Brèves Archives - Marketing and Innovation

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  • Retour d’expérience client (REX) : un outil stratégique

    Le retour d’expérience client a toujours existé dans la communication B2B. Mais il est resté systématiquement sous-exploité, faute d’un cadre et d’un dispositif adaptés pour le valoriser et le rendre vraiment exploitable. C’est précisément le constat qu’Éric Mattern a fait au terme de vingt-cinq ans de terrain dans la tech et la data. Sa réponse est une plateforme dédiée, Show Me The Rex, lancée officiellement fin mars 2026, dont l’ambition est de faire du REX un actif stratégique à part entière pour les acteurs de la tech, de la data et de l’intelligence artificielle. Voici donc le compte-rendu de mon entretien avec Éric Mattern, fondateur de Show Me The Rex (transparence : nous sommes partenaires de Show Me The Rex).

    Le retour d’expérience client (REX) est un outil stratégique en B2B
    Les décideurs sont tous à la recherche de retours d’expérience client nous explique Éric Mattern

    Avant même d’aborder la méthode, les données du marché confirment l’enjeu du retour d’expérience client en B2B. Dans un parcours d’achat B2B profondément digitalisé, la preuve concrète est devenue en effet le premier filtre des décideurs.

    Ce que les chiffres disent du retour d’expérience client (REX)
    Les chiffres ci-dessus traduisent une réalité que tout professionnel du B2B comprend de manière intuitve. Au moment où un décideur arrive en contact avec un commercial, il a déjà effectué l’essentiel de son évaluation. Ce qui a orienté son choix, ce sont les preuves qu’il a trouvées par ses recherches. Le REX (retour d’expérience client) est précisément l’un de ces leviers de conviction. Image réalisée avec Gelmini. Sources : Forrester Pulse Study, 2023, Gartner, B2B Buying Journey, 2024 et Content Marketing Institute, 2024.

    Retour d’expérience client : du terrain à la plateforme
    D’où vient ta conviction que le retour d’expérience mérite une plateforme entière ?

    J’ai travaillé pendant vingt-cinq ans sur tous les canaux de visibilité et de go-to-market dans les secteurs technologiques. Et j’ai constaté qu’un levier fort restait systématiquement sous-exploité : le REX. Ces retours d’expérience client ont toujours existé, mais ils n’ont jamais disposé du cadre ni du dispositif qui leur auraient permis d’être vraiment valorisés et exploitables. Or c’est précisément ce qu’attend le marché. Les décideurs veulent identifier des solutions, comprendre des méthodologies, appréhender des démarches concrètes. Le REX rassemble tout cela.

    En quoi le REX se distingue-t-il du livre blanc classique ?

    Le livre blanc apporte généralement une vision macro, dépersonnalisée et très orientée marketing. Le REX donne la parole aux praticiens : ceux qui ont mis en place des solutions, éprouvé des méthodologies et résolu des contraintes budgétaires ou politiques internes que les études ne racontent jamais. Les études se concentrent souvent sur les échecs en chiffres. Le REX montre comment une équipe a su contourner une difficulté, gérer un risque et résoudre sa problématique. C’est là que réside toute sa valeur.

    Le décideur B2B du 21e siècle, surtout en MarTech et en SalesTech, est littéralement noyé de messages et d’informations produits. Mais ce qu’il recherche sont des éléments tangibles. Et qui plus est, pas trop habillés afin qu’ils restent crédibles et percutants – image réalisée avec Midjourney.
    Les producteurs et les lecteurs de REX
    À qui s’adressent ces retours d’expérience, côté lecteur ?

    À tous les porteurs de projet dans une organisation. On pense évidemment aux équipes techniques et aux DSI, mais aussi aux directeurs de l’innovation et de la transformation. Ceux-ci ont besoin de se projeter et d’identifier des partenaires capables d’accompagner leur évolution. Toutes les directions métier sont concernées : finance, marketing, supply chain, RH. On peut même imaginer des investisseurs qui regardent un acteur à travers ses réalisations concrètes pour évaluer sa capacité réelle à aller sur le marché.

    Et côté producteur, qui sont vos clients principaux ?

    Sur le secteur tech, data et IA, on trouve aussi bien des éditeurs que des intégrateurs et des sociétés de conseil. Les ESN et intégrateurs sont naturellement très légitimes pour produire des REX. Ils sont au coeur de la mise en oeuvre et de la conduite du changement. Mais les éditeurs ont eux aussi un intérêt fort à valoriser les bénéfices concrets apportés par leurs solutions. C’est un potentiel important que nous accompagnons.

    La taille de l’entreprise a-t-elle une incidence sur les besoins ?

    Tous les acteurs y trouvent un intérêt, mais pour des raisons différentes. Les grands groupes ont souvent un problème de partage interne. Ils accumulent des REX sans disposer d’un cadre pour les référencer et les diffuser entre services et départements, avant même de les exposer à leurs futurs clients. Pour les acteurs plus petits, c’est avant tout un enjeu de visibilité et de crédibilité. Le REX démontre leur capacité à résoudre de vraies problématiques marché.

    Faire un choix de logiciel est rarement anodin, surtout en ces temps de sovereignty washing. Le décideur avisé se tournera donc vers ses pairs pour faciliter son choix. C’est à cela que sert un retour d’expérience client. Image réalisée avec Midjourney.
    Les bénéfices mesurables du Retour d’expérience client (REX)
    Peut-on espérer des bénéfices quantifiables, en termes de génération de leads par exemple ?

    Oui, clairement. Le marché attend des REX. Il est désormais impossible d’organiser un événement, une conférence ou un webinaire sans inviter un client qui vient témoigner de son projet : c’est ce qui attire les clients potentiels. Dans un contexte où l’IA évolue à un rythme soutenu, les décideurs ont besoin de se raccrocher à du concret. Ce concret accélère la transformation d’un prospect en client, parce qu’il lui apporte des garanties tangibles sur la mise en oeuvre et les bénéfices. C’est un vrai levier de visibilité et de conversion pour tout acteur de la tech, de la data et de l’IA.

    Et pour l’entreprise utilisatrice qui témoigne, quel est l’intérêt ?

    Les motivations sont multiples. Il y a d’abord une dimension personnelle. Celui qui vient témoigner renforce son positionnement d’expert, en interne comme en externe. Il y a aussi un enjeu d’image de marque et d’innovation. Montrer qu’une organisation se transforme, c’est attirer les talents. Quand une grande entreprise met en avant ses projets de transformation data ou IA, elle envoie un signal fort à des profils qui cherchent des environnements stimulants.

    La recette d’un bon REX
    Quels sont les ingrédients indispensables d’un REX réussi ?

    Il en faut trois.

    1. D’abord, un contexte bien décrit et incarné : la problématique métier du client doit être suffisamment précise pour que le lecteur s’y reconnaisse immédiatement.
    2. Ensuite, un fil narratif clair, qui parte du problème business jusqu’au résultat mesuré, en passant par le choix de la solution et toutes les étapes de mise en oeuvre.
    3. Enfin, des preuves tangibles : indicateurs, données sur les délais, taux d’adoption, gains qualitatifs. Et tout cela partagé par le client lui-même pour que la valeur soit authentique.
    4. Disposez-vous d’un modèle structuré pour produire ces REX ?

      Oui, la plateforme Show Me The Rex propose un template qui structure l’ensemble.

      1. On démarre toujours par les enjeux, la problématique et le contexte initial,
      2. Puis on aborde le choix de la solution et la démarche projet,
      3. Avant de conclure sur les gains obtenus.
      4. On inclut aussi systématiquement les bonnes pratiques et les points de vigilance.
      5. Un REX doit apporter de la valeur ajoutée réelle, et un projet n’est jamais sans embûches

        Les erreurs à éviter dans la création d’un Retour d’expérience client
        Quelles sont les erreurs les plus fréquentes dans la production d’un REX ?

