Burnout Chillout
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Burnout Chillout episodes

  • Comment aider un proche en burn-out ?

    Comment aider un proche en burn-out ? Si vous avez cliqué ici, c’est probablement que vous avez à cœur d’apporter tout votre soutien à une personne victime d’épuisement professionnel. Dans cet article, je vous propose la retranscription de mon échange passionnant à ce sujet avec Théo Duverger, coach, conférencier professionnel et spécialiste du burn-out. Présent également sur YouTube, il se décrit lui-même comme éternel optimiste. J’ai bien conscience que cet article est un peu long à lire alors je vous laisse à disposition la version podcast et YouTube !

    Prise de conscience des impacts du burn-out sur l’entourage

    M : Peux-tu te présenter, nous dire qui tu es ? Que fais-tu dans la vie ?

    Théo Duverger : Avec plaisir ! Bonjour Marlène, bonjour à tous ! Théo Duverger, je suis papa d’une petite fille, c’est-ce qui fait mon bonheur ! Je suis un ancien vétérinaire qui s’est reconverti il y a un peu plus d’une dizaine d’années dans l’accompagnement des personnes, des dirigeants d’entreprises. J’ai recentré mon activité sur le burn-out effectivement parce que je pense qu’il y a beaucoup de choses à faire pour combattre ce fléau.

    M : Si j’ai bien compris, toi tu n’as pas vécu de burn-out, mais tu as été une victime collatérale. Est-ce que tu peux nous raconter ton expérience ?

    Théo Duverger : Alors, si, moi j’ai fait un premier épisode d’épuisement professionnel. À cette époque, j’étais en connexion assez importante avec une amie véto elle aussi, avec qui j’avais fait mes études. Elle vivait la même chose que moi. On échangeait beaucoup parce qu’on avait l’impression qu’on pouvait se comprendre. Son mari avait du mal à comprendre ce qui se passait et moi j’avais du mal à en parler à d’autres personnes. J’ai eu la chance de m’en remettre progressivement. Seulement, un jour, je reçois un coup de téléphone du mari de cette amie qui me dit qu’elle a fait non seulement une rechute, mais qu’elle est partie se foutre en l’air à la clinique vétérinaire. Au lieu d’utiliser le produit pour euthanasier les animaux, elle l’a retourné contre elle-même. Suite à cette annonce, choc assez violent, je me suis vraiment dit que ça ne pouvait pas durer. Le burn-out est en train de foutre des vies en l’air ! On pense que le burn-out c’est « une maladie de riche », « une maladie de fainéant », qu’on se met en arrêt pour un oui pou un non. On ne se rend pas compte des dégâts que ça peut créer ! Deux gamines orphelines, des couples qui volent en éclats, des gens qui se retrouvent à la rue parce qu’ils sombrent complètement dans la solitude… Il y avait vraiment quelque chose à faire !

    La mise en place du soutien aux autres

    M : C’est vrai, l’épuisement impacte toutes les sphères de notre vie, pas seulement notre quotidien au travail. Suite à ça tu t’es donc senti appelé par 1 mission de vie. Peux-tu nous en dire plus sur son cheminement ?

    TD : C’est exactement ça ! Je me suis toujours dit que ce coup de téléphone que j’ai reçu a été à double impact. Le premier, évidemment, il est émotionnel. Tu pleures tout ce que tu peux pleurer parce que tu perds quelqu’un de proche. Le deuxième, c’est que tu te dis OK, c’est le moment ou jamais de faire quelque chose. J’ai toujours été passionné par le fonctionnement humain. Comment est-ce qu’on comprend les choses, comment on évolue… Quand j’étais véto, j’étais passionné d’éthologie, l’étude du comportement animal. Partant de là, ça a été vraiment le signal pour moi de me focaliser sur le comportement humain. Je suis un boulimique de connaissance : j’ai commencé à me former dans des écoles, mais aussi beaucoup tout seul. J’adore bouquiner, j’adore apprendre. L’hypnose, la reprogrammation, les thérapies cognitives et comportementales et même des trucs un peu plus exotiques parfois ! J’ai eu la chance d’ouvrir un cabinet assez rapidement. Au départ, j’avais beaucoup de personnes qui venaient avec des problématiques liées à la confiance en elle et notamment au travail, liées à des processus de pré-burn-out (burn-in). Progressivement, j’ai travaillé avec des dirigeants d’entreprise qui étaient tous à la limite. C’est comme ça qu’on a vraiment recentré l’activité là-dessus.

    M : Tu as ouvert ton cabinet en quelle année ?

    J’ai commencé en 2013. J’ai ouvert un premier cabinet à Paris, et j’en ai ouvert un deuxième quelques années plus tard. Progressivement, j’ai quitté le métier de vétérinaire au bout d’un an ou deux, car je ne pouvais plus cumuler les deux.

    Puiser dans sa propre expérience… et la partager

    M : Est-ce que tu veux nous parler de ton propre burn-out avant qu’on commence à évoluer sur le sujet du burn-out vu de l’extérieur ?

    TD : Hé bien, tu accumules du stress pendant une période de temps assez longue. Le stress, c’est l’histoire de ma vie ! Déjà, de par mon éducation. Et puis à un moment donné, on t’en demande toujours plus. Plus tu en fais, moins tu sais si on t’en demande toujours plus ou si c’est toi qui te mets la barre très haute. Et finalement, il y a une goutte d’eau qui fait que tu n’arrives plus à te lever le matin, il y a le réveil qui sonne, mais tu ne l’entends pas, ton corps ne réponds plus. Là, il y a vraiment quelque chose qui ne fonctionne pas. Quand tu es jeune et que ça t’arrive (j’avais moins de 30 ans), tu t’inquiètes vraiment au niveau physiologique ! Je me suis dit « ça y est, je suis condamné ! ».

    M : Les études de vétérinaires sont assez longues. Ça veut dire qu’entre la fin de tes études et ta vie professionnelle, il ne s’est pas non plus écoulé beaucoup de temps parce que tu es jeune !

    Merci ! Déjà pendant les études, j’avais fait une alerte. C’était en 2e année de médecine véto, la veille d’un examen. Je n’étais vraiment pas passé loin ! Aujourd’hui, rétrospectivement, en connaissant un peu plus ce sujet-là, je me rends compte de ce que ce par quoi je suis passé. Rapidement, après un an ou deux de pratique, j’ai chuté. Le burn-out touche énormément les vétérinaires. On a la carte postale du vétérinaire qui s’occupe des petits chiots, dans les zoos, etc. C’est un métier super sinistré avec des taux d’alcoolisme et de suicide très forts. Et évidemment, de burn-out aussi.

    M : Ce n’est finalement pas étonnant. Quand j’y vais, j’ai toujours l’impression qu’ils courent partout. Et surtout, ils n’ont pas forcément la reconnaissance des gens. Il faut s’occuper de leur animal tout de suite. C’est un milieu où il a beaucoup de pression finalement. On n’en parle pas, peut-être parce que vous travaillez avec les animaux, et que « les animaux sont moins importants » quand on fait le parallèle avec les médecins ou les infirmières.

    TD : Il ne faut pas oublier aussi l’aspect financier qui rentre énormément en compte. On pense toujours que le vétérinaire, c’est le notable du village. Ce n’est pas vrai ! Quand tu vas chez le vétérinaire et que tu te dis que tu t’es fait saigner, il faut savoir que le véto a payé son appareil de radio, son scanner, tout son matériel, chose que le médecin ne fait pas. Il n’y a pas de sécurité sociale, donc on ne peut pas tout faire. Il faut un moment avant que ce soit rentable, c’est ultra compliqué. Je connais beaucoup de vétérinaires qui triment comme des dingues et qui gagnent 1500 € par mois. Cela fait partie des professions médicales les plus sinistrées. Je crois que dans le classement des revenus dans cette catégorie de métiers, on est les avant-derniers, juste avant les aides-soignants.

    M : Je n’avais pas conscience de tous ces aspects ! Si en tout cas, des émissions comme celles-ci peuvent aider à faire bouger les lignes…

    TD : Oui ! C’est un métier plaisir, on le fait parce qu’on aime ça. Mais quand tu fais tout ce qu’il faut pour aider l’animal, que le client te dit : « Bah non je suis allé sur Google,

    vous avez tort, on ne va pas utiliser un antibiotique, mais une huile essentielle », et qu’il te met un mauvais avis sur Google… Tu dis bon, pourquoi je fais ça ?

    Décrypter les signaux pour aider un proche en burn-out dans le cadre professionnel

    M : À ce moment, tu ressens la perte de sens finalement, l’une des causes du burn-out ! Toi qui as aussi vécu e burn-out d’un point de vue extérieur, selon toi, à quels signes doit-on prêter attention lorsqu’on voit un proche qui commence à être un peu sur la corde raide ? Quels sont les premiers signes de stress qui sont importants ? Dans ton contexte, vous avez pu échanger entre collègues. Dans mon entreprise, je ne me voyais pas du tout aller me confier à quelqu’un ! Et avant que quelqu’un se dise que quelque chose n’allait pas, il s’est passé un certain temps en fait. Sûrement parce que je le cachais ! Selon toi, à quoi à quoi un collègue ou un manager pourrait faire attention en particulier pour déceler les premiers signes du burn-out ?

    TD : C’est une question qui est essentielle et à laquelle il est assez facile de répondre. Il y a des symptômes qui sont assez évidents. La personne commence à avoir des troubles cognitifs, des pertes de mémoire, des absences, des sautes d’humeur. Elle commence à devenir très cynique, un peu agressive. Elle te répète certains mots : ça me gonfle, je suis fatigué, j’en ai marre, etc. Quand ça devient trop répétitif, tu te dis OK, celle-là est peut-être en train de glisser. Quelqu’un qui répète des phrases du style « vivement ce soir que je me couche », qui se désocialise aussi — la dé-socialisation, personne n’en parle, mais c’est hyper important — « je n’ai plus le temps de voir mes potes »… Et qui se sert du peu d’énergie qui lui reste pour passer un peu de temps en famille et juste aller se coucher.

    1— Aider à la prise de conscience

    TD : Comment aider une personne en burn-out à prendre conscience de ce comportement ? C’est super compliqué. Autant voir les signes, c’est facile, mais dire à une personne qu’il est temps de s’arrêter, c’est plus compliqué. Il faut une proximité dans la relation. Effectivement, moi j’avais la chance d’avoir cette amie avec qui j’avais cette proximité, parfois ce n’est pas le cas. Les RH sont de mieux en mieux formés tout de même, attention ! La question maintenant, c’est de savoir si les RH vont avoir « le cran » d’aller voir la personne, sonner l’alarme et lui dire que c’est pour son bien, on l’invite à s’arrêter et à prendre du recul. C’est compliqué ! On appelle ça faire des ruptures de schémas, des ruptures de patterns.

    2— Utiliser son autorité de manière bienveillante

    TD : La personne qui est en bord de l’épuisement professionnel, c’est la dernière à le savoir. Elle est tellement enfermée dans une bulle que s’il n’y a pas quelqu’un qui parfois la secoue un peu pour lui dire « là je t’ordonne de me rendre ton ordinateur et de rentrer chez toi », ça va être compliqué pour elle de s’arrêter. J’ai observé un cas similaire ans dans une entreprise où je suis intervenu. La responsable a dû confisquer l’ordinateur de la personne, et lui interdire de partir à plus de 18 h du bureau. Heureusement qu’elle avait cette autorité bienveillante pour pouvoir le faire. Ce sont des mots importants : autorité et bienveillance. Ce n’est pas contradictoire !

    3— Faire de la prévention

    M : C’est vrai que pendant mon burn-out, si on m’avait dit de me détendre et de rester chez moi, je l’aurais très mal pris. Je n’ai même pas écouté ma psychologue quand elle m’a dit de m’arrêter ! J’ai encore attendu 3 mois jusqu’à ce que vraiment je puisse plus. Quand les personnes possèdent ce pouvoir bienveillant, c’est important de s’en servir à bon escient. Penses-tu à un moyen de faire de la sensibilisation autour du burn-out pour que les employeurs et les collaborateurs soient plus compréhensifs ? Comment on pourrait sensibiliser un peu le monde du travail, ou l’univers dans lequel on évolue au burn-out et à ses risques ?

    TD : Souvent, on va essayer de rejeter la faute sur les dirigeants et les collaborateurs. On adore se dire que c’est l’entreprise qui nous a poussés au burn-out pour X ou Y raison. Et parfois, c’est vrai. Je ne peux pas dire le contraire ! Tu arrives parfois dans des boîtes où le climat social est infernal. Mais en étant un peu cynique, un dirigeant, ça ne l’arrange pas, tout comme ses collaborateurs, que l’on parte en burn-out. Il a tout intérêt à veiller au bien-être de ses collaborateurs ! Je vois beaucoup d’entreprises qui travaillent justement à l’écoute, au bien-être et à la sensibilisation. Je fais beaucoup d’interventions dans les boîtes et notamment dans un club de dirigeants qui s’appelle l’Association Pour Le Progrès Du Management. Quand j’arrive, je parle du burn-out. Parfois, il y a des idées préconçues à déconstruire. Non, ce n’est pas un truc de fainéant. Mais ils sont demandeurs, à l’écoute et pas du tout bornés dans cette idée préconçue. Il y a une vraie envie en tout cas ! En plus, les cas ont vraiment explosé depuis le Covid. Il y a une vraie envie d’avoir des relations humaines avec ses collaborateurs qui soient très bonnes. Évidemment, on a aussi très envie que ses collaborateurs soient en forme parce que c’est l’entreprise aussi qui va être en forme. Toutes ces choses se diffusent avec ce que tu fais, avec ce que je fais, sur internet ou en vrai. On diffuse au maximum cette parole ! Je pense que plus on sera, moins il y aura cette cochonnerie.

    4— Faciliter le retour au travail

    M : Au niveau du retour au travail, aurais-tu des conseils à donner aux collaborateurs qui sont restés sur place pour accueillir à nouveau quelqu’un qui a fait le choix de retourner dans la même entreprise, au même poste suite à son burn-out ? Car il me semble que c’est la majorité des cas.

    TD : D’habitude, ce n’est pas cette question qu’on me pose ! C’est plutôt quels conseils je donne à la personne qui va retourner au bureau. C’est toujours compliqué de donner un conseil. Quand tu fais du coaching, la leçon n°1, c’est que les conseils n’existent pas. Quand je donne un conseil à quelqu’un, ça veut dire que je sais mieux que lui, donc on ne va pas donner de conseil. Je pense surtout qu’au-delà du conseil, c’est qu’il faut, encore une fois sensibiliser au maximum les gens. La personne à côté de toi qui vient de revenir, elle n’a pas fait un arrêt de complaisance. Non, il ne suffit pas que la personne à côté de toi respire un grand coup pour aller mieux. C’est une personne qui reste fragile. Je pense qu’au-delà du conseil, l’important c’est de continuer l’apprentissage :

    • de ce qu’est le burn-out ;
    • de la sensibilisation ;
    • de la patience ;
    • de la communication ;
    • et de la vigilance.
    • Ton collègue, à tout moment, il peut se déclencher. Si tu as justement, cette autorité bienveillante envers lui, tu seras peut-être le signal d’alarme, et tu pourrais dire à ton collègue « là je pense que tu es en train de reglisser, donc respires et puis viens, on va discuter ».

