Bêtes de science
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Bêtes de science episodes

  • Ces rats qui s'éclatent à cache-cache avec les humains

    Le rat ne mérite pas sa mauvaise réputation. Propre, intelligent, fidèle et affectueux, il pourrait devenir le nouveau meilleur ami de l'Homme si on lui laissait une chance. Dans les labos, certains s'amusent même à jouer à cache-cache avec les chercheurs en poussant des cris de joie.


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    Pour aller plus loin :

    • La chronique Bêtes de Science sur Futura
    • Bêtes de science : ces rats s'éclatent en jouant à cache-cache !
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    Musique et bruitages :

    Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

    Sneaky Snitch, par Kevin MacLeod

    Licence: https://filmmusic.io/standard-license

    Funny in France, Jonny Boyle

    Code de licence : EEI7JH9NIVLVHC2S

    Zapsplat


    Crédits :

    Script : Nathalie Mayer, Marie Treibert, Emma Hollen

    Voix : Marie Treibert

    Montage : Emma Hollen

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    6 min
  • Le gobie, un poisson qui saute, marche et grimpe aux arbres

    Il n'a pas l'air très aimable, mais ne vous fiez pas à son air ronchon. Alpiniste, marcheur, sauteur, le gobie passe la grande partie de son temps... hors de l'eau ! Et comme si ça ne suffisait pas à impressionner les curieux, il est également bigrement intelligent.


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    Pour aller plus loin :

    • La chronique Bêtes de Science sur Futura
    • Bêtes de science : ce petit poisson a une mémoire d'éléphant
    • Le gobie comme garde du corps de la crevette-pistolet
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    Musique et bruitages :

    Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

    Cinematic Suspense Series Episode 008, par Sascha Ende©

    Jack The Lumberer, par Alexander Nakarada

    True Detective, par Brian Holtz

    Licence: https://filmmusic.io/standard-license

    Zapsplat


    Crédits :

    Script : Nathalie Mayer, Marie Treibert, Emma Hollen

    Voix : Marie Treibert

    Montage : Emma Hollen

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    6 min
  • Le diamant mandarin, une machine à pouêts ultra sociale

    Contrairement à ses pairs les chimpanzés ou les gorilles, l'orang-outan est bien plus souvent vu comme une figure de la biodiversité que comme un animal doué d'intelligence. Et pourtant, si son habitat est bel et bien menacé, il est également un animal extrêmement futé.


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    Pour aller plus loin :

    • La chronique Bêtes de Science sur Futura
    • Bêtes de Science : la fine oreille du diamant mandarin
    • Le diamant mandarin n'est pas chinois
    • Des couples d'oiseaux discutent pour se répartir les tâches
    • Le chant des oiseaux visualisé en 3D
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    Transcription du podcast :

    Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un petit oiseau bavard et drôlement malin.

    Expressif, joyeux, vif et sociable ; s'accommodant aussi bien des plaines broussailleuses de son Australie natale, que des marais, des montagnes, des parcs ou des jardins ; vous l'aurez compris, le diamant mandarin est un oiseau plutôt facile à vivre. On le retrouve même dans les villes, où l’action des humains a complètement chamboulé le travail de la nature. 

    Ce petit volatile au bec rouge vif et au plumage élégant, tacheté de blanc, ne dépasse guère les dix centimètres et ne pèse pas plus de quinze grammes à l’état sauvage. Un poids plume au comportement attendrissant, car chez lui, les mâles et les femelles forment des couples inséparables, liés à la vie, à la mort.

    Ce n’est d’ailleurs pas la seule relation que le diamant mandarin entretient, car il est un animal social, très social. On le retrouve généralement dans des colonies pouvant atteindre entre 50 et 350 individus ! Et avec autant de monde dans un seul groupe, il est nécessaire de faire preuve d’un peu d’organisation. Il existe donc des arbres sociaux, pour discuter, des arbres de séduction, pour les parades, des nids pour rester au chaud et des nids pour abriter les œufs, mais ce n’est pas tout. Notre oiseau est également très doué pour identifier les voix de ses congénères dans la foule.

    Les propriétaires de diamants mandarins apprivoisés le savent : le petit animal en a dans le coffre. Les mâles du moins, car les femelles, elles, ne chantent pas. Chaque mâle possède son propre chant, une série de bips, de boops et de pouêts ressemblant à un orchestre de jouets pour chien. Écoutez plutôt. [Chants de diamants mandarins.]

    Ces mélodies uniques sont très pratiques pour reconnaître le chanteur qui les produit. Mais même avec cette aide mnémotechnique, le diamant préfère s’appuyer sur la signature vocale de ses pairs, leur voix. C’est un peu comme si votre oncle Norbert chantait toujours la même chanson, mais que vous reconnaissiez sa voix même s’il se mettait soudainement à parler de la dynamique des fluides non-newtoniens ou de la culture du coquelicot au XVe siècle, en somme.

    Des chercheurs de l’université de Berkeley ont fait l'éclatante démonstration de cette compétence à la fin de l’année 2020. Menée sur 38 individus en captivité, l’expérience a révélé que les diamants mandarins sont capables de mémoriser « la voix » de près d'une cinquantaine de leurs congénères à la vitesse de l’éclair. Et, excusez du peu, de toujours s’en souvenir un mois plus tard ! Les scientifiques ont été tellement surpris qu’ils ont eux-mêmes admis qu’ils n’avaient pas préparé assez de chants à tester. D’après eux, la capacité de mémorisation de leurs sujets pourrait s’étendre plus loin encore que ce que leurs résultats révèlent. Pas mal, étant donné que l’on pensait au départ que seuls les humains étaient capables de ce type de performances. Alors, pas si bête le diamant mandarin !

    ​​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et le podcast sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne plus manquer un seul épisode et retrouvez nos autres podcasts sur vos applications audio préférées. On se retrouve dans deux semaines, avec de nouveaux comportements toujours aussi étonnants. À bientôt !


    Musique et bruitages :

    Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

    Adventures in Adventureland, par Kevin MacLeod

    Licence: https://filmmusic.io/standard-license

    Funny in France, par Jonny Boyle

    Code de licence Uppbeat: EEI7JH9NIVLVHC2S

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    BBC Sounds

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    5 min
  • L'orang-outan, ce grand imitateur

    Contrairement à ses pairs les chimpanzés ou les gorilles, l'orang-outan est bien plus souvent vu comme une figure de la biodiversité que comme un animal doué d'intelligence. Et pourtant, si son habitat est bel et bien menacé, il est également un animal extrêmement futé.


