Bonjour chez vous !

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Bonjour chez vous ! episodes

  • Gaspard Koenig : « Nous n’avons plus confiance dans notre eau, et dans nos institutions au fond »
    Gaspard Koenig, philosophe et auteur était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour présenter les enjeux de son nouveau livre, « Aqua », notamment pour alerter sur la finitude des ressources en eau potable. Il cite également le rapport récent de l’ONU sur la crise de l’eau : « Ce n’est pas une crise de l’eau, car une crise c’est quelque chose que l’on peut surmonter. C’est une banqueroute, c’est irréversible ».Gaspard Koenig rappelle que « l’eau n’est pas seulement une question de politique publique, c’est aussi une question mythologique. L’eau c’est la pureté, la purification, le lien, l’angoisse aussi. Parce que dans les légendes normandes de l’eau que j’ai été rechercher pour ce livre, il y a aussi l’eau maléfique, l’eau qui vous tue».Gaspard Koenig considère que « le fait d’appuyer sur un bouton pour que l’eau vienne toute seule participe à l’illusion que l’eau est infinie. Ça coule, ça n’est pas très cher, le problème de la quantité de l’eau ne se pose pas. Mais la question de la qualité et de la pollution de l’eau commence à émerger : les gens commencent à regarder quel filtre acheter, et le marché des filtres est en pleine expansion. Et c’est assez existentiel, car si l’on n’a plus confiance dans son eau, on n’a plus confiance dans toutes nos institutions au fond ».

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    22 min
  • Bonjour chez vous ! du 27 janvier 2026
    Au programme de cette édition : Les Républicains apparaissent-ils comme les grands perdants de la séquence politique et budgétaire ? C’est ce que révèle notre baromètre mensuel réalisé par Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale. Décryptage avec Nathalie Mauret, éditorialiste, et Erwan Lestrohan, sondeur.Chaque semaine, nous vous proposons un éclairage sur les grands enjeux des municipales. Aujourd’hui, la place de l’écologie dans les villes. Peut-elle encore s’imposer comme un thème central du débat local ? Réflexion avec le philosophe Gaspard Koenig, à l’occasion de son dernier livre, qui raconte une campagne municipale sur fond de crise de l’eau et interroge nos contradictions collectives.Autre débat écologique au cœur des villes : les Zones à Faibles Émissions. Le Parlement envisage leur remise en cause, mais le vote est reporté après les municipales. Recul écologique ou réponse sociale ? Analyse avec la sénatrice écologiste de Paris Anne Souyris.À la une de nos régions, direction Trèbes, dans l’Aude. Frappée par une crue meurtrière en 2018, la commune se reconstruit et apprend à vivre avec le risque climatique. Un territoire devenu laboratoire de l’adaptation face aux aléas du climat.

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    1 hr 29 min
  • Anne Souyris : « Les ZFE sont une obligation de l’Europe et une question de santé publique »
    L’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans a été votée ce lundi par les députés à l’Assemblée nationale. C’était l’un des chevaux de bataille d’Emmanuel Macron, et le texte a été voté par tous les groupes, à l’exception du Parti Socialiste, qui s’est abstenu, et de La France Insoumise, qui a voté contre. La mise en place d’une telle mesure questionne, notamment sur son mode opératoire. La France serait le premier pays européen à mettre en place une telle mesure, suivant l’exemple de l’Australie et de la Chine. Le texte arrive désormais au Sénat, et la sénatrice (Écologistes) de Paris, Anne Souyris, le soutient pleinement : « Il est important, et même pas du tout suffisant. Il va falloir éduquer les jeunes à se servir des réseaux sociaux, à contrôler les sources. Il faut un vrai travail de l’Éducation nationale, qui n’est pour le moment pas assez fait pour pouvoir vivre avec les réseaux sociaux. Il faut une réflexion sur la manière dont on vérifie les choses et on ne se laisse pas manipuler par l’information. On a pu le faire avec la télévision, et bien il va falloir le faire avec les réseaux sociaux ».La sénatrice est également revenue sur la possible suppression des ZFE (Zones à Faible Émission), ces zones dans lesquelles de nombreux véhicules se voyaient interdits de circulation pour restreindre la pollution de l’air : « Les ZFE sont une obligation de l’Europe et une question de santé publique. Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités. On sait qu’Emmanuel Macron tenait à ce sujet et en même temps il a supprimé toutes les aides pour la transition de véhicules les plus polluants. Ce n’est pas possible de faire cela à un moment où les Français sont dans une situation d’inégalité majeure ».