      Aider un proche en burn-out dans le cadre personnel
      1— Laisser l’espace nécessaire

      M : Et en termes de communication à la maison ? Comme tu l’as dit, c’est aussi les proches, la famille qui sont impactés. Ils se sentent aussi très souvent impuissants face à ce qui nous arrive. Ils ne savent plus quoi faire ! Je me rappelle que mon mari était vraiment démuni. Il me voyait tous les soirs rentrer à la maison en pleurant. Dès qu’il me demandait comment s’était passée ma journée, à la moindre de ses paroles, je fondais en larmes ! Moi aussi, je voyais qu’il n’était pas bien. Donc forcément, c’est le cercle vicieux à la maison, même si ce n’est pas volontaire.

      TD : C’est un moment très critique pour les couples et pour les familles. Il n’y a même plus les mêmes communications qu’avant, il n’y a plus les mêmes relations qu’avant,

      il y a plus la même intimité qu’avant. On ne peut pas ! On est explosé donc faire du sport dans la chambre, on oublie ! La 1re chose que je dirai aux personnes proches d’une personne en burn-out, c’est de se décentrer un peu d’elles-mêmes pendant un petit moment. Ce que je veux dire par là c’est fous-toi la paix deux minutes, et fous la paix à ta femme — ou à ton mari. Il traverse une épreuve pas évidente. Tu vas en subir les conséquences, mais tu es solide. Ça va bouger pendant 1 mois, 2 mois, 3 mois, mais t’inquiètes pas, ça reviendra. Vous allez communiquer, ça va reprendre, mais laisse-lui le temps de souffler.

      2— Reprendre son « égoïsme salutaire »

      TD : Décentre-toi, tu n’es pas 1 bébé, tu n’es pas un gamin qui a besoin de sa maman ou de son papa, ça va aller. Reprends-toi aussi un peu ton égoïsme salutaire. Concentre-toi un peu sur toi. C’est une façon de travailler aussi ta codépendance à l’autre, à ton mari ou à ta femme. Oui, pendant un moment, elle n’est pas là, c’est peut-être toi qui vas gérer un peu plus les gosses, c’est peut-être toi qui vas faire les courses… Respire, ça ira bien !

      M : Qu’est-ce que tu dirais à un proche pour qu’il continue à prendre soin de sa santé mentale ?

      TD : Malheureusement, les dynamiques de couple, on pourrait en parler pendant des heures ! C’est toujours très passionnant. Souvent, dans ces dynamiques, il y a plein de besoins qui sont nourris par ce que l’autre va t’apporter. À ce moment-là, c’est comme si tu te retrouvais célibataire pendant un moment ! Au début, ça va te faire bizarre, tu vas sentir un vide. Mais tu n’es pas célibataire, l’autre est toujours là. C’est juste que pour l’instant, il ne peut pas répondre présent. Donc tu ne peux pas attendre de lui des choses qu’il ne peut pas te donner. Sois patient, concentre-toi sur toi !

      Ressources inspirantes autour du burn-out

      M : Est-ce que tu aurais des ressources à partager pour aider les gens en particulier ? Des choses qui ont changé ta vie, qui t’ont aidé, des coups de cœur, que ce soit un livre, un

      film, bref un peu de culture !

      TD : J’adore plein de choses différentes ! Au niveau bouquin, le 1er électrochoc pour moi, c’est 1 roman qui s’appelle Le Messie Récalcitrant, de Richard Bach, l’auteur de Jonathan Livingstone Le Goéland. C’est un livre formidable, qui t’explique que tu n’es pas obligé d’accepter toutes les charges qu’on te met sur le dos. C’est l’histoire de quelqu’un qui on va dire qu’il est un messie, et le personnage va répondre qu’il fait ce qu’il veut. C’est assez intéressant pour tous les burn-outés qui vont toujours au combat et sont les premiers de la classe. Ça remet les choses en place.

      L’autre ressource que j’apprécie beaucoup, c’est le livre de Fabrice Midal, Foutez-vous la Paix ! Chaque personne qui fait un burn-out devrait lire ce livre. Il y a tout dedans pour résoudre la partie psy du burn-out. Après, si tu l’attaques uniquement par la partie psy, à mon sens il va te manquer une chose.

      Ça peut être intéressant d’aller regarder aussi du côté de l’efficience personnelle et professionnelle, car si tu vas mieux du côté psy, mais que tu retournes au boulot et que tu ne sais toujours pas gérer tes priorités, à un moment donné, tu vas rechuter.

      Les livres sur les interactions sociales, la systémique peuvent être intéressants. Des livres sur la communication à soi et la communication aux autres. Je suis passionné de ce genre de livres sur la communication non violente. Thomas D’ansembourg est un super auteur sur ces sujets-là.

      Ces choses sont intéressantes à regarder, mais à appliquer surtout ! Les burn-outés sont des gens qui ont déjà de gros cerveaux.  Moi, je m’en fiche qu’ils aient des cerveaux encore plus gros en accumulant des livres. Ce que je veux c’est qu’ils sachent quoi faire.

      Savoir c’est bien, mais agir c’est mieux !

      M.

      La première fois qu’ils vont s’essayer à la communication non violente, ils n’y arriveront pas et ce n’est pas grave. Ça s’appelle essayer, apprendre à faire mieux à chaque fois. tout à fait

      Trouver une aide externe

      M : j’ai vu que tu avais lancé une formation, un accompagnement pour burn-outés. Est-ce que tu veux nous en parler ?

      Ce n’est pas une formation, c’est vraiment une transformation. On est sur un format hybride entre coaching et apprentissage d’outils. On va accompagner la personne non pas à quitter le burn-out — parce que c’est assez facile de le faire — mais à ne jamais rechuter. On apprend aux gens à arrêter leur cerveau, arrêter d’anticiper, arrêter de ressasser. On leur apprend à gérer leurs émotions, gérer leur stress, à dégager ce qu’on appelle les drivers, c’est-à-dire les injonctions de l’enfance. On va faire un reset et on va leur apprendre à rééquilibrer leur vie pro, sociale, leur couple et aussi leur environnement familial. On va en profondeur avec des questions du type : « est-ce que je suis vraiment bien dans mon métier ou est-ce que j’essaie de faire rentrer un rond dans un carré ? ». Mon job, c’est vraiment de faire en sorte que les gens ne rechutent pas dans le burn-out. On accompagne très peu les primo burn-outés parce que souvent, ils vont vers des solutions habituelles de type psychothérapie. On ne va plus vers les gens qui ont déjà fait une rechute et qui se disent qu’ils ont manqué quelque chose. En sortant de chez nous, on leur dit qu’ils seront vraiment costaud, c’est-à-dire être capable d’assumer ses émotions entre autres.

      Liens

      Site officiel de Théo Duverger

      Programme QuickChange

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      28 min
    • Comment améliorer sa santé mentale ? 10 + 4 conseils efficaces

      Longtemps, j’ai cru pouvoir dissocier mon corps de mon esprit. Tant que je n’étais pas malade physiquement, tout allait bien ! Oui, sauf que c’est ce comportement nocif qui m’a amené petit à petit vers l’épuisement professionnel. J’ai alors compris l’importance de prendre soin de notre tête autant que de nos muscles ! Améliorer sa santé mentale est une étape indispensable à franchir lorsqu’on veut être en bonne santé tout court. Mais comment faire ? C’est ce que je vais vous dévoiler au travers des différents conseils prodigués dans cet article. N’ayez crainte, ce n’est pas si compliqué que ça en à l’air et c’est accessible à tous !

      Définir ce qu’est un esprit en bonne santé
      Définition de la santé mentale

      Avoir une bonne santé mentale, c’est être dans un état de bien-être psychique et social qui nous permet d’avoir une vie où l’on peut travailler et interagir de manière saine avec notre environnement, tout en y participant activement. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, une bonne santé mentale ne se limite pas à l’absence de troubles psychologiques. D’ailleurs nombreuses sont les personnes qui, même en présence d’un trouble mental, ressentent un bien-être émotionnel, et sont tout à fait capables de vivre une vie équilibrée. De la même façon, l’absence d’affections psychiques ne garantit pas nécessairement un bien-être émotionnel. Si vous êtes sensible au burn-out, vous savez très probablement de quoi je veux parler !

      Tout comme la santé physique, la santé mentale est la deuxième facette de la pièce qui permet de se sentir bien avec soi-même et avec les autres. Cultiver ou améliorer sa santé mentale se révèle être l’une des stratégies les plus efficaces pour se préparer à affronter les défis personnels et professionnels qui se présentent dans notre vie. Stress, anxiété… ces challenges sont de plus en plus nombreux au quotidien. Et nous sommes rarement assez entraînés pour y faire face.

      Les piliers de base de la santé mentale

      Tout comme notre corps regroupe différents systèmes pour maintenir l’homéostasie, plusieurs composants rentrent dans l’acquisition de la santé mentale. Pour la favoriser de la manière la plus optimale possible, il est suggéré de tendre à l’équilibre entre tous les aspects de la vie, c’est-à-dire les sphères :

      • sociales ;
      • physiques ;
      • mentales ;
      • économiques ;
      • spirituelles ;
      • et émotionnelles.
      • Peut-être que cela vous rappelle le fameux exercice de la roue de la vie, et vous avez raison 🙂. Notre existence n’est pas un long fleuve tranquille et nous accordons très souvent plus d’importance à un aspect ou à un autre, ce qui peut déséquilibrer le tout. Faire cet exercice régulièrement va vous permettre de vous poser les bonnes questions et d’instaurer des changements pertinents pour améliorer votre santé mentale !

        Préserver ou améliorer sa santé mentale

        Améliorer sa santé mentale au quotidien peut-être simplement l’affaire de quelques changements dans votre routine. Les leviers pour la booster sont divers et variés. J’essaye d’implémenter toutes ces pratiques au maximum dans mon quotidien. À vous de choisir celles qui auront le plus de sens pour vous !

        1— Adopter des habitudes de vie saines

        On va commencer par la base ! Oui, je sais, c’est rébarbatif, mais combien d’entre nous appliquent ces principes à la lettre tous les jours, qui plus est quand on est sous pression et stressé au possible ? Pour moi, c’est très dur en tout cas. Alors voici votre petite piqûre de rappel 😉💉.

        1-1 S’alimenter sainement

        On reste loin de la junk food et on privilégie les aliments frais, locaux, de saison. Les petits plats faits maison et pas transformés. Votre alimentation et surtout votre système digestif sont en lien direct avec votre cerveau via le nerf vague. Ce que vous ingérez a un impact non négligeable sur votre niveau d’anxiété et l’apparition de la dépression, comme semblent le suggérer les résultats de cette étude. Et on n’oublie pas le proverbe :

        « Manger comme un roi le matin, comme un prince le midi, comme un pauvre le soir ».

        Toujours en faisant preuve de bienveillance et en écoutant les signaux de votre corps !

        1—2 Favoriser un repos de qualité

        Le sommeil et moi, nous avons mis des années avant d’enfin réussir à nous apprivoiser ! Pour fonctionner de manière optimale, vous avez pourtant besoin de dormir en moyenne 8 heures par nuit. Un sommeil de qualité est bénéfique pour la clarté d’esprit, la productivité, la concentration et le bien-être général. Il renforce votre système immunitaire et vous aide à mieux gérer vos émotions. Si vous éprouvez des difficultés à vous endormir ou à faire des nuits complètes et réparatrices, je vous suggère de consulter cette vidéo. J’y propose différents plans d’action pour vaincre vos insomnies.

        1—3 Bouger régulièrement

        L’activité physique a de nombreux bienfaits. En plus d’entretenir votre corps (renforcement de vos os, muscles, et articulations, activation du cœur…), bouger va aussi vous aider à mieux dormir, à vous détendre et à libérer votre esprit des contraintes quotidiennes. Si votre emploi du temps est surchargé et que vous n’avez pas le temps de vous inscrire à la salle de sport, pensez « marche » au lieu de voiture et « escaliers » à la place d’« ascenceur ».

        1—4 Limiter les addictions et les comportements addictifs

        Les addictions, que ce soit à l’alcool, au tabac, à la nourriture, au café, aux médicaments, aux drogues ou même à certains comportements (comme errer sur les réseaux sociaux par exemple), sont clairement des poisons pour notre santé mentale. Le pire, c’est que plus on est stressé, plus on a tendance à tomber rapidement dedans ; la faute à la dopamine. Je l’ai moi-même constaté. Chaque mois, concentrez-vous sur une mauvaise habitude que vous souhaitez éradiquer et agissez pour les réduire un maximum. Votre corps et votre tête vous diront merci.

        2— Inclure des temps de détente dans son agenda

        Si vous êtes sujet au stress et à l’épuisement, il y a de fortes chances que vous n’ayez juste aucun temps pour vous et rien que pour vous dans votre journée. Je vous comprends car ça m’arrive encore parfois de m’oublier au profit du travail ou de mes autres obligations ! Pour cela, prévoyez un temps dédié chaque jour à la détente, et faites-en une vraie routine. Pour ma part, j’aime caler ces moments en début et fin de journée. Parfois, seulement 5 minutes suffisent pour décompresser alors ne vous en privez pas ! Yoga, méditation, activités créatives, artistiques ou même simplement quelques minutes de respirations peuvent être d’un grand secours.

        J’en profiter pour vous informer que cet article participe à l’évènement « Cultiver sa santé mentale : les pratiques quotidiennes qui ont apaisé mon esprit », organisé par Maud, du blog « Livres-sur-ordonnance ». La lecture est bien évidemment une activité à privilégier et vous trouverez ici un article hyper complet sur la bibliothérapie, une pratique qui consiste à lire pour mieux guérir.

        3— S’autoriser à ralentir

        Ce qui m’emmène naturellement au point suivant. Vous ne pouvez pas vivre à 100 à l’heure tout le temps. À la manière d’une voiture qui roule sur l’autoroute, vous n’avez pas un réservoir d’essence illimité. À un moment donné, il faut faire le plein pour pouvoir repartir. N’attendez pas que votre corps vous stoppe ! Profitez du moment présent, prenez quelques instants pour vous mettre à l’écoute de vos sens et de vos sensations. Concentrez-vous sur une seule chose à la fois. Offrez-vous votre fruit préféré et essayez de le manger en pleine conscience par exemple 🍓☺️.

        4— Rire et s’amuser

        Bien qu’il n’y ait aucune étude qui le prouve, rire pourrait avoir un impact positif sur la qualité et surtout sur la durée de notre vie ! Ce qui est sûr c’est que développer votre sens de l’humour et rire régulièrement vous fera passer des journées plus agréables, réduira votre stress et votre anxiété. Vous pourriez même développer un ventre plat et des tablettes de chocolat au top 🍫 😉 à force de rigoler. Pourquoi ne pas se concocter une petite playlist spéciale bonne humeur sur Netflix ou YouTube, à regarder pendant vos petits coups de grisou passagers ?

        5— Entretenir une vie sociale riche

        Même si le télétravail a été un réel soulagement juste avant mon burn-out, j’ai vite ressenti l’isolement social juste après mon arrêt maladie… Et que je suis passée à temps plein à la maison. Nous avons besoin de garder un certain lien social avec la famille, nos amis, nos voisins, et même nos collègues du bureau pour être pleinement épanouis. Que ce soit pour passer des moments de détente ou pour rompre la solitude trop pesante, entourez-vous de gens positifs et bienveillants. Pensez aux groupes de soutien Facebook, aux applications de rencontres amicales style On Va Sortir ou même encore au bénévolat pour rencontrer de nouvelles personnes !