        La première, c’est de transformer le REX en brochure commerciale : tout lisser, éliminer les tensions, les contraintes, les arbitrages. Un REX trop parfait n’est pas crédible.

        La deuxième erreur, c’est de verser dans le trop technique ou le trop produit, en listant des fonctionnalités plutôt qu’en racontant la démarche projet.

        Le troisième écueil, c’est l’anonymisation excessive. Si le client final est trop peu présent dans le témoignage, le REX perd l’essentiel de son intérêt. Il faut embarquer le client, pas le dissimuler.

        Par où commencer quand on n’a jamais fait de REX ?
        Je suis directeur marketing dans une entreprise tech. Par où commencer concrètement ?

        Je vous conseillerais de commencer par cartographier vos cinq à dix plus beaux projets clients récents, en identifiant pour chacun un angle business clair. Sur cette sélection, repérez un ou deux ambassadeurs prêts à témoigner et construisez avec eux un premier format simple : interview écrite, courte vidéo ou webinaire. Ensuite, impliquez très tôt les équipes commerciales, parce que le REX doit leur servir directement dans leur démarche et pour leurs rendez-vous. Une fois ces premières étapes franchies, industrialisez progressivement la démarche en vous appuyant sur un template structuré, comme celui que nous proposons sur Show Me The Rex.

        Le REX, un atout compétitif durable

        Éric Mattern a trouvé un angle simple et puissant : là où tout le monde produisait du contenu générique, il a misé sur la preuve concrète. Show Me The Rex arrive au bon moment, dans un marché saturé de promesses et avide de preuves concrètes.

        Pour les acteurs de la tech et de la data, la capacité à produire et diffuser des retours d’expérience solides est en train de devenir un facteur de différenciation à part entière. Les décideurs qui s’informent en autonomie, les comités d’achat qui comparent en ligne avant tout contact commercial, les talents qui choisissent leur employeur sur la foi de projets concrets… Tous cherchent la même chose. Une preuve que ça marche, racontée par ceux qui l’ont vécu.

        La plateforme est accessible sur showmetherex.com.

        À propos d’Éric Mattern

        Éric Mattern est entrepreneur dans l’univers de la tech et du digital B2B depuis plus de vingt-cinq ans. Après un parcours dans les fonctions commerciales et marketing au sein de plusieurs acteurs de la tech et de la data, il fonde Show Me The Rex, une plateforme dédiée à la production, la structuration et la diffusion de retours d’expérience sur les projets tech, data et IA.

        À propos de Show Me The Rex

        Show Me The Rex est une plateforme B2B dédiée à la valorisation des retours d’expérience dans les domaines de la tech, de la data et de l’intelligence artificielle. Elle s’adresse aussi bien aux producteurs de REX (éditeurs, intégrateurs, sociétés de conseil) qu’aux décideurs et porteurs de projet à la recherche de cas concrets pour guider leurs choix.

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        16 min
      6. Numerikissimo, l’annuaire du numérique 2026

        Deux ans après sa première édition, Numerikissimo n’est plus seulement un PDF annuel qui recense les personnalités marquantes du numérique français. C’est désormais un annuaire du numérique vivant, interconnecté, alimenté par ses membres en temps réel, et construit pour durer. Le webinaire de présentation du nouveau site, organisé en avril 2026, a permis aux membres du bureau de détailler les transformations en cours et de préciser les ambitions pour l’annuaire 2026, dont le lancement est imminent.

        Numerikissimo : annuaire 2026 des top acteurs du numérique
        L’annuaire nouveau du numérique français 2026 est désormais disponible en ligne sous forme d’un programme interactif de gestion développé par Hervé Kabla avec l’IA générative (Claude Code)
        Un site reconstruit de fond en comble avec l’IA générative

        La refonte n’est pas cosmétique. Hervé Kabla, qui a piloté le développement, a utilisé Claude pour partir de l’existant, restructurer le contenu et atteindre un niveau de qualité technique à la hauteur du projet. Le résultat est un site dont l’architecture interne a été entièrement repensée : base de données intégrée, moteur de recherche multicritères, gestion des fiches en autonomie, filtres géographiques et sectoriels.


        La liste des membres est désormais consultable et interrogeable sans friction. On peut rechercher un numéricien par nom, par entreprise, par région ou par secteur d’activité, mais aussi effectuer une recherche plein texte dans l’ensemble des contenus de fiche. Ce type de recherche transversale transforme l’annuaire en véritable outil de veille communautaire.

        « On a mis au point ces dernières semaines quelque chose qui correspond à un niveau de qualité approprié pour Numerikissimo. »

        Hervé Kabla, membre du bureau de Numerikissimo
        La fiche membre, bien plus qu’une carte de visite

        Ce qui distingue Numerikissimo d’un simple répertoire professionnel, c’est la densité éditoriale de chaque fiche. Frédéric Canevet, qui en a présenté une en détail lors du webinaire, a mis en évidence les différents champs qui la structurent : une vision personnelle du numérique, une anecdote ou un conseil stratégique, une citation, des startups coups de cœur, et des recommandations de personnalités à intégrer dans les prochaines éditions.

        Comme le montre celle de Frédéric Canevet, une fiche Numerikissimo est une véritable carte de visite interactive à l’intérieur d’un annuaire complet des top acteurs du numérique français.

        La vision du numérique produit des résultats particulièrement intéressants. D’un membre à l’autre, les perspectives divergent, reflet de la diversité réelle de l’écosystème. C’est cette hétérogénéité qui donne à l’annuaire sa valeur : on n’y lit pas une ligne éditoriale uniforme, mais une somme de points de vue construits sur des expériences différentes.

        « On arrive à l’aube d’un nouvel ère grâce à l’IA générative. C’est une véritable révolution industrielle. Il faut surfer sur cette vague plutôt que de la prendre sur la tête. »

        Frédéric Canevet, membre du bureau de Numerikissimo

        Les startups recommandées forment elles aussi un corpus utile. Pour éviter les doublons liés aux variations orthographiques, un système de normalisation suggère automatiquement les entrées existantes. La navigation par affinité, qui permet de retrouver tous les membres ayant recommandé la même startup ou la même personnalité, ouvre des pistes de mise en relation que le format PDF ne permettait tout simplement pas.

        Un annuaire vivant, mis à jour en continu

        La question de la pérennité des données était au cœur des échanges. Le nouveau site y répond en permettant à chaque membre de modifier sa fiche à tout moment, via une authentification simplifiée. Si un changement de poste intervient ou si une recommandation n’est plus d’actualité, la correction s’effectue en quelques clics sans passer par le bureau.

        Chaque membre peut modifier sa fiche à chaque instant et l’annuaire du numérique Numerikissimo.fr sera mis à jour en temps réel

        La base de données compte aujourd’hui 180 fiches, contre 109 lors de la première édition. L’objectif pour l’annuaire 2026 est de franchir le seuil des 200. Pour intégrer l’annuaire, le processus reste sélectif : candidature via le formulaire en ligne, puis validation par au moins deux membres du jury.

        « La fiche doit être inspirante et complète. Mais surtout, la personne qui postule doit avoir une valeur ajoutée prouvée dans le numérique. »

        David Fayon, fondateur de Numerikissimo
        Représentativité géographique et souveraineté numérique

        L’annuaire ne se limite pas à l’Île-de-France. Des membres sont basés en Occitanie, en Auvergne-Rhône-Alpes, mais aussi aux États-Unis, en Suisse, en Belgique, à Dubaï. Le critère d’admission est la nationalité française, ce qui ouvre le périmètre à une diaspora technologique souvent très active à l’international.