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    23 min
  • Quelle place pour l’écologie dans nos villes ?
    À un mois et demi des élections municipales, la question écologique fait-elle partie des grands enjeux de la campagne ? Tempêtes, inondations, sécheresses et canicules, les épisodes récents de ces dernières années frappent à l’échelle locale. La question de la gestion du risque devient un enjeu majeur dans la gestion municipale. Deviendra-t-il aussi un enjeu dans les urnes ?Erwan Lestrohan, directeur conseil de l’institut Odoxa, explique que les questions écologiques « font partie des choses qui inquiètent beaucoup les Français. Très schématiquement, si je demande aux Français s’ils veulent qu’on lutte pour la protection de l’environnement dans leur commune, ça arrive assez bas dans un sondage. En revanche si l’on dit qu’il faut adapter votre commune pour mieux se protéger face aux évènements climatiques, là ça inquiète tout le monde face à la multiplication de ces derniers ».Nathalie Mauret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra, rappelle que « Avec les 14% de Yannick Jadot aux élections européennes de 2019, on avait vu arriver une vague verte aux municipales, en installant un climat ‘climato-inquiet’. L’écologie est un thème qui a beaucoup été rappelé aux municipales de 2020, où il y avait eu énormément de nouvelles villes dans l’escarcelle d’Europe Écologie les Verts ».

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    35 min
  • Bonjour chez vous ! du 26 janvier 2026
    Au programme de cette édition :la bataille politique pour les municipales qui s’intensifie, notamment dans les grandes villes où les résultats dépassent l’enjeu local. À Paris, la confrontation entre la gauche et la droite s’annonce particulièrement serrée, révélatrice des recompositions politiques à l’œuvre. Analyse avec Yves Thréard et Élisabeth Martichoux.Focus sur la bataille parisienne avec Catherine Dumas, sénatrice LR de Paris et soutien de Rachida Dati. Elle analyse les équilibres politiques et les fractures du camp gouvernemental. Les divisions du socle commun peuvent-elles empêcher la droite de conquérir Paris ? Quelles alliances sont envisageables pour le second tour ?Dans l’entretien politique, Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national et député du Nord, expose la stratégie de son parti dans la bataille municipale et ses ambitions dans les grandes villes.Enfin, dans nos régions, un phénomène inattendu : la médiatisation mondiale des lunettes d’Emmanuel Macron. Une exposition qui profite à l’entreprise jurassienne Henry Jullien et met en lumière un savoir-faire industriel français. Le maire de Lons-le-Saunier revient sur cette success story aussi soudaine qu’imprévue.

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    1 hr 29 min
  • Sébastien Chenu : « Le budget construit par Sébastien Lecornu va ruiner la France »
    L’Assemblée nationale a rejeté, ce vendredi, les deux motions de censure du gouvernement, déposées d’une part, par La France Insoumise, les écologistes, et le Parti Communiste, et d’autre part, par le Rassemblement National et l’Union des droites pour la République. Le premier texte a été rejeté malgré 269 voix pour, le second malgré 142 voix pour. Un nombre de voix insuffisant pour faire tomber le gouvernement. Alors que le Parti Socialiste avait indiqué qu’il ne voterait pas cette nouvelle motion de censure, 5 députés sur 69 n’ont pas respecté la consigne de vote.Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National, vice-président de l’Assemblée nationale et député du Nord, a justifié le vote de son parti en faveur des deux motions de censure : « Lorsque nous sommes d’accord, nous votons, lorsque nous sommes en désaccord, et nous le sommes sur ce budget, nous nous opposons. Enfin, c’est le principe d’une opposition. Si à un moment les députés Les Républicains ont un peu de courage, un peu de dignité, de respect pour leurs électeurs, enfin ce qu’il en reste, parce qu’il ne leur en reste pas beaucoup, ils voteraient la censure. Mais ils disent : ‘on n’est pas d’accord avec ce budget, c’est un mauvais budget, mais nos ministres ont envie de rester ministres parce qu’ils aiment bien les voitures, les chauffeurs et les titres’. Et surtout : les LR ont tellement peur des législatives anticipées ».Sébastien Chenu martèle que « le budget qui est en train d’être construit par Sébastien Lecornu va ruiner la France. Il prévoit une hausse de la dépense publique, avec 7 milliards de dépenses supplémentaires et zéro économie. On va dans le mur et on klaxonne. Il y a les municipales dans un mois et demi. On pourrait très bien voter en même temps pour des législatives et on repart avec une majorité, pour que les quinze mois qui viennent soit utiles à la France ».