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    Pour aller plus loin :

    • La chronique Bêtes de Science sur Futura
    • Bêtes de science : ces orangs-outans savent, d’instinct, utiliser un marteau
    • En reportage, à la rencontre de l'orang-outan, « l'homme de la forêt »
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    Transcription du podcast :

    Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un singe iconique et plutôt unique en son genre.

    Orang-outan. En voilà un drôle de nom, même pour un singe. Mais si vous parlez un peu malais – qui sait – vous savez déjà qu’il ne lui a pas été donné par hasard. Car en Malaisie, où le grand singe survit encore, orang hutan signifie « peuple de la forêt » ou « homme de la forêt ». Eh oui, avec sa carrure imposante, ses grands bras à la fourrure orangée et son regard expressif, l’orang-outan a décidément quelque chose d’assez… humain. Bon, pas complètement bien sûr. Pour sa part, il a plutôt choisi d’élire domicile dans les arbres, où il se délecte de fruits, de feuilles et d’insectes. La belle vie me direz-vous ! Eh bien pas vraiment en fait. Parce que si, autrefois, l'orang-outan prospérait sur l'ensemble du continent asiatique, il n'est aujourd'hui plus présent à l'état sauvage que sur deux petites îles : celles de Sumatra et de Bornéo. Au point qu’aujourd’hui il survit plus qu’il ne vit. Et comme toujours, ce sont les activités humaines qui sont responsables de sa lente disparition. Le découpage et la destruction de son habitat, la forêt tropicale, servent à la culture de la tristement fameuse huile de palme, mais aussi à l'exploitation minière ou la construction d'infrastructures. Il est aussi chassé et parfois vendu, et bien sûr, c’est une des nombreuses victimes du réchauffement climatique, qui a un impact négatif sur ses forêts et sur la quantité de nourriture qu’il y trouve.

    Un sort bien triste que nous réservons à cet animal pourtant très intelligent. Car, derrière son aspect débonnaire se cache un grand singe particulièrement futé, capable de résoudre des problèmes plutôt complexes. Tenez, il y a quelques années, des chercheurs ont tenté de le mettre à l’épreuve . Ils ont placé des individus en captivité face à des tubes de verre remplis d’eau. À leur surface flottaient de délicieuses arachides, friandises irrésistibles pour les orangs-outans, clairement visibles, mais aussi clairement inaccessibles à portée de doigts. Qu'à cela ne tienne, pour les extraire, les singes ont trouvé la solution : aspirer de l'eau dans leur bouche et la recracher dans les tubes pour faire monter le niveau jusqu’à pouvoir se saisir de la succulente récompense.

    Bien sûr, l'orang-outan n'est pas le seul animal à savoir utiliser des outils ou des astuces de ce genre ! Mais ce grand animal orange pousse ses compétences un peu plus loin que les autres. Et pas seulement grâce à son pouce opposable – comme le nôtre – qui lui permet de se saisir et de manipuler facilement toutes sortes d'objets. Il doit aussi son talent à sa capacité d’observer finement son environnement.

    Dans les zoos et autres sanctuaires, les éthologues – les scientifiques qui étudient les animaux – ont constaté que ce grand singe aime prendre le temps d'étudier le comportement des autres, y compris celui des êtres humains. Une habitude qui permettrait d’enrichir le répertoire de ses savoir-faire. Il paraîtrait même que certains se sont mis à se brosser les dents ! Mais l’orang-outan n’excelle pas que dans l’imitation, il est aussi capable de tirer ses propres conclusions.

    Des chercheurs allemands ont ainsi soumis des singes des zoos de Leipzig et de Zürich à un petit test, en leur donnant des noix dures, des branches qu'ils pourraient utiliser comme des marteaux et un bloc de bois qui pourrait servir d'enclume. Les orangs-outans les plus âgés ont peut-être choisi de compter sur leurs dents pour casser les noix, mais les autres ont spontanément utilisé les outils à leur disposition, avec succès !

    Ainsi, les orangs-outans seraient-ils capables d'apprendre par eux-mêmes un comportement aussi compliqué que celui d'utiliser non pas un mais une combinaison de deux outils pour arriver à leur fins. Une nouvelle preuve que ce grand singe pas comme les autres mérite bien mieux qu’une triste existence dans une forêt menacée. Alors, pas si bête l’orang-outan !

    ​​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et le podcast sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne plus manquer un seul épisode et retrouvez nos autres podcasts sur vos applications audio préférées. On se retrouve dans deux semaines, avec de nouveaux comportements toujours aussi étonnants. À bientôt !


    Musique et bruitages :

    Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

    Morning Rhythm, par Rafael Krux

    Fuzzball Parade, par Kevin MacLeod

    Licence: https://filmmusic.io/standard-license

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    BBC Sounds

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    6 min
  • Cet oiseau mexicain s'est mis à la cigarette

    Le roselin du Mexique est un oiseau extrêmement adaptable. Introduit plus ou moins accidentellement en Amérique du Nord, il y prospère aujourd'hui aussi bien dans la nature que dans les villes, au point que même nos déchets ont trouvé une utilité dans sa vie quotidienne.


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    Pour aller plus loin :

    • La chronique Bêtes de Science sur Futura
    • Des oiseaux éloignent leurs parasites... avec des mégots de cigarette
    • Les Roselins noirs femelles sont infidèles
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    Transcription du podcast :

    Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un oiseau qui a su transformer nos déchets en véritables produits miracles.

    On l’appelle Haemorhous mexicanus, carpodaque ou encore roselin du Mexique. Son plumage pourrait être banal, proche de celui du moineau, mais il se distingue par une tache rouge intense, comme si notre petit oiseau s’était pris un pot de peinture dans la tête ou qu’il avait participé à la Holi, cette hindoue où l’on s’envoie des poudres de couleurs vives dans le visage.

    Ce passereau est originaire du Mexique, comme son nom l’indique, mais on le trouve aujourd’hui partout en Amérique du Nord. En effet, dans les années 40, il est importé et vendu illégalement sous le nom de « roselin d’Hollywood » aux États-Unis, où il connaît un grand succès commercial. La loi finit cependant par rattraper les propriétaires et les vendeurs d’oiseaux qui décident de relâcher leur marchandise dans la nature plutôt que de risquer l’amende. Mais ce genre d’acte a toujours des conséquences sur la nature.

