Bonjour chez vous !

Bonjour chez vous !

Download on the App Store

Bonjour chez vous ! episodes

  • Guillaume Ancel : « La seule arme que n’a pas utilisée l’Iran, c’est l’action terroriste »
    L’ancien officier et écrivain Guillaume Ancel était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous du 3 mars 2026. Selon lui, le conflit actuel qui impacte tout le Moyen-Orient « n’est pas tenable dans le temps ; dans moins de trois semaines, tout cela sera complètement terminé ».L’ancien lieutenant-colonel rappelle que la fermeture du Détroit d’Ormuz annoncée par les autorités iraniennes génère des conséquences négatives également dans le pays. Il précise : « L’Iran est en train de chercher quels sont les moyens qui leur permettraient réellement de perturber cette opération. Ils ont fermé le Détroit d'Ormuz, mais le problème c’est que l’Iran a aussi besoin du détroit, pour exporter son pétrole ; par conséquent, ça ne peut pas durer. Les marchés s’affolent et les compagnies pétrolières en profitent pour augmenter les prix à toute vitesse. » La position de Guillaume Ancel prend un tournant fort, lorsqu’il déclare :« La seule arme que n’a pas utilisée l’Iran jusqu’ici c’est l’action terroriste, et c’est ça qui inquiète tous les pays, y compris Israël et les Etats-Unis parce que c’est une menace plus compliquée à gérer et par conséquent tous les services de renseignements du monde entier sont sur les dents pour éviter qu’il y ait un attentat qui touchera évidemment des innocents. »

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    20 min
  • Cédric Perrin : « Le conflit au Moyen-Orient s’étend de manière incontrôlée »
    Suite au discours prononcé par le Président Emmanuel Macron hier, lors de son déplacement en Bretagne à l’Ile Longue, le président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et sénateur LR du Territoire de Belfort, Cédric Perrin, s’est exprimé sur les conséquences de ce conflit armé, lors de la matinale Bonjour Chez Vous. Il rappelle les propos du Chef d'état-major des armées, en novembre 2025, concernant l’importance de se réarmer, mais surtout il insiste sur l’aspect économique de ces déstabilisations.Cédric Perrin, président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées précise : « Les conséquences de ce conflit au Moyen-Orient ne sont pas encore mesurées, elles vont être économiques avec le détroit d'Ormuz, d’un point de vue commercial et énergétique. On voit déjà que les marchés se sont emballés, que l’augmentation du baril est en cours, car il y a des risques de pénuries. Les infrastructures des pays du Golfe sont à portée des missiles iraniens. Donc on ne sait pas comment tout cela va se jouer. »Des conséquences sur l’approvisionnement du marché de l’énergie qui touchent un certain nombre de pays : « Je pense à la Chine, le Japon, la Corée ou encore les pays européens qui dépendent de ces échanges commerciaux et énergétiques. Tout cela va générer un certain nombre de problématiques, les Américains de leur côté ont une certaine autonomie en matière énergétique, puisqu’ils ont du gaz de schiste, donc ils seront sans doute moins touchés par tout cela, mais il reste tout de même un risque inflationniste. » Le président de la Commission des affaires étrangères affirme sans détour que ces affrontements représentent « un risque économique et un bouleversement majeur. Je crois que, de plus en plus, on vit dans un monde de chaos, d’instabilité et on rajoute de l’instabilité à l’instabilité, le monde n’en manquait pas ».

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    33 min
  • Dissuasion nucléaire française : le pouvoir de la peur ?
    Au quatrième jour des affrontements qui embrasent le Moyen-Orient, déclenchées par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, les conflits se poursuivent. Ce sont les intervenants Michaël Darmon, éditorialiste politique I24News et le Général François Chauvancy, rédacteur en chef de la revue “Défense de l’Union-IHEDN” qui s’expriment aujourd’hui, sur le lancement des opérations militaires, lors de la matinale de Bonjour Chez Vous.Bien que le discours de l’Ile Longue prononcé par le Président Emmanuel Macron était déjà prévu au programme politique avant les conflits récents qui touche le Moyen-Orient, selon l’éditorialiste il était justifié et devait être maintenu. Pour Michaël Darmon « le Président veut être, lui aussi à sa manière, un game-changer, en changeant la donne en Europe, notamment avec cette annonce de partage de la dissuasion ».Le Général conteste « : « On ne partage pas la dissuasion nucléaire. Il n’y a pas de partage. C’est toujours le Président de la République la personne détenteur elle-même qui est détenteur de l’usage, ou non, de l’arme nucléaire. »

