suis imaginé dans sa cuisine à Neauphle-le-Château où elle résidait. Oui, je me suis imaginé à ses côtés, le fumet de ses plats me taquinant les narines, lisant ses conseils quant à la préparation du riz : du riz « parfumé » en sac plastique sans marque qu’on achète dans les boutiques d’alimentation vietnamiennes » disait-elle. « Même ce riz, il faut le laver. Raison de plus pour laver l’autre riz, celui qui a une marque, qui est bien empaqueté et vanté à la télé. Il faut le laver à plusieurs eaux pour enlever le reste de son qui l’enrobe et la poussière et l’odeur du sac de jute – l’odeur du cargo – qui est celle du pétrole. Sentez le riz pas lavé et sentez le riz lavé, vous verrez la différence » écrivait-elle avant de confier qu’il faut le laver entre 4 et 7 fois et que sa cuisson nécessite deux mesures d’eau pour une mesure de riz.
Son ultime conseil : n’achetez jamais du riz glacé à la façon de U.B. La marque française T.A. n’est pas fameuse mais lavée, elle se mangera. Je pense que vous avez identifiée sous les initiales, les marques Uncle Bens et Taureau Ailé. Après ce comparatif du riz signé Duras, je vous donne rendez-vous demain même heure même endroit, on parlera bricolage avec Jean-Paul Sartre ou motoculture avec Edgar Morin. Non je plaisante j’aurai mieux à faire !
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Au rythme où vont les choses, Je pourrais troquer ma casquette d’éditorialiste pour celle de nécrologue, celui qui voit la vie en creux plutôt qu’en pleins et en déliés, annonçant comme un chef de gare les départ un a un ; ajoutant à la petite liste de la semaine dernière le nom d’U-Roy. Oui U-Roy, l’homme que l’histoire a retenu comme inventeur du toast au côté de King Tubby, son incroyable ingénieur du son. C’était un vendredi soir à Kingston en 1969, année fantastique ! Son “Wake The town” enregistré l’année suivante, nous va si bien, nous qui réveillons la ville ! Merci U-Roy, tu as désormais l’éternité pour toi !
Plus de 50 ans plus tard, alors qu’on va tout droit vers un été des festivals assis, j’ai voulu savoir quels droits nous avions de faire de la tawa, la bamboche, la noce, la java, la foire, la bringue ou les 400 coups, quelles possibilités nous avions de nous réunir dans le respect des gestes barrières, il va sans dire.
Car le gouvernement de Jean Castex, son Ministre Véran en tête, recommande de ne pas être plus de 6. Que vaut cette consigne au regard de la loi ? Pas grand-chose à en croire d’éminents juristes qui invoquent la sanctuarisation du domicile de 21h à 6h du mat, sauf pour terrorisme, il va sans dire. Le respect de la vie privée étant garanti par la Constitution et l’article 9 du code civil… Ils ne peuvent rien ! Nous vivons dans un état de droit, si le niveau sonore de votre amicale réunion demeure faible et qu’aucune odeur stupéfiante ne s’échappe de chez vous, aucune moelle épinière surmonté d’un képi ne saurait dans un geste reflexe vous verbaliser ! Après, tout n’est question que d’intimidation, de bluff, de coups de pression. Restez calme, gardez votre masque et maitrisez vos propos, il ne vous arrivera rien. Quant à la mise en danger délibérée de la vie d’autrui, ce délit ne saurait être retenu car il implique un "risque immédiat de mort ou de blessures graves", ce qu’on ne saurait prouver aucun médecin. Restez prudent, protégez-vous, protégez les autres et ne perdez pas le gout du sel de la vie, ce petit rien, qui nous donne envie de nous lever le matin.
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Voilà plus d’un an que la pandémie a rabattu le caquet à nos prétentions. Voilà plus d’un an que tel un éléphant dans un magasin de porcelaine, la pandémie renverse tout sur son passage à commencer par les velléités de croissance de nos sociétés. Voilà plus d’un an que c’est le oaï comme on dit sur la Canebière, plus d’un an que le monde est mis en bière et qu’on ne boit plus une petite mousse au comptoir avant d’aller écouter un concert, d’ailleurs on ne va plus au concert. Comme si cela était la seule cata’ de notre monde qui tourne au ralenti quand ce n’est pas sous perfusion.
Très vite, le masque, le chacun chez soi, le couvre-feu et même la fermeture des frontières sont devenus la norme. Norme sanitaire et norme dans nos têtes. Chassez le naturel, il revient au galop.
« Quand je me regarde, je me désole ; quand je me compare, je me console » clamait le premier ministre québécois Daniel Johnson dans les années 60.