    Résultat : le carpodaque se diffuse sur un vaste territoire dont il n’était pas originaire mais où il prospère pourtant encore de nos jours, et se porte plutôt bien. Il est même devenu une source d’alimentation importante pour les prédateurs et un disséminateur des graines bénéfique pour la flore locale. Très sociable, il réside aussi bien dans la nature que dans les villes, où il investit les nichoirs avec sa moitié. Car le roselin du mexique est monogame, et pour séduire sa dulcinée, il réalise une parade nuptiale impressionnante, avec pour point culminant une figure que les chercheurs ont baptisée le « vol du papillon ». Durant celle-ci, le mâle monte en vol à une altitude de 20 ou 30 mètres puis redescend lentement jusqu'à son perchoir en chantant gracieusement pour sa douce. Un grand romantique ce petit oiseau !

    Mais s’il nous intéresse aujourd’hui, ce n’est pas tant pour ses talents d’artiste aérien que pour son intelligence. Une intelligence qui lui a permis de s’adapter merveilleusement au monde des humains et de tirer des bénéfices de nos déchets les plus dégoûtants comme… les mégots de cigarette.

    En effet, les chercheurs ont constaté que les roselins vivant en ville ont pour habitude de compléter la construction de leurs nids avec quelques mégots savamment disposés : parfois plus d’une dizaine d’entre eux, parfois simplement un filtre ou deux, décortiqués de leur papier. Mais pourquoi donc remplir sa maison de ces détritus qui, disons-le franchement, ne sentent pas très bon ? Vous devinez ?

    Une équipe de scientifiques de l’université du Mexique s’est penchée sur la question et a découvert que cette pratique permettait d’éloigner les parasites, et en particulier les redoutables tiques qui aiment sucer le sang des oiseaux et s’attaquer à leurs plumes. En effet, chimistes amateurs ou pas, les roselins ont bien compris que la nicotine agit comme un insecticide très efficace – tant et si bien d’ailleurs que les néonicotinoïdes sont aujourd’hui tristement célèbres pour leur impact délétère sur les populations d’abeilles.

    Malheureusement, cette idée brillante s’accompagne d’un effet secondaire plutôt problématique pour les oiseaux, car on connaît les composants néfastes de la cigarette. Des études ont confirmé que ces produits chimiques interfèrent avec la division cellulaire. Dit plus simplement, bien que les mégots les protègent des parasites, ils pourraient bien aussi avoir un effet négatif sur la santé des oisillons à mesure qu’ils grandissent. Les scientifiques ignorent encore si les oiseaux n’ont pas conscience de ce phénomène ou s’ils estiment que le jeu en vaut malgré tout la chandelle. 

    Quoi qu’il en soit, force est quand même de reconnaître que ce petit passereau en a dans la cervelle. Capable de comprendre le pouvoir invisible des objets que nous jetons dans les rues, il sait les utiliser à son avantage et nous montre au passage que si le recyclage est à la portée des oiseaux, il est à la portée de tous. Alors, pas si bête, le roselin du Mexique !

    ​​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et le podcast sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne plus manquer un seul épisode et retrouvez nos autres podcasts sur vos applications audio préférées. On se retrouve dans deux semaines, avec de nouveaux comportements toujours aussi étonnants. À bientôt !


    Musique et bruitages :

    Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

    Sardana, par Kevin MacLeod

    Cinematic Suspense Series Episode 009, par Sascha Ende®

    Creations, par Rafael Krux

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    6 min
  • Hans le Malin, le cheval qui savait compter

    Dans nos légendes comme sur les routes, le cheval nous accompagne depuis très longtemps, mais un nom en particulier a marqué les esprits : celui de Hans le Malin, le cheval qui savait compter. Comment s'y prenait-il ? Vous le découvrirez en écoutant ce nouvel épisode de Bêtes de Science.


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    Pour aller plus loin :

    • La chronique Bêtes de Science sur Futura
    • Bêtes de science : la drôle d'histoire d'un cheval savant
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    Transcription du podcast :

    Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à l’un de nos plus anciens compagnons de voyage.

    Les légendes de nos régions racontent parfois des histoires à glacer le sang, surtout sur le cheval. En Alsace, on murmure qu'il est l'animal du diable, celui qui bouscule les voyageurs solitaires. En Provence, on rapporte qu'il erre dans les rues, la nuit, pour enlever les enfants imprudents. Et en Normandie, on se méfie de sa capacité à hypnotiser les humains, car on raconte que beaucoup auraient ainsi été attirés vers la mer, sans jamais pouvoir en revenir.

    Pourtant, presque à l'image du chien, le cheval entretient avec l’humain des relations très étroites, tissées au fil de millénaires d'aventures partagées. D’ailleurs, il est, lui aussi, capable de communication interspécifique, c’est-à-dire d’échanger avec des animaux n’appartenant pas à son espèce. En l’occurrence, nous. Eh oui, n’oublions pas que nous sommes des animaux ! Le cheval est capable d’attirer notre attention sur quelque chose, d’exprimer certains de ses états par le regard, de reconnaître des visages, de lire des émotions, ou encore d'apprendre à désigner des symboles pour s'exprimer. Certains cavaliers ont même remarqué que leur cheval avait appris à ouvrir les portes en les observant, afin d’aller dérober une petite friandise cachée à l’intérieur d’un box ou d’une maison. Bref, cet animal est doté de compétences cognitives sociales impressionnantes. Mais attendez la suite, car pour vous le prouver, voici l’histoire d’un cheval qui mérite bien son nom : Hans le malin.

    Ce sympathique équidé se fait connaître au tout début du XXe siècle. On parle de lui dans toute l'Europe, et même aux États-Unis, c’est une vraie superstar. Mais pourquoi ? Eh bien, si l’on en croit ce qu’il se dit, Hans est capable de résoudre des problèmes mathématiques. Bon d’accord, plus précisément, il sait faire des additions et des soustractions. Mais c’est déjà pas mal pour un cheval !

    Imaginez. Au milieu d’une foule de badauds ébahis, Hans se tient devant une table de fortune montée sur des tréteaux, où se dressent quatre bâtons de bois. Son maître William Von Osten, un ancien professeur de mathématiques allemand, soulève alors une boîte, révélant deux autres bâtons et lui demande : « Combien font deux plus quatre ? ». Alors que le public retient son souffle, Hans tape du sabot sur le sol, une fois, deux fois, trois fois puis six. C’est la bonne réponse ! Des sceptiques demandent à mener l’expérience eux-mêmes pour vérifier qu’il n’y a pas de tricherie, mais cette fois encore, le cheval répond toujours correctement. Télépathie entre le cheval et son maître, influence magnétique… Les théories les plus farfelues voient alors le jour. Un groupe d'experts scientifiques finit même par conclure que son talent est authentique, ce qui ne fait qu’accroître son succès.