        L’annuaire 2026 intégrera une annexe spécifique consacrée à la souveraineté numérique : une cartographie des solutions françaises classées par domaine d’activité, avec des liens cliquables. Le sujet est devenu stratégique, notamment avec les débats autour du remplacement d’Office 365 dans les ministères et la montée en puissance des alternatives open source.

        La place des femmes dans le numérique fait également partie des priorités éditoriales. Numerikissimo ne fonctionne pas par quota, mais cherche activement à rééquilibrer une profession encore très masculine.

        Parité préservée sur cet aperçu de l’annuaire en ligne, signe des efforts que fournit l’association pour promouvoir l’inclusivité.
        Un programme de webinaires thématiques

        Le nouveau site s’inscrit dans un calendrier d’animations régulières. Trois webinaires sont prévus entre mai et juin 2026 : le premier, animé par Geneviève Bouché, portera sur la souveraineté numérique. Le deuxième, piloté par Émilie Marquois, abordera l’usage de l’IA dans les réseaux sociaux, à l’heure où la masse de contenus générés automatiquement comprime la visibilité organique. Le troisième, prévu en juin, posera la question du repositionnement stratégique face à des outils qui prennent en charge une part croissante de l’exécution, sous le titre volontairement provocateur : comment ne pas finir uberisé.

        L’annuaire du numérique français Numerikissimo et ses partenaires
        Le CRIP soutient Numerikissimo

        Numerikissimo bénéficie du soutien du CRIP, le cercle de confiance des décideurs IT, qui fédère 15 000 membres, 350 sociétés utilisatrices et 160 partenaires technologiques, avec 52 événements organisés en 2025. Un soutien qui s’inscrit dans une logique d’écosystème : deux communautés qui partagent la même conviction que la valeur se construit dans l’échange entre pairs.

        « Le CRIP regroupe DSI, CTO et équipes IT dans un esprit d’échange entre pairs. C’est exactement l’esprit de Numerikissimo, et c’est pour ça que ce partenariat a du sens. »

        Yann Gourvennec, membre du bureau de Numerikissimo
        Numerikissimo comme infrastructure de réseau

        Ce qui se joue avec Numerikissimo va au-delà de la publication annuelle. L’association construit une infrastructure relationnelle pour l’écosystème numérique francophone. Les fonctionnalités sociales annoncées pour les prochaines versions du site faciliteront la mise en contact directe entre membres, sans prétendre concurrencer les réseaux sociaux généralistes. La force d’un réseau, comme le rappelle Hervé Kabla, c’est la force des connexions qu’il permet.

        L’événement physique de lancement de l’annuaire 2026 s’inscrit dans cette même logique. Tisser des liens entre membres, selon la formule qu’affectionne David Fayon, empruntée à l’esprit sinon aux mots du Petit Prince, ne se fait pas uniquement en ligne. Numerikissimo, à sa deuxième édition, reste fidèle à cette conviction.

        Devenez partenaire de Numerikissimo 2026, annuaire du numérique vivant

        Numerikissimo est une association loi 1901. Ses partenaires bénéficient d’une mise en avant sur le site, dans l’annuaire en ligne et sur l’ensemble des supports de communication produits par l’association, dont les webinaires thématiques et les événements physiques.

        Un partenariat peut également donner lieu à l’édition d’un numéro personnalisé de l’annuaire : sélection de membres, avant-propos aux couleurs du partenaire, impression en série limitée. Un outil de visibilité concret, dans un écosystème qualifié.

        Contactez-nous pour devenir partenaire : numerikissimo.fr

        ACTEURS DU NUMERIQUE FRANÇAIS CANDIDATEZ SUR NUMERIKISSIMO.FR

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        36 min
      7. L’IA, un bouleversement de nos sociétés et économies ?

        L’IA n’est pas seulement un outil nous explique Fred Cavazza dans un récent billet fort intéressant. Les rapports sur l’impact de l’IA sur l’emploi, la société et les entreprises fleurissent actuellement aux quatre coins du globe. Certains annoncent des révolutions imminentes tant pour les sociétés que pour nos économies, tandis que d’autres minimisent l’impact de l’intelligence artificielle et ressuscitent le bon vieux paradoxe de Solow, alias paradoxe de la productivité (« L’informatique est visible partout, sauf dans les statistiques de productivité »). Il est donc très difficile de se forger une opinion, et encore plus de conseiller les entrepreneurs et les étudiants sur ce qu’il convient de faire à l’avenir. Visionary Marketing s’est donné pour mission d’essayer d’éclaircir ce sujet de la manière la plus rationnelle et la plus éclairée possible.

        L’IA : au-delà de l’outil, un bouleversement de nos sociétés et économies
        Les plateformes d’IA devraient-elles devenir des contribuables comme les autres ? Le grand amour des Français pour les impôts n’épargnera pas l’intelligence artificielle, estime Cavazza. En effet, selon lui, l’IA n’est pas un outil !

        Le premier sujet que nous allons traiter dans cette série, est l’analyse de Fred Cavazza sur l’impact de l’IA sur la société et l’économie (voir le billet original en français et mon interprétation en anglais), qui décrit l’intelligence artificielle comme une source de bouleversement profond. Je connais Fred depuis des années et je sais à quel point il maîtrise ces deux sujets, ce qui rend son rapport particulièrement précieux. Avec son aimable autorisation, j’ai traduit son article du français pour éclairer cette question.

        L’autre rapport est celui de JP Gownder de Forrester, que j’interviewerai prochainement. Je soumettrai les hypothèses de Fred à JP pour voir ce qu’il en pense, notamment sur cette idée de bouleversement par l’IA. J’espère que nos lecteurs, et en particulier mes étudiants qui se posent beaucoup de questions à ce sujet, pourront ainsi séparer le bon grain de l’ivraie après ces deux interviews et podcasts.

        Il a beaucoup été question d’IA et de bouleversement de l’économie et de la société à Davos cette année.
        L’IA n’est pas un outil, elle remodèle notre société et notre économie

        Synthèse de l’article de Frédéric Cavazza.

        • L’IA constitue une rupture civilisationnelle plus qu’une innovation technologique. Elle marque l’entrée réelle dans la quatrième révolution industrielle en externalisant, pour la première fois, les capacités cognitives et créatives des humains.
        • Les gains de productivité liés à l’IA sont déjà concrets et profondément asymétriques. Un écart croissant se creuse entre les travailleurs capables de collaborer avec l’IA et ceux qui conservent des modes de travail hérités du XXe siècle.
        • La montée en puissance des agents IA remet en cause la création de valeur des cols blancs. Les agents intelligents transforment les tâches des travailleurs du savoir, fragilisent certains modèles économiques et annoncent une recomposition rapide des emplois de bureau.
        • L’intégration de l’IA impose un nouveau cadre juridique et fiscal. À l’image des personnes morales, les agents IA doivent être dotés d’un statut permettant de clarifier leurs responsabilités et de réintégrer leur valeur dans le contrat social.
        • Les impacts socio-économiques dépassent largement la seule question du travail. L’IA touche aux équilibres psychologiques, culturels et démographiques, rendant indispensable un débat collectif pour anticiper les tensions sociales à venir.
        • Note : le billet de Frédéric est disponible sur son site et aussi en lecture dans notre podcast du jour

          L’IA est-elle au cœur d’un bouleversement de notre civilisation ?

          À mon avis, la vision de Fred sur l’avenir de l’IA et de la civilisation est très juste. Certaines de ses prédictions relèvent un peu de la science-fiction, mais le monde réel imite tellement souvent la SF (pensez à l’obsession d’Altman pour Her de Jonze) qu’il pourrait bien avoir raison.