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    22 min
  • Municipales à Paris : Dati et Grégoire à couteaux tirés
    La campagne municipale à Paris déborde du cadre d’un simple scrutin local. Au fil des semaines, l’issue semble de plus en plus incertaine. Selon les résultats du dernier sondage de l’IFOP pour le premier tour du scrutin, Emmanuel Grégoire du Parti Socialiste serait en tête avec 32% des voix, suivi de près par Rachida Dati des Républicains. Pierre Yves Bournazel d’Horizons et Renaissance, Sophia Chikirou de La France Insoumise et Sarah Knafo de « Reconquête ! », pourraient dépasser le seuil des 10% de voix engrangées pour passer le second tour, respectivement à 14%, 11% et 9%. Un passage ou non au second tour qui sera décisif pour l’issue finale du scrutin.Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, estime que « c’est bien une élection locale à enjeu national, mais elle n’est pas du tout représentative de l’élection présidentielle. Mais c’est passionnant, parce qu’à Paris vous avez des têtes d’affiche qui sont des stars. Vous avez Rachida Dati, ministre de la Culture, Sarah Knafo qui entre dans la danse, Sophia Chikirou, qui n’est pas la dernière à dire son avis… Bon, c’est un peu moins vrai pour Emmanuel Grégoire... Et puis il y a le cas Pierre-Yves Bournazel, soutenu par Gabriel Attal et Édouard Philippe, alors que Rachida Dati est soutenue par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Ça rend la campagne très compliquée ».Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat, atteste que « c’est une campagne très compliquée à suivre. Rachida Dati multiplie les interventions médiatiques. Elle ne sait pas très bien comment cela va se passer, parce qu’elle est concurrencée sur sa gauche par Bournazel, et elle ne sait pas vers qui se tournera son électorat au second tour. Et sur sa droite, des électeurs sont fascinés par la candidature de Sarah Knafo, qui prône une ‘capitale heureuse’. C’est l’attrait de la nouveauté, certains disent même qu’elle ‘ringardise’ Rachida Dati ».

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    35 min
  • Catherine Dumas : « Toutes les issues sont possibles pour les élections municipales de Paris »
    À moins de deux mois des élections municipales, le premier tour à Paris promet un scrutin décisif pour la suite. Tout candidat ayant engrangé plus de 10% des voix peut participer au second tour. Avec l’éparpillement des candidatures et des voix, les sondages laissent imaginer la perspective d’une quadrangulaire au second tour, voire d’un second tour à cinq candidats.Catherine Dumas, sénatrice (LR) de Paris, et soutien de Rachida Dati atteste : « Le sondage montre que tout est ouvert. Pour une fois, l’opposition a une vraie fenêtre. Il y a un ras-le-bol des électeurs par rapport à une gestion passée de l’équipe municipale sortante. D’ailleurs, je prends note qu’Emmanuel Grégoire, candidat du Parti Socialiste à la mairie de Paris, ne fait pas le plein des électeurs d’Anne Hidalgo en 2020 : il lui manque un quart de ses électeurs. Ça prouve bien qu’il y a un profond mécontentement ».Catherine Dumas est également revenue sur la décision de son parti de ne pas voter la motion de censure du gouvernement, malgré un budget qui perpétue la hausse de la dépense publique : « La logique serait d’aller voter la censure car nous ne sommes pas d’accord avec ce budget. Après il y a la raison, celle de penser à la suite, à l’instabilité que cela engendrerait, donc il faut être sage, et ne pas voter la censure. Il nous faut un budget, on ne peut pas attendre. C’est un budget de compromis, certains disent même de ‘compromission’. C’est un budget qui a été fait avec la gauche, qui ne comporte pas assez d’économies, alors que c’était le sujet principal ».