    Mais en réalité, Hans ne sait pas compter. Sa compétence réside ailleurs. Et ça, l’étudiant en philosophie et en médecine Oskar Pfungst l’a bien remarqué. Ce dernier mène plusieurs expériences avec le cheval et remarque que celui-ci se trompe régulièrement lorsque les personnes qui l’interrogent ignorent elles-mêmes la réponse. Ou bien lorsqu’elles se trouvent en dehors de son champ de vision. Alors, vous devinez comment Hans s’y est pris ?

    Il ne sait peut-être pas lire les nombres, mais il est très doué lorsqu’il s’agit de lire sur le visage des humains. Et ça, surtout lorsqu’il sait qu’il y a une carotte à la clé ! Eh oui ! Au lieu d’essayer de s’embêter avec des additions et des soustractions qui ne l’intéressaient guère, l’animal futé observait les expressions, parfois inconscientes, de ceux qui le questionnaient. Les humains et beaucoup d’autres animaux expriment et perçoivent toutes sortes de signaux inconscients quand ils communiquent. Un phénomène qui porte aujourd’hui le nom d’effet… Hans le Malin ! Ainsi, il parvenait à deviner quand il s’approchait de la bonne réponse et qu’il fallait s’arrêter, donnant l’impression qu’il savait tout simplement compter.

    La révélation d’Oskar Pfungst a mis un terme au succès de Hans, son maître décida même de s’en séparer, déçu de son animal. Pauvre Hans… On raconte qu’il est ensuite devenu cheval militaire et qu’il a connu une fin assez sordide sur le champ de bataille. Pourtant, même s’il ne savait pas compter, il a su démontrer avec brio que les membres de son espèce sont d’exceptionnels mentalistes, capables de nous comprendre par-delà ce que nous leur disons. Alors, pas si bête, le cheval !

    ​​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et le podcast sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne plus manquer un seul épisode et retrouvez nos autres podcasts sur vos applications audio préférées. On se retrouve dans deux semaines, avec de nouveaux comportements toujours aussi étonnants. À bientôt !


    Musique et bruitages :

    Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

    Lonely Mountain, par Rafael Krux

    Magical Dancers et Popular Dances In The Town Square, par MusicLFiles

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    6 min
  • La fourmi du Sahara utilise un GPS solaire

    Partons ensemble dans le désert à la rencontre de la fourmi du Sahara, Cataglyphis fortis. Cousine de la fourmi la plus rapide au monde, celle-ci est dotée d'un sens de l'orientation hors du commun. Comment fait-elle pour s'y retrouver dans une mer de grains de sables où les moindres traces de phéromones s'évaporent au soleil ? C'est la question à laquelle nous répondons dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science.


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    Pour aller plus loin :

    • La chronique Bêtes de Science sur Futura
    • Bêtes de science : l'incroyable sens de l'orientation des fourmis du désert
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    Transcription du podcast :

    Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à une fourmi qui a le sens de l’orientation.

    Ah, les fourmis ! On en trouve un peu partout sur Terre, sauf, peut-être au Groenland et en Antarctique. Ailleurs, il suffirait presque de baisser la tête pour en voir courir partout sur le sol... et nos tables de pique-nique. Elles n’ont pas l’air de grand-chose, ces petites bêtes qui s’agitent à nos pieds. Chacune d’elle ne dépasse généralement pas les 10 milligrammes, le poids plume du règne animal. Mais prises ensemble, elles forment une armée gigantesque, pesant plus lourd que l'humanité tout entière, et représentant entre 10 et 20% de la biomasse animale terrestre de la planète !

    Petites et rouges, grosses et d’un noir brillant, à tête ronde ou plate, les chercheurs n'en finissent plus d’identifier de nouvelles espèces : plus de 12.000 au moment où je vous parle. Et ce n'est pas plus mal, car leur rôle écologique est énorme. Les fourmis protègent certains arbres des parasites, participent à la dispersion des graines, défendent les fruits contre les attaques d'insectes et nettoient la nature en mangeant les petits animaux morts. Et croyez-moi, elles en ont aussi dans la cervelle, car ces insectes qu'on dit eusociaux, c'est-à-dire qui ont un mode d’organisation sociale où chaque fourmi occupe un rôle très précis, communiquent entre eux de manière très sophistiquée et sont capables de résoudre des problèmes complexes. Leur cerveau, pourtant minuscule, peut enregistrer une étonnante quantité d'informations d'une très grande précision. C'est notamment le cas d'une fourmi qui vit dans le désert du Sahara. Une cousine de la fourmi la plus rapide au monde, capable de courir (bon, toutes proportions gardées) jusqu'à dix fois plus vite qu'Usain Bolt. 

    Celle qui nous intéresse aujourd’hui n'est peut-être pas aussi rapide. Mais elle a mis au point une stratégie vraiment impressionnante pour se repérer dans le désert cuisant, où les températures peuvent facilement dépasser les 40 °C. S’il est déjà compliqué pour un humain de différencier une dune d’une autre, imaginez un peu la difficulté pour notre petite fourmi de s’orienter dans une mer composée de milliards de milliards de grains de sable !

    Pour ne pas se perdre en chemin, les fourmis ont pour habitude de jouer les Petit Poucet. Sauf qu’à la place de cailloux ou de miettes de pain, ce sont des signaux chimiques qu’elles essaiment sur leur route. Des espèces de balises invisibles qui leur permettent de retrouver la fourmilière grâce à leur odorat très performant. Ah, et si vous avez remarqué que les fourmis n’ont pas de nez, c’est parce qu’elles remontent les pistes olfactives à l’aide de leurs antennes !

    Le souci, pour la fourmi du Sahara, c’est que dans le désert il fait chaud. Tellement chaud que ses messages chimiques s’évaporent sous l’action du soleil avant même que la pauvre petite bête n’ait pu rejoindre les siennes. Du coup, changement de stratégie ! Notre téméraire aventurière ne se laisse pas démonter, et plutôt que d’en vouloir à celui qui l’empêche de rentrer, elle décide d’en faire son allié. Car les chercheurs ont démontré qu’elle utilise la position, l’intensité, et même la polarisation de la lumière du soleil en plus de son environnement pour s’orienter et apprécier les distances. Mieux encore, une fois qu’elle a trouvé de quoi manger, elle peut, rien qu'en regardant le Soleil, évaluer quel sera le chemin le plus court pour rentrer chez elle. Parce que quand on se balade sur du sable pouvant atteindre les 70 °C en plein soleil, on a tout intérêt à retourner rapidement se mettre au frais !