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    31 min
  • Général Vincent Desportes : « La France est en guerre depuis ce matin »
    Alors que les tensions redoublent au Moyen-Orient, le Général Vincent Desportes, ancien directeur de l'École de guerre et professeur de stratégie à Sciences Po et HEC, était l'invité de la matinale "Bonjour Chez Vous" pour apporter son éclairage sur les conflits armés en cours. Selon l'expert, les hostilités ont franchi un seuil : « On est dans une guerre régionale, mais aussi dans une guerre plus large que cela. La France est en guerre depuis ce matin, car elle a décidé, dans une posture défensive, d'aller réduire les armes qui tirent depuis l'Iran. Ce qui veut dire, de manière très concrète que nos avions vont monter en l'air et aller tirer leurs missiles en l'air (...). Pour nous défendre, nous allons prendre part à cette guerre. Certes, c'est une guerre régionale, tout le Moyen-Orient est enflammé, mais ça dépasse largement le Moyen-Orient : un pays européen a été frappé, c'est Chypre. » Le Général rappelle la notion de droit international et européen avec la potentielle application de l'article 42.7 du Traité sur l'Union européenne, qui prévoit d'ailleurs une défense mutuelle des États membres en fournissant aide et assistance, si l'un des états subit une agression armée sur son territoire.
    Selon l'expert, l'ordre mondial est totalement bouleversé. « On est dans une guerre tellurique, c'est-à-dire dans une recomposition totale à la fois du Moyen-Orient et une recomposition à venir dans un monde qui était largement décomposé déjà depuis le 24 février 2022. »

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    18 min
  • Rachid Temal : « Ceux vous expliquent ce qu’il va se passer en Iran, c’est de la boule de cristal»
    Rachid Temal, Sénateur PS du Val-d’Oise et Vice-Président de la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous. Evoquant les conflits aux Moyen-Orient, le Sénateur pose une question centrale sur le pouvoir iranien : « Est-ce qu’il préfèrera sauver son régime, même si pour cela il doit faire des concessions énormes, ou aller jusqu’au bout de sa guerre ? Je ne le mesure pas, je pense que personne ne le mesure. Tous ceux, sur les plateaux TV, qui vous expliquent ce qu’il va se passer… Très bien, mais c’est de la boule de cristal. »Suite au conseil de défense et de sécurité nationale sur la situation en Iran et au Moyen-Orient organisé par l’Élysée ce samedi 28 février et dimanche 1er mars, le Président Emmanuel Macron a déclaré que la France n’a été ni prévenue de l’opération, ni impliquée dans ces frappes américano-israéliennes visant l'Iran. Pour le Vice-Président de la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, cette décision est le fruit de la méthode trumpienne. Rachid Temal y voit deux causes : « Il y a une logique de grands secrets et aussi, il y a une forme de méfiance du pouvoir américain vis-à-vis de tout ce qui n’est pas américain ou totalement aligné sur les Etats-Unis. C’est une opération totalement individuelle, et c’est bien regrettable. » Selon le Vice-président de la Commission des affaires étrangères : « Il serait préférable que l’exécutif réunisse dès à présent les forces politiques au Parlement pour les tenir informées de la situation, afin de faire face aux conséquences présentes (notamment avec les navigations pétrolières fermées), ainsi qu’à venir. »

