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Le retour d’expérience client a toujours existé dans la communication B2B. Mais il est resté systématiquement sous-exploité, faute d’un cadre et d’un dispositif adaptés pour le valoriser et le rendre vraiment exploitable. C’est précisément le constat qu’Éric Mattern a fait au terme de vingt-cinq ans de terrain dans la tech et la data. Sa réponse est une plateforme dédiée, Show Me The Rex, lancée officiellement fin mars 2026, dont l’ambition est de faire du REX un actif stratégique à part entière pour les acteurs de la tech, de la data et de l’intelligence artificielle. Voici donc le compte-rendu de mon entretien avec Éric Mattern, fondateur de Show Me The Rex (transparence : nous sommes partenaires de Show Me The Rex).
Avant même d’aborder la méthode, les données du marché confirment l’enjeu du retour d’expérience client en B2B. Dans un parcours d’achat B2B profondément digitalisé, la preuve concrète est devenue en effet le premier filtre des décideurs.
J’ai travaillé pendant vingt-cinq ans sur tous les canaux de visibilité et de go-to-market dans les secteurs technologiques. Et j’ai constaté qu’un levier fort restait systématiquement sous-exploité : le REX. Ces retours d’expérience client ont toujours existé, mais ils n’ont jamais disposé du cadre ni du dispositif qui leur auraient permis d’être vraiment valorisés et exploitables. Or c’est précisément ce qu’attend le marché. Les décideurs veulent identifier des solutions, comprendre des méthodologies, appréhender des démarches concrètes. Le REX rassemble tout cela.
Le livre blanc apporte généralement une vision macro, dépersonnalisée et très orientée marketing. Le REX donne la parole aux praticiens : ceux qui ont mis en place des solutions, éprouvé des méthodologies et résolu des contraintes budgétaires ou politiques internes que les études ne racontent jamais. Les études se concentrent souvent sur les échecs en chiffres. Le REX montre comment une équipe a su contourner une difficulté, gérer un risque et résoudre sa problématique. C’est là que réside toute sa valeur.
À tous les porteurs de projet dans une organisation. On pense évidemment aux équipes techniques et aux DSI, mais aussi aux directeurs de l’innovation et de la transformation. Ceux-ci ont besoin de se projeter et d’identifier des partenaires capables d’accompagner leur évolution. Toutes les directions métier sont concernées : finance, marketing, supply chain, RH. On peut même imaginer des investisseurs qui regardent un acteur à travers ses réalisations concrètes pour évaluer sa capacité réelle à aller sur le marché.
Sur le secteur tech, data et IA, on trouve aussi bien des éditeurs que des intégrateurs et des sociétés de conseil. Les ESN et intégrateurs sont naturellement très légitimes pour produire des REX. Ils sont au coeur de la mise en oeuvre et de la conduite du changement. Mais les éditeurs ont eux aussi un intérêt fort à valoriser les bénéfices concrets apportés par leurs solutions. C’est un potentiel important que nous accompagnons.
Tous les acteurs y trouvent un intérêt, mais pour des raisons différentes. Les grands groupes ont souvent un problème de partage interne. Ils accumulent des REX sans disposer d’un cadre pour les référencer et les diffuser entre services et départements, avant même de les exposer à leurs futurs clients. Pour les acteurs plus petits, c’est avant tout un enjeu de visibilité et de crédibilité. Le REX démontre leur capacité à résoudre de vraies problématiques marché.
Oui, clairement. Le marché attend des REX. Il est désormais impossible d’organiser un événement, une conférence ou un webinaire sans inviter un client qui vient témoigner de son projet : c’est ce qui attire les clients potentiels. Dans un contexte où l’IA évolue à un rythme soutenu, les décideurs ont besoin de se raccrocher à du concret. Ce concret accélère la transformation d’un prospect en client, parce qu’il lui apporte des garanties tangibles sur la mise en oeuvre et les bénéfices. C’est un vrai levier de visibilité et de conversion pour tout acteur de la tech, de la data et de l’IA.
Les motivations sont multiples. Il y a d’abord une dimension personnelle. Celui qui vient témoigner renforce son positionnement d’expert, en interne comme en externe. Il y a aussi un enjeu d’image de marque et d’innovation. Montrer qu’une organisation se transforme, c’est attirer les talents. Quand une grande entreprise met en avant ses projets de transformation data ou IA, elle envoie un signal fort à des profils qui cherchent des environnements stimulants.
Il en faut trois.
Oui, la plateforme Show Me The Rex propose un template qui structure l’ensemble.
Un REX doit apporter de la valeur ajoutée réelle, et un projet n’est jamais sans embûches
La première, c’est de transformer le REX en brochure commerciale : tout lisser, éliminer les tensions, les contraintes, les arbitrages. Un REX trop parfait n’est pas crédible.
La deuxième erreur, c’est de verser dans le trop technique ou le trop produit, en listant des fonctionnalités plutôt qu’en racontant la démarche projet.
Le troisième écueil, c’est l’anonymisation excessive. Si le client final est trop peu présent dans le témoignage, le REX perd l’essentiel de son intérêt. Il faut embarquer le client, pas le dissimuler.
Je vous conseillerais de commencer par cartographier vos cinq à dix plus beaux projets clients récents, en identifiant pour chacun un angle business clair. Sur cette sélection, repérez un ou deux ambassadeurs prêts à témoigner et construisez avec eux un premier format simple : interview écrite, courte vidéo ou webinaire. Ensuite, impliquez très tôt les équipes commerciales, parce que le REX doit leur servir directement dans leur démarche et pour leurs rendez-vous. Une fois ces premières étapes franchies, industrialisez progressivement la démarche en vous appuyant sur un template structuré, comme celui que nous proposons sur Show Me The Rex.
Éric Mattern a trouvé un angle simple et puissant : là où tout le monde produisait du contenu générique, il a misé sur la preuve concrète. Show Me The Rex arrive au bon moment, dans un marché saturé de promesses et avide de preuves concrètes.
Pour les acteurs de la tech et de la data, la capacité à produire et diffuser des retours d’expérience solides est en train de devenir un facteur de différenciation à part entière. Les décideurs qui s’informent en autonomie, les comités d’achat qui comparent en ligne avant tout contact commercial, les talents qui choisissent leur employeur sur la foi de projets concrets… Tous cherchent la même chose. Une preuve que ça marche, racontée par ceux qui l’ont vécu.
La plateforme est accessible sur showmetherex.com.
Éric Mattern est entrepreneur dans l’univers de la tech et du digital B2B depuis plus de vingt-cinq ans. Après un parcours dans les fonctions commerciales et marketing au sein de plusieurs acteurs de la tech et de la data, il fonde Show Me The Rex, une plateforme dédiée à la production, la structuration et la diffusion de retours d’expérience sur les projets tech, data et IA.
Show Me The Rex est une plateforme B2B dédiée à la valorisation des retours d’expérience dans les domaines de la tech, de la data et de l’intelligence artificielle. Elle s’adresse aussi bien aux producteurs de REX (éditeurs, intégrateurs, sociétés de conseil) qu’aux décideurs et porteurs de projet à la recherche de cas concrets pour guider leurs choix.
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Deux ans après sa première édition, Numerikissimo n’est plus seulement un PDF annuel qui recense les personnalités marquantes du numérique français. C’est désormais un annuaire du numérique vivant, interconnecté, alimenté par ses membres en temps réel, et construit pour durer. Le webinaire de présentation du nouveau site, organisé en avril 2026, a permis aux membres du bureau de détailler les transformations en cours et de préciser les ambitions pour l’annuaire 2026, dont le lancement est imminent.
La refonte n’est pas cosmétique. Hervé Kabla, qui a piloté le développement, a utilisé Claude pour partir de l’existant, restructurer le contenu et atteindre un niveau de qualité technique à la hauteur du projet. Le résultat est un site dont l’architecture interne a été entièrement repensée : base de données intégrée, moteur de recherche multicritères, gestion des fiches en autonomie, filtres géographiques et sectoriels.
La liste des membres est désormais consultable et interrogeable sans friction. On peut rechercher un numéricien par nom, par entreprise, par région ou par secteur d’activité, mais aussi effectuer une recherche plein texte dans l’ensemble des contenus de fiche. Ce type de recherche transversale transforme l’annuaire en véritable outil de veille communautaire.
« On a mis au point ces dernières semaines quelque chose qui correspond à un niveau de qualité approprié pour Numerikissimo. »
Ce qui distingue Numerikissimo d’un simple répertoire professionnel, c’est la densité éditoriale de chaque fiche. Frédéric Canevet, qui en a présenté une en détail lors du webinaire, a mis en évidence les différents champs qui la structurent : une vision personnelle du numérique, une anecdote ou un conseil stratégique, une citation, des startups coups de cœur, et des recommandations de personnalités à intégrer dans les prochaines éditions.
La vision du numérique produit des résultats particulièrement intéressants. D’un membre à l’autre, les perspectives divergent, reflet de la diversité réelle de l’écosystème. C’est cette hétérogénéité qui donne à l’annuaire sa valeur : on n’y lit pas une ligne éditoriale uniforme, mais une somme de points de vue construits sur des expériences différentes.
« On arrive à l’aube d’un nouvel ère grâce à l’IA générative. C’est une véritable révolution industrielle. Il faut surfer sur cette vague plutôt que de la prendre sur la tête. »
Les startups recommandées forment elles aussi un corpus utile. Pour éviter les doublons liés aux variations orthographiques, un système de normalisation suggère automatiquement les entrées existantes. La navigation par affinité, qui permet de retrouver tous les membres ayant recommandé la même startup ou la même personnalité, ouvre des pistes de mise en relation que le format PDF ne permettait tout simplement pas.
La question de la pérennité des données était au cœur des échanges. Le nouveau site y répond en permettant à chaque membre de modifier sa fiche à tout moment, via une authentification simplifiée. Si un changement de poste intervient ou si une recommandation n’est plus d’actualité, la correction s’effectue en quelques clics sans passer par le bureau.
La base de données compte aujourd’hui 180 fiches, contre 109 lors de la première édition. L’objectif pour l’annuaire 2026 est de franchir le seuil des 200. Pour intégrer l’annuaire, le processus reste sélectif : candidature via le formulaire en ligne, puis validation par au moins deux membres du jury.
« La fiche doit être inspirante et complète. Mais surtout, la personne qui postule doit avoir une valeur ajoutée prouvée dans le numérique. »
L’annuaire ne se limite pas à l’Île-de-France. Des membres sont basés en Occitanie, en Auvergne-Rhône-Alpes, mais aussi aux États-Unis, en Suisse, en Belgique, à Dubaï. Le critère d’admission est la nationalité française, ce qui ouvre le périmètre à une diaspora technologique souvent très active à l’international.
L’annuaire 2026 intégrera une annexe spécifique consacrée à la souveraineté numérique : une cartographie des solutions françaises classées par domaine d’activité, avec des liens cliquables. Le sujet est devenu stratégique, notamment avec les débats autour du remplacement d’Office 365 dans les ministères et la montée en puissance des alternatives open source.
La place des femmes dans le numérique fait également partie des priorités éditoriales. Numerikissimo ne fonctionne pas par quota, mais cherche activement à rééquilibrer une profession encore très masculine.
Le nouveau site s’inscrit dans un calendrier d’animations régulières. Trois webinaires sont prévus entre mai et juin 2026 : le premier, animé par Geneviève Bouché, portera sur la souveraineté numérique. Le deuxième, piloté par Émilie Marquois, abordera l’usage de l’IA dans les réseaux sociaux, à l’heure où la masse de contenus générés automatiquement comprime la visibilité organique. Le troisième, prévu en juin, posera la question du repositionnement stratégique face à des outils qui prennent en charge une part croissante de l’exécution, sous le titre volontairement provocateur : comment ne pas finir uberisé.
Numerikissimo bénéficie du soutien du CRIP, le cercle de confiance des décideurs IT, qui fédère 15 000 membres, 350 sociétés utilisatrices et 160 partenaires technologiques, avec 52 événements organisés en 2025. Un soutien qui s’inscrit dans une logique d’écosystème : deux communautés qui partagent la même conviction que la valeur se construit dans l’échange entre pairs.
« Le CRIP regroupe DSI, CTO et équipes IT dans un esprit d’échange entre pairs. C’est exactement l’esprit de Numerikissimo, et c’est pour ça que ce partenariat a du sens. »
Ce qui se joue avec Numerikissimo va au-delà de la publication annuelle. L’association construit une infrastructure relationnelle pour l’écosystème numérique francophone. Les fonctionnalités sociales annoncées pour les prochaines versions du site faciliteront la mise en contact directe entre membres, sans prétendre concurrencer les réseaux sociaux généralistes. La force d’un réseau, comme le rappelle Hervé Kabla, c’est la force des connexions qu’il permet.
L’événement physique de lancement de l’annuaire 2026 s’inscrit dans cette même logique. Tisser des liens entre membres, selon la formule qu’affectionne David Fayon, empruntée à l’esprit sinon aux mots du Petit Prince, ne se fait pas uniquement en ligne. Numerikissimo, à sa deuxième édition, reste fidèle à cette conviction.
Numerikissimo est une association loi 1901. Ses partenaires bénéficient d’une mise en avant sur le site, dans l’annuaire en ligne et sur l’ensemble des supports de communication produits par l’association, dont les webinaires thématiques et les événements physiques.
Un partenariat peut également donner lieu à l’édition d’un numéro personnalisé de l’annuaire : sélection de membres, avant-propos aux couleurs du partenaire, impression en série limitée. Un outil de visibilité concret, dans un écosystème qualifié.
Contactez-nous pour devenir partenaire : numerikissimo.fr
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L’IA n’est pas seulement un outil nous explique Fred Cavazza dans un récent billet fort intéressant. Les rapports sur l’impact de l’IA sur l’emploi, la société et les entreprises fleurissent actuellement aux quatre coins du globe. Certains annoncent des révolutions imminentes tant pour les sociétés que pour nos économies, tandis que d’autres minimisent l’impact de l’intelligence artificielle et ressuscitent le bon vieux paradoxe de Solow, alias paradoxe de la productivité (« L’informatique est visible partout, sauf dans les statistiques de productivité »). Il est donc très difficile de se forger une opinion, et encore plus de conseiller les entrepreneurs et les étudiants sur ce qu’il convient de faire à l’avenir. Visionary Marketing s’est donné pour mission d’essayer d’éclaircir ce sujet de la manière la plus rationnelle et la plus éclairée possible.
Le premier sujet que nous allons traiter dans cette série, est l’analyse de Fred Cavazza sur l’impact de l’IA sur la société et l’économie (voir le billet original en français et mon interprétation en anglais), qui décrit l’intelligence artificielle comme une source de bouleversement profond. Je connais Fred depuis des années et je sais à quel point il maîtrise ces deux sujets, ce qui rend son rapport particulièrement précieux. Avec son aimable autorisation, j’ai traduit son article du français pour éclairer cette question.
L’autre rapport est celui de JP Gownder de Forrester, que j’interviewerai prochainement. Je soumettrai les hypothèses de Fred à JP pour voir ce qu’il en pense, notamment sur cette idée de bouleversement par l’IA. J’espère que nos lecteurs, et en particulier mes étudiants qui se posent beaucoup de questions à ce sujet, pourront ainsi séparer le bon grain de l’ivraie après ces deux interviews et podcasts.
Synthèse de l’article de Frédéric Cavazza.
Note : le billet de Frédéric est disponible sur son site et aussi en lecture dans notre podcast du jour
À mon avis, la vision de Fred sur l’avenir de l’IA et de la civilisation est très juste. Certaines de ses prédictions relèvent un peu de la science-fiction, mais le monde réel imite tellement souvent la SF (pensez à l’obsession d’Altman pour Her de Jonze) qu’il pourrait bien avoir raison.
Comme l’affirme Fred, l’impact de l’IA pourrait aller bien au-delà des avancées technologiques auxquelles nous assistons actuellement. Cependant, je pense que nous n’en sommes encore qu’aux prémices. Je peux facilement imaginer ce que Cowork d’Anthropic pourrait faire à l’avenir, mais je ne vois pas cela se produire aujourd’hui, même si j’utilise Claude de manière intensive et avancée depuis des années.
Cela prendra du temps et de la maturation pour intégrer de manière transparente ces technologies afin d’exécuter des flux de travail (workflows) correctement et pas seulement des tâches. Les logiciels dits agentiques sont vraiment prometteurs, et nous pouvons même en avoir un aperçu dans ce type d’applications ou dans Manus qui vient d’être racheté par Meta, ce qui n’est pas innocent.
Cependant, les gains de productivité rendus possibles par ces technologies sont souvent inégaux. Même pour les utilisateurs avancés.
L’autre jour, après une réunion de mentorat d’une heure et demie au cours de laquelle j’ai donné des conseils stratégiques, j’ai utilisé mon projet Claude habituel pour rédiger un résumé exécutif sans égal de ma recommandation pendant que je faisais cuire des œufs sur le plat pour la famille.
Pourtant, il a fallu trois étapes complexes et trois suites logicielles pour y parvenir correctement. Mais ne vous y trompez pas, nous y arriverons un jour. C’est juste le timing qui n’est pas bon ; ce n’est pas encore le cas. L’innovation demande du temps et des efforts.
Comme le souligne Fred, il existe également une forte résistance au changement, comme toujours dans le domaine de l’innovation, et ce n’est pas seulement le cas en Europe, même si l’adoption est traditionnellement à la traîne sur notre continent.
L’impact de l’IA, même sur l’emploi, sera certainement important, mais il faudra peut-être des années avant qu’il n’apparaisse dans les statistiques, pour reprendre les termes de Robert Solow. Cela dit, la vision de Forrester est plus nuancée, et nous la passerons en revue très prochainement avec JP Gownder.
Le temps nous dira si la vérité se situe quelque part entre les deux, comme je le pressens. C’est certainement moins romantique ou effrayant (selon votre point de vue), mais 40 ans de mise en œuvre de l’innovation technologique m’ont appris à rester stoïque.
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Le paysage des cybermenaces en Europe est assez inquiétant. Une enquête récente de Cloudflare a été menée auprès de 4 261 responsables informatiques chargés de la cybersécurité en Europe. 24 % de l’échantillon est composé de petites entreprises (150-999 employés), 24 % de moyennes entreprises (1 000-2 500 employés) et 52 % de grandes organisations (plus de 2 500 employés). Tous les grands pays européens ont été étudiés par Cloudflare dans le cadre d’une étude intitulée « Shielding the future : Europe’s cyber threat landscape (Protéger l’avenir : le paysage des cybermenaces en Europe). Le rapport dresse un tableau plutôt sombre, mais souligne que des solutions existent… à condition que les équipes dirigeantes comprennent ce que sont les nouvelles contre-mesures de lutte contre les cybermenaces telles que le Zero trust. Dans l’ensemble, il faudra que toutes les équipes de direction, et pas seulement l’équipe informatique, comprennent mieux les tenants et les aboutissants de ces dangers.
L’échantillon de cette enquête est très complet compte tenu qu’il s’agit d’une enquête visant des décideurs et du fait de son orientation B2B.
– Tous les types d’entreprises sont touchés par les cybermenaces, puisque 72 % des personnes interrogées ont signalé au moins un incident au cours des 24 derniers mois,
Il semble que le paysage de la cybersécurité, de plus en plus dangereux, soit à l’origine d’un nombre croissant de problèmes au sein des organisations. La complexité croissante des réseaux ouverts donnant accès à des sommes d’argent de plus en plus importantes; la tentation est trop grande pour la plupart des cyber-escrocs qui ne semblent pas capables d’y résister. En outre, la complexité stupéfiante des technologies de l’information, des réseaux et surtout des solutions de cybersécurité telles que le Zero trust explique pourquoi si peu d’entreprises sont prêtes à mettre en œuvre de telles solutions. Et ce, même si ces solutions ont du sens.
Même si je déteste cette idée, il semble qu’une trop grande ouverture de ces systèmes ne nous facilite pas la vie.
Voici le lien pour télécharger l’étude de Cloudflare sur les cybermenaces en Europe en 2024. À noter qu’une version spécifique pour la France est disponible.
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Ce matin, j’ai reçu un email de la part de l’organisation des Jeux Olympiques relatif au respect de mes données personnelles. Ce mail, destiné à me rassurer sur la bonne utilisation de mes données, a eu en fait l’effet inverse de celui qui était recherché. Je me suis mis à fouiller dans les petits caractères et j’ai immédiatement découvert quelques points assez opaques, c’est un euphémisme. J’ai ensuite soumis ce texte à Perplexity.ai dont j’ai déjà remarqué par le passé, l’habileté pour le déchiffrement du galimatias juridique destiné à embrouiller le citoyen en déficit d’attention. Heureusement, j’utilise « Hidemyemail », le système de protection d’adresse email d’Apple qui est bien plus efficace que toutes les lois qui pourront jamais être votées : l’adresse a été soigneusement supprimée. Ceci étant dit, revenons en détail sur ce texte et voyons les points qui m’ont gêné.
Avertissement : ceci n’est pas un réquisitoire, mais juste une réflexion sur la protection des données et sur la réception par l’utilisateur de certains messages censés le protéger.
L’équipe Paris 2024 de protection des données personnelles (signataire de ce mail) m’a envoyé — et sans doute à vous aussi — le curieux message reproduit ci-dessous.
Curieux dans la forme (il s’agit d’une longue liste d’articles contractuels sans véritable notice introductive, un peu comme si vous receviez un nouveau contrat de travail sans lettre d’introduction dans votre boîte mail le matin).
Et curieux sur le fond, car on y mentionne que vos données ont été collectées et probablement utilisées, et que l’on a probablement transmis « […] certaines de vos données […] au Comité International Olympique (« CIO »), qui traite ces données en qualité de responsable de traitement indépendant afin de mieux connaître ses fans, évaluer les performances de ses propriétés numériques ou de ses activités liées aux Jeux, et se repose pour ce faire sur son intérêt légitime. »
À supposer que cette utilisation de mes données fût connue de moi, je l’avais donc oubliée totalement et le fait de savoir que j’avais un droit de rétractation ne m’a pas vraiment rassuré.
J’ai même été pris d’une certaine panique à l’idée que mes données aient pu être satellisées et livrées à diverses activités marketing reposant sur un « intérêt légitime ». Heureusement, en visant le mail en question, je me rendis compte que j’avais eu — au moment de l’inscription — la présence d’esprit d’utiliser une adresse temporaire que je pouvais mettre en pause quand je voulais. Ouf !
Il n’empêche que ce message, censé me rassurer, m’a plutôt inquiété. Les longues phrases plus ou moins claires, destinées à me démontrer la légitimité de cette démarche, le fait que ce message soit mal formaté, qu’il arrive à un moment où on ne s’y attend pas vraiment, tout cela concourait à me faire penser, sans doute à tort, qu’on allait utiliser mes données de manière assez louche.
Mais rassurez-vous, en cas de problème, il est possible d’exercer ses droits à la rectification et même à la suppression des dites données des bases en question. Là encore, la procédure, expliquée au travers de 2 paragraphes longs et complexes, ne donne pas confiance.
Je dois sans doute être paranoïaque, mais quand je lis un message compliqué qui tente de me rassurer, je pense que cela veut dire qu’il y avait un danger auquel je n’avais pas fait attention.
Alors j’ai demandé à mon service IA préféré, perplexity.ai de suivre le prompt suivant : « Trouve-moi tous les points un peu litigieux ou limites en termes d’éthique dans le texte suivant ».
N’étant pas juriste, j’avais besoin d’aide, le lecteur pointilleux, mais magnanime me pardonnera cet accès de faiblesse. Et puis, il faut aussi faire le « centaure » de temps en temps, cela m’aide pour mes cours.
Voici ce qu’a répondu l’IA de Perplexity sur ces points potentiellement litigieux ou limites en termes d’éthique dans le texte fourni par le CIO :
Perplexity conclut de la manière suivante :
Ces points pourraient potentiellement soulever des questions éthiques ou de conformité avec les principes de protection des données personnelles, notamment en termes de transparence, de minimisation des données et de contrôle par les utilisateurs.
Je sais que l’on me dit sans cesse que la situation de la protection des données s’est améliorée. Que les lois qui s’empilent les unes sur les autres amènent transparence et progrès.
Mais au travers de cette brève, je pense avoir démontré que ce n’est pas le cas. Et cette démonstration est faite, qui plus est, par une instance para gouvernementale qui n’a rien à voir avec les fameux « GAFAM ». Ces derniers étant pourtant la cible désignée par un ex-commissaire européen en colère.
En fin de compte, l’enfer n’est-il pas pavé de bonnes intentions ?
Voici enfin le texte original envoyé par l’adresse Paris 2024
Dans le cadre des Jeux Olympiques et Paralympiques (« les Jeux »), le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 (ci-après « Paris 2024 » ou « nous ») a été amené à collecter et traiter un certain nombre de vos données à caractère personnel. Vos données ont été collectées par Paris 2024 dans différents contextes (création de compte, achat de billets, adhésion au programme des Volontaires, inscription au Club Paris 2024, participation au Relais de la Flamme olympique, etc.) et/ou dans le cadre de ses différentes plateformes numériques (Portail des Volontaires, Le Club Paris 2024, Relais de la flamme, Billetterie, Génération, Terre de Jeux, etc.).
Conformément nos obligations réglementaires en matière de protection des données personnelles, nous vous avons informé sur le traitement de vos données au sein des politiques de confidentialité applicables à ces différents contextes de collecte et/ou aux plateformes précitées, notamment au moyen de notre Politique de confidentialité générale et des Politiques de confidentialité complémentaires disponibles sur nos différentes plateformes.
Cette information a notamment porté sur (i) les responsabilités liées au traitement de vos données, (ii) les finalités poursuivies par Paris 2024 ainsi que les bases légales fondant le traitement de vos données par Paris 2024, (iii) les catégories de données collectées, (iv) les destinataires de vos données, (v) les durées de conservation, et (vi) les droits dont vous disposez sur vos données.
Nous vous rappelons à cet égard que Paris 2024 a pu être amené à transmettre certaines de vos données (comprenant par exemple des informations relatives à votre compte sur nos plateformes, aux caractéristiques et conditions d’achat de votre billet, au type de billet acheté, à vos disciplines favorites, aux évènements pour lesquels vous avez acheté un billet, à votre éventuelle adhésion au Club Paris 2024, ou encore des données de profil issues de nos traitements d’analyse) au Comité International Olympique (« CIO »), qui traite ces données en qualité de responsable de traitement indépendant afin de mieux connaître ses fans, évaluer les performances de ses propriétés numériques ou de ses activités liées aux Jeux, et se repose pour ce faire sur son intérêt légitime. Pour plus d’informations sur les traitements que le CIO réalise sur vos données, et sur la faculté de vous opposer aux traitements opérés par le CIO pour les finalités susvisées, nous vous invitons à vous référer à sa politique de confidentialité disponible ici.
Comme vous le savez, les Jeux se sont terminés le 8 septembre 2024. La structure de Paris 2024 sera dissoute prochainement et dans ce contexte, nous tenons à vous informer sur le sort de vos données personnelles à l’issue des Jeux, ainsi que sur la façon dont vous pouvez continuer à exercer vos droits conformément aux exigences réglementaires.
Vous pouvez continuer à exercer vos droits auprès de Paris 2024 en justifiant de votre identité et en rappelant le contexte de votre interaction avec Paris 2024, en faisant votre demande ou en toute hypothèse à l’adresse suivante : [email protected].
Nous vous rappelons enfin qu’en cas de difficultés non résolues, vous pouvez déposer une réclamation auprès de l’autorité de contrôle compétente, qui est, en France, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).
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Visionary Marketing sera partenaire média de l’événement Comexposium Paris Retail Week 2024 qui se tiendra du 17 au 19 septembre au Paris Expo Porte de Versailles. L’événement, placé pour sa 10ème édition sous le thème de la « Retailigence », accueille plus d’une soixantaine d’experts français et internationaux. On pourra s’y inscrire aux plus de 200 conférences, tables rondes (alias « talks »), keynotes, et ateliers solutions qui exploreront les grands enjeux du secteur. Cette édition anniversaire promet d’être exceptionnelle, avec un programme riche en contenu innovant et des invités de renommée mondiale. Il est urgent de s’y inscrire !
L’édition 2024 de la Paris Retail Week se concentrera sur huit enjeux majeurs du secteur : Data, Commerce Omnicanal, Agencement et Équipement des Magasins, Logistique, Marketplaces, NouveauxPaiements, Expérience Client et RSE.
Nos reporters auront donc l’embarras du choix pour leurs billets tant les sujets proposés sont passionnants.
Le néologisme, « retAIligence » est particulièrement bien trouvé. L’IA générative, qui transforme déjà le paysage du retail, sera au cœur de nombreuses discussions et présentations. De grands noms comme LeBonCoin, Adidas, McDonald’s France, Zalando, Carrefour, L’Oréal Luxe, FNAC Darty et bien d’autres partageront leur expertise et leurs visions sur les enjeux futurs du commerce.
Visionary Marketing a extrait pour vous les sujets les plus chauds, liés à l’intelligence artificielle dans le secteur de la distribution (alias « RetAIligence »). Les voici rangés par date, avec l’aide précieuse de notre assistant Claude.ai (doublé d’une vérification visuelle qui nous a permis d’éliminer un intrus et de vérifier la justesse de ces dates.
Nous partageons rarement les communiqués de presse, mais nous ferons une exception avec celui-ci qui est fort bien fait et permet de se repérer dans l’événement.
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Est-il possible d’écrire avec intelligence et sans artifices, et si oui comment faire ? Il y a une telle masse de contenus sur l’IA qu’on en ferait presque une indigestion. Tous les jours nous voilà bombardés de nouveaux outils, tous plus «révolutionnaires» que les autres. Mais ces outils nous rendent-ils vraiment plus intelligents, ou au contraire sont-ils un moyen de nous défausser du travail intellectuel que nous faisions nous-mêmes par le passé ? Nous nous sommes posé la question ici de savoir quelles seraient les caractéristiques d’une écriture humaine intelligente, comme nous la promouvons au sein du collectif 100% humain humansubstance.com.
Ces derniers jours, les injonctions des gourous de l’IA se sont faites plus pressantes. ChatGPT 4 est merveilleux, mais Copilot est dans ton mobile, ah non ! Il vaut mieux se mettre sur « le chat » (au fait, on dit « chat » ou « tchat » ?), oubliez tout, le futur est à SGE, Gemini et Google ! Oh et puis non ! Google va déréférencer tous les textes IA (j’aimerais bien voir ça !). Sans oublier le « il faut acheter Copilot » (encore un, mais pas le même, celui de Microsoft 365) et enfin « Finalement non, l’avenir c’est Perplexity.ai… »
Ces outils et bien d’autres n’ont pas de secrets pour nous. La plupart d’entre eux sont sur nos ordinateurs et nos tablettes ou nos téléphones et nous les utilisons quotidiennement. Nous en connaissons souvent les astuces et les recoins les plus obscurs. Nous avons formé des centaines de jeunes sur ces sujets (avec le recul nécessaire). Toutefois, on peut se poser la question de savoir, si l’excès ne nuit pas. Trop d’IA ne tue-t-il pas l’IA? Au passage, je remarque que quand on dicte « IA » dans macOS, il se trompe encore 9 fois sur 10. On pourrait peut-être commencer par corriger ça…
Mais en fin de compte, cette accumulation d’outils nous rend-elle plus « intelligents »?