Alors entre désolation et consolation, on a ces derniers temps, tout comparé. Le nombre de malades comme celui des personnes déjà vaccinées, le nombre de lits en hôpital et le nombre de morts.
Macabre désolation, triste consolation dans un quotidien qui se conjugue à l’imparfait du futur, un temps dont on maitrise mal encore les déclinaisons et les inclinaisons.
Alors, à force de tout comparer, on s’est accordé sur un chacun chez soi et Covid pour tous ! Covid pour tous, pas de doute là-dessus. La pandémie est mondiale et ses solutions se devront de l’être, mondiales.
Cela fait bientôt 50 ans que le météorologue américain Edward Lorenz nous alerte quant aux conséquences d’un battement d’ailes de papillon au Brésil, quant à sa possible évolution, son éventuelle transformation en tornade au-dessus du Texas. Et l’on ferait comme si de rien n’était. On le sait, nous vivons tous sur la même planète, nos destins, nos futurs, nos devenirs appelez ça comme vous voulez sont liés. Nous ne sortirons pas de la crise, enfermés dans notre citadelle. Nous ne solutionnerons rien qui ne soit global et si ma double négation est un peu trop compliquée, je vous le dirai de manière plus explicite ce n’est qu’ensemble que nous trouverons des réponses à la crise du Covid, comme à celle du réchauffement climatique, comme à celles petites ou grandes qui jour après jour gagnent en intensité car c’est ensemble et séparément que nous faisons avancer le monde depuis toujours. Si le monde de demain est un autre monde, c’est avant tout notre monde à nous tous, ne l’oublions pas, ne faisons pas comme si nous ne savions pas. A demain.
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Ce matin profitant que le loup n’y est pas, je vous emmène dans un bois au Sud de Toulouse, dans un petit bois non loin de Marsoulas où on a découvert l’entrée de la Grotte paléolithique de Marsoulas, un squatt naturel vieux de 18.000 ans. Je dis on mais je n’en suis pas, ce sont des chercheurs, pas moi je vous rassure tout de suite, d’autant que c’était en 1931 et qu’en 1931 croyez j’avais d’autres choses à faire, à savoir comme souvent : RIEN. C’est là, précisément, là au cœur de cette grotte d’une cinquantaine de mètres de long ornée de peintures qu’ils ont référencé parmi les divers objets, un gros coquillage. Cette conque n’a que tout récemment été identifié comme instrument de musique. Et oui, il a fallu près de 90 ans pour que ces générations de chercheurs se penchent sur le coquillage et réalisent qu’en soufflant à une de ses deux extrémités, on obtenait un son, puis deux, trois, quatre…et pour peu qu’on s’obstine une mélodie, un rythme et qui sait de la musique ! Musique de rites ?
Musiques de fête ? Allez savoir.
Bien sûr, il fallait pouvoir prier, parler aux esprits, échanger avec les ancêtres, communier avec la nature ou faire l’amour aux arbres un des passe-temps qui aidaient à traverser les nuits noires d’hiver.
Il fallait faire bamboche aussi car quand l’hiver givrait tant les lèvres qu’il faisait rimer noir et froid, il fallait faire bamboche !
Car quand, fleurissaient les premiers amandiers en plein cœur de l’hiver, ils n’espéraient qu’une chose : voir le bout du tunnel, en finir avec l’obscurité, croire en des jours meilleurs et des nuits écourtés, et espérer des températures plus clémentes et des monokinis tout riquiquis en peau de bête. Ils ripaillaient, festoyaient alors à n’en pas douter autour d’une côte de dinosaure grillée et d’une galette de ceréales broyées, cuite sur la pierre chaude. Si nos générations de chercheurs avaient songé à lever la tête, ils auraient peut-être découvert accrochés à la pierre, des restes de crêpes. Car hommes et femmes n’ont pas attendu le rite pascal de la traversée, du passage pour célébrer ce dernier tronçon de nuit, pour se dire que les beaux jours finissent toujours par revenir. Ce dont on est sûr ce qu’avant même les beaux jours, je serai là moi demain, même heure même endroit.
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Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé jouer aux cowboys et aux indiens… aussi loin que je me souvienne, j’ai été cow-boy galopant à travers un far-west imaginaire, rocailleux et poussiéreux. Aussi loin que je me souvienne tel Josh Randall, le héros d’Au nom de la Loi incarné par Steve McQueen, j’ai dégainé ma winchester à canon et crosse sciés pour un oui pour un non.
Et puis très vite, j’ai été indien, parce que cow-boy, je ne pouvais plus… histoire de valeurs, disais-je en pédalant dans la rillette à défaut de choucroute.