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    35 min
  • Attaques en Iran : le spectre d’un embrasement au Moyen-Orient
    Suite au lancement de l’opération « Fureur épique » du Président Donald Trump, les récentes attaques israélo-américaines portent un objectif : faire tomber le régime des mollahs en Iran. La riposte iranienne provoque un embrasement régional, en attaquant les bases militaires américaines situées en Israël, au Bahreïn, en Arabie Saoudite, aux Émirats arabes Unis, au Qatar, en Jordanie ainsi qu’au Koweït. La question des conflits au Moyen-Orient est au cœur de notre débat ce matin dans la matinale "Bonjour Chez Vous". Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat ; le contexte actuel nous met dans une situation inconfortable, où à la fois, nous devons « être en communion avec les iraniens et les iraniennes, qui subissaient une situation de dictature religieuse épouvantable, et par ailleurs, nous subissons aussi la loi de la force trumpiste qui, pour des européens, nous met dans une situation compliquée car ce ne sont pas nos valeurs. » Pour Valerie Lecasble, éditorialiste politique au quotidien Lejournal.info, le contexte psychologique global de Trump est puissant où il faut « aller vite, taper fort avec un objectif ultime qui est très dur : changer la donne au Moyen-Orient ». Le géopolitologue et directeur de l'IRIS Pascal Boniface conclut le débat en rappelant que le président Trump a encore la possibilité de reprendre les négociations avec l’Iran, cependant « s’il négocie pour avoir le même régime, un peu moins répulsif, ce sera un échec pour lui. ».

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    27 min
  • L'intégrale du lundi 2 mars 2026
    Au programme de cette édition spéciale : Israël et les Etats Unis ont frappé samedi l’Iran, qui riposte depuis. Le Guide Suprême Ali Khamenei a été tué, 48 dirigeants également. Le régime des Mollahs va-t-il tomber ? L’Iran va-t-elle être soutenue dans sa riposte ? Le Hezbollah a tiré vers Israël cette nuit. Faut-il craindre un embrasement régional ? Analyses avec le Général Vincent Desportes, ancien directeur de l’Ecole de Guerre. Donald Trump dit prévoir une opération de 4 semaines ou moins, que peut-il faire dans ce laps de temps ? Peut-il faire tomber le régime sans troupes au sol ? Nous recevons également le sénateur socialiste Rachid Temal. Quel rôle pour la France dans ce conflit ? Emmanuel Macron appelle l’Iran à mettre fin aux "attaques inconsidérées", et envisage des "actions défensives" contre l’Iran avec l’Allemagne et le Royaume-Uni. Faut-il entrer dans le conflit ? Emmanuel Macron doit-il réunir les forces politiques ? Enfin dans le Club des Territoires, grand débat sur ce thème avec nos éditorialistes Élizabeth Martichoux, Valérie Lecable et le géopolitologue Pascal Boniface.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 hr 29 min
  • Julien Denormandie : « Il y a une vision commune dans notre pays, c'est de chérir nos agriculteurs »
    Julien Denormandie, ingénieur agronome et ancien ministre de l'Agriculture et du Logement était l'invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour réagir à l'actualité bouillonnante autour des agriculteurs français : traités de libre-échange avec l'Inde et le Mercosur, baisse budgétaire de la Politique Agricole Commune et épidémie de dermatose nodulaire. Également auteur de « Le Chant du Sol », Julien Denormandie espère remettre la qualité du sol au centre des considérations politiques sur notre production agricole.
    Julien Denormandie déplore que « la seule résolution au niveau international sur le sol, c'est cette journée internationale du sol le 5 décembre avec le roi de Thaïlande. Alors c'est très bien de l'avoir fait, c'est une forme de considération, mais on est très éloignés de la réalité de nos politiques (...). Les seuls qui avaient tenté de remettre le sol au centre des politiques économiques, ce sont les physiocrates, on en est très loin aujourd'hui. Qu'est-ce que le sol aurait dit au salon de l'Agriculture ? Probablement `écoutez-moi'. Tout ce que le sol a enterré on a essayé de le sortir, le pétrole, même des virus avec la fonte des glaces au nord, alors que le sol nous avait dit qu'il était bien de le laisser là. Et à l'inverse, tout ce qu'il nous redonne, l'eau, l'oxygène, on devrait peut-être l'utiliser avec parcimonie ».
    Julien Denormandie explique les difficultés qu'ont les politiques à trouver des solutions à la question agricole face à la diversité des cas et des crises sur le terrain : « On devrait parler de `nos agricultures', même de `nos territoires agricoles'. Aujourd'hui vous avez des territoires ou des productions en souffrance, parfois les deux. Par exemple, la crise céréalière dans les zones intermédiaires, due à des causes structurelles sur la qualité du sol, mais aussi à des raisons économiques avec le cours de matières premières et les prix des intrants. Il faut accepter cette complexité et apporter des réponses territoire par territoire et filière par filière. Sur les syndicats, ce sont parfois des visions qui s'opposent. Mais ça fait partie de la beauté d'une démocratie. Mais il y a quand même une vision partagée dans notre pays, c'est de chérir nos agriculteurs ».