    D'autres fourmis, en Andalousie et en Australie, ont fait preuve des mêmes capacités, et peuvent même se repérer et se déplacer à reculons. Pas mal pour tirer un gros morceau de gâteau jusqu'à la maison !

    Mais, revenons aux fourmis du Sahara car ces dernières ont un pouvoir supplémentaire. D’après les chercheurs, elles bénéficieraient d'un podomètre intégré, vous savez, cet appareil qui sert à mesurer les distances. Et pour le vérifier, ils ont mené une expérience pour le moins cocasse... en leur enfilant des échasses. Plus précisément, l’équipe leur a attaché de minuscules brindilles au bout des pattes pour les allonger et leur permettre de couvrir une plus grande distance à chaque enjambée. Résultat : les fourmis se déplacent en moyenne 50 % trop loin. Alors bien sûr, cela ne signifie pas forcément qu’elles arrivent à compter leur pas, mais ce qui est sûr, c’est qu’elles possèdent une excellente capacité d’analyse et de mémorisation. Alors, pas si bête, la fourmi du Sahara !

    ​​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et le podcast sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne plus manquer un seul épisode et retrouvez nos autres podcasts sur vos applications audio préférées. On se retrouve dans deux semaines, avec de nouveaux comportements toujours aussi étonnants. À bientôt !


    Musique et bruitages :

    Silly Intro, Freedom, et Sandstorm, par Alexander Nakarada

    Desert Night, par Sascha Ende®

    Licence: https://filmmusic.io/standard-license

    Arabic Wedding, Christina Nemo

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    6 min
  • Pourquoi le chat caquète lorsqu'il observe les oiseaux (HS spécial été #3)

    Bienvenue dans ce nouvel épisode Nature sur Écoute, le hors série estival de Bêtes de Science. Aux côtés d'Elise et Pierre Kerner, nous nous demandons cette fois-ci pourquoi les chats caquètent lorsqu'ils observent les oiseaux de l'autre côté d'une fenêtre. C'est parti pour un voyage à la découverte du répertoire vocal surprenant de ce félin qui nous accompagne depuis la nuit des temps.


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    Pour aller plus loin :

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    Transcription du podcast :

    Bienvenue dans la Nature sur Écoute, l’escapade sonore de Futura proposée par Élise et Pierre Kerner.

    Victor Hugo écrivait : « C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas. » Alors, écoutons-là !


    [Bruit de caquètement d'un chat.]

    PIERRE : Mais qu’est-ce qu’il a encore ce chat ?

    ELISE : Mais arrête de te moquer de notre chat. Pauvre JiJi ! Tu es très mignonne.

    – Je ne me moque pas du tout ! Je m’intéresse à ce que mon chat essaie d’exprimer à travers les sons qu’elle produit. J’essaie de la comprendre car je sais que le répertoire vocal des chats est très diversifié. Tu savais qu'il existe au moins douze catégories de production sonore chez les chats domestiques ? Ils miaulent et ronronnent, ça tout le monde le sait ; mais ils peuvent aussi feuler [bruit de chat feulant], gronder [bruit de chat grondant], hurler [bruit de chat hurlant]...  

    – Oh, tu fais super bien le chat ! Mais tu as oublié de préciser qu’ils savent murmurer, mugir, grogner, crachoter. Tu sais, je crois qu’on a vu le même documentaire. Je me souviens même d’une comparaison avec d’autres félins...

    – Pour être plus précis, il faudrait parler de chats domestiques comparés aux populations férales.

    – Oui alors, tu peux t’exprimer simplement hein.

    – Eh ben « féral », c’est le terme qui désigne les chats domestiques retournés à l’état sauvage. Et des chercheurs ont démontré que leur répertoire vocal est bien moins développé que celui des chats qui côtoient les humains.

    – Alors, si mes souvenirs sont bons, la conclusion du documentaire, pour être exacte, montrait plutôt que la diversité des vocalises des chats domestiques était unique non seulement parmi les félins, mais même au sein des carnivores, comme les ours, les chiens… 

    – Oui, ben c’est bien beau de s’intéresser à tous les carnivores. Mais moi mon attention se concentre sur JiJi ! Je ne suis pas un traître à sa cause.

    – [Elise, choquée] Je ne relève même pas tes accusations. Mais je te signalerai qu’à l’occasion de la dernière visite chez le vétérinaire – tu dois t'en souvenir, puisque c'est moi qui m'en suis chargée –, nous avons longuement discuté de ses ronronnements. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais elle ne ronronne pas toujours de la même manière. Je l’avais même enregistrée. Attends, je dois avoir gardé ça sur mon portable... Alors, est-ce que tu serais capable de reconnaître le contexte dans lequel elle émet ce ronronnement ?

    [Ronronnement.]

    PIERRE : Ben oui ! Là elle est contente, on lui fait des câlins.

    – Okay. Et pour celui-ci ?

    [Ronronnement plus aigu.]

    PIERRE : Ça c’est simple : c’est quand tu as oublié de la nourrir.

    – [Grognement] Je passe sur ton ironie, parce que ton interprétation n’est pas loin de la réalité.

    – Ha !

    – Le véto m’a expliqué qu’une étude avait distingué deux catégories de ronronnements : celui de base et un autre caractérisé par des composantes aiguës, très désagréables à l’oreille humaine, et qui est particulièrement efficace pour solliciter l'attention de leurs maîtres.

    – Oui, merci pour cette petite leçon, mais je te ferai remarquer qu’on est pas plus avancés sur le son que JiJi a émis tout à l’heure. T’as sollicité l’avis du véto à ce propos ?

    – Non, mais moi je ne me suis pas endormie devant le documentaire. Et ils évoquaient ces bruits un peu étranges à la fin : il y avait les claquements de mâchoires, les pépiements, euh les gazouillis, je crois...

    – Ah mais oui ! Mais oui, mais oui c’est vrai, il y avait aussi les stridulations ! Tu as raison, j’avais oublié qu’ils parlaient de ces phénomènes. 

    – Il me semble que plusieurs hypothèses étaient évoquées à propos des motivations derrière ces différents sons. D’abord, ils exposaient le contexte dans lequel les chats produisent ces sons. Apparemment c’est toujours lorsqu’ils sont confrontés à une proie, un oiseau ou un insecte, qu’ils ne sont pas en mesure d’atteindre. Donc, certains chercheurs expliquent qu’il s’agit de l’expression d’une frustration. 

    – Ah ouais... Ah mais oui ! Et d’autres experts penchaient plutôt pour un mouvement réflexe de la mâchoire, un peu comme s’ils préparaient inconsciemment la morsure fatale.