J’ai abandonné mon arme à feu, pour une arme à flèche tel un cupidon de western spaghetti. Aussi loin que je me souvienne, les armes ont fait partie de mon imaginaire, parce que « pan pan, t’es mort », j’aimais ça quand j’étais minot… Ça ne dure jamais longtemps, en tout cas, jamais une éternité. On revit, c’est pour d’la fausse et moi mourir pour de la fausse, j’aimais ! Mourir au champ d’honneur, des flèches contre des balles ou clamser, calancher, trépasser dans un saloon, tant qu’c’était pour d’la fausse j’aimais bien.
Et puis, je n’ai plus aimé mourir, même pour d’la fausse parce que forcément un jour tu penses que ça sera pour de la vraie et dans la vraie vie, in the real life comme on dit dans les westerns travers de porc sauce miel, j’suis pas pressé. Je n’ai pas envie de me prendre prématurément la porte battante du saloon en pleine poire. J’ai pas envie de croiser la grande faucheuse même si je lui ai déjà fait la nique à plusieurs reprises.
Alors quand j’apprends que l’article 25 de la loi de sécurité globale, celui qui vient après l’article 24 qui nous est déjà resté en travers la gorge, quand j’apprends que cet article autoriserait un fonctionnaire de la police nationale ou un militaire de la gendarmerie toute aussi nationale à porter son arme hors service, dans des conditions définies par un arrêté du ministère de l’intérieur, et qu’en vertu de cela, on ne saurait lui interdire l’accès à un établissement recevant du public, je percute tel la gâchette sur le barillet, pourquoi 4 organisations professionnelles s’inquiètent.
En effet, pas plus tard que jeudi dernier, Technopol, le SMA, la FEDELIMA et De Concert ont, interpellé les sénateurs et sénatrices. Roulement de tambours. « Nous, festivals et lieux de musiques actuelles qui rassemblons des centaines de milliers de spectateurs et spectatrices chaque année, affirmons que dans ces lieux de fête, de rencontres et de création, aucune arme n’y a sa place, que cela est extrêmement dangereux. Ils ajoutent qu’au sein de leurs équipes de sécurité, personne n’est habilité à contrôler la validité d’une carte de police, possiblement falsifiable précise-t-il avant de porter un dernier coup contre ce projet. « Rien de plus simple, dès lors, pour qui souhaiterait commettre une tuerie de masse. ». Fin de citation. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé jouer aux cowboys et aux indiens… et puis j’ai grandi.
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Ce matin, j’suis en furie. Ce matin, j’suis hors de moi ! Faut dire, j’me suis levé du pied gauche. Ce matin, j’avais même deux pieds gauches au réveil.
J’l’dis aux enfants comme à ceux qui croient tout ce qu’on leur dit, c’est une image… sinon jamais j’aurai pu sortir de chez moi. J’n’ai pas deux paires de chaussures identiques et j’suis pas le genre de gars à sortir avec deux chaussures dépareillées. Déjà deux chaussettes, ça me pose question, genre une bleue une verte ou un rouge et une grise, c’est pas mon truc, même si je sens bien qu’ces derniers temps, il y a du relâchement sur la question. Depuis le premier confinement en fait, j’ai remarqué que lorsque ça commence à bouillir en moi. Lorsque mes contradictions internes sortent de leurs réserves. Lorsque je veux tout et son contraire plus que tout et n’importe quoi, lorsque je veux juste tout tout et tout, je me signe une autorisation. C’est cool, les autorisations, y en a pour tous les goûts. C’est comme chez les bons glaciers, y a tous les parfums d’autorisation, des autorisations à buller les yeux accrochés à la ligne d’horizon comme une paire de chaussettes de la même couleur cette fois-ci, des autorisations à la vanille, des autorisations
à signer, tamponner, valider mes propres autorisations. Au début, je trouvais cela ravissant, je l’avoue, mais très vite, s’autoriser à signer ses propres autorisations m’a couru sur le haricot comme on dit du côté de Tarbes. Peut-être peut-on trouver là les raisons de mon courroux matinal comme dirait le psy pleutre d’En Thérapie ? Peut-être pas ?
Quoiqu’il en soit, ce matin, je suis hors de moi. Pour vous, ça ne change probablement rien, vous n’avez pas l’image, mais ce matin, j’vous l’dis, j’suis hors de moi, physiquement à côté de mes pompes. Et je ne sais pas le temps qu’ça va durer, je sais juste que je vais tout faire pour partir en quête et à la conquête de mon for intérieur, une place que j’n’aurai jamais dû quitter. Ça va peut-être me prendre la journée, ou le week-end qui s’annonce dès aujourd’hui pour moi mais rassurez-vous, lundi matin, tout devrait aller mieux. A lundi alors et du bon temps à vous toutes et à tous d’ici là!
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