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    25 min
  • Salon de l'Agriculture : révélateur d'une crise profonde ?
    Fréquentation en baisse avec l'absence des bovins, traité de libre-échange avec l'Inde et le Mercosur, négociations des prix des produits agricoles et des marges de l'agro-industrie et de la grande distribution, baisse du budget de la Politique Agricole commune : le Salon de l'Agriculture est-il le révélateur d'une crise profonde du monde agricole ou la seule façade positive qu'il lui reste ?
    Emmanuelle Ducros, journaliste économique spécialiste des questions agricoles et alimentaires à l'Opinion, décrit « un Salon de l'Agriculture avec un côté presque désespéré. Le monde agricole répète la même chose depuis des années, face à un politique dont le temps n'est pas le même et face à une société qui n'a pas entièrement compris la complexité des enjeux. Cela fait trois ans que l'on enchaîne les crises avant le Salon de l'Agriculture. Aujourd'hui il manque l'euphorie habituelle où la famille agricole se retrouve. On a plutôt un poids et une exaspération qui pèsent sur tout le monde ».
    Frédéric Denhez, auteur et journaliste spécialiste des questions d'environnement, chroniqueur pour Marianne, va plus loin : « Les agriculteurs ne sont plus désespérés, ils sont passés au-delà du stade de la colère. Ils sont désabusés, ils se sentent déconsidérés, et encore, il faudrait pour cela qu'ils aient été considérés à un moment ou à un autre. Il y a environ 60 à 70% d'entre eux qui ne votent pas lors des élections syndicales. Mais surtout ils se sentent invisibilisés par la population, complètement schizophrène, qui aime l'image des agriculteurs, de la France d'avant, mais c'est simplement un rapport affectif à une prétendue ascendance agricole. Pour moi, le Salon de l'Agriculture ne devrait même pas exister c'est l'agriculture carte postale ».

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    34 min
  • Pierre Barros : « Le marché de l'acier est inondé, il faut nationaliser ArcelorMittal »
    La nationalisation de l'entreprise ArcelorMittal, considérée comme un fleuron français de la sidérurgie est avancée par une partie de la gauche et des syndicats de travailleurs. Mercredi, des délégations de la CGT, de Safran, d'EDF manifestaient devant le Sénat pour préconiser cette solution : « Sans acier, il n'y a ni automobile, ni naval, ni énergie ». Pierre Barros, sénateur (PC) du Val-d'Oise, était l'invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour défendre cette proposition au sein de l'Hémicycle.

    Pierre Barros affirme que : « ArcelorMittal est un totem, c'est un acteur majeur de la sidérurgie. C'est un symbole et des milliers d'emplois. Si au sortir de la Seconde Guerre mondiale on a créé le CECA, la Communauté européenne du charbon et de l'acier, c'est que à un moment donné nous sommes très attentifs aux questions stratégiques, notamment sur les forces motrices, à l'époque c'était le charbon, aujourd'hui c'est l'électricité. Et puis sans acier il n'y a plus d'industrie. Le marché est inondé par l'acier étranger, notamment chinois, mais on voit que sur la question de la nationalisation, il reste surtout un clivage idéologique gauche-droite ».

    Pierre Barros est également revenu sur le Salon de l'Agriculture. Pour lui cet espace « devient un endroit où l'on fait salon. Tout le monde y va ça devient un passage obligé, une agora. C'est comme un plateau télé, on se montre, on se fait filmer, on peut faire passer des messages et des scandales aussi. Cela devient un espace politique parce qu'il y a une crise agricole, il y a aussi des choix économiques, liés à la production de produits à la consommation courante et qui ont des effets directs sur notre alimentation. Il est donc évident que les politiques de tous bords y feront un saut ».

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    25 min

About Bonjour chez vous !

From the publisher's feed

“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la…