        6— Pratiquer la bienveillance envers soi-même

        En tant qu’accro à l’organisation, mon perfectionnisme m’a très souvent joué des tours et n’y est pas pour rien dans mon burn-out professionnel. Ne pas être au top tous les jours de l’année, être fatigué, distrait, moins productif, ça arrive. Je dirais même plus que c’est normal ! Il peut être tentant de se comparer au voisin, encore plus à l’ère des réseaux sociaux. Ne tombez pas dans ces pièges ! Se fixer des objectifs réalistes et faire preuve de compassion avec vous-même vous aidera à renforcer votre confiance en vous et surtout à améliorer votre santé mentale en général.

        7— Ressentir la gratitude

        Encore un conseil que vous pourriez trouver bateau, mais je vous assure qu’il fonctionne ! Le truc, c’est de mettre en place la bonne habitude de noter au moins une chose pour laquelle vous êtes reconnaissant chaque jour dans un cahier. Soyez le plus exhaustif possible pour ne pas tomber dans les banalités du genre « un toit sur la tête » (même si, on est d’accord, c’est un privilège que certaines personnes n’ont pas). Là où ça va prendre tout son intérêt, c’est quand vous commencerez à sentir une vague impression de mal-être et que vous aurez besoin d’un petit coup de pouce pour améliorer votre santé mentale. Relisez votre carnet à ce moment-là. Effet garanti !

        8— Apprendre à gérer son stress

        Le stress, si l’on n’y prend pas garde, peut très vite s’accumuler et avoir des effets dévastateurs sur notre santé mentale et physique. Les conséquences d’un stress mal géré vont du simple mal de tête aux AVC, en passant par les insomnies. Il peut même conduire au burn-out et à la dépression. Il existe de nombreuses manières d’apprendre à faire face aux situations stressantes de la vie, et à travers ce blog, je vous partage toutes les astuces et exercices qui m’y aident au quotidien. Si vous avez besoin d’un soutien supplémentaire personnalisé et adapté à vos besoins, n’hésitez pas à prendre contact avec moi.

        9— Demander de l’aide

        Le sujet de la santé mentale continue à être tabou, bien que l’on assiste de plus en plus à la libération de la parole autour de ce thème, grâce, malheureusement, à l’augmentation des cas d’épuisement professionnels en France et partout dans le monde. J’ai moi-même (trop) longtemps attendu avant de me confier à un professionnel de santé. Souvent, nous nous sentons seuls et honteux face à notre détresse et notre entourage se trouve également démuni. Dans ce cas, pensez à prendre rendez-vous avec votre médecin traitant, la médecine du travail, un psychologue, un psychiatre ou un psychothérapeute. Ces personnes-ressources sauront vous apporter l’aide dont vous avez besoin.

        10— S’entraîner pour intégrer

        Comme je vous l’expliquais dans cette vidéo où je raconte mon premier voyage après mon burn-out, apprivoiser son stress, détecter les signaux de notre corps et surtout bien communiquer avec lui prend du temps. Améliorer sa santé mentale doit devenir une habitude et pour cela, cela doit s’ancrer dans la durée. Alors, ne vous découragez pas et ne vous blâmez pas si vous avez parfois l’impression de stagner ou de régresser. Si chaque jour, vous consacrez de l’énergie à prendre soin de votre corps et de votre tête, vous vous assurerez une bonne santé globale 🙂.

        Comment améliorer sa santé mentale, en bref

        Voilà, nous avons parcouru ensemble les piliers fondamentaux de la santé mentale. L’importance de la santé mentale ne peut être sous-estimée, car elle influe sur tous les aspects de notre vie. En prenant soin de notre esprit, nous sommes mieux préparés à affronter les défis personnels et professionnels qui se présentent. Ne laissez pas le stress, l’anxiété ou le burn-out affecter votre qualité de vie. Commencez dès aujourd’hui à améliorer votre santé mentale pour vous sentir plus équilibré, épanoui, et en harmonie avec vous-même et les autres. Voici quelques actions simples à mettre en place :

        • Adoptez des habitudes de vie saines ;
          • une alimentation équilibrée ;
          • un sommeil de qualité ;
          • l’exercice régulier ;
          • et la limitation des addictions.
          • Incluez des temps de détente dans votre quotidien ;
          • Accordez-vous la permission de ralentir ;
          • Cultivez votre sens de l’humour et prenez le temps de vous divertir ;
          • Entretenez une vie sociale riche ;
          • Pratiquez la bienveillance envers vous-même ;
          • Faites preuve de gratitude ;
          • Apprenez à gérer votre stress ;
          • Demandez de l’aide professionnelle si nécessaire ;
          • Et vous, quels sont les signaux d’alerte qui vous indiquent que vous avez besoin de prendre soin de vous ? Partagez en commentaires !

            À très vite ! 🙏

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            16 min
          • Rendez-vous avec Astrid Le Fur, l’interview

            Le burn-out est une épreuve dont on ressort changé. Aujourd’hui, je vous propose la retranscription de mon interview d’Astrid Le Fur, spécialiste de l’épuisement professionnel. Au cours de cette discussion, nous avons abordé sa propre histoire de vie, mais elle nous a également partagé tous ses conseils pour surmonter cette expérience de vie et mieux gérer le stress au quotidien. Disponible également en format vidéo et podcast. Bonne entrevue !

            Marlène ALBRECHT : Bonjour à tous, et bienvenue sur cette interview. Aujourd’hui, j’ai la chance et le plaisir de recevoir Astrid Le Fur. Si vous ne la connaissez pas, sachez qu’elle est une figure reconnue dans le domaine du burn-out en France. Elle est auteure d’un livre, Du Burn-Out au Born-Out, et elle intervient en entreprise pour aborder les sujets liés à l’épuisement professionnel et à la santé mentale. J’ai souhaité m’entretenir avec elle pour en apprendre un peu plus sur son parcours, avant, pendant, et après le burn-out. Surtout, j’avais ) coeur de partager des solutions concrètes avec vous si vous vous trouvez dans une situation similaire. Bonjour, Astrid.

            Astrid Le Fur : Bonjour Marlène, merci beaucoup de m’inviter, et merci pour cette très élogieuse présentation.

            M : Est-ce que, pour commencer, tu pourrais te présenter en quelques mots pour ceux qui ne te connaissent pas ?

            A : Bien sûr, je suis Astrid Le Fur, coach professionnelle spécialisée dans la prévention et l’accompagnement du burn-out. J’interviens auprès des entreprises pour sensibiliser à ce sujet et les aider à mieux comprendre les facteurs qui génèrent l’épuisement au travail. De plus, je travaille avec les personnes qui vivent un burn-out, pour les aider à comprendre leur situation et à créer une vie qui leur convient mieux. Ma vision du burn-out est résolument positive. Je considère cette épreuve comme une opportunité de changement et d’amélioration dans nos vies.

            M : Avant d’entrer dans la problématique du burn-out professionnel, pourrais-tu nous parler un peu de ton parcours, tant sur le plan personnel que professionnel « d’avant ». Pourrais-tu nous décrire les débuts de ta vie en entreprise, lorsque tout allait bien ? Quel genre de personne étais-tu à cette époque ?

            A : Je suis ingénieur de formation, alors j’ai entamé ma carrière professionnelle dans le domaine de la gestion de projets, précisément dans l’industrie agroalimentaire. J’adorais ce que je faisais, cela correspondait parfaitement à ma vision du travail et à ce que je voulais réaliser. À l’époque, j’étais une jeune femme dynamique et ambitieuse, menant ses projets à bon port. Je n’avais pas encore ouvert la porte vers les aspects psychologiques et humains du travail. Le burn-out a été l’élément déclencheur qui m’a poussée à explorer ces domaines, et il m’a permis d’apprendre bien plus de choses sur moi que ce que je n’en savais à cette époque.

            M : Pendant ta première période de vie, que ce soit pendant tes études ou au début de ta carrière professionnelle, est-ce que tu as ressenti un stress particulier, ou bien était-ce davantage une période d’adrénaline positive ? Y avait-il déjà des aspects qui te dérangeaient un peu à cette époque ?

            A : J’étais effectivement dans une phase d’adrénaline positive, mais il est important de noter qu’il n’y a pas de distinction nette entre bon et mauvais stress, c’est fondamentalement le même mécanisme. J’appréciais l’adrénaline, je me fixais des objectifs ambitieux et je m’efforçais de les atteindre. Cependant, lors de ma période d’épuisement professionnel, je n’avais jamais envisagé que ces comportements ou les éléments de mon environnement professionnel pouvaient conduire à l’épuisement. Cela a été une véritable surprise et source d’incompréhension pour moi. En réalité, j’avais ressenti des symptômes plusieurs mois avant de devoir m’arrêter de travailler, mais je n’avais pas établi de lien. Il m’a fallu beaucoup de temps pour prendre conscience que les comportements que j’adoptais et le système dans lequel j’évoluais étaient à l’origine de mon épuisement.

            M : Comment le burn-out s’est manifesté chez toi ? Quels étaient les signes et les symptômes précurseurs avant d’être déclarée officiellement en burn-out ? Je fais ici un parallèle avec mon expérience. Pendant plusieurs mois, voire même des années, j’ai commencé à ressentir une dissonance. Une sorte de sentiment que quelque chose devait changer. Cette période a été étalée sur de nombreux mois. As-tu eu des pensées similaires ?

            A : Je me rends compte maintenant que j’avais éprouvé ces symptômes physiologiques caractéristiques du burn-out plusieurs mois avant, même si je n’en avais pas conscience à l’époque. C’est pourquoi aujourd’hui, je m’efforce de sensibiliser les entreprises à ces signes précoces, et c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles j’ai écrit mon livre, pour expliquer tout ce processus qui se déroule avant même que l’arrêt de travail ne soit prescrit. Si les personnes sont informées, elles peuvent être alertées plus tôt.

            Personnellement, je n’étais pas du tout consciente de ce qui se passait. Même si je suivais des études scientifiques, je n’avais jamais été formée ou informée sur le sujet du burn-out. À l’époque, j’étais piégée dans des schémas comportementaux qui ont conduit à l’épuisement. Je le comprends maintenant et j’explique ce processus dans mon livre, ainsi qu’en entreprise lorsque je fais de la sensibilisation.

            Fondamentalement, il y a six causes à l’apparition du burn-out, qui sont liées au système dans lequel on se trouve et liées également au profil individuel de chacun. Celle à laquelle je pouvais m’identifier, et dont on parle souvent, c’est la surcharge de travail. J’avais l’impression d’avoir plus de travail que ce que je pouvais gérer, et cela était aggravé par ma tendance perfectionniste. Je voulais tout faire parfaitement, même si cela signifiait y consacrer beaucoup de temps. C’était très important pour moi.

            Un autre aspect important est la quête de reconnaissance. Je recherchais la reconnaissance pour mon travail, mais je ressentais aussi que je n’en recevais pas assez en retour. Cela a créé une sorte de dette avec mon employeur, car je donnais beaucoup sans me sentir suffisamment reconnue en retour.

            En ce qui concerne les symptômes, ils sont apparus un peu plus tard, lorsque la situation a commencé à se dégrader. J’ai ressenti de fortes migraines en rentrant chez moi le soir. J’avais également des sautes d’humeur, devenant soit irritable soit émotionnelle, pleurant plus facilement pour des choses mineures. Ma peau est devenue un indicateur majeur. Quand je ressentais de l’eczéma ou du psoriasis, je savais que c’était un signe. D’autres personnes peuvent ressentir des démangeaisons ou se ronger les ongles. Par la suite, j’ai souffert de tachycardie. J’étais alors proches du point de rupture. Quand les organes vitaux comme le cœur et le cerveau sont touchés, c’est un signe que le corps est déjà épuisé.

            M : Tu as évoqué les six causes qui peuvent conduire au burn-out. J’aimerais aborder plus spécifiquement ce qui a contribué à ton propre burn-out. Tu as mentionné être perfectionniste, mais est-ce que tu pourrais détailler davantage ?

            Nous avons évoqué les causes liées à l’environnement professionnel, mais il est essentiel de comprendre que certaines causes sont liées à la personne elle-même. Parfois, lorsque nous sommes épuisés, nous pouvons être en colère et blâmer notre employeur, notre manager ou nos collègues. Cependant, il est important de reconnaître notre propre part de responsabilité, car c’est sur cela que nous pouvons agir pour avancer.

            Pour mieux comprendre l’environnement de travail, je vais te partager les six causes :

            1. La surcharge de travail. Cela consiste à avoir plus de tâches que notre capacité ne nous le permet, souvent exacerbée par un caractère perfectionniste.
            2. Le manque d’autonomie. Lorsque les tâches sont imposées de manière très précise et cela crée des injonctions paradoxales.
            3. Le manque de soutien. Cela peut être dû à des collègues qui ne répondent pas à nos appels à l’aide ou à notre propre réticence à demander de l’aide.
            4. Le manque de reconnaissance, parfois attribuable à des croyances culturelles. En France, il y a parfois une tendance à ne pas valoriser le feedback positif autant qu’aux États-Unis.
            5. La perte de confiance envers les collègues, le manager ou l’employeur.
            6. La perte de sens ou les valeurs conflictuelles.
            7. Il est essentiel de comprendre que ces causes peuvent générer du stress, même en l’absence de surcharge de travail ou d’une relation toxique au travail. Dans mon cas, j’ai vécu une rechute deux ans plus tard, principalement en raison des deux derniers facteurs que je n’avais pas identifiés à l’époque : la perte de confiance et les valeurs conflictuelles. J’avais travaillé sur les causes précédentes, mais je n’étais pas informée que ces éléments pouvaient également provoquer un stress important.

              Ainsi, en fin de compte, on peut dire qu’avec mes deux périodes d’épuisement, j’ai couvert presque toutes les dimensions possibles !

              M:  Penses-tu que tout le monde peut être sujet au burn-out, ou y a-t-il des prédispositions ?

              A : En effet, il y a des prédispositions chez certaines personnes. Le perfectionnisme, par exemple, peut être un facteur de risque. Les perfectionnistes sont souvent ceux qui pensent d’abord aux autres et qui s’oublient eux-mêmes. Il y a aussi ceux qui se considèrent comme forts et hésitent à demander de l’aide de peur que cela soit perçu comme une faiblesse ou un manque de compétence.

              Les personnes qui vivent des épuisements professionnels présentent souvent des profils atypiques, comme les personnes hypersensibles ou à haut potentiel intellectuel (HPI). Bien sûr, il existe de nombreuses nuances et variations, c’est pourquoi j’utilise le terme « atypique » de manière générale, car s’adapter à la société peut déjà être énergivore, ce qui les rend plus à risque que d’autres.

              En fin de compte, je suis d’accord pour dire qu’il existe des profils plus à risque, mais le burn-out peut toucher tout le monde, quels que soient l’âge, le sexe, la profession, voire même les activités bénévoles et associatives. Le fait d’être rémunéré ou non pour une activité ne fait pas nécessairement la différence, car l’engagement envers la société est ce qui compte, qu’il y ait une rémunération ou non. C’est une réalité à laquelle il faut être attentif.