          Comme l’affirme Fred, l’impact de l’IA pourrait aller bien au-delà des avancées technologiques auxquelles nous assistons actuellement. Cependant, je pense que nous n’en sommes encore qu’aux prémices. Je peux facilement imaginer ce que Cowork d’Anthropic pourrait faire à l’avenir, mais je ne vois pas cela se produire aujourd’hui, même si j’utilise Claude de manière intensive et avancée depuis des années.

          Cela prendra du temps et de la maturation pour intégrer de manière transparente ces technologies afin d’exécuter des flux de travail (workflows) correctement et pas seulement des tâches. Les logiciels dits agentiques sont vraiment prometteurs, et nous pouvons même en avoir un aperçu dans ce type d’applications ou dans Manus qui vient d’être racheté par Meta, ce qui n’est pas innocent.

          Cependant, les gains de productivité rendus possibles par ces technologies sont souvent inégaux. Même pour les utilisateurs avancés.

          L’autre jour, après une réunion de mentorat d’une heure et demie au cours de laquelle j’ai donné des conseils stratégiques, j’ai utilisé mon projet Claude habituel pour rédiger un résumé exécutif sans égal de ma recommandation pendant que je faisais cuire des œufs sur le plat pour la famille.

          Pourtant, il a fallu trois étapes complexes et trois suites logicielles pour y parvenir correctement. Mais ne vous y trompez pas, nous y arriverons un jour. C’est juste le timing qui n’est pas bon ; ce n’est pas encore le cas. L’innovation demande du temps et des efforts.

          Comme le souligne Fred, il existe également une forte résistance au changement, comme toujours dans le domaine de l’innovation, et ce n’est pas seulement le cas en Europe, même si l’adoption est traditionnellement à la traîne sur notre continent.

          L’impact de l’IA, même sur l’emploi, sera certainement important, mais il faudra peut-être des années avant qu’il n’apparaisse dans les statistiques, pour reprendre les termes de Robert Solow. Cela dit, la vision de Forrester est plus nuancée, et nous la passerons en revue très prochainement avec JP Gownder.

          Le temps nous dira si la vérité se situe quelque part entre les deux, comme je le pressens. C’est certainement moins romantique ou effrayant (selon votre point de vue), mais 40 ans de mise en œuvre de l’innovation technologique m’ont appris à rester stoïque.

          Lire le billet de Frédéric Cavazza sur son site

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          23 min
        • Cybermenaces : état des lieux en Europe, 2024

          Le paysage des cybermenaces en Europe est assez inquiétant. Une enquête récente de Cloudflare a été menée auprès de 4 261 responsables informatiques chargés de la cybersécurité en Europe. 24 % de l’échantillon est composé de petites entreprises (150-999 employés), 24 % de moyennes entreprises (1 000-2 500 employés) et 52 % de grandes organisations (plus de 2 500 employés). Tous les grands pays européens ont été étudiés par Cloudflare dans le cadre d’une étude intitulée « Shielding the future : Europe’s cyber threat landscape (Protéger l’avenir : le paysage des cybermenaces en Europe). Le rapport dresse un tableau plutôt sombre, mais souligne que des solutions existent… à condition que les équipes dirigeantes comprennent ce que sont les nouvelles contre-mesures de lutte contre les cybermenaces telles que le Zero trust. Dans l’ensemble, il faudra que toutes les équipes de direction, et pas seulement l’équipe informatique, comprennent mieux les tenants et les aboutissants de ces dangers.

          Cyber menaces en Europe, 2024, un tableau sombre, mais l’espoir subsiste

          Paysage européen des cybermenaces : Cloudflare dresse un tableau très sombre, mais il y a encore de l’espoir

          L’échantillon de cette enquête est très complet compte tenu qu’il s’agit d’une enquête visant des décideurs et du fait de son orientation B2B.

          L’échantillon de l’enquête 2024 sur les cybermenaces menée par Cloudflare

          Parmi les enseignements de ce rapport sur le paysage européen des cybermenaces, on peut citer :

          – Tous les types d’entreprises sont touchés par les cybermenaces, puisque 72 % des personnes interrogées ont signalé au moins un incident au cours des 24 derniers mois,

          – 84 % des personnes interrogées ont fait état d’un plus grand nombre d’incidents par rapport aux années précédentes. En effet, 43 % de ces organisations ont subi 10 attaques ou plus au cours des 12 derniers mois,
          – Les attaquants ont recours à une variété de méthodes, avec en tête de liste le phishing et les attaques par le Web,
          – Un nombre remarquablement faible de personnes interrogées (29%) déclarent qu’elles sont « bien préparées » à de futurs incidents, ce qui laisse 71% des personnes interrogées en dehors de ce tableau,
          – Plus de la moitié des personnes interrogées prévoient que leur organisation consacrera un budget informatique plus important à la cybersécurité,
          – L’inquiétude grandit quant au fait que « l’ajout de nombreuses solutions ponctuelles n’est pas la panacée ». Près de la moitié des personnes interrogées placent la simplification et la consolidation de leur système de cybersécurité parmi leurs trois principales priorités,
          – Le passage à une sécurité zero trust pourrait aider mais 86% des répondants ont indiqué que leurs équipes de direction ne comprennent pas encore pleinement ce modèle.

          Regardons la musique en face : combien de responsables informatiques se sentent à l’aise pour comprendre comment nos systèmes en ligne complexes doivent être protégés ? Eh bien, pas tant que ça. Même si je déteste l’idée, il semble qu’une trop grande ouverture de ces systèmes ne nous facilite pas la vie

          Il semble que le paysage de la cybersécurité, de plus en plus dangereux, soit à l’origine d’un nombre croissant de problèmes au sein des organisations. La complexité croissante des réseaux ouverts donnant accès à des sommes d’argent de plus en plus importantes; la tentation est trop grande pour la plupart des cyber-escrocs qui ne semblent pas capables d’y résister. En outre, la complexité stupéfiante des technologies de l’information, des réseaux et surtout des solutions de cybersécurité telles que le Zero trust explique pourquoi si peu d’entreprises sont prêtes à mettre en œuvre de telles solutions. Et ce, même si ces solutions ont du sens.

          Même si je déteste cette idée, il semble qu’une trop grande ouverture de ces systèmes ne nous facilite pas la vie.

          Voici le lien pour télécharger l’étude de Cloudflare sur les cybermenaces en Europe en 2024. À noter qu’une version spécifique pour la France est disponible.

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          5 min
        • Cas concret de respect des données personnelles

          Ce matin, j’ai reçu un email de la part de l’organisation des Jeux Olympiques relatif au respect de mes données personnelles. Ce mail, destiné à me rassurer sur la bonne utilisation de mes données, a eu en fait l’effet inverse de celui qui était recherché. Je me suis mis à fouiller dans les petits caractères et j’ai immédiatement découvert quelques points assez opaques, c’est un euphémisme. J’ai ensuite soumis ce texte à Perplexity.ai dont j’ai déjà remarqué par le passé, l’habileté pour le déchiffrement du galimatias juridique destiné à embrouiller le citoyen en déficit d’attention. Heureusement, j’utilise « Hidemyemail », le système de protection d’adresse email d’Apple qui est bien plus efficace que toutes les lois qui pourront jamais être votées : l’adresse a été soigneusement supprimée. Ceci étant dit, revenons en détail sur ce texte et voyons les points qui m’ont gêné.

          Cas concret de respect des données personnelles et de la peur de son irrespect

          respect des données personnelles

          Avertissement : ceci n’est pas un réquisitoire, mais juste une réflexion sur la protection des données et sur la réception par l’utilisateur de certains messages censés le protéger. 

          L’équipe Paris 2024 de protection des données personnelles (signataire de ce mail) m’a envoyé — et sans doute à vous aussi — le curieux message reproduit ci-dessous.

          Un bien curieux message sur le respect des données personnelles

          Curieux dans la forme (il s’agit d’une longue liste d’articles contractuels sans véritable notice introductive, un peu comme si vous receviez un nouveau contrat de travail sans lettre d’introduction dans votre boîte mail le matin).