    – Ouais, et dans mes souvenirs il y avait une troisième hypothèse, plutôt en vogue en ce moment, avec une expression du type, euh... mimétisme agressif.

    – Ah mais oui, mais bien sûr ! D’ailleurs le mimétisme agressif, c’est un phénomène qui existe chez d’autres animaux. L’exemple le plus connu, c’est les baudroies. Tu sais ces poissons qui ont une espèce de canne à pêche sur la tête ?

    – Oui je vois.

    – Elles possèdent une extension modifiée de leurs nageoires qui prend l’apparence des plats favoris de leur proie pour les attirer. Mais je ne me souviens pas pourquoi les scientifiques penchent pour cette hypothèse chez le chat.

    – Apparemment il ne s’agit pas de résultats d’une expérience mais de témoignages directs de chercheurs qui ont observé ce phénomène chez un autre félin. Le... margay ! Pendant une expédition en Amazonie, ils ont vu et entendu cette sorte de gros chat arboricole imiter les cris d’un bébé tamarin, une espèce de singe avec une drôle de tête. Niveau chasse, l’opération s’est avérée un échec cuisant...

    – [Rire] D'accord.

    – ... mais la stratégie n’est peut-être pas si bête que ça selon eux, car l'imitation a conduit certains des singes du groupe à se rapprocher du son émis par le margay.

    – Ah ouais !

    – C’est vrai que c'est assez mince pour produire une conclusion scientifique robuste, mais ces résultats sont quand même appuyés par plusieurs témoignages des populations locales qui ont observé le même comportement d’imitation chez le puma, les jaguars ou les ocelots. 

    – C'est fou. Mais en fait, c’est assez raccord avec ce que je sais du mimétisme agressif acoustique chez d’autres espèces. Il y a ce cas de la sauterelle australienne, Chlorobalius leucoviridis, capable d’imiter des cigales femelles pour attirer et dévorer des mâles. 

    – Je savais pas que les sauterelles étaient carnivores !

    – C’est le cas pour celles-ci. Et pour se concocter un riche panier repas bien diversifié, elles imitent les cliquetis des femelles cigales de plusieurs espèces différentes. Je pense qu’on peut facilement trouver des extraits audio sur internet. [Bruit de clavier, puis clic de souris.] Voilà ! Écoute.

    [Stridulation rythmiques d'une sauterelle.]

    – Ouais, c’est marrant, mais ces cliquetis ne sont quand même pas des sons complètement extraordinaires.

    – C’est parce que le talent de l’imitateur réside plutôt dans le tempo. Des chercheurs ont eux-mêmes réussi à attirer des mâles en claquant des doigts [claquements de doigts] selon le rythme spécifique de ces duos musicaux.

    – Okay...

    – Oui ben alors, si tu veux une imitation plus impressionnante, on sort du mimétisme agressif. Et je vais te faire écouter la performance d’un splendide geai bleu domestique, enregistrée en Floride.

    [Son d'un geai bleu imitant les miaulements d'un chat.]

    [Miaulement apeuré de Jiji.]

    – Oh JiJi, pauvre petit chat, t’es toute perturbée…

    – Oh, allez viens. On va lui faire des petites papouilles !

    [Ronronnement] 


    Merci d’avoir suivi ce hors-série La Nature sur Écoute. Si ce format vous a plu, n’hésitez pas à nous le faire savoir en le partageant sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FuturaPod et nous reviendrons l’été prochain avec une nouvelle saison. Pensez à vous abonner à Bêtes de Science et à nos autres podcasts pour continuer de vitaminer vos journées tout en apprenant et laissez-nous une note sur les plateformes de diffusion pour soutenir notre travail. En attendant la semaine prochaine, continuez de tendre l’oreille.


    Musique et bruitages :

    Porch Blues, par Kevin MacLeod

    Licence: https://filmmusic.io/standard-license

    Zapsplat

    BBC Sounds

    Curtis Marantz, Macaulay Library


    Crédits :

    Texte et narration : Elise et Pierre Kerner

    Montage : Emma Hollen

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    8 min
  • La sardine, plus douée que la Patrouille de France

    En rillettes, en boîte de conserve ou fraîche, la sardine est un mets qui s'accorde de mille façons à nos plats, mais elle est avant tout un être vivant. Qui plus est, un petit poisson aux multiples talents ne dépareillant pas de la Patrouille de France lorsqu'il s'agit de se déplacer en formation organisée. Pourquoi la sardine se déplace-t-elle en banc et comment s'y prend-elle pour créer ces formes splendides d'une impressionnante précision ? C'est la question à laquelle nous répondons dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science.


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    Pour aller plus loin :

    • La chronique Bêtes de Science sur Futura
    • Bêtes de science : l'intelligence collective de la sardine
    • "Sardine run" : la rencontre de milliards de créatures marines
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    Transcription du podcast :

    Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un petit poisson qui en a dans le citron.

    Elle a beau être assez commune à nos yeux, elle n’en est pas moins assez coquette. Elle a le dos bleu vert et le ventre argenté. Parfois, elle pare aussi ses flancs d'une délicate bande bleue. Elle a de grandes écailles, mais reste ce que les chercheurs appellent un petit poisson. Elle, c'est la sardine. Et, en rillettes, en conserve ou fraîche, ce poisson gras est délicieux à déguster, d'autant qu'il est riche en oméga-3 et source de vitamine D. Rien qu'en France, on pêche en moyenne plus de 20.000 tonnes de sardines par an. Ça en fait, de la rillette ! Pourtant, l'espèce n'est pas considérée comme menacée, même si ses populations sont surexploitées, notamment en Méditerranée. D'ailleurs, saviez-vous que la sardine doit son nom à la Sardaigne sur les côtes de laquelle elle était particulièrement abondante pendant l'Antiquité ?

    Aujourd'hui, en revanche, ses effectifs fluctuent beaucoup d'une année sur l'autre, pour une raison qui échappe encore aux scientifiques. Au point que sa potentielle disparition les inquiète. Car certes, la sardine est un plat délicieux, mais c’est avant tout un être vivant, qui ravit nos papilles mais constitue aussi la base alimentaire d’un grand nombre d’espèces dans l’océan. Pour un si petit poisson, son rôle au sein des écosystèmes marins est vraiment impressionnant ! Les experts pensent en effet que les sardines sont essentielles à la survie des zones marines. Leur place intermédiaire dans la chaîne alimentaire en fait un maillon crucial : sans elles, les mouettes, les dauphins, les requins, les anguilles et bien d’autres espèces mourraient de faim, tandis que les populations de plancton grandiraient de manière incontrôlée.