              M : Je me reconnais vraiment dans ce que tu dis, en particulier en ce qui concerne la perte de sens. Pour moi, c’était vraiment une question de valeurs fondamentales, et je me suis retrouvé à me demander pourquoi je faisais ce que je faisais, quel était l’intérêt de tout cela. Avec le stress accru, la charge de travail en augmentation, cela devenait extrêmement difficile à gérer. Passons à la manière dont tu as réussi à surmonter le burn-out. As-tu utilisé des techniques spécifiques ou des activités particulières pour t’en remettre ? Je suppose que tu as commencé par une période de repos prolongée, n’est-ce pas ?

              Absolument, c’est effectivement la première chose à faire : lâcher prise et se reposer. C’est une phase essentielle, un moment d’acceptation où l’on a besoin de ne rien faire, de se reposer pleinement, et surtout, d’éliminer toute source de stress. C’est crucial, car au début de l’arrêt de travail, nous ne sommes souvent pas habitués à l’idée que nous avons le droit de ne rien faire à la maison. Beaucoup de personnes en arrêt de travail pour un burn-out ont du mal à lâcher prise parce qu’elles se sentent coupables de rester à la maison sans rien faire. D’un point de vue extérieur, elles semblent en bonne santé contrairement à quelqu’un qui aurait une jambe cassée, par exemple. Alors, elles se sentent coupables de ne pas être au travail ou de ne pas être productives.

              Le premier conseil est donc de lâcher prise, d’accepter cette période de repos et de ne rien faire. Il est essentiel de mettre les choses en pause, surtout au début. Cependant, cela ne suffit pas, car ce serait trop simple. Il y a une tentation de retourner au travail très rapidement, pensant que dormir une semaine suffit. C’était mon cas, et j’ai repris le travail au bout d’une semaine d’arrêt, ce qui était clairement insuffisant.

              En réalité, il ne s’agit pas seulement d’un problème de sommeil, même s’il peut y avoir des problèmes d’insomnie. Seul, le repos n’est pas suffisant pour se remettre d’un burn-out.

              M : Après avoir pris le temps de te reposer, qu’as-tu mis en place pour ton rétablissement ? Pour ma part, j’ai commencé à mettre en œuvre diverses approches pour améliorer mon bien-être en général. Par exemple, j’ai commencé à marcher en plein air et à pratiquer le yoga, car c’est ce que j’apprécie. Y t’il des méthodes spécifiques que tu as adoptées ?

              A: Absolument, j’ai mis en place plusieurs choses pour mon rétablissement. D’ailleurs, je catégorise désormais ces actions en trois dimensions, comme je l’explique dans mon livre. Au départ, je me suis sentie seule et perdue, même si j’avais des professionnels de la santé mentale, dont un médecin, un psychologue, et même un psychiatre, en tant qu’ingénieur, j’avais besoin d’une approche structurée pour savoir comment aller mieux. J’ai donc développé une classification en trois catégories pour clarifier le processus, et c’est ce que j’ai appliqué pour moi.

              La première dimension consiste à prendre soin de son psychisme. Après un burn-out, nous sommes souvent confrontés à des états émotionnels complexes et à des traumatismes psychologiques. Il est essentiel de travailler sur cette dimension. Les méthodes peuvent varier, que ce soit une psychothérapie traditionnelle ou des approches plus créatives comme l’art-thérapie, en utilisant le dessin ou le mouvement. L’essentiel est de prendre en charge ces blessures psychiques, à la fois celles causées par le burn-out et celles issues de notre passé.

              Ensuite, il y a la dimension de la prise de soin corporel. Souvent, nous nous sommes tellement épuisés que nous avons perdu le contact avec notre propre corps. Certains pratiquaient peut-être déjà du sport, mais sans être vraiment à l’écoute de leur corps. Il est crucial de rétablir cette connexion. Ainsi, des activités douces comme la marche en nature ou le yoga peuvent être bénéfiques. Il ne s’agit pas de se lancer dans des défis sportifs intenses, mais plutôt de se concentrer sur le bien-être physique et l’écoute de son corps. Cela peut inclure des approches méditatives pour apprendre à ressentir et à écouter son corps.

              Enfin, la troisième dimension est liée au plaisir et à renouer avec des émotions positives. Après un burn-out, nous avons souvent traversé des périodes difficiles, et il est essentiel de réintroduire des expériences plaisantes dans notre vie. Cela peut aller de s’offrir quelque chose qui nous fait plaisir à pratiquer des activités créatives comme la peinture ou le modelage. Lire des livres qui nous captivent ou aller au cinéma peut aussi contribuer à renouer avec le plaisir. L’objectif est de rétablir une connexion avec des émotions positives, car cela nous redonne de l’énergie et contribue à notre rétablissement.

              En fin de compte, le rétablissement après un burn-out est un processus complexe et individuel. Chacun doit trouver les approches qui lui conviennent le mieux et avancer à son propre rythme. L’essentiel est d’écouter ses besoins et de prendre soin de soi de manière bienveillante. Le burn-out peut être une période difficile, mais en prenant des mesures pour prendre soin de son psychisme, de son corps et retrouver le plaisir, il est possible de se rétablir et de retrouver un bien-être durable.

              M: Et toi, qu’est-ce qui te procure du plaisir en particulier ?

              A: Quand j’étais enceinte, je suivais des cours de peinture, mais ils avaient lieu le mardi matin. Évidemment, lorsque je travaillais, je ne pouvais plus y participer. Cependant, une fois que j’ai récupéré, je suis retournée à ces cours. J’ai également évoqué les massages. J’ai essayé différentes masseuses et découvert diverses techniques, ce qui m’a apporté énormément de bien-être.

              Je suis également retournée au yoga, en particulier au yoga nidra, une pratique qui favorise une profonde détente et permet de lâcher prise tout en écoutant son corps. Une expérience vraiment apaisante.

              En parlant de détente, j’ai aussi beaucoup marché en pleine nature. Par ailleurs, j’adore lire des romans, mais pendant la période où j’étais surchargée, je n’avais plus le temps pour cela. Simplement reprendre un roman a été bénéfique pour moi, sans se fixer d’objectifs, juste pour le plaisir.

              M : Généralement, lorsque l’on est un peu stressé et que l’on parle du burn-out autour de nous, les gens ne comprennent pas. Quels ont été les pires conseils que l’on t’a donné pour surmonter cette situation ?

              A: Je vais commencer par énumérer certains conseils qui, bien qu’ils ne soient pas nécessairement les pires, n’ont pas été efficaces pour moi. Le premier, c’est « prenez soin de vous, reposez-vous ». En réalité, c’est un conseil valable, mais il est trop vague. On a besoin de détails concrets, de savoir ce qu’il y a derrière cette recommandation. Au départ, c’est comme une injonction, et on ne sait pas comment s’y prendre.

              Un autre conseil que j’ai reçu, c’était « tu es trop impliquée, essaie de faire moins bien. » Cependant, travailler mal sur des choses qui sont importantes pour nous n’est pas une solution viable. En fait, cela peut nous conduire vers la dépression. Être moins perfectionniste, oui, mais faire mal des choses importantes pour nous, non. J’ai essayé cette approche : cela ne nous aide pas à avancer.

              J’ai aussi entendu des personnes dire : « Non, pas toi aussi ! ». Cette phrase est révélatrice d’un problème dans le système. Cette réaction suggère que d’autres ont également souffert et qu’il est inquiétant que tout le monde abandonne. Mais en réalité, il est préférable de résoudre les problèmes du système plutôt que d’essayer de retenir les gens à tout prix.

              Parfois, ce sont les proches qui ont peur que l’on devienne hypocondriaque en se focalisant sur nos problèmes. En réalité, les personnes en burn-out ont souvent un seuil d’alerte très élevé et ne sont pas suffisamment attentives à leur bien-être. Le corps peut montrer des signes de détresse subtils et variés, qui ne sont pas visibles extérieurement. Les gens peuvent parfois minimiser ces signaux en disant que ce n’est pas grave.

              Un autre conseil inefficace que j’ai entendu était : « Ne t’inquiète pas, quand tu retourneras au travail, les choses auront changé. » Cependant, il n’y a aucune garantie que les choses changent en l’absence d’une action spécifique pour modifier le système.

              Enfin, il y a les conseils tels que « je vais te préparer un cocktail énergétique, ça te permettra de tenir le coup. » Mais si l’on évolue dans un système toxique, simplement « tenir le coup » n’est pas une solution durable. La véritable solution réside dans l’analyse et la transformation des problèmes systémiques.

              Lorsque les valeurs personnelles sont en jeu, la situation devient plus complexe, car elles sont souvent intrinsèques à la personne, et dans ce cas, il peut être plus difficile de trouver une solution au sein du système existant.

              M : J’étais engagée dans le secteur du commerce, avec un grand « C ». Le commerce, fondamentalement, consiste à vendre des produits ou des services aux gens. Si tu n’es pas en accord avec cette idée, comme cela a été mon cas, cela peut devenir très compliqué.

              A : Tout à fait. Pour donner un autre exemple, si vous êtes enseignant et que vous ne supportez plus de travailler avec les enfants, cela ne signifie pas nécessairement que vous devez démissionner de l’éducation nationale. Cependant, il est peut-être temps de réfléchir à des postes qui n’impliquent pas la gestion de groupes de 25 enfants, car cela peut être très exigeant.

              Parfois, il est possible de changer certaines choses dans votre environnement de travail, comme réduire votre charge de travail. Cela peut dépendre des circonstances. Parfois, une simple discussion peut suffire pour rééquilibrer les responsabilités ou même pour envisager l’embauche de personnel supplémentaire. L’essentiel est d’avoir le courage d’engager ces conversations si vous souhaitez voir des changements se produire.

              M : Pour contre-balance, quels sont les meilleurs conseils que tu as entendus, et qui te les a donnés ? Est-ce le milieu médical ou des proches ? Et toi, quels conseils donnes-tu en priorité lorsque tu fais du coaching ou de la prévention ?

              A : Eh bien, en réalité, je n’ai pas reçu beaucoup de conseils, car je recherchais une approche pragmatique et il y en avait peu dans mon entourage. Peut-être, malgré tout, le conseil le plus utile a été donné par ma psychologue. Elle m’a demandé : « Qu’est-ce qui vous fait vraiment plaisir ? ». C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que je ne le savais pas. Cette prise de conscience a été cruciale pour moi, car je me suis rendu compte que je devais répondre à cette question pour aller mieux, même si la réponse, comme faire de la peinture, semblait déconnectée de ma carrière. Pour moi, c’est par là que le changement de perspective sur moi-même et mon travail a commencé.

              Plus tard, lorsque j’ai eu recours au coaching, c’est là que j’ai vraiment commencé à réfléchir à ce à quoi je voulais contribuer. La première dimension était de savoir ce qui me faisait plaisir, mais ensuite, il s’agissait de donner un sens à ma vie. Je me suis demandé pourquoi je travaillais. Est-ce que c’était par devoir ou parce que ma vie avait de la valeur ? Après tout, j’avais presque perdu ma vie à cause du burn-out. Si je consacrais mon temps, mon énergie, voire ma sécurité à quelque chose, quel était ce quelque chose ? Ces questions ont complètement transformé ma relation au travail et, par extension, ma vie.

              M : As-tu fait un coaching toi-même ? Peux-tu nous dire quand tu as décidé de te faire accompagner ?

              En réalité, j’avais déjà suivi un coaching auparavant. J’étais dans une grande entreprise, et j’avais la chance de bénéficier de coaching professionnel. À cette époque, mes objectifs étaient principalement axés sur la performance, car c’était ce que je recherchais. Le coach m’accompagnait pour atteindre mes objectifs, en fonction de ce que j’avais défini.

              Après mon burn-out, j’ai commencé à changer mes objectifs. À la fois en entreprise, j’ai continué à bénéficier d’un accompagnement avec un coach professionnel. Parallèlement, j’ai également cherché un soutien personnel. C’est à ce moment-là que j’ai découvert Christine Lewicki, notamment grâce à son livre intitulé « J’arrête de râler ».

              Quand je suis retournée au travail, je me suis rendu compte que j’étais encore prise dans l’idée que j’avais donné trop de moi-même, et que je devais m’investir moins. Et aussi dire « non » quand c’était nécessaire. C’était ce que j’avais compris de mon accompagnement, plutôt orienté vers la psychothérapie. En conséquence, je me suis retrouvée à râler constamment, car je pointais tous les dysfonctionnements du système. Pourtant, je suis fondamentalement une personne positive et joyeuse. Cette vie ne me convenait plus du tout, c’est pourquoi j’ai acheté ce livre. Je ne voulais pas passer toute ma vie à râler et à dire « non » aux gens quand ils en demandaient trop.

              C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Christine Lewicki, et sur un coup de tête, j’ai décidé d’assister à un de ses séminaires près de chez moi. C’était davantage axé sur le développement personnel que sur le professionnel, mais cela m’a permis de réfléchir à qui je voulais devenir. C’est ainsi que j’ai plongé dans cet univers. Une fois que j’ai compris qu’il était essentiel de me concentrer sur ce qui était important pour moi dans la vie, et de faire en sorte que cela se réalise, cela est devenu bien plus crucial que ma carrière, mon image sociale ou mon salaire.

              Depuis lors, j’ai régulièrement recours au coaching. Actuellement, je suis coach professionnel moi-même. Chaque fois que j’ai besoin de conseils ou que je me pose des questions, je n’hésite pas à me faire accompagner. C’est un investissement en soi que je considère aujourd’hui comme plus essentiel que tout bien matériel qui m’entoure.

              M : C’est intéressant. Les gens qui n’ont jamais fait de coaching disent fréquemment : « Qu’est-ce cette personne va t’apporter ? Tu peux résoudre ton problème tout seul. » Quand j’avais envisagé de me faire coacher (pour d’autres problématiques), on m’avait dit : « Tu peux y arriver seule. » Mais le coaching permet justement de prendre du recul. Le coach réussit à voir ce qui nous est invisible, à nous faire prendre conscience de certaines choses. Il peut dire : « Tu vois ce que tu dis ? Tu vois ce que tu fais ? Ce n’est pas vraiment en accord avec tes actions de tous les jours. » Une fois qu’on a une problématique et qu’on n’arrive pas à s’en sortir seul, avoir un regard extérieur pour nous aider est vraiment important.

              A : De plus, cela ouvre le champ des possibles, comme tu le disais. J’ai l’impression que la partie développement personnel devient particulièrement cruciale une fois qu’on a vécu un burn-out. Parfois, les personnes qui n’étaient pas du tout dans cette optique avant le burn-out ne peuvent plus agir de la même manière par la suite. Elles sont obligées de travailler sur elles-mêmes pour comprendre pourquoi cela s’est produit, comment ne pas retomber dans leurs travers, et pourquoi tout cela est si important. Il n’y a pas d’autre solution que de se concentrer sur soi-même, car, comme tu l’as souligné, il y a des éléments environnementaux que nous ne pouvons pas contrôler. Dans la vraie vie, même si nous changeons d’environnement, ce n’est pas toujours le pays des Bisounours. Nous avons vécu la crise du Covid, et personne n’aurait pu imaginer que nous serions un jour confinés à la maison… Il y a des choses que nous ne maîtrisons pas. En revanche, ce que nous pouvons gérer, c’est nous-mêmes, nos capacités de résilience, ce qui fait que certaines choses nous affectent plus que d’autres. C’est là-dessus que nous pouvons travailler pour mieux traverser la vie petit à petit.