          Et curieux sur le fond, car on y mentionne que vos données ont été collectées et probablement utilisées, et que l’on a probablement transmis « […] certaines de vos données […] au Comité International Olympique (« CIO »), qui traite ces données en qualité de responsable de traitement indépendant afin de mieux connaître ses fans, évaluer les performances de ses propriétés numériques ou de ses activités liées aux Jeux, et se repose pour ce faire sur son intérêt légitime. »

          À supposer que cette utilisation de mes données fût connue de moi, je l’avais donc oubliée totalement et le fait de savoir que j’avais un droit de rétractation ne m’a pas vraiment rassuré.

          J’ai même été pris d’une certaine panique à l’idée que mes données aient pu être satellisées et livrées à diverses activités marketing reposant sur un « intérêt légitime ». Heureusement, en visant le mail en question, je me rendis compte que j’avais eu — au moment de l’inscription — la présence d’esprit d’utiliser une adresse temporaire que je pouvais mettre en pause quand je voulais. Ouf !

          Il n’empêche que ce message, censé me rassurer, m’a plutôt inquiété. Les longues phrases plus ou moins claires, destinées à me démontrer la légitimité de cette démarche, le fait que ce message soit mal formaté, qu’il arrive à un moment où on ne s’y attend pas vraiment, tout cela concourait à me faire penser, sans doute à tort, qu’on allait utiliser mes données de manière assez louche.

          Mais rassurez-vous, en cas de problème, il est possible d’exercer ses droits à la rectification et même à la suppression des dites données des bases en question. Là encore, la procédure, expliquée au travers de 2 paragraphes longs et complexes, ne donne pas confiance.

          Perplexity.ai à la rescousse et analyse des détails de l’annonce

          Je dois sans doute être paranoïaque, mais quand je lis un message compliqué qui tente de me rassurer, je pense que cela veut dire qu’il y avait un danger auquel je n’avais pas fait attention.

          Alors j’ai demandé à mon service IA préféré, perplexity.ai de suivre le prompt suivant : « Trouve-moi tous les points un peu litigieux ou limites en termes d’éthique dans le texte suivant ».

          N’étant pas juriste, j’avais besoin d’aide, le lecteur pointilleux, mais magnanime me pardonnera cet accès de faiblesse. Et puis, il faut aussi faire le « centaure » de temps en temps, cela m’aide pour mes cours.

          La fonction Hidemyemail d’Apple est très pratique pour éloigner les fâcheux.

          Voici ce qu’a répondu l’IA de Perplexity sur ces points potentiellement litigieux ou limites en termes d’éthique dans le texte fourni par le CIO :

          1. Transmission de données au CIO :
          2. « Le texte mentionne que Paris 2024 a transmis certaines données personnelles au Comité International Olympique (CIO). Cela pourrait être considéré comme problématique car :
            – Le CIO est décrit comme un « responsable de traitement indépendant », ce qui signifie qu’il peut utiliser ces données selon ses propres règles.
            – Les finalités mentionnées pour l’utilisation de ces données par le CIO sont assez larges (« mieux connaître ses fans, évaluer les performances de ses propriétés numériques ou de ses activités liées aux Jeux »).
            – Le CIO se base sur son « intérêt légitime » pour traiter ces données, ce qui est une base légale moins solide que le consentement explicite des utilisateurs ».En d’autres termes plus prosaïques, je n’ai pas vraiment donné l’autorisation explicite d’utilisation de mes données, et l’envoyeur cherche à se justifier en expliquant qu’il a néanmoins ce droit, car après tout, qui d’autre que le CIO est légitime à organiser les jeux… Bref, je ne suis pas vraiment rassuré.
          3. Durée de conservation des données : « Bien que le texte mentionne la suppression progressive des données des bases actives, il indique également que les données seront archivées de façon sécurisée pour des durées allant jusqu’à 6 ans [ou 5 ans pour des raisons de litiges, Perplexity a raté ce détail]. Cette longue période de conservation pourrait être considérée comme excessive. »Là encore, ce n’est pas rassurant. En bref, on supprime les données… plus tard. On ne sait jamais.
          4. Manque de clarté sur les destinataires des données : « Le texte mentionne que les données seront archivées par « l’entité liquidatrice qui sera désignée par Paris 2024 après sa dissolution« . Cette formulation manque de précision et pourrait soulever des questions sur qui aura réellement accès à ces données archivées. »On a déjà vu ça par le passé, notamment lors du rachat de Camaïeu où les repreneurs se sont arrogé le droit de transférer automatiquement le consentement des utilisateurs sur la nouvelle entité sans rien leur demander. Pas rassurance encore.
          5. Complexité de l’information : « Le texte est assez long et technique, ce qui pourrait rendre difficile pour un utilisateur moyen de comprendre pleinement comment ses données sont traitées. Cela pourrait être perçu comme un manque de transparence. »Finalement et contrairement à la vulgate, l’IA a plus de bon sens que bien des humains. J’avais noté ce point également.
          6. Absence de choix explicite : « Bien que le texte mentionne la possibilité d’exercer ses droits, il ne semble pas offrir aux utilisateurs un choix clair et facile de s’opposer au traitement de leurs données ou de demander leur suppression immédiate. »Mieux vaut faire confiance à Apple et à Hidemyemail, ces vilains GAFAM qui nous protègent quand même de bien des mauvaises pratiques.
          7. Référence à de multiples politiques de confidentialité : « Le texte fait référence à plusieurs politiques de confidentialité (générale et complémentaires), ce qui pourrait rendre difficile pour les utilisateurs de comprendre exactement quelles règles s’appliquent à leurs données. »Tout ceci ne va pas dans le sens de la réassurance non plus.
          8. Perplexity conclut de la manière suivante :

            Ces points pourraient potentiellement soulever des questions éthiques ou de conformité avec les principes de protection des données personnelles, notamment en termes de transparence, de minimisation des données et de contrôle par les utilisateurs.

            Je sais que l’on me dit sans cesse que la situation de la protection des données s’est améliorée. Que les lois qui s’empilent les unes sur les autres amènent transparence et progrès.

            Mais au travers de cette brève, je pense avoir démontré que ce n’est pas le cas. Et cette démonstration est faite, qui plus est, par une instance para gouvernementale qui n’a rien à voir avec les fameux « GAFAM ». Ces derniers étant pourtant la cible désignée par un ex-commissaire européen en colère.

            En fin de compte, l’enfer n’est-il pas pavé de bonnes intentions ?

            Voici enfin le texte original envoyé par l’adresse Paris 2024

            Dans le cadre des Jeux Olympiques et Paralympiques (« les Jeux »), le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 (ci-après « Paris 2024 » ou « nous ») a été amené à collecter et traiter un certain nombre de vos données à caractère personnel. Vos données ont été collectées par Paris 2024 dans différents contextes (création de compte, achat de billets, adhésion au programme des Volontaires, inscription au Club Paris 2024, participation au Relais de la Flamme olympique, etc.) et/ou dans le cadre de ses différentes plateformes numériques (Portail des Volontaires, Le Club Paris 2024, Relais de la flamme, Billetterie, Génération, Terre de Jeux, etc.).

            Conformément nos obligations réglementaires en matière de protection des données personnelles, nous vous avons informé sur le traitement de vos données au sein des politiques de confidentialité applicables à ces différents contextes de collecte et/ou aux plateformes précitées, notamment au moyen de notre Politique de confidentialité générale et des Politiques de confidentialité complémentaires disponibles sur nos différentes plateformes.

            Cette information a notamment porté sur (i) les responsabilités liées au traitement de vos données, (ii) les finalités poursuivies par Paris 2024 ainsi que les bases légales fondant le traitement de vos données par Paris 2024, (iii) les catégories de données collectées, (iv) les destinataires de vos données, (v) les durées de conservation, et (vi) les droits dont vous disposez sur vos données.

            Nous vous rappelons à cet égard que Paris 2024 a pu être amené à transmettre certaines de vos données (comprenant par exemple des informations relatives à votre compte sur nos plateformes, aux caractéristiques et conditions d’achat de votre billet, au type de billet acheté, à vos disciplines favorites, aux évènements pour lesquels vous avez acheté un billet, à votre éventuelle adhésion au Club Paris 2024, ou encore des données de profil issues de nos traitements d’analyse) au Comité International Olympique (« CIO »), qui traite ces données en qualité de responsable de traitement indépendant afin de mieux connaître ses fans, évaluer les performances de ses propriétés numériques ou de ses activités liées aux Jeux, et se repose pour ce faire sur son intérêt légitime. Pour plus d’informations sur les traitements que le CIO réalise sur vos données, et sur la faculté de vous opposer aux traitements opérés par le CIO pour les finalités susvisées, nous vous invitons à vous référer à sa politique de confidentialité disponible ici.

            Comme vous le savez, les Jeux se sont terminés le 8 septembre 2024. La structure de Paris 2024 sera dissoute prochainement et dans ce contexte, nous tenons à vous informer sur le sort de vos données personnelles à l’issue des Jeux, ainsi que sur la façon dont vous pouvez continuer à exercer vos droits conformément aux exigences réglementaires.

            Sort de vos données à l’issue des Jeux :
            1) Suppression de vos données de nos bases actives
            En raison de la dissolution de Paris 2024, vos données seront progressivement supprimées de nos bases actives d’ici la fin du mois de novembre 2024. A compter de cette date, vos données seront ensuite archivées de façon sécurisée par l’entité liquidatrice qui sera désignée par Paris 2024 après sa dissolution, aux seules fins (i) de répondre à nos obligations fiscales pour une durée de 6 ans, et/ou (ii) de gestion des litiges pour une durée de 5 ans.
            2) Exercice de vos droits sur vos données
            En toute hypothèse, nous vous rappelons que conformément à la règlementation en vigueur, vous disposez sur vos données des droits d’accès, de rectification, d’effacement, de portabilité, de limitation des traitements, et de vous opposer au traitement de vos données ou de révoquer votre consentement s’il a fondé un traitement.

            Vous pouvez continuer à exercer vos droits auprès de Paris 2024 en justifiant de votre identité et en rappelant le contexte de votre interaction avec Paris 2024, en faisant votre demande ou en toute hypothèse à l’adresse suivante : [email protected].

            Nous vous rappelons enfin qu’en cas de difficultés non résolues, vous pouvez déposer une réclamation auprès de l’autorité de contrôle compétente, qui est, en France, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).

            Pour toute question relative à ce message et plus généralement sur la protection de vos données personnelles, vous pouvez nous envoyer votre demande à [email protected].
            L’équipe Paris 2024 de protection des données personnelles

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          9. Paris Retail Week 2024 sous le signe de la RETAILIGENCE

            Visionary Marketing sera partenaire média de l’événement Comexposium Paris Retail Week 2024 qui se tiendra du 17 au 19 septembre au Paris Expo Porte de Versailles. L’événement, placé pour sa 10ème édition sous le thème de la « Retailigence », accueille plus d’une soixantaine d’experts français et internationaux. On pourra s’y inscrire aux plus de 200 conférences, tables rondes (alias « talks »), keynotes, et ateliers solutions qui exploreront les grands enjeux du secteur. Cette édition anniversaire promet d’être exceptionnelle, avec un programme riche en contenu innovant et des invités de renommée mondiale. Il est urgent de s’y inscrire !

            Paris Retail Week 2024 est placé sous le signe de la RETAILIGENCE

            Retailingence Paris Retail Week 2024

            Un Programme Axé sur les Enjeux Clés du Retail

            L’édition 2024 de la Paris Retail Week se concentrera sur huit enjeux majeurs du secteur : Data, Commerce Omnicanal, Agencement et Équipement des Magasins, Logistique, Marketplaces, NouveauxPaiements, Expérience Client et RSE.

            Nos reporters auront donc l’embarras du choix pour leurs billets tant les sujets proposés sont passionnants.

            RetAIligence : focus sur l’IA générative dans le domaine du retail

            Le néologisme, « retAIligence » est particulièrement bien trouvé. L’IA générative, qui transforme déjà le paysage du retail, sera au cœur de nombreuses discussions et présentations. De grands noms comme LeBonCoin, Adidas, McDonald’s France, Zalando, Carrefour, L’Oréal Luxe, FNAC Darty et bien d’autres partageront leur expertise et leurs visions sur les enjeux futurs du commerce.

            La scène de Paris Retail Week en septembre 2023 avec Thomas Husson — l’édition 2024 s’annonce encore plus passionnante.

            Visionary Marketing a extrait pour vous les sujets les plus chauds, liés à l’intelligence artificielle dans le secteur de la distribution (alias « RetAIligence »). Les voici rangés par date, avec l’aide précieuse de notre assistant Claude.ai (doublé d’une vérification visuelle qui nous a permis d’éliminer un intrus et de vérifier la justesse de ces dates.

            Sujets relatifs à l’Intelligence Artificielle (IA) – Paris Retail Week 2024
            Mardi 17 septembre 2024
            1. 10h30 – 11h00 : insight havas commerce – révolution ia : comment l’ia transforme le retail à l’échelle mondiale par vincent mayet
            2. 11h00 – 12h00 : retours d’expériences de retailers
              • Arnaud grojean, chief data & analytics officer, carrefour
              • Hugo hamad, director of artificial intelligence, decathlon digital
                1. 16h00 – 16h30 : mentoring data – data & ia : quels usages pour scaler son business et améliorer l’expérience client ?
                2. 16h30 – 17h00 : keynote incremys – de chatgpt aux usages business… potentialités et limites de l’ia générative
                3. Mercredi 18 septembre 2024
                  1. 14h30 – 15h00 : mentoring nouveaux paiements – paiement & fraude : transformer les défis en opportunités avec la data et l’ia
                  2. Jeudi 19 septembre 2024
                    1. 10h00 – 10h20 : présentation des résultats de l’étude la fevad x kpmg – l’ia générative game changer pour l’e-commerce
                    2. 12h00 – 12h30 : débrief auchan retail – l’ia au service de l’it : véritable catalyseur de transformation
                    3. Inscrivez-vous dès maintenant !

                       

                      Télécharger le copmmuniqué de presse

                      Nous partageons rarement les communiqués de presse, mais nous ferons une exception avec celui-ci qui est fort bien fait et permet de se repérer dans l’événement.

                      CP PRW Programmation Juillet

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                    4. Comment écrire avec intelligence mais sans artifice ?

                      Est-il possible d’écrire avec intelligence et sans artifices, et si oui comment faire ? Il y a une telle masse de contenus sur l’IA qu’on en ferait presque une indigestion. Tous les jours nous voilà bombardés de nouveaux outils, tous plus «révolutionnaires» que les autres. Mais ces outils nous rendent-ils vraiment plus intelligents, ou au contraire sont-ils un moyen de nous défausser du travail intellectuel que nous faisions nous-mêmes par le passé ? Nous nous sommes posé la question ici de savoir quelles seraient les caractéristiques d’une écriture humaine intelligente, comme nous la promouvons au sein du collectif 100% humain humansubstance.com.

                      Comment écrire avec intelligence mais sans artifices ?

                      La confusion, le trop-plein, l’indigestion d’IA

                      Ces derniers jours, les injonctions des gourous de l’IA se sont faites plus pressantes. ChatGPT 4 est merveilleux, mais Copilot est dans ton mobile, ah non ! Il vaut mieux se mettre sur « le chat » (au fait, on dit « chat » ou « tchat » ?), oubliez tout, le futur est à SGE, Gemini et Google ! Oh et puis non ! Google va déréférencer tous les textes IA (j’aimerais bien voir ça !). Sans oublier le « il faut acheter Copilot » (encore un, mais pas le même, celui de Microsoft 365) et enfin « Finalement non, l’avenir c’est Perplexity.ai… »

                      Ces outils et bien d’autres n’ont pas de secrets pour nous. La plupart d’entre eux sont sur nos ordinateurs et nos tablettes ou nos téléphones et nous les utilisons quotidiennement. Nous en connaissons souvent les astuces et les recoins les plus obscurs. Nous avons formé des centaines de jeunes sur ces sujets (avec le recul nécessaire). Toutefois, on peut se poser la question de savoir, si l’excès ne nuit pas. Trop d’IA ne tue-t-il pas l’IA? Au passage, je remarque que quand on dicte « IA » dans macOS, il se trompe encore 9 fois sur 10. On pourrait peut-être commencer par corriger ça…

                      Mais en fin de compte, cette accumulation d’outils nous rend-elle plus « intelligents »?

                      Nous avions déjà soulevé la question de savoir ce qu’est l’intelligence il y a quelques années, au début de la nouvelle vague de popularité de l’IA en 2017-2018. Plus récemment, nous avons été agréablement surpris de la voir reprise sous une forme plus sophistiquée et plus élaborée, et surtout beaucoup plus érudite par Daniel Andler dans son opus intelligence artificielle, intelligence humaine, la double énigme, aux éditions NRF, 2023. 

                      La question de la définition de l’intelligence est sans fin. Il n’est pas utile d’essayer de la résoudre dans cette brève sans prétention. Mais quand même… Peut-on réduire l’intelligence humaine à la résolution de problèmes avec un LLM ? Certainement pas. 

                      Je me suis posé la question pour ce mini billet, de représenter de manière métaphorique les caractéristiques qui me semblent les plus importantes dans le cadre des stratégies de contenu pour le Web. Je n’aime pas trop parler de ce que je ne connais pas, je préfère me restreindre à mon domaine de prédilection. Et voici à quoi je suis arrivé. Cela pour moi, se présente sous forme d’une anagramme, C.L.E.V.E.R. Vous aurez compris la métaphore. La voici expliquée en images et en mots.

                      Ce dessin est garanti pu sucre avec 0% d’intelligence artificielle et a été réalisé avec nos petites mains sur une tablette équipée du logiciel paper. Un appel à écrire avec intelligence en quelque sorte.

                      Pour cette anagramme, vous proposons les explications suivantes :

                      1. C pour Calculateur : probablement pas la meilleure traduction de « Cunning » (rusé), mais c’est bien cela que nous voulons dire. Par exemple, une de nos amies, Martine le Jossec a une méthode bien à elle. Quand elle a un sujet à traiter dans sa newsletter, elle demande à ChatGPT de lui faire une proposition… Et elle écrit exactement l’opposé en s’opposant à GPT comme s’il était un Sparring-partner. Voilà une démarche vulpine (de Vulpinus, le Renard) pour garantir l’authenticité sans rejeter l’IA. Il suffisait d’y penser !
                      2. L pour pensée latérale : un terme inventé par Edward de Bono, pour expliquer la capacité à lier des éléments, apparemment sans rapport, les uns avec les autres, afin de produire de nouvelles idées. Un processus que d’aucuns appellent l’idéation. Effectivement, il s’agit d’un des traits de l’intelligence humaine qui peut parfois avoir un rapport avec la résolution d’un problème particulier, mais pas toujours. C’est là que se niche la créativité. On me rétorquera que les LLM sont justement très bons pour suggérer des idées farfelues. Mon expérience c’est que cela peut parfois servir de point de départ quand on est frappé du syndrome de la feuille blanche, mais que résoudre l’équation soi-même est plus valorisant. Et surtout, cela nous entraîne à penser. Prenons un parallèle. Je peux résoudre les mots croisés, très difficiles, de la Croix hebdo du vendredi, mon exercice hebdomadaire, en allant chercher la réponse sur le dictionnaire de mots croisés en ligne. Mais il est beaucoup plus drôle de se prendre la tête pendant deux jours pour essayer d’arriver au bout avec un papier et un crayon (ou un stylet et une tablette dans mon cas). En fait, c’est à force de penser que nos cerveaux continuent de fonctionner.
                      3. E pour expérience : l’expérience, voilà quelque chose que GPT ou ses nombreux clones n’auront jamais. Car ils n’iront pas sur le terrain. Voilà enfin quelque chose qui nous reste pour occuper nos vieux jours et briller en société et au bureau…
                      4. V pour visionnaire, ce qui n’est pas pour déplaire aux fans de Visionary Marketing. Une capacité de l’humain à se projeter, parfois très mal, dans l’avenir. C’est même un de ses sports favoris, il suffit de regarder les toutologues de la télé pérorer, à longueur de temps, sur n’importe quel sujet et en racontant absolument n’importe quoi. Et pourtant, nous les écoutons avec passion, car cela a quelque chose de fascinant de chercher à comprendre l’avenir. Nous pouvons bien entendu demander à ChatGPT de recopier et mettre ces âneries en statistiques. Mais il est de notre ressort de nous projeter dans l’avenir. Un exercice sans doute vain, mais utile et terriblement humain. 
                      5. E pour éclairé au sens des « lumières». La question de l’utilisation des LLM est aussi affaire de philosophie en rapport à notre lien avec la culture et l’information. La curiosité, chercher sans cesse des informations sur tout et n’importe quoi, voilà certainement un des propres de l’homme. Certes, c’est un point qui souffre ces temps-ci avec l’introduction des moteurs de réponse à la place des moteurs de recherche. Nicholas Carr a même fait remarquer il y a longtemps que Google nous rendrait stupides (Is Google Making Us Stupid). Raison de plus pour lutter activement contre ce phénomène…
                      6. R pour rigoureux : voilà un point certainement des plus importants, plus les modèles de langage hallucinent, et on a vu quelques exemples récemment dans la presse autour des Chatbots, plus nous avons besoin de faire fonctionner notre esprit critique, de croiser l’information, de la vérifier de la mettre sur une planche à secousses permanente.
                      7. Voici donc un petit acronyme, qui a pour but, au-delà de son côté amusant, et sans prétention, de remettre quelques idées en place. Et il peut aussi servir de guide pour définir sa stratégie humaine de contenu en ligne. 

                        J’entends déjà des détracteurs me souligner, comme cela est déjà arrivé, que tous les hommes ne sont pas intelligents, ce en quoi ils auraient parfaitement raison. Et que beaucoup, dans le passé, le présent et hélas l’avenir, ont utilisé utilisent et utiliseront leur intelligence à des fins néfastes. En conclusion que cette intelligence humaine n’est pas un modèle. Certes, cette remarque doit être faite et nous acceptons le fait que les hommes ne sont ni parfaits ni tous des modèles. Mais ici nous nous contenterons de regarder les choses positivement et d’essayer de remettre un peu d’intelligence dans ce monde de brutes technologiques.

                         

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                      8. Eco conception de sites Web : Grenoble montre l’exemple

                        C’est une préoccupation nouvelle qui fait son chemin dans la sphère du Web, l’éco conception de sites Web. Cela s’inscrit dans une perspective de prise de conscience grandissante de l’empreinte carbone du digital, dont nous avons déjà rendu compte dans ces colonnes ici et là. Une communication récente en provenance de la métropole de Grenoble Alpes métropole (grenoblealpesmetropole.fr) nous a amené à nous poser deux questions : qu’est-ce que l’éco conception d’un site Web et quel est l’impact d’une mauvaise conception ?