    Mais vous connaissez la chanson, si nous nous intéressons aux sardines aujourd’hui, c'est pour parler intelligence. Car la maman, des poissons, elle est bien gentille, mais surtout pas si bête. Et si les points de comparaison entre les abeilles et les sardines ne sont pas nombreux, elles se rejoignent au moins sur un aspect : leur plus grande force est l’intelligence collective. C'est bien connu, la sardine vit en bancs, ces immenses groupes argentés qui se déplacent d’un seul mouvement en rangs serrés. Dans la nature, le spectacle est étonnant et époustouflant, donnant lieu à des formes géantes se mouvant à la manière des murmurations d’étourneaux dans le ciel. Mais il est aussi fort utile pour notre petit poisson. En restant en bancs, les sardines apparaissent plus impressionnantes aux yeux de certains prédateurs des mers, comme une sorte de poisson géant dont chaque écaille est un individu. Se déplacer en bancs leur permet en fait d’économiser de l’énergie. Les sardines profitent des courants créés par chacune de leurs voisines pour se déplacer plus vite, tout comme les oiseaux migrateurs volent en formation pour mieux fendre l’air. Jusqu'à un million de ces poissons filent à vive allure, en totale harmonie et sans jamais se heurter. Et c’est cette aptitude incroyable qui a intrigué les chercheurs en éthologie, ceux qui étudient le comportement des espèces animales. Ils se sont aperçu que seules deux ou trois règles suffisent aux sardines pour coordonner leurs mouvements dans la masse. Voici les règles du Sardine Club. Premièrement : interdiction de s'éloigner de ses voisines de plus de dix centimètres. Deuxièmement : interdiction de s'approcher de ses voisines de plus de dix centimètres. Eh oui, chez les sardines, la discipline est militaire ! Enfin, il semblerait que les sardines ne se mettent pas en mouvement toutes en même temps. Seuls quelques individus initient le déplacement, qui se diffuse ensuite aux autres comme une hola dans un stade de football. C’est la troisième règle : imiter en permanence le comportement moyen de la dizaine d’individus les plus proches de soi. Si les sardines respectent les règles de ce club, alors leur survie devient optimale, même si elles restent le casse-croûte préféré des océans.

    Résultat : des bancs de sardines parfaitement coordonnés grâce à la force de l'intelligence collective. Pas besoin de chef pour diriger les troupes. Personne ne commande. Si une sardine aperçoit un prédateur qui l'effraie, elle déguerpit en entraînant avec elle l'ensemble de ses copines en seulement quelques millisecondes. Loin de la considérer comme un simple complément pour une salade estivale, les spécialistes de la robotique et de l’intelligence artificielle admirent cette compétence et s’en inspirent pour concevoir des robots ou des véhicules autonomes toujours mieux organisés. Alors, pas si bête, la sardine !

    ​​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et le podcast sur vos plateformes audio préférées. Ne manquez pas notre hors-série estival, La Nature sur Écoute, animé par Pierre et Élise Kerner, à paraître une semaine sur deux sur jusqu’au 10 août. Quant à nous, on se retrouve dans deux semaines, avec de nouveaux comportements toujours aussi étonnants. À bientôt !


    Musique et bruitages :

    Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

    Imagefilm 033 et Mini Fairytales Theme, par Sascha Ende

    Licence: https://filmmusic.io/standard-license

    Thème de La Maman des poissons de Boby Lapointe au ukulélé, par Emma Hollen

    Zapsplat

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    6 min
  • Mouche cannibale et grillons mutants à Hawaï (HS spécial été #2)

    Bienvenue dans ce nouvel épisode Nature sur Écoute, le hors série estival de Bêtes de Science. Aux côtés d'Elise et Pierre Kerner, partez en direction de l'île d'Hawaï pour une histoire à vous donner des frissons. Les protagonistes : une mouche parasite au terrible appétit et des grillons mutants privés de voix.

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    Pour aller plus loin :

    • Concerts immunisants chez les grillons
    • Copier le système auditif de la mouche Ormia ochracea
    • La chronique Bêtes de Science sur Futura
    • ⭐ Soutenez notre média et rejoignez les coulisses ⭐


    Transcription du podcast :

    Bienvenue dans ce premier épisode de la Nature sur Écoute, l’escapade sonore de Futura proposée par Élise et Pierre Kerner.

    Victor Hugo écrivait : « C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas. » Alors, écoutons-là !


    ÉLISE : J’ai bien envie de te faire écouter quelque chose qui devrait te surprendre.

    PIERRE : Ah bon ? Bah, je suis tout ouïe.

    [Bruit du bouton play, silence]

    – Élise ? J’ai l’impression que tu as un petit problème technique, tu as bien appuyé sur le bouton play ?

    – Mais tout à fait. Il s’agit d’un silence.

    – Ah… Passionnant...

    – Mais oui ! Et je suis sûre qu’il va t’intéresser, car c’est une histoire de parasitisme.

    – Ah ! Toi tu sais me parler !

    – N’est-ce pas ? J’ai tout de suite pensé à toi quand j’ai entendu parler d’Ormia ochracea, tu connais ?

    – Non ! C’est le parasite de l’histoire ?

    – En effet ! Il s'agit d’une espèce de mouche dont le cycle de vie devrait te plaire. Contrairement à d’autres, son point fort ne réside pas dans sa vue, mais dans son ouïe très fine. Elle commence par repérer sa victime, un grillon, grâce au doux chant qu’il produit pour séduire sa femelle. Évidemment, tu te doutes qu’Ormia ochracea n’a pas l’intention de lui faire des papouilles, puisque c’est un parasite. Son but est plutôt de se servir de lui dans son propre intérêt. En l’occurrence, dans l’intérêt de ses petits. Elle dépose ses larves à côté du petit grillon, parfois même directement sur lui, puis laisse sa chère progéniture profiter de ce nid douillet.

    – Aïe aïe aïe...

    – Immédiatement, les larves vont transpercer leur hôte, fouissent ses entrailles et le dévorent de l’intérieur pendant plusieurs jours. Alors, tu aimes mon histoire jusqu’à présent ?

    – C’est délectable ! Mais en fait, c’est un simple exemple de cycle de vie d’une mouche phonotactique endoparasitaire.

    – Okay, monsieur la science infuse. Personnellement, ça m’évoque plutôt les créatures qui se repèrent au bruit des humains qu’elles chassent dans le film d’horreur Sans un bruit. 