              M : Comment cette expérience a changé ta vision du travail et de la vie en général ? Quelles leçons en a-tu tiré pour mieux vivre ta vie professionnelle et personnelle au quotidien ?

              A : En ce qui concerne la vision du travail, je le considère maintenant comme un espace d’épanouissement et de contribution. C’est important pour moi car cela correspond à mes valeurs personnelles. J’aime continuer à apprendre et à me lancer des défis, mais je veille à ce que ces défis soient motivés par le désir d’apprendre ou d’expérimenter quelque chose de nouveau, plutôt que par la quête de reconnaissance extérieure ou sociale.

              Ce qui a également changé, c’est que je prends désormais le temps de me demander ce que je veux et ce qui est important pour moi à chaque moment de ma vie. Par exemple, j’ai des enfants à l’école primaire et au collège, donc encore assez jeunes. Je veux consacrer du temps à être avec eux, même si chacun fait ses choix. Donc, dans mon emploi du temps en tant qu’indépendante, j’insère des créneaux horaires pendant lesquels mes enfants sont disponibles et éveillés. Mon emploi du temps peut sembler moins structuré que celui d’un employé de 9h à 18h, mais c’est parce que je tiens compte des moments où mes enfants sont réellement disponibles, par exemple, dès leur sortie de l’école à 17h. Travailler à 20h, quand ils sont occupés à lire ou dormir, ne ferait aucune différence pour eux, donc je m’organise en conséquence.

              En somme, j’ai osé changer le système professionnel pour l’adapter à ce que je veux vivre. Cela a vraiment transformé ma perception du travail. Bien sûr, il est plus simple d’effectuer ces ajustements en tant qu’indépendant, mais cela peut s’appliquer à toute profession si on s’en donne les moyens.

              En ce qui concerne le choix de devenir indépendante, ce n’était pas la seule raison, mais c’était l’une d’entre elles. Une autre raison était le fait de pouvoir choisir mes clients et ma manière de travailler. En tant qu’indépendant, j’ai la liberté de dire oui ou non à des projets qui correspondent ou non à mes valeurs. Cette liberté est précieuse, à condition d’avoir géré ses peurs liées à l’argent. En effet, beaucoup d’entrepreneurs se sentent obligés de faire des choses qui ne correspondent pas à leurs valeurs par peur du manque ou du stress financier.

              Mon rapport à l’argent a également évolué. Désormais, je considère que ce que je choisis d’investir, que ce soit dans des produits ou des services, contribue à faire grandir cette chose dans le monde. Par exemple, si j’achète des produits auprès d’un producteur local que j’apprécie, je ne me préoccupe pas du prix au kilo. L’important, c’est de soutenir ce producteur. Cela s’applique également à l’investissement personnel. Je consacre de l’argent et de l’énergie à ma propre croissance, ce qui est essentiel pour moi.

              Enfin, ce changement de perspective m’a permis de gérer mes peurs, notamment celles liées au stress financier. Souvent, lorsque l’on craint le manque d’argent, on reste coincé dans un travail sécurisant. Devenir entrepreneure m’a permis de travailler sur ces peurs et d’explorer de nouvelles possibilités.

              M : Je comprends ce que tu veux dire. Comme je l’ai peut-être déjà mentionné, je suis un grande fan de routines en général. Elles m’aident à rester ancrée, à m’obliger à prendre du temps pour moi-même. J’ai ma petite routine du matin et du soir. Quelles sont les tiennes pour prendre soin de toi et mieux gérer ton stress au quotidien ?

              Oui, je trouve que les routines nous permettent d’établir une régularité dans des activités qui nous font du bien. D’ailleurs, sur mon blog, j’ai lancé un défi appelé « vingt-et-un jours pour prendre soin de soi ». L’objectif est de prendre l’habitude de prendre soin de soi chaque jour, que ce soit par de petites ou de grandes actions. Cependant, il n’est pas nécessaire que chaque jour soit identique en termes d’action. L’essentiel, c’est d’instaurer cette habitude, comme se brosser les dents tous les matins. On ne se pose même pas la question, c’est ancré dans notre quotidien.

              Personnellement, j’aime les routines pour cette raison. Cependant, je suis également très flexible. Par exemple, dans mes « vingt-et-un jours », chaque jour n’implique pas nécessairement la même action. Je peux être à la fois structuré et flexible. Cela peut sembler paradoxal, mais cela correspond à ma personnalité. Je suis aussi très souple mentalement et physiquement. C’est comme le yoga, tout est connecté.

              En ce qui concerne les routines, je médite régulièrement avant de commencer ma journée de travail. La méditation peut prendre différentes formes, qu’il s’agisse d’une méditation guidée, basée sur la respiration, ou même d’une danse introspective . Peu importe la forme, cela dépend de mon énergie et de mon ressenti du moment. L’essentiel est que cela ne me demande pas d’effort mental, car je sais déjà ce que je vais faire. J’ai également aménagé un espace dédié à ces rituels, avec un coussin de méditation, un autel avec des tableaux de visualisation, et une pièce où je peux être tranquille et concentrée.

              En plus de cela, je marche régulièrement en pleine nature. J’ai intégré cela dans ma routine. Au début, je me forçais un peu pour que cela devienne une habitude, mais maintenant cela se fait naturellement. Je marche en pleine nature sans obligation, ce qui est important pour moi. Je travaille en marchant avec mes clients en extérieur. Ainsi, je n’ai pas besoin de planifier cette activité de marche, car elle fait déjà partie de mon travail.

              Pour ce qui est de l’organisation, j’ai adopté le système du bullet journal. C’est un cahier vierge que l’on organise à sa manière. J’utilise la même organisation tout le temps, car je serais perdue si je devais changer. Cela me permet de fixer mes priorités et de me concentrer sur ce que je veux pour moi-même. C’est un excellent moyen de centrer mes actions.

              M : J’utilise également le bullet journal depuis plus de 5 ans, et c’est vraiment magique ! C’est un outil incroyable pour le développement personnel. Il permet de planifier ses actions à court, moyen et long terme. C’est une excellente manière de se projeter dans le futur et de mettre en place des actions concrètes. Cependant, il est important de ne pas surcharger sa liste de tâches, car j’ai eu tendance à le faire par le passé. C’est un piège à éviter. Je l’utilise également pour prendre un moment chaque jour pour me féliciter et exprimer ma gratitude. Je m’auto-congratule en me disant que je suis fière des actions accomplies au cours de la journée, que je suis reconnaissante pour certains événements de la journée. Ces actions peuvent être liées au travail ou à ma vie personnelle, selon mon humeur.

              A : Le bullet journal est vraiment un outil que je recommande à 100 %. Tu as totalement raison à ce sujet. Il permet d’inclure des moments de gratitude, de célébration et de fierté, ce qui est essentiel. Lorsque ces rituels sont intégrés régulièrement dans notre routine, cela devient facile à faire. L’espace dans le bullet journal est prêt, et il ne reste qu’à remplir les cases. C’est un processus simple et efficace.

              À un moment donné, j’avais créé un tracker pour la méditation. J’avais dessiné une petite silhouette méditant sur des coussins, avec 30 coussins pour chaque jour du mois. Chaque fois que je méditais, je coloriais un coussin. C’était une façon amusante de suivre ma pratique de la méditation.

              Les rituels, comme tu le mentionnes, peuvent vraiment être adaptés à nos besoins et à nos préférences. C’est une manière géniale de rester motivé et de s’engager dans des activités qui nous aident à grandir.

              M : Quand j’ai commencé à aller mieux et que je souhaitais revoir mon activité professionnelle sans me surcharger, j’ai décidé de mettre en place un tracker de temps. Dans ce tracker, j’enregistrais des informations telles que mes heures de sommeil, par exemple, en notant quand je me couchais et quand je me levais. Je pouvais ainsi voir combien d’heures j’avais dormi chaque nuit, que ce soit 8 heures, 10 heures, ou seulement 3 heures.

              De la même manière, je consignais le temps que je passais à mes loisirs. Si, par exemple, je passais deux heures à mes activités de loisirs un jour donné, je l’inscrivais. De même, je notais combien de temps je passais au travail, que ce soit 4 heures, 8 heures, ou autre.

              Ce tracker de temps me permettait d’avoir une vue d’ensemble de ma journée et de ma semaine. Il m’aidait à identifier des tendances et à comprendre si je commençais à ressentir du stress. Si je voyais que j’avais trop travaillé ou que je n’avais pas assez dormi, cela me donnait des indications pour prendre des mesures correctives. Par exemple, si je constatais que j’avais travaillé de longues heures plusieurs jours d’affilée, je savais qu’il était temps de réduire la charge de travail ou de prendre plus de temps pour me reposer. C’était un outil utile pour surveiller mon état psychologique.

              A : Comme tu l’as mentionné, au début, avoir des rituels bien définis et des trackers est nécessaire pour établir de nouvelles habitudes. Cela nous aide à nous discipliner. Cependant, avec le temps, ces habitudes deviennent ancrées dans notre vie, et nous n’avons plus besoin de nous forcer ou de suivre un tracker, car elles deviennent naturelles, et nous les faisons spontanément. C’est un processus qui permet de mieux se connaître et de gérer son temps et son bien-être de manière plus intuitive.

              M : Dernière petite question pour conclure cette interview ! As-u des ressources particulières à partager ? Des livres à conseiller, une citation préférée, ou des découvertes culturelles comme des documentaires ? As-tu des recommandations ?

              Je vais jouer la carte de la facilité, mon livre ici présent ! Blague à part, j’ai vraiment écrit ce que j’aurais aimé lire lorsque j’ai traversé cette période.

              M : Ce livre a déjà permis à de nombreuses personnes de mieux comprendre le burn-out. Il a reçu d’excellentes critiques et il a aidé des milliers de personnes. Donc, merci de l’avoir recommandé !

              A : J’ai vraiment voulu écrire quelque chose de pragmatique, facile à lire, tout en permettant aux personnes de comprendre ce qui se passe lorsqu’on fait un burn-out et ce qu’elles peuvent faire concrètement. Les deux axes principaux étaient la compréhension et l’action concrète.

              En ce qui concerne les citations ou autres, l’intention que je souhaite transmettre aux personnes qui traversent cela, c’est de considérer le burn-out comme une opportunité. Elles ont exactement tout ce qu’il faut pour transformer cette expérience peut-être douloureuse en quelque chose de positif et d’utile, tant pour elles-mêmes que pour les autres. C’est vraiment la pensée clé de la résilience sur laquelle on peut s’appuyer.

              En ce qui concerne les outils, j’ai mentionné mon livre, mais il en existe d’autres. Il existe peut-être des vidéos sur YouTube ou d’autres ressources. Chacun peut trouver ce qui lui convient le mieux. En tant que coach professionnelle, ce que j’encourage les personnes à faire, plutôt que de suivre les conseils des autres, y compris les miens, c’est de se mettre en marche. Je pense que c’est le deuxième point important. Il est essentiel d’aller chercher des informations et de se demander si cela nous convient, plutôt que de le faire simplement parce que quelqu’un d’autre l’a recommandé. Cette démarche est à la fois efficace, car elle nous aide à trouver ce qui nous convient personnellement, et elle est également formatrice. Elle nous apprend à faire face à l’incertitude et à trouver des solutions par nous-mêmes. Quoi qu’il arrive par la suite, nous savons que nous serons capables de rebondir.

              M : Je te remercie pour cette interview ! N’hésitez pas à suivre Astrid sur ses deux blogs, Partage ton Burn-Out et Astrid le Fur pour plus d’informations et de ressources. Le premier est une source d’articles sur le sujet du burn-out, y compris des explications et des témoignages. Vous y trouverez également des articles sur des outils pour aller mieux, comme le yoga. Quant à son site « Astrid le Fur », il est plus orienté vers les accompagnements, que ce soit pour les personnes directement concernées par le burn-out ou pour les entreprises souhaitant mettre en place des actions de prévention. Astrid propose également des conférences. Vous pouvez la retrouver sur Instagram sous le nom @partagetonburnout et sur Facebook, sur la page du même nom. Il existe également un groupe Facebook appelé « Burn-out : le comprendre, le prévenir, le rebondir », où vous pouvez échanger avec d’autres personnes concernées par l’épuisement professionnel.

              En ce qui concerne les événements à venir, elle organise régulièrement des séances de dédicaces. Les prochaines auront lieu en septembre, à Poitiers le 24/09 et à Paris au salon Zen de Paris le 28/09 à 16h.

              Vous pouvez obtenir une entrée gratuite en réservant à l’avance.

              Plus d’informations et de détails en cliquant ici.

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            8. Je suis fatigué, pourquoi ? Que faire ?

              Ah, la fatigue… « Je suis fatigué ! » Vous surprenez-vous à vous répéter cette phrase souvent ? Êtes-vous régulièrement confronté à cette sensation qui affecte votre quotidien ? Vous n’êtes pas seul ! La fatigue peut prendre différentes formes et avoir des origines variées. Il est essentiel de comprendre ce signal que notre corps nous envoie. Dans cet article, nous explorerons les multiples facettes de la fatigue, ses causes et les solutions pour y faire face efficacement. Découvrez comment retrouver votre vitalité et améliorer votre bien-être dès maintenant !

              Qu’est-ce que la fatigue ?

              La réponse peut paraître évidente, mais nous oublions souvent d’en tenir compte dans notre quotidien. La fatigue est tout simplement un signal du corps qui nous indique qu’il est temps de changer d’activité. Et cela vaut autant pour une activité sportive que pour une activité « détente » comme regarder la télé par exemple. La fatigue peut être de différente nature :

              • physique ;
              • mentale ;
              • ou émotionnelle.
              • La fatigue physique est la plus évidente, car elle se caractérise par une sensation de lourdeur dans les membres, une faiblesse musculaire ou encore une lenteur dans les mouvements.

                La fatigue mentale induit une difficulté à se concentrer, des problèmes de mémoire, une baisse de vigilance, des difficultés à prendre des décisions. C’est la fatigue qui va toucher directement à nos capacités cognitives et qui va les affaiblir si on peut dire.

                Pour finir, la fatigue émotionnelle va se traduire par une sensibilité émotionnelle accrue, des sautes d’humeur, une irritabilité. Elle va favoriser l’anxiété voire même la dépression.

                Par exemple, lorsque je fais une randonnée pendant plusieurs heures, en règle générale, je suis fatiguée et j’ai bien compris que j’ai besoin de repos. Je dois m’asseoir ou du moins stopper les mouvements et faire une pause pour me requinquer. À l’inverse, quand j’ai subi les effets du stress, ou que je me suis retrouvée en plein burn-out, j’ai eu tendance à complètement ignorer que mes jauges mentales et émotionnelles étaient complètement à sec.

                Je suis fatigué, pourquoi ?