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    26 min
  • Dominique Reynié : « Chaque année, 180.000 Français meurent sans accès aux soins palliatifs »
    Faut-il légaliser l’euthanasie et le suicide assisté ? Les discussions au Sénat sur le texte de loi sur la fin de vie se poursuivent. Mercredi soir, le Sénat a rejeté toute création d’un droit à l’aide à mourir en modifiant en profondeur l’article majeur de la loi examinée auparavant en commission des affaires sociales. La matinale « Bonjour chez vous ! » a choisi de recevoir Dominique Reynié, politologue, professeur à Sciences Po. En tant que directeur de Fondapol, un think-tank « libéral, progressiste et européen », Dominique Reynié revient sur une étude menée sur la perception des Français sur la légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté.Pour Dominique Reynié : « Il y a un discours qui ne repose sur aucune information documentée, qui est que la société française serait en attente d’une légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. Ce qui est ressorti de notre étude, où nous avons interrogé plus de 3.000 personnes, en posant plus de 30 questions, car il faut rentrer dans le détail, ce que demande les Français c’est que les soins palliatifs soient disponibles pour tous ceux qui en ont besoin. En France, chaque année, 180.000 personnes meurent sans pouvoir accéder aux soins palliatifs, alors qu’ils en ont besoin ».Dominique Reynié interroge les défenseurs d’un droit à l’euthanasie ou au suicide assisté : « Quelle est la part de liberté dont vous disposez quand vous souffrez, quand vous êtes seul et démuni socialement et économiquement ? Il y a une pression qui s’exerce sur vous, pression qui existe parce que vous coûtez cher - je suis désolé de le dire, c’est triste de dire cela, mais ça joue un rôle très important – les assurances ne veulent plus financer vos soins lorsque vous êtes victime d’une maladie chronique, qui ne va pas guérir. Et même parfois c’est sordide, mais la famille est pressée de vous voir partir, parce que vous consommez les ressources sur lesquelles elle comptait. Il y a les enjeux d’héritage : 70% des Français que nous avons interrogées craignent les conflits au sein des familles ».

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    23 min
  • Bonjour chez vous ! du 23 janvier 2026
    Au programme de cette édition : Le gouvernement parvient à faire adopter le budget tout en évitant la censure. Cette séquence marque-t-elle un tournant politique pour Sébastien Lecornu ? Quelles conséquences pour l’équilibre du paysage politique ? Le Premier ministre peut-il apparaître comme une figure centrale en vue de l’échéance présidentielle ? A-t-il réussi à bâtir un nouvel arc politique allant de la gauche socialiste à la droite républicaine ?Analyse et débat avec Françoise Degois et William Thay.Le Sénat poursuit l’examen du texte sur la fin de vie, profondément remanié après la suppression de la création de l’aide à mourir. Ce choix traduit-il un décalage entre la représentation politique et l’opinion publique ? Quels sont les enjeux démocratiques, éthiques et politiques de ce débat ? Dominique Reynié, politologue et auteur d’une étude sur la fin de vie, apporte son éclairage.La question de la souveraineté nationale s’invite également dans le débat parlementaire. Un projet de transfert au Canada du contrôle d’une partie de l’espace aérien au-dessus de Saint-Pierre-et-Miquelon suscite l’inquiétude. La France est-elle en train de céder une part de sa souveraineté ? Annick Girardin, sénatrice et ancienne ministre, alerte sur les conséquences de ce projet.Enfin, dans les territoires, la forêt bretonne devient un laboratoire de l’adaptation climatique. Face au changement climatique, de nouvelles espèces d’arbres sont plantées pour renforcer la résilience des écosystèmes. Comment les territoires anticipent-ils les transformations environnementales ? Reportage au cœur d’une forêt en mutation.

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    1 hr 29 min

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“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la…