    – Je ne l’ai pas encore vu. Tu me racontes ?

    – Je vais faire encore mieux. Je continue mon histoire, tu vas voir, la réalité dépasse la fiction.

    – Okay.

    – Je te plante le décor. Quelques îles isolées au milieu du Pacifique, connues sous le nom d'archipel d'Hawaï. Les protagonistes : une espèce locale de grillons appelée Teleogryllus oceanicus. La menace, tu as suivi, c’est la mouche Ormia ochracea. Le fléau est tel qu’une équipe de chercheurs chargée d’effectuer un suivi de la population de ces grillons, constate peu à peu la diminution progressive des chants de ces insectes.

    – Ah je comprends mieux ton étrange extrait "audio” de tout à l’heure. Tu vas m’annoncer que ces scientifiques ont été témoins de l’extinction de cette espèce de grillons.

    – Alors c’est ce qu’ils ont craint effectivement, mais en 2003 : rebondissement ! En revenant sur l’île, pour reprendre leur suivi, ils font la découverte de spécimens mutants. 

    – Des grillons avec une mutation liée à leur stridulation ? 

    – Exactement ! Je vois que tu es connaisseur.

    – Le principe de base de la stridulation, oui, je connais. Par exemple, est-ce que tu savais que les grillons ont deux paires d’ailes ?

    – Oui, si j’ai bien compris, les ailes postérieures sont dédiées au vol et, par-dessus, ils possèdent une autre paire d’ailes plus rigides.

    – Oui, voilà, exact. Et on les appelle les élytres ou encore tegmens.

    – Et ce sont ces ailes là que les grillons utilisent pour chanter.

    – Alors, c’est plutôt de la musique qu’un chant, parce que ces ailes sont de véritables instruments ! En gros, chacune comporte une structure râpeuse baptisée l’archet, comme pour un violon. Celle-ci est frottée contre une zone nommée la chanterelle, qui n’est pas seulement le nom d’un délicieux champignon, mais aussi celui de la corde la plus aiguë sur un instrument à manche. Et enfin, le son produit par ce frottement est amplifié par deux surfaces de l’élytre dont l’une porte le joli nom de harpe. Tiens, écoute.

    [Chant d'un grillon Teleogryllus oceanicus.]

    ÉLISE : Et bien c’est justement toutes ces structures aux noms poétiques qui sont altérées par la mutation génétique et contraignent nos grillons mutants au silence.

    – Hmm. Mais attends, en fait c’est une catastrophe ton scénario ! Vu que les mâles attirent les femelles à l’aide de ces stridulations, quel est l’impact de ce silence sur leur reproduction s’ils ne peuvent plus donner de la voix ?

    – C'est assez paradoxal, mais ces grillons mutants s’en sortent plutôt bien. En fait, ils sont assez malins, et il semblerait qu’en se rapprochant des rares grillons chantants survivants, ils parviennent tout de même à trouver l’âme sœur. 

    – Donc il reste des grillons chantants ?

    – Oui. À vrai dire, il y a désormais plusieurs sortes de grillons mâles qui cohabitent dans les différentes îles de l’archipel : la souche ancestrale musicienne, et cinq populations silencieuses différentes les unes des autres.

    – Okay.

    – Pour trois d’entre elles, la mutation de leurs élytres correspond à une féminisation, c’est-à-dire que, comme les femelles, les mâles de ces groupes ne sont pas dotés des fameux archets, chanterelles et harpes. Et pour les deux autres types de mutants, leurs ailes se sont simplement recourbées.

    [Bruit de grincement de métal, évoquant les ailes rigides qui se recourbent.]

    – Dingue ! Ca signifie que, si ces grillons ne peuvent pas voler d’île en île... tu confirmes ?

    – Ouais, ouais, c'est bien le cas.

    – Alors il est probable que ces différents mutants soient apparus indépendamment les uns des autres. C’est un cas classique du phénomène de convergence évolutive en fait.

    – Euh...

    – Alors, on utilise cette expression quand des populations développent séparément des caractéristiques similaires en réponse à une même pression environnementale. Dans le cas de nos grillons, par exemple, on voit que plusieurs groupes séparés géographiquement sont devenus muets pour échapper à la menace d’Ormia ochracea. Tiens, juste une précision : est-ce que les mutants cessent complètement d’utiliser leurs élytres ?

    – Non. C’est ça qui est cocasse : ils continuent de frotter leurs ailes, sans produire le moindre son.

    – [Rire] C'est n'importe quoi. Un concours d’"air serenade” en somme. Il est pas mal ton scénario de film, même si ça commence à frôler la série Z. On pressent le drame arriver cependant, et je me demande combien de temps cet équilibre précaire peut se maintenir. On dirait que le sort de l’espèce repose sur les élytres des derniers mâles chantants.

    – Tu as raison, et à vrai dire je ne sais pas ce qu’il en est à l’heure actuelle. On peut regarder vite fait s’il y a peut-être de nouvelles publications [bruits de clavier d'ordinateur, clic de souris]. Alors, 2021... Voilà, un article vulgarisé par la chercheuse Robin Tinghitella.

    – Ah génial, elle parle de nouvelles découvertes on dirait !

    – Regarde : des mutants parmi les mutants avec des ailes qui produisent un ronronnement. Mais c’est trop mignon ! Vite un enregistrement ! [bruits de clavier] Bam, trouvé !

    [Chant "ronronné" de T. oceanicus.]

    PIERRE : Ooh... [Prenant une voix de bande-annonce] Bientôt sur vos écrans, le retour de la revanche des grillons ronronnants

    – Chut, tais-toi. Embrasse-moi maintenant.


    Merci d’avoir suivi ce nouvel épisode de la Nature sur Ecoute, le hors-série estival du podcast Bêtes de Science. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas à le partager autour de vous et à découvrir nos autres podcasts sur vos plateformes audio préférées et sur futura-sciences.com. Rendez-vous dans deux semaines pour un nouveau numéro dédié aux pépiements des chats. D’ici là, tendez l’oreille !


    Musique et bruitages :

    Flying Ukes, par Brian Holtz

    Alien Invasion, par Rafael Krux

    Aquarium de Camille Saint-Saëns, par Kevin MacLeod

    Licence: https://filmmusic.io/standard-license

    Hawaiian Dreams, par Root C

    Zapsplat

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    8 min

About Bêtes de science

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Bêtes de Science, c'est le podcast de l'intelligence animale pour les enfants et la famille (et pour les grands qui n'ont pas oublié de rester curieux !). Un mardi sur deux, partez à la découverte…

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