Big Joe Williams (1903 - 1982)
Des bouges les plus sombres des ghettos noirs du Sud aux campements de fortune jusqu'aux festivals pour le public blanc des années 60, Big Joe Williams aura montré son talent urbi et orbi ! Entre les séjours "obligés" dans divers pénitenciers (Angola en Louisiane, parmi d'autres), les chantiers de chemin de fer, il roula sa bosse avec musiciens ambulants et performances en solo. Les renseignements sont confus, manquent de précisions quant à l'adoption des 3 cordes supplémentaires à sa guitare. Invention de son génie rural, conseils prodigués par des complices musicaux, on ne le saura probablement jamais ! Mais la guitare à 9 cordes de Big Joe Williams restera dans toutes les mémoires.
Né d'une mère afro-américaine, Cora Logan, et d'un père Indien cherokee, John William (connu comme Red Bone), Big Joe avait 16 frères et soeurs. Tôt il quitte sa famille pour une de vagabond musical. Séjournant quelque temps à Saint-Louis, il aura arpenté tous les Etats-Unis, les grandes villes, New-York comme Chicago et les coins perdus de la campagne ! Qu'il soit l'auteur de "Baby please dont' go" peut soulever la polémique, le thème devant être courant chez les musiciens du début du siècle... va savoir !
Sinon il est acté qu'il joué avec le Birmingham jug band, Sonny Boy Williamson I et tellement d'autres. Pour Okeh, Bluebird, Trumpet, Delmark, Arhoolie,Folkways. Nous n'oublierons pas les disques Spivey où il a été enregistré avec à l'harmonica le jeune Robert Zimmerman (Bob Dylan !!). Le reste sur la Clé des Ondes... le 27 avril.
Thierry
Photo de une : Heinrich Klaffs