Bessie Smith (1894-1937)
Tout comme BB King ou John Lee Hooker, elle est connue du grand public (plus que Ma Raney et d'autres...). Quand on parle blues, on mentionne en tête Bessie. Contrairement aux idées reçues le blues féminin ne vient pas de la campagne directement, des champs de coton... mais plutôt des gospels chantés dans les églises et du vaudeville itinérant ou fixe ! Marqué dès le début par un côté pré-variétés, ce qu'on a appelé ensuite "blues" a su se démarquer. Bessie Smith, comme d'autres, a eu dans son orchestre les meilleurs musiciens jazz de son époque. Citons-en quelques-uns: Louis Armstrong (trompette), John Smith (guitare), Jack Teagarden (trombone), Coleman Hawkins (saxo ténor), Benny Goodman (clarinette)...
Comme l’écrit Gérard Herzhaft dans l’Encyclopédie du blues : « C’est encore à l’heure actuelle la plus célèbre chanteuse de blues et son souvenir est extrêmement vivant après de nombreux musiciens de jazz, de blues, voire de pop-musique ainsi que des amateurs pour qui elle reste l’impératrice du blues ». Beaucoup d’encre a été versée sur sa vie tumultueuse tout en oubliant les autres classic blues singers aujourd’hui injustement oubliées. La majorité de ces chanteuses venait du vaudeville et la crise de 1929 balaya leur carrière et elles n’y survécurent pas. « La légende de Bessie Smith n’a cessé de grandir et sa riche voix de contralto a influencé d’une manière ou d’une autre la plupart des grandes chanteuses de blues ou de jazz : Billie Holiday, Big Mama Thornton, Janis Joplin… » (Gérard Herzhaft 1979). Quoi dire de plus ? Écouter !!
Thierry