                Peut-être que vous aussi, vous vous demandez régulièrement : « Mais pourquoi je suis fatigué ? ». Et souvent, si vous faites un travail de bureau et que vous êtes assis toute la journée, vous ne ressentez aucun signe physique. Alors, je vous propose faire un petit exercice, à la lueur des informations évoquées juste avant. Posez-vous tranquillement et demandez-vous :

                • D’où vient ma fatigue ?
                • Est-elle physique, mentale ?
                • Est-ce que c’est le stress ? L’activité physique, mes interactions avec les collègues ?
                • Est-ce parce que je passe de mauvaises nuits ? J’ai du mal à m’endormir ? Ou à faire des nuits complètes ?
                • Est-ce que cela vient de mon environnement de travail ? De mes différentes missions ?
                • Est-ce que cela vient de mon inactivité ?
                • Est-ce que cela vient de mon environnement personnel ?
                • Est-ce que je suis malade en ce moment ? Ou en tout cas, est-ce que mon corps m’envoie des signes de faiblesse (maux de tête, maux de ventre, rhume, etc.) ?
                • Est-ce que c’est un mix de tout ça ?
                • Une fois que vous aurez déterminé à quelle catégorie appartient votre fatigue, il vous sera plus facile de vous diriger vers des solutions adaptées. Par exemple, si je suis fatiguée parce que je me rends compte que je ne fais pas assez d’activité physique, je ne vais pas continuer à rester allongée toute la journée. Vous avez compris le truc 😏.

                  La raison pour laquelle nous sommes fatigués n’est donc pas forcément évidente. Et dormir n’est pas non plus la réponse adéquate à apporter à chaque fois que l’on se sent épuisé, puisque même si nous avons un bon sommeil, il se peut que d’autres facteurs entrent aussi en jeu. Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Se reposer correctement et avoir ses 8 heures de sommeil réparateur par jour est la base pour se sentir en pleine forme. Ce qui m’amène au point suivant.

                  Quels facteurs influencent le sommeil ?

                  Bien dormir est essentiel pour nous aider à recharger les batteries et à faire le plein d’énergie après chaque journée. Les effets d’un sommeil paisible sont nombreux et je ne vais pas en faire la liste exhaustive ici. Mais sachez qu’il va servir à régénérer nos cellules, booster notre système immunitaire, mais aussi favoriser la mémoire et la régulation des émotions.

                  Seulement, ce n’est pas toujours évident de profiter d’une bonne nuit. Je suis bien placée pour le savoir puisque j’ai moi-même eu beaucoup de troubles du sommeil pendant plusieurs années. Essayons de voir ce qui peut nous empêcher de bien dormir et comment y remédier.

                  Les médicaments, suppléments, naturels ou pas

                  On connait tous une personne dans notre entourage qui utilise des médicaments, des suppléments (naturels ou pas) à un moment donné pour réussir à bien dormir. Mélatonine, Donormyl, Euphytose, camomille, valériane… Dans les cas les plus sévères, on va même se faire prescrire des somnifères. Sur moi en tout cas, les médicaments sans ordonnance et les tisanes à base de plantes n’ont jamais fait effet.

                  Et j’ai envie de dire : c’est normal. Puisque la cause de mon anxiété et de mon stress n’avait pas été supprimée. Les somnifères m’avaient bien aidé à dormir. Trouvez le sommeil, oui, mais était-il réparateur ? Malheureusement, non. Pourquoi ? Parce que le principe de ces pilules est d’augmenter considérablement l’action du neurotransmetteur GABA. Son rôle est d’inhiber l’activité des neurones. En gros, cela va réduire drastiquement l’activité de notre cerveau. Mais cela ne modifie pas nos réponses au stress. On a l’impression de bien dormir d’une traite, mais au final, on n’est pas vraiment reposé.

                  Attention : je ne jette absolument pas la pierre à ces médicaments ou à ces remèdes naturels ! J’en ai moi-même utilisé et malgré tout, cela a été d’une grande aide pendant mon burn-out. Je tiens juste à souligner que si vous ne connaissez pas la cause sous-jacente de votre fatigue et que vous ne changez rien à votre mode de vie, les médicaments ne vous aideront pas à résoudre le problème durablement. Il faut davantage, selon moi, les utiliser comme une béquille temporaire.

                  L’alimentation

                  S’alimenter est également une action tellement basique et habituelle que nous n’y prêtons plus vraiment attention. Pourtant, la quantité et la qualité de ce que nous ingérons avant d’aller nous coucher peuvent avoir un impact significatif sur notre sommeil. Vous pourrez lire tout et n’importe quoi sur le net : il ne faut manger que des féculents, ou que des protéines, ou manger comme on veut, ou même pas du tout et faire un jeûne.

                  On est tous différents et pour savoir ce qui vous conviendra le mieux, rien ne vaut l’expérimentation. Commencez à écouter les signaux de votre corps. Voici quelques recommandations de base cependant. Si je suis fatiguée et que j’ai besoin d’un sommeil vraiment réparateur, je vais veiller à :

                  • Manger plusieurs heures avant d’aller me coucher (2, 3, 4 h, pas moins).
                  • Éviter les repas trop gras, trop riches, trop lourds. La pizza 🍕, les burgers-frites 🍔🍟 servis en trop grosse quantité qu’on se force à finir : c’est non.
                  • Si j’éprouve une sensation de faim quelques heures avant d’aller au lit : j’oublie mon jeûne intermittent et je mange léger.
                  • Si, au contraire, j’ai bien mangé à midi et que je me sens prête à passer la nuit l’estomac vide, je ne prends pas de repas le soir.
                  • D’où l’importance de se mettre réellement à l’écoute de ses sensations 🙂. Nous n’y sommes plus habitués donc ça peut-être un petit peu difficile au début, mais plus vous le ferez et plus ce sera facile. Et si vous essayiez dès aujourd’hui ?

                    L’état émotionnel

                    On a beau dire, mais une gestion correcte de nos émotions va grandement nous aider à améliorer notre sommeil ! Lorsque je suis fatiguée psychologiquement, j’ai l’impression que dormir va résoudre mes problèmes. On fait l’autruche et on convainc que tout va bien. Mais si inconsciemment on se couche fâché, stressé, contrarié, anxieux, ces sentiments et ces émotions ne vont pas s’envoler toutes seules. Si vous ne vous en occupez pas, cela va perturber votre sommeil et peut-être même causer des ruminations nocturnes. Et cela va probablement s’aggraver au cours de la nuit !

                    Si vous vous disputez avec votre conjoint juste avant de dormir, il y a de fortes chances que vous n’arriviez pas à trouver le sommeil. Si vous subissez un stress intense au travail, ce dernier peut vous réveiller en panique à 1 h, 3 h du matin, en vous laissant vous rendormir quand il faut se lever.

                    On pourrait croire que faire une bonne séance de cardio tardive pour évacuer toutes ces tensions accumulées au cours de la journée est une bonne idée. Sauf que ce genre d’exercice physique va également booster votre adrénaline, l’une des hormones du stress. En soirée, mieux vaut choisir une activité physique calme, comme le yoga.

                    S’il est trop tard pour vous détendre en faisant du sport, ou que vous vous réveillez la nuit assailli par des pensées parasites, essayez, avant d’aller vous coucher, de noter sur un carnet toutes les choses auxquelles vous pensez. Votre liste de courses, ce que vous avez eu envie de répondre à votre conjoint quand il vous a fait telle réflexion, ce que vous avez ressenti quand votre collègue a fait telle chose… Bref, tout ce qui vous traverse l’esprit et qui occupe votre espace mental. Je vous suggère tout de même de terminer sur une note positive pour conditionner votre cerveau au bien-être et à la détente. Pensez à quelque chose qui vous a fait plaisir durant votre journée, et notez ce pour quoi vous êtes reconnaissant.

                    La routine du soir

                    Adopter une routine nocturne adaptée va vous aider à vous mettre en condition pour un sommeil réparateur. Vous pouvez souvent lire sur internet qu’il faut arrêter les écrans 2 h avant d’aller dormir, que vous ne devez pas avoir d’écran dans votre chambre à coucher (téléphone, ordinateur, télé). Ce sont de bons conseils en règle générale, mais c’est également à vous d’adapter les solutions qui vont vous correspondre pour ne pas générer plus de stress supplémentaire.

                    Pour le sujet de la télé par exemple, pour moi, c’est un moment de détente et de partage où je passe du temps avec ma famille que je ne vois pas de la journée. Je sais que lire un roman serait une activité « nerveusement » plus appropriée. Sauf que pour ce faire, je devrais m’isoler dans ma chambre. Et donc faire une croix sur le moment de relaxation à deux. J’ai essayé plusieurs fois. Hé bien je peux vous dire que je me sens mieux lorsque je regarde un film en amoureux que seule dans mon lit avec un bouquin !

                    Je partage ma routine du soir plus en détail dans cette vidéo, n’hésitez pas à aller y jeter un œil 🙂

                    Je suis fatigué, les solutions en bref

                    Je suis fatigué ! Alors que faire ? Déjà, il est important de prendre en compte que la fatigue est un signal essentiel que notre corps nous envoie pour nous indiquer qu’il est temps de changer d’activité. Elle peut être de nature physique, mentale ou émotionnelle. Ses causes peuvent être multiples, mais le plus important est de prendre conscience de la nature de notre fatigue et de chercher à en identifier les sources. Il n’y a que comme cela que vous serez à même de trouver des solutions adaptées.

                    Le sommeil joue un rôle fondamental dans notre bien-être, mais il ne doit pas être considéré comme la seule réponse à la fatigue. D’autres facteurs tels que l’alimentation, la gestion émotionnelle et les activités quotidiennes peuvent également influencer la qualité de notre repos et de notre niveau d’énergie. En écoutant notre corps, en prenant soin de nous et en adoptant des habitudes de vie équilibrées, nous pouvons améliorer drastiquement notre jauge de vitalité au quotidien.

                    Quels sont les facteurs qui, selon vous, contribuent le plus à votre fatigue ? Quels sont les changements que vous pourriez apporter à votre quotidien pour favoriser un meilleur sommeil ? Partagez en commentaire !

                    À très vite ! 🙏

                    Sources :

                    (1) Le GABA, définition

                    L’article Je suis fatigué, pourquoi ? Que faire ? est apparu en premier sur Yoga Renaissance.

                    21 min
                  • Réduire son stress au travail, comment faire ?

                    Le sujet du stress au travail est un problème qui prend de plus en plus d’ampleur. 64 % des actifs en seraient victimes au moins une fois par semaine. Si vous êtes ici, c’est probablement votre cas ! Dans cet article, je vais vous donner 4 clés pour essayer de rendre votre temps passé au travail plus agréable. Pour cela, nous verrons en détail comment mieux communiquer, s’organiser et se déconnecter intelligemment. Bonne lecture !

                    1— Apprendre à communiquer

                    Avez-vous remarqué que la plupart des conflits, de nos frustrations avec les autres ou même avec nous-mêmes sont dus à une mauvaise manière de communiquer ? Je suis sûre que cela vous est déjà arrivé de vous brouiller avec un ami, votre moitié, ou simplement avec quelqu’un de votre entourage pendant un temps plus ou moins long. Peu importe le sujet de désaccord. Après en avoir eu marre que vous ou l’autre boudiez dans votre coin, l’un des deux a fait le premier pas pour s’excuser et la phrase « désolé, ce n’est pas ce que je voulais dire » a dû être prononcée.

                    Quand cette situation arrive avec un proche de notre entourage, on arrive assez facilement à tourner la page et à passer à autre chose. Mais généralement, sur notre lieu de travail, les petits accrochages avec les collègues ou les supérieurs peuvent vite se transformer en quelque chose de beaucoup moins sympathique, ce qui peut être une grande source de stress au travail. Sans compter la pression que vous vous mettez éventuellement à vous-même pour paraître comme quelqu’un de confiance, fiable, et compétent.

                    Malheureusement, la communication, cette compétence pourtant essentielle pour bien vivre en communauté n’est pas quelque chose qu’on nous apprend à l’école. Et pourtant, ne pas savoir exprimer ses besoins ou ses ressentis de manière objective (sans s’incriminer ou incriminer l’autre) peut vite nous limiter dans nos échanges avec autrui. Et si vous essayiez de remédier à ce point ? La communication non violente (CNV) peut être un premier pas pour vous aider à mieux gérer les conflits sur votre lieu de travail.

                    2— Définir des plages pour chaque activité

                    Ce n’est plus un secret, notre capacité d’attention ne cesse de diminuer. Aujourd’hui, elle se situerait à environ 8 secondes. Ce qui est très peu ! Et quoi de plus stressant que d’avoir l’impression de faire une multitude de tâches dans sa journée de travail, sans pourtant en terminer aucune ? En plus de vous procurer un sentiment de mauvaise estime de vous-même, vous allez probablement commencer à perdre du sens et de l’intérêt pour votre travail. Comment y remédier ?

                    Je vous propose de vous servir d’un outil très simple, mais redoutablement efficace ! Un papier, et un crayon ! Commencez par lister tout ce que vous avez à faire dans la journée (ou dans la semaine). Puis, ne choisissez que maximum 3 tâches très importantes à réaliser ce jour. Cela peut être par exemple, rédiger tel courrier, passer telle commande, assister à telle réunion. Ensuite, sur un agenda qui dispose des différentes heures de la journée, reportez ces activités et le temps qu’elles vont vous prendre.

                    Durant ces périodes, prévenez vos collaborateurs que vous ne serez pas joignable. Si vous avez décidé que vous avez une importante réunion à préparer ce mardi de 10 h à midi, tenez-vous-en à votre calendrier et essayez au maximum de terminer cette tâche dans le temps imparti. Il est bien évident que cette méthode d’organisation ne peut pas correspondre à tous les métiers et secteurs d’activité, mais l’important est de trouver un système qui vous correspond pour essayer de travailler plus efficacement et donc réduire votre stress.

                    Pour ma part, ma semaine est organisée en blocs de travail. Avoir un semblant de routine me permet d’être plus productive et d’avoir une vision à long terme de mes objectifs. Pour cela, je me sers d’un bullet journal et de différentes méthodes d’organisation, dont celle des plages horaires. À vous de tester et de trouver ce qui est adapté pour vous et votre vie professionnelle !

                    3— Essayer de s’isoler

                    Je ne sais pas quelles sont vos conditions de travail actuelles. Cependant, j’ai remarqué que l’open-space est un véritable fléau pour pas mal de personnes. Peut-être en faites-vous partie ? Malheureusement pour nous, ce type d’organisation est extrêmement courante. Entre les téléphones pros et persos qui sonnent à tout bout de champ, les discussions plus ou moins personnelles entre collègues et tous les autres stimulus auxquels on fait face lorsqu’on travaille dans un bureau ouvert, il n’est pas étonnant que nos niveaux de stress soient élevés !

                    Bureau partagé ou pas, peut-être que la solution pour vous apaiser est de vous isoler du reste du monde. Pour cela, vous avez différents moyens qui peuvent être plus ou moins acceptés par vos collègues et votre hiérarchie. Mais comme on dit, qui ne tente rien n’a rien ! Parmi ces solutions je vous propose :

                    • d’utiliser des boules Quies ;
                    • d’investir dans un casque réducteur de bruit et d’écouter la musique de votre choix, de préférence en 432 Hertz comme le suggère cette étude ;
                    • d’aller dans une autre pièce (une salle de réunion vide, le coin repas…) ;
                    • de, pourquoi pas, demander un jour de télétravail ?
                    • À la suite de la crise COVID, plusieurs entreprises offrent la possibilité à leurs salariés de travailler à la maison un ou plusieurs jours par semaine. Mais après avoir échangé sur le sujet avec des amis et des amis d’amis, il s’avère que ces structures sont encore trop peu nombreuses ! C’est dommage puisque cela donne à l’entreprise, selon moi, une image où le bien-être au travail passe au second plan. Le lieu de travail paraît tout de suite peu attractif, peu moderne, voire peu qualitatif. Et en parlant de qualité, cet article fait partie de l’évènement interblogueur organisé par Agnès du blog « La Qualité au Carré ». N’hésitez pas à le consulter pour mieux comprendre les exigences réglementaires au travail.