Nous avions déjà soulevé la question de savoir ce qu’est l’intelligence il y a quelques années, au début de la nouvelle vague de popularité de l’IA en 2017-2018. Plus récemment, nous avons été agréablement surpris de la voir reprise sous une forme plus sophistiquée et plus élaborée, et surtout beaucoup plus érudite par Daniel Andler dans son opus intelligence artificielle, intelligence humaine, la double énigme, aux éditions NRF, 2023.
La question de la définition de l’intelligence est sans fin. Il n’est pas utile d’essayer de la résoudre dans cette brève sans prétention. Mais quand même… Peut-on réduire l’intelligence humaine à la résolution de problèmes avec un LLM ? Certainement pas.
Je me suis posé la question pour ce mini billet, de représenter de manière métaphorique les caractéristiques qui me semblent les plus importantes dans le cadre des stratégies de contenu pour le Web. Je n’aime pas trop parler de ce que je ne connais pas, je préfère me restreindre à mon domaine de prédilection. Et voici à quoi je suis arrivé. Cela pour moi, se présente sous forme d’une anagramme, C.L.E.V.E.R. Vous aurez compris la métaphore. La voici expliquée en images et en mots.
Pour cette anagramme, vous proposons les explications suivantes :
Voici donc un petit acronyme, qui a pour but, au-delà de son côté amusant, et sans prétention, de remettre quelques idées en place. Et il peut aussi servir de guide pour définir sa stratégie humaine de contenu en ligne.
J’entends déjà des détracteurs me souligner, comme cela est déjà arrivé, que tous les hommes ne sont pas intelligents, ce en quoi ils auraient parfaitement raison. Et que beaucoup, dans le passé, le présent et hélas l’avenir, ont utilisé utilisent et utiliseront leur intelligence à des fins néfastes. En conclusion que cette intelligence humaine n’est pas un modèle. Certes, cette remarque doit être faite et nous acceptons le fait que les hommes ne sont ni parfaits ni tous des modèles. Mais ici nous nous contenterons de regarder les choses positivement et d’essayer de remettre un peu d’intelligence dans ce monde de brutes technologiques.
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C’est une préoccupation nouvelle qui fait son chemin dans la sphère du Web, l’éco conception de sites Web. Cela s’inscrit dans une perspective de prise de conscience grandissante de l’empreinte carbone du digital, dont nous avons déjà rendu compte dans ces colonnes ici et là. Une communication récente en provenance de la métropole de Grenoble Alpes métropole (grenoblealpesmetropole.fr) nous a amené à nous poser deux questions : qu’est-ce que l’éco conception d’un site Web et quel est l’impact d’une mauvaise conception ?
Visionary Marketing a reçu récemment un communiqué de presse qui a retenu notre attention (vous le trouverez en fin de cet article). Il vantait le nouveau site de la métropole de Grenoble comme étant « pratique, accessible et écoconçu ».
Nous sommes allés vérifier et en effet, le site est très bien noté par websitecarbon.com (de même que le site de notre agence, encore mieux noté, mais notre site d’info qui utilise WordPress, l’est beaucoup moins. WordPress est notoirement inefficace).
Même si la contribution du digital à la pollution de la planète fait figure de petit garçon à côté des champions du monde de l’écocide, il faut bien faire des efforts pour diminuer ses émissions de CO2.
Une loi visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique en France a été promulguée en 2021. Celle-ci oblige les collectivités à mettre en place une stratégie numérique responsable d’ici janvier 2025. Grenoble a voulu anticiper l’application de cette loi et montrer l’exemple en promouvant l’éco conception de son nouveau site Web.
Viennent donc deux questions 1/qu’est-ce que l’éco conception Web et 2/quel impact une mauvaise conception peut-elle avoir ?
Selon le site de l’agence digitale Phare Web, il existe 8 points de vigilance pour assurer l’éco conception d’un site Web. Comme il y a des redites, nous avons comprimé la liste pour en sortir les 5 points les plus importants.
Alors, quel est l’impact d’un site mal conçu ? Prenons un site au hasard, et pour arrêter de taper sur l’Île-de-France, prenons un site marchand.
Voici donc un site 67 % moins propre, selon Websitecarbon.com que la moyenne des sites testés par ce calculateur. À quoi cela correspond-il ?
Avertissement : ici, ce n’est pas le site qui est testé, mais la page d’accueil.
Tous ces calculs un peu théoriques nous amènent à relativiser quelque peu l’impact carbone d’une mauvaise conception Web. Toutefois, nous ne pouvons que souligner que si nous accumulons toutes les visites de tous les sites Web on risque vite d’arriver à des résultats marquants. Nous ne pouvons que saluer l’initiative de la métropole grenobloise, d’autant plus que son projet va au-delà de la simple éco conception.
Lire le communiqué de presse
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