                        Éco conception de sites Web, Grenoble montre l’exemple

                        Éco conception Web : Grenoble montre l’exemple avec son nouveau site Web — résultats fournis par le site websitecarbon.com qui confirme les dires de la métropole iséroise.

                        Visionary Marketing a reçu récemment un communiqué de presse qui a retenu notre attention (vous le trouverez en fin de cet article). Il vantait le nouveau site de la métropole de Grenoble comme étant « pratique, accessible et écoconçu ».

                        Éco conception Web : Grenoble devance l’appel

                        Nous sommes allés vérifier et en effet, le site est très bien noté par websitecarbon.com (de même que le site de notre agence, encore mieux noté, mais notre site d’info qui utilise WordPress, l’est beaucoup moins. WordPress est notoirement inefficace).

                        Même si la contribution du digital à la pollution de la planète fait figure de petit garçon à côté des champions du monde de l’écocide, il faut bien faire des efforts pour diminuer ses émissions de CO2.

                        Il est temps de purger la planète de toutes ces mauvaises choses et d’éviter d’en ajouter. C’est pour cela que l’éco conception Web est importante. Grenoble montre l’exemple en devançant l’application de la loi du 15 novembre 2021, prévue en 2025 — image produite par Visionary Marketing avec Midjourney dont on  appréciera l’inspiration métaphorique, mais pas la précision du dessin des poignées de seaux.

                        Une loi visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique en France a été promulguée en 2021. Celle-ci oblige les collectivités à mettre en place une stratégie numérique responsable d’ici janvier 2025. Grenoble a voulu anticiper l’application de cette loi et montrer l’exemple en promouvant l’éco conception de son nouveau site Web.

                        Name and shame: L’Île-de-France a du rattrapage à faire.

                        Viennent donc deux questions 1/qu’est-ce que l’éco conception Web et 2/quel impact une mauvaise conception peut-elle avoir ?

                        1/ Qu’est-ce que l’éco conception de site Web ?

                        Selon le site de l’agence digitale Phare Web, il existe 8 points de vigilance pour assurer l’éco conception d’un site Web. Comme il y a des redites, nous avons comprimé la liste pour en sortir les 5 points les plus importants.

                        1. Choisir un hébergement « vert » : Le Journal du Geek vous en donne une liste ici. Un « hébergement Web dit vert, comme son nom l’indique, est une solution d’hébergement Web alimentée par des ressources respectueuses de l’environnement, telles les énergies renouvelables et les énergies bas carbone », nous explique le JDG. Pas de chance pour Visionary Marketing, nous sommes hébergés par O2Switch qui n’a pas encore été repeint en vert, mais qui est français, basé dans le Massif central et fait travailler une petite équipe de gens compétents. C’est déjà ça.
                        2. Éviter les ressources trop lourdes : alors là ce n’est pas facile. Nous avons opté pour un compresseur d’images qui nous les rapetisse au fur et à mesure. Mais pour être franc, avec 28 ans d’historique ce n’est pas de la tarte, car on en traîne des fichiers !
                        3. Ne garder que les fichiers nécessaires : pour le coup, nous sommes exemplaires. Depuis 2020, ce sont près de 700 articles qui ont été supprimés ou fusionnés ou renvoyés vers d’autres et le ménage est constant.
                        4. Réduire le nombre de requêtes côté serveur : Visionary Marketing affiche un 100 % de réponse positive de ce côté-là. Il faut dire que nous faisons la chasse au « tracking ».
                        5. Adopter une politique de mise en cache efficace.
                        6. Éviter les plug-ins externes : c’est là que le bât blesse sur notre site WordPress, dont l’architecture basée sur les plug-ins est très problématique. Il suffit de comparer notre site principal (celui-ci) avec le site de l’agence pour voir un écart de 1 à 10. Le site de l’agence a été développé en HTML 5 sur Dreamweaver. Finalement, l’éco conception Web, c’est faire les sites à la main comme dans le temps. D’ailleurs, ce site est encore mieux noté que celui de la métropole de Grenoble (qui est bien plus joli toutefois). Cela étant, éliminer les plug-ins externes est plus facile à dire qu’à faire, car il faut soit être capable de se passer des fonctionnalités offertes par ces plug-ins ou mettre de l’argent sur la table pour redévelopper toutes les fonctions manquantes.
                        7. Voici comment Midjourney envisage l’éco conception de site Web. Reste à comprendre l’impact d’une mauvaise conception sur la planète.

                          2/ Quel impact pour un site mal conçu ?

                          Alors, quel est l’impact d’un site mal conçu ? Prenons un site au hasard, et pour arrêter de taper sur l’Île-de-France, prenons un site marchand.

                          Le hasard s’est porté sur le site du supermarché que j’ai en bas de chez moi. Ils me pardonneront ce choix au vu de l’argent que je leur donne depuis 17 ans.

                          Voici donc un site 67 % moins propre, selon Websitecarbon.com que la moyenne des sites testés par ce calculateur. À quoi cela correspond-il ?

                          Avertissement : ici, ce n’est pas le site qui est testé, mais la page d’accueil.

                          Tentative de chiffrage
                          1. D’abord un bon point pour Carrefour dont l’énergie du site paraît provenir de sources durables (probablement un « hébergeur vert »).
                          2. Ensuite l’empreinte carbone de chaque page : 0,75 g de CO2 sont produits chaque fois qu’une personne visite cette page Web. À noter que nous faisons pire que Carrefour avec 0,99 g de CO2. Nous avons donc droit tous deux à un bonnet d’âne. Mais à quoi cela correspond-il ?
                          3. « En un an, avec 10 000 pages vues par mois, carrefour.fr produit 90,56 kg soit autant de CO2 que l’eau bouillante de 12    271 tasses de thé », nous explique le site britannique (le thé est une comparaison obligatoire de ce côté de la Manche). Carrefour.fr est un gros site cependant, qui fait 15,3 millions de visites mensuelles selon Similarweb. Partons de l’hypothèse que par visite on entende « visite d’une page », ce qui est sans doute loin de la vérité. En faisant une règle de trois, on arrive donc ainsi à 18,77 millions de tasses de thé mensuelles. Mais plaisanterie mise à part, peut-on trouver meilleure comparaison ?
                          4. C’est ce que propose le site anglais en indiquant que 10  000 pages de Carrefour.fr pour un an consommeraient l’équivalent de 236 kWh d’énergie électrique soit assez pour faire rouler une voiture électrique sur 1  513 km. Si on reprend notre règle de 3, on arrive à 180 millions de pages vues (à la louche) pour un an sur le site de Carrefour.fr. Ce qui nous fait, à 0,15 km par page, 2,7 millions de km. Ceci n’est toujours pas très parlant. Alors, prenons une moyenne de 10  000 km par an par véhicule, ceci représenterait donc 270 véhicules électriques. En prenant en compte que l’énergie électrique est majoritairement (60 % environ) nucléaire en France, seules 40% de ces voitures auraient un impact nocif. Soit 108 voitures électriques seulement.NB : certes, le nucléaire n’est pas sans inconvénient, mais si l’on ne mesure que les émissions de carbone…
                          5. Mix de la production électrique en France — source : gouvernement français

                            Un faible impact, mais des inconvénients qui s’additionnent

                            Tous ces calculs un peu théoriques nous amènent à relativiser quelque peu l’impact carbone d’une mauvaise conception Web. Toutefois, nous ne pouvons que souligner que si nous accumulons toutes les visites de tous les sites Web on risque vite d’arriver à des résultats marquants. Nous ne pouvons que saluer l’initiative de la métropole grenobloise, d’autant plus que son projet va au-delà de la simple éco conception.

                            Lire le communiqué de presse

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