                      4— Se déconnecter même pendant les heures de bureau

                      Avez-vous déjà prêté attention à la manière dont nous sommes presque tous devenus accros à nos téléphones portables ? Peut-être que ce n’est pas votre cas, mais moi j’en viendrais même à me sentir presque nomophobe parfois 😨 ! Les nouvelles technologies (SMS, emails, notifications intrusives, réseaux sociaux) sont conçues pour nous permettre d’être joignables en permanence. À la base, ça partait probablement d’une bonne intention. Oui, sauf qu’aujourd’hui, les smartphones ont pris une importance considérable dans notre vie, tant et si bien que même si nous ne nous sentons pas accros à notre téléphone, le monde du travail nous oblige très souvent à cette disponibilité constante, ce qui peut définitivement vous empêcher de gérer votre stress au travail et vous pousser au burn-out.

                      N’oubliez pas : ce n’est pas parce que votre téléphone perso est petit à petit devenu votre téléphone pro et que vous pouvez être joignable H 24 que vous DEVEZ l’être ! Personnellement, cela fait plusieurs années que mon téléphone est tout le temps en mode silencieux, et je vous conseille de faire de même. Et par silencieux, je veux dire sans vibreur. Les fabricants de téléphones ont pensé à intégrer des signaux lumineux pour nous prévenir de toute notification entrante. Si cela vous perturbe, n’hésitez pas à ranger votre téléphone dans un tiroir ou dans votre sac. Comme le proverbe anglais le dit bien :

                      Out of sight, out of mind.

                      Ce qui veut textuellement dire « loin des yeux, loin de l’esprit », plus approprié dans ce cas que « loin des yeux, loin du cœur », la vraie traduction de ce proverbe 😉. Établissez donc des plages horaires dédiées à l’utilisation de votre téléphone où vous allez répondre aux textos, rappeler les gens qui ont besoin de vous ou consulter vos mails. En plus d’alléger votre stress au travail, vous serez plus productif, car moins déconcentré au cours de la journée.

                      Apprivoiser son stress au travail ; en bref

                      Pour réduire votre stress au travail, voici donc quelques conseils pratiques à mettre en place :

                      • Apprenez à communiquer de manière constructive et non violente afin de gérer les conflits plus efficacement.
                      • Définissez des plages horaires pour chaque activité importante en vous concentrant sur quelques tâches essentielles à accomplir chaque jour.
                      • Trouvez des moyens de vous isoler du bruit et des distractions. Utilisez des boules Quies, un casque réducteur de bruit ou négociez un jour de télétravail.
                      • Déconnectez-vous même pendant les heures de bureau en mettant votre téléphone en mode silencieux et en dédiant des plages horaires spécifiques pour les communications et les notifications.
                      • En suivant ces conseils, vous pourrez non seulement améliorer votre productivité, votre concentration, mais aussi et surtout votre bien-être au travail. N’oubliez pas que vous êtes unique, donc adaptez ces recommandations à votre propre situation et trouvez ce qui fonctionne le mieux pour vous. Pour aller plus loin, vous pouvez aussi consulter cette petite vidéo :

                        Et vous, quelles sont vos expériences personnelles en matière de gestion du stress au travail ? Qu’avez-vous trouvé le plus efficace ? Quelles techniques avez-vous adoptées ? Dites-moi tout en commentaire 🙂.

                        À très vite ! 🙏

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                        12 min
                      • Troubles cognitifs : que faire pour les apaiser ?

                        Après un burn-out, votre vie quotidienne peut être fortement impactée par l’apparition de troubles cognitifs. Que faire pour gérer ces difficultés ? Comment retrouver sa mémoire, son attention, sa créativité plus rapidement ? Comment se réapproprier sa capacité à prendre de bonnes décisions dans le calme ? Vous avez le pouvoir de restaurer tout cela. Je vous partage 5 astuces qui ont fonctionné pour surmonter mon propre épuisement professionnel tout en m’aidant à rétablir mes facultés.

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                        Version podcast :

                        1. Se reposer

                        C’est le conseil le plus basique du monde, mais pourtant celui que nous, sujets au burn-out, nous avons le plus de mal à écouter et à intégrer ! Notre cerveau s’apparente à une machine en surchauffe lorsque nous passons par cette épreuve. Le stress subit pendant des mois ou des années provoque anxiété constante et troubles du sommeil, entre autres. Mais surtout, il ne nous permet plus de nous régénérer correctement.

                        Prenons l’exemple d’un appareil électrique, disons, d’une débroussailleuse. Quand vous avez laissé votre jardin à l’abandon pendant un long moment, les herbes ont eu le temps de pousser, de se développer et de prendre en force. Vient le jour où tout ce bazar vous ennuie : vous avez envie de faire place nette et vous sortez votre plus bel outil. Seulement, les plantes sont si puissantes que vous allez devoir vous acharner dessus pour pouvoir les couper. Et au bout d’un moment, forcément, la débroussailleuse va surchauffer. Avant de pouvoir vous en resservir comme il faut, vous devez la poser dans un coin et la laisser refroidir.

                        Pour notre cerveau, c’est la même chose. Après des mois de sur-sollicitation, celui-ci a besoin de temps pour déconnecter et sortir de l’état de surchauffe. Par conséquent, usez et abusez des activités relaxantes en tout genre !

                        2. Remettre du mouvement dans son quotidien

                        Une fois que vous vous êtes bien reposé sans culpabilité 😉, vous allez probablement avoir envie de quitter votre lit ou votre canapé. Et c’est bien normal ! Faire du sport régulièrement peut contribuer à atténuer les troubles cognitifs. Que faire pour intégrer une activité physique adaptée à votre routine quotidienne ? Ne prenez pas peur ! On ne parle pas ici d’aller pendant des heures à la salle de gym. Non, à la place, faites plutôt des mouvements doux, comme le yoga par exemple.

                        Quand j’ai commencé à aller un peu mieux, c’est cette pratique ancestrale qui m’a aidé à améliorer mon état d’esprit. Pour bien entamer ma journée, je faisais seulement 3 petites salutations au soleil, et c’était assez pour me remettre en mouvement. Par la suite, j’ai aussi intégré la course à pied à ma routine matinale, mais vous n’en êtes sans doute pas encore là (quoi que, si cela vous tente, je ne peux que vous encourager à le faire ! 🙂). Une des pratiques que je préfère quand je me sens un peu vide d’énergie, c’est une bonne séance de yin yoga : vous gardez les postures pendant quelques minutes et vous ne faites rien, vous laissez simplement la gravité agir et vous vous dé-ten-dez !

                        3. Utiliser le potentiel de la respiration

                        Respirer est une fonction de base présente chez chaque être humain. Je respire, vous respirez. Des techniques de respiration particulières ont été mises au point depuis des millénaires comme en témoignent certains textes fondateurs du yoga. Mais c’est vrai que ce n’est pas quelque chose qu’on apprend à l’école. Malheureusement, nous avons tous tendance à oublier cette fonction indispensable à notre vie.

                        Pourtant, la respiration, utilisée dans un cours de yoga ou pas, est l’outil n° 1 en votre possession pour vous détendre et tenter d’apaiser votre cerveau pour qu’il se régénère et soit de nouveau opérationnel au plus vite. Le pranayama (maîtrise du souffle) est accessible à tous, simple et vous permet de vous relaxer en quelques minutes seulement. En respirant correctement, vous allez maximiser l’apport d’oxygène à l’encéphale. C’est comme quand vous ouvrez les fenêtres de votre chambre au petit matin, ça fait du bien !

                        L’exercice de base à retenir est celui de la respiration ventrale. Une fois que vous avez bien compris le mouvement, vous pouvez vous installer confortablement, fermer les yeux et inspirer pendant 4 secondes en gonflant le ventre, puis expirer 4 secondes en ramenant l’abdomen vers la colonne vertébrale. Répétez une dizaine de fois ou plus. Alors ? Vous vous sentez plus détendu, non ? 😉 Votre cerveau vous dira merci ! Et si vous pouvez intégrer ce souffle pendant votre cours de yoga, c’est encore mieux !

                        4. (Ré) essayer la méditation

                        Je ne pouvais pas vous parler de fonctions cognitives sans inclure la méditation, évidemment 🙂. Après vous avoir proposé de pratiquer un peu de yoga chaque jour, je vous suggère maintenant de vous exercer non pas aux asanas mais bien à la méditation, car elle fait partie intégrante de cette pratique millénaire. La méditation est très en vogue ces derniers temps. Vous avez peut-être l’impression que tous les gurus du développement personnel vous préconisent ceci. Mais si vous regardez bien, les conseils de base que vous trouverez partout sont souvent les mêmes puisque… ça fonctionne. C’est aussi simple que ça. Alors, peut-être que vous avez déjà testé et que cela nous vous a pas plu. Mais il serait dommage de ne pas retenter le coup.

                        Voici quelques indications pour vous aider :

                        • Commencez par des sessions de 5 minutes.
                        • Utilisez un timer ou un compte à rebours pour ne plus vous soucier du temps qui passe.
                        • N’essayez pas de ne penser à rien.
                        • Focalisez-vous sur des bruits extérieurs, comme les oiseaux ou les sons de la rue.
                        • Mais alors, pourquoi insiste-t-on tellement avec la méditation ? Elle est étudiée depuis de nombreuses années par les scientifiques autour du monde. Cette étude notamment, révèle que méditer n’améliorera pas votre mémoire en tant que telle. Par contre, cela réduit les altérations de votre mémoire quand celles-ci sont dues au stress. Une bonne raison de l’intégrer à votre quotidien surchargé donc.

                          5. Alléger sa liste de choses à faire

                          On souffre de stress lorsqu’on veut bien faire les choses et qu’on se met une pression de dingue pour y arriver. Moi par exemple, pendant des années, je me suis astreint à des routines à n’en plus finir pour réussir à caser tout ce que je voulais faire durant ma journée. La semaine, il fallait se lever très tôt pour avoir le temps de faire 1 h de yoga, puis de la méditation, puis petit-déjeuner, se faire à manger frais pour le midi et se préparer pour aller travailler.

                          Sur le chemin du travail (encore 1 h de route), pas question de se détendre. Non, je devais utiliser ce temps perdu pour écouter un podcast inspirant avec plein de bons conseils pour [insérez votre objectif du moment ici].

                          À la pause déjeuner ? Il fallait vite avaler sa salade pour aller faire son sport/bosser sur ses projets annexes/aller faire les courses. Rebelote dans les transports du soir et en rentrant, il fallait garder le contact avec les amis, sortir, mais quand même se préparer un repas sain et lire avant d’aller dormir. Car c’est bien connu, tous les gens qui réussissent dans la vie lisent.

                          Ouf. Rien que de parcourir tout ça, ça me donne mal à la tête ! Et je comprends pourquoi j’étais si stressée. Ma journée était semblable à un bocal que je remplissais de sable (petites tâches insignifiantes), puis de gravier (tâches moins importantes). Je n’avais plus de place pour y mettre les gros cailloux (tâches vraiment importantes pour moi). Le meilleur conseil à vous offrir est donc d’identifier LA chose que vous voulez absolument accomplir dans votre journée, celle qui vous rendra fier, qui vous procurera un sentiment de satisfaction et de commencer par ça.

                          Et si l’unique job que vous pouvez ou devez faire, c’est de vous lever et de prendre votre douche, ou alors d’aller passer 8 h au travail, dans ce cas c’est OK. Stop aux to-do lists à rallonge et à la culpabilisation !

                          Définir les fonctions cognitives

                          De quoi parle-t-on exactement quand on évoque les fonctions cognitives ? Hé bien ce sont les capacités de notre cerveau à interagir avec notre environnement quotidien. Dans la vie de tous les jours, nous utilisons notre cervelle, notre esprit et nos 5 sens pour réaliser des actions : communiquer (avec les autres et avec l’extérieur en général), se mouvoir, percevoir des signaux plus ou moins subtils et raisonner.

                          Les fonctions cognitives sont différenciées en 6 grands groupes :

                          1. la perception ;
                          2. l’attention ;
                          3. la mémoire ;
                          4. la motricité ;
                          5. le langage ;
                          6. le raisonnement.
                          7. Quand nous sommes particulièrement stressés ou en situation de burn-out, les fonctions les plus touchées sont la perception, l’attention, la mémoire et le raisonnement.

                            Comment le burn-out altère les capacités cognitives

                            L’épuisement professionnel résulte d’une sur-activation de nos mécanismes qui déclenchent le stress. De ce fait, notre cerveau est constamment en train d’analyser, de réagir et d’interpréter plus ou moins bien toutes sortes de signaux. C’est un peu comme des autoroutes qui seraient empruntées inlassablement pendant une très longue période sans entretien. À force, des nids de poule, des déformations et des fissures apparaissent.

                            Il est alors illusoire de croire que d’acheter une meilleure voiture (« je dois travailler encore plus dur et ça ira mieux ») va résoudre le problème. Dans ce cas, le corps vous force à vous arrêter (la route est déclarée en travaux) pour vous dire qu’il est temps de changer votre comportement. On ferme le passage, on enlève la couche de goudron abîmé et on recommence sur de nouvelles bases 🙂.

                            L’éducation et la sensibilisation sont essentielles pour comprendre et faire face aux troubles cognitifs. Que faire pour vous informer et accéder à des ressources spécialisées ? Si vous ne constatez aucune amélioration après avoir suivi les conseils donnés dans cet article, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé pour obtenir de l’aide pour votre cas précis.

                            Troubles cognitifs : que faire pour y remédier

                            Les capacités cognitives sont l’ensemble des mécanismes du cerveau qui nous permettent de vivre sereinement dans notre environnement. Le burn-out fait partie de ces problèmes de la santé mentale qui favorisent l’apparition de troubles cognitifs. Que faire pour apaiser ces symptômes qui peuvent devenir handicapants au quotidien ? Suivez tout d’abord ces 5 conseils :

                            • Reposez-vous ;
                            • Bougez ;
                            • Respirez ;
                            • Méditez ;
                            • Allégez votre liste de choses à faire.
                            • Si vous ne remarquez aucune amélioration au bout de quelque temps, vous pouvez toujours vous faire aider d’un professionnel de la santé alors n’hésitez pas à consulter.

                              Et vous ? Avez-vous des problèmes de mémoire, de concentration, de prise de décision ? Que faites-vous pour vous réapproprier cela ? Partagez vos meilleures astuces dans les commentaires !

                              À très vite ! 🙏

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                              13 min
                            • Oser le changement de vie après un burnout

                              Vous sentez-vous parfois coincé dans une routine professionnelle qui ne vous apporte plus aucune satisfaction ? Avez-vous l’impression de suivre un chemin tracé par d’autres, plutôt que de poursuivre vos propres rêves ? Si tel est le cas, il est peut-être temps de ne plus vous en contenter et d’oser un changement de vie radical. L’existence peut parfois prendre des tournures inattendues et nous amener à un point de rupture. C’est le cas du burn-out. Aujourd’hui, je vous propose un article légèrement différent et un peu plus personnel ! Je partage mon expérience de sortie de zone de confort et comment j’ai osé prendre des décisions audacieuses pour me frayer une autre voie et enfin m’épanouir professionnellement. Bref, mon histoire de transformation jalonnée de petites réussites, qui, je l’espère, vous encouragera à suivre vos propres aspirations. Bonne lecture !

                              Ne pas se contenter du minimum

                              Je pense que l’on peut dire que j’ai souvent été une bonne fille, une bonne élève, et, jusqu’à un certain point, une employée efficace (mais bien loin d’être parfaite). Le fait est que j’ai systématiquement suivi un chemin plus ou moins tracé par mes parents. Il fallait passer le BAC, faire des études supérieures. Je n’ai jamais eu de passion dévorante au point d’en faire mon métier, et en ce temps-là, j’aimais la mode et la couture. Je me suis donc dirigée vers cette voie. Ayant toujours eu des facilités, j’étudiais sans trop me prendre la tête, j’ai obtenu mes diplômes sans effort et j’ai trouvé rapidement du travail.

                              Le problème avec le système éducatif aujourd’hui, c’est qu’on vend à tous les élèves qu’il faut avoir un master, et avec ça, les postes à responsabilités et à haut niveau de salaires seront dans la poche. 🛑 FAUX — comme dirait l’autre. Moi, ce qui m’attendait dans ma Franche-Comté natale, c’était un emploi en bas de l’échelle avec zéro perspective d’évolution. Première prise de conscience : je voulais plus. Et pour l’obtenir, pas le choix, je devais partir. J’ai donc laissé mes amis et mes amours derrière moi pour embrasser ce changement de vie délibéré qui se ferait, finalement, dans le sud de la France.

                              Vouloir toujours plus

                              Ma carrière professionnelle a commencé à décoller. J’ai travaillé pour des marques bien connues et implantées dans toute la France. Ma profession de base me plaisait (j’étais modéliste), mais j’avais la sensation que je pouvais faire mieux, qu’il me manquait quelque chose. Il faut dire que ma responsable de l’époque m’a aussi clairement poussée dans ce sens, en toute bienveillance (si tu me lis ❤️️). J’ai donc enchaîné les métiers dans plusieurs sociétés. Mais je ne partais pas pour rien : toujours un cran au-dessus (en termes de salaire et de missions) que ce que je laissais.

                              À la suite de ces évolutions de postes, je suis arrivée dans une nouvelle compagnie. Mais cette fois-ci, ça ne s’est pas passé comme prévu. Les produits ne me plaisaient pas vraiment, l’ambiance de travail était très compliquée et j’avais des relations difficiles avec la hiérarchie. J’ai commencé à sombrer dans le bore-out petit à petit. Un changement de vie plus définitif commençait à s’imposer dans mon esprit. Oui, mais pour quoi faire ? L’entrepreneuriat me semblait une bonne porte de sortie pour ne plus, justement, avoir à subir ce monde de l’entreprise qui me convenait de moins en moins.

                              Essayer une première fois… et échouer

                              Créer ma propre marque de vêtements ? J’en ai rêvé pendant plusieurs années, mais l’exploitation de l’humain, de la planète, et ce monde assez futile tout compte fait ne m’attirait plus vraiment. Je pratiquais du yoga depuis plusieurs années déjà et c’est là que je me suis dit que j’allais me professionnaliser dans ce sens. Hé oui, tant qu’à se reconvertir, autant le faire dans quelque chose qui me plaisait. J’ai commencé une formation et en même temps, quitté mon job. Sauf ces études duraient 2 ans. Et moi, je ne me voyais pas « ne rien faire » pendant tout ce temps. En fait, ce qui me paralysait, c’était la peur de manquer d’argent.

                              D’ailleurs, cet article fait partie d’un événement inter-blogueurs dont le thème est « Changer de vie pour aller mieux ». Il est organisé par Ophélie du blog Fric Au Féminin dont l’objet est de vous aider à améliorer votre relation à l’argent pour marcher vers votre liberté financière.

                              Et puis, pour tout vous dire, j’avais peur de donner des cours (manque de confiance, quand tu nous tiens 😉). Je me suis donc rapidement mis en tête de décrocher un nouveau gagne-pain, faute de mieux. Et puis, quand même, je n’étais pas parvenue au bout de mon objectif (à savoir : le poste qu’on m’avait promis avec ces études), et je voulais me prouver que je pouvais le faire. C’est comme ça que j’ai trouvé « mon job de rêve » : le titre, le salaire, les responsabilités, et en plus, je m’occupais ENFIN de mode féminine ! Bref, le songe était devenu réalité !

                              Oui, sauf que très vite, le syndrome de l’imposteur a fait son apparition. Étant entourée de personnes qui avaient toutes (ou presque) fait des écoles de commerces et des masters pour y arriver, je ne me sentais pas à ma place en définitive. J’étais terrorisée à l’idée qu’on remarque que je n’étais finalement pas si bonne que ça, et que j’allais décevoir tout le monde : ma famille, mes collègues, les gens qui m’avaient poussé et fait confiance. Et c’est là que la spirale infernale du burn-out a commencé.

                              Apprenez à décrypter les 12 étapes de l’épuisement professionnel pour arrêter l’engrenage à temps.
                              Admettre le burn-out

                              Je doutais de moi de manière exponentielle sans raison apparente, j’avais de plus en plus de mal à décrocher de mon travail. Les trajets, les grosses journées, les déplacements et les communications à l’étranger ne m’aidaient pas vraiment à me détendre. Pour ne rien arranger, je traînais des problèmes de sommeil depuis des mois, voire des années. La crise du COVID est arrivée, et j’ai vécu ce temps de chômage technique comme une libération. J’ai recommencé à faire du yoga quotidiennement (oui parce que, soyons honnête, ce n’est plus vraiment une priorité quand on passe 12 h par jour en dehors de la maison), de la guitare, des gâteaux, j’ai profité de mon mari et de mon chat. 🐈

                              J’avais toujours le stress du boulot, mais ça s’était bien calmé. Quand même, à un moment donné, il a bien fallu y retourner. Et les symptômes ont repris et se sont amplifiés. L’ambiance au bureau était devenue un peu morose, la situation complexe s’incrustait dans toutes les conversations. Le contexte compliqué mettait une tension supplémentaire : il fallait faire une collection plus belle, moins chère, plus vite.

                              Malgré le télétravail, la pression était constante, et comme je n’étais ni expérimentée, ni à l’aise, ni reposée, et que je commençais vraiment à me demander ce que je faisais bien là, à force, j’ai perdu pied. Je me suis renfermée sur moi-même, je pleurais tous les jours ou presque, j’avais l’impression que la situation était désespérée. Après plusieurs mois de lutte acharnée contre moi-même (le burn-out, ça n’arrive qu’aux autres, qu’aux faibles, c’est bien connu !) et plusieurs rendez-vous avec des professionnels de santé, j’étais dos au mur : l’arrêt pour épuisement professionnel était inévitable.

                              Changer de vie, une nécessité

                              J’ai donc passé de longues semaines à dormir, prendre soin de ma santé physique, mais surtout mentale en priorité. Être seule à la maison pendant plusieurs mois m’a permis de réfléchir posément à ce que je voulais sur le plan personnel et surtout professionnel. Je me suis rendu compte que c’est toute cette pression que je m’étais mise à moi-même qui faisait que je me retrouvais dans cette situation a priori sans espoir aujourd’hui. Donc maintenant, je devais me poser les bonnes questions. Et agir en conséquence.

                              Avais-je envie de retravailler dans la mode ? Non. Alors peut-être, le marketing…? Mmmh, non. Non plus. Et la nature ? J’ai toujours aimé la nature. Bof, je devrais encore faire des études à rallonge et je ne me sentais pas prête. Et si… je reprenais ce projet « fou » de l’entrepreneuriat ? Au moins, je serais libre, indépendante, et autonome ! Un changement de vie drastique était enclenché. Pour moi, il n’y avait plus de doutes, c’était sur ma sphère professionnelle que je devais agir.

                              Oser prendre un nouveau chemin

                              L’entrepreneuriat, un monde inconnu, mais qui m’attirait depuis de nombreuses années, depuis toujours en fait. Pour moi, il était hors de question de cumuler un job (qui était, je le savais, extrêmement demandeur en temps et en énergie) et un projet aussi important que celui de monter ma société. Après plusieurs mois de réflexion sur ce que j’allais faire, j’ai enfin osé solliciter mes supérieurs pour quitter la marque pour laquelle je travaillais. Et quel soulagement ! Désormais, je pouvais me concentrer exclusivement sur ma nouvelle activité.

                              J’ai fait des formations dans le domaine du marketing web pendant quelques semaines. J’ai renoué avec un rythme de travail, sans pression, petit à petit. Ma routine du matin m’a beaucoup aidé à me reprendre en main et m’a réconcilié avec mon tapis et le yoga. Après avoir testé différentes activités, l’évidence s’est imposée à moi. J’avais exactement tout le nécessaire à ma disposition pour épauler des personnes en situation de burn-out ou de dépression à se reconstruire après un tel épisode de vie grâce à l’outil fantastique qu’est le yoga.

                              Et c’est comme ça que Yoga Renaissance est né !

                              Aller mieux, enfin !

                              Aujourd’hui, mon quotidien n’a plus rien à voir avec celui d’il y a plusieurs années. En fin de compte, j’ai réussi à saisir l’importance de prendre du temps pour soi, de s’écouter. De suivre ses rêves, mais pas n’importe lesquels. Ceux qui nous font réellement vibrer, pas ceux que l’on croit vouloir. Le chemin du changement de vie, pour ma part en tout cas, a été assez long : ça a duré plusieurs années ! Mais finalement, avec le recul, la réponse se trouve déjà là, à l’intérieur de nous. Il suffit juste d’écouter la petite voix et de se faire confiance !

                              J’espère vous avoir inspiré à ne pas vous contenter du minimum dans votre propre vie. Ne laissez pas les attentes de votre entourage ou les normes imposées par la société limiter vos ambitions et freiner votre changement de vie. Vous aussi, vous pouvez reprendre le contrôle de votre quotidien et poursuivre vos propres passions. Si j’avais des conseils à vous donner, ce serait ceux-ci :

                              1. Écoutez toujours votre petite voix intérieure. Prenez le temps, explorez différentes choses et demandez-vous ce qui vous plaît réellement. Faites confiance à votre intuition et suivez le chemin, même si ça peut faire peur.
                              2. Sortez de votre zone de confort. Prenez des risques et découvrez de nouveaux territoires. Le véritable épanouissement se trouve souvent en dehors de nos sentiers battus. Osez vous challenger et étudiez les opportunités qui s’offrent à vous.
                              3. Fixez-vous des objectifs ambitieux (mais pas impossibles !). Prenez des mesures concrètes pour les atteindre. Soyez persévérant et ne laissez pas les obstacles vous décourager. Cela peut prendre un peu de temps avant que vous ne trouviez votre voie alors patience.
                              4. Entourez-vous de personnes inspirantes. Cherchez des mentors, des modèles et des personnes qui partagent vos valeurs et vos aspirations. Choisissez un réseau de soutien positif et motivant, qui vous encouragera à aller de l’avant et à atteindre vos objectifs.
                              5. Si cette histoire vous a motivé à poser des actions concrètes pour atteindre votre dream life, partagez votre engagement dans les commentaires ! Encourageons-nous les uns les autres à faire de même et à se lancer !

                                Pour aller encore plus loin, je vous propose de découvrir l’épisode de mon podcast Burnout Chillout associé :

                                À très vite ! 🙏

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                                30 min
                              6. Identifier les 12 étapes de l’épuisement professionnel

                                L’épuisement professionnel est une maladie psychologique insidieuse souvent plus visible de l’extérieur que par la personne qui en souffre. Cette pathologie mentale suit généralement plusieurs phases plus ou moins distinctes. Le psychologue et psychothérapeute Freudenberger a commencé à travailler sur la théorie des 12 étapes du burn-out dès 1974. Quels sont ces différents stades ? Apprenez à les identifier pour en devenir plus conscient et engager des actions de prévention plus efficaces.

                                Si vous vous reconnaissez dans l’un ou l’autre de ces signes, consultez un professionnel de santé : docteur, psychologue ou psychiatre. Plus vous prendrez en charge le problème tôt, plus vite vous pourrez reprendre une vie normale. Même si vous n’en avez pas envie, l’arrêt de travail est indispensable pour aller mieux !
                                1 — Réussir à tout prix son objectif professionnel

                                Si vous êtes quelqu’un d’investi, vous avez probablement à cœur de faire du bon travail. Être impliqué est une qualité recherchée dans le monde du travail. Le problème, c’est quand cela devient une obsession. C’est le point de départ d’un burn-out ou « mort par surmenage professionnel » ou karoshi chez nos amis japonais. Vous avez un objectif, vous devez à tout prix le réussir et le faire parfaitement. Pour peu que vous n’ayez pas une confiance en vous ultra-développée, vous allez à tout prix vouloir faire vos preuves à votre hiérarchie — ou à vous-même. Au début, vous êtes enthousiaste et vous acceptez avec plaisir beaucoup de nouvelles responsabilités. C’est une phase ascendante.

                                2— Garder toutes ces tâches sous contrôle

                                Vous voilà à présent avec toutes ces nouvelles responsabilités à gérer. Il n’est pas question de faillir à votre mission. Vous devez impérativement garder le contrôle. Déléguer ou partager votre responsabilité n’est pas à l’ordre du jour. C’est à vous qu’on a demandé de le faire. On vous fait confiance, vous ne pouvez pas décevoir toutes ces personnes qui comptent sur vous. Par conséquent, vous avez des attentes excessives envers vous même et vous n’arrivez pas à lâcher prise sur le travail. Vous commencez à regarder vos e-mails le soir et le week-end. Vous éprouvez des difficultés à vous déconnecter et à gérer votre stress efficacement.

                                Rester concentré sur sa vie professionnelle fait partie des 9 activités à bannir pour vous détendre lors de vos temps de repos. Découvrez les 8 autres.
                                3— Oublier de prendre soin de soi au profit du travail

                                Forcément, vous commencez, via votre perfectionnisme, à vous mettre la pression de manière inconsciente. Votre corps vous envoie des signes de stress : votre sommeil devient irrégulier, vous avez du mal à vous endormir et vous vous réveillez très tôt le matin. Vous zappez la pause déjeuner pour boucler un dossier. Le soir, vous êtes tellement fatigué que vous avalez un repas tout prêt pas vraiment nourrissant ou de la junk food. Vous entrez lentement dans le cercle vicieux. Vous êtes tellement obnubilé par votre travail et la surcharge que cela représente que vous n’avez plus vraiment de temps à consacrer à votre vie sociale. Vous commencez clairement à négliger vos besoins personnels.

                                4 — Fuir les conflits et les besoins dans la sphère professionnelle

                                Vos niveaux de stress commencent à devenir élevés et les premiers dégâts du stress se font ressentir. Progressivement, votre travail qui vous procurait tant d’enthousiasme et de satisfaction commence à vous angoisser. Vos relations avec vos collègues génèrent des sentiments et des comportements qui ne vous ressemblent pas. Vous vous sentez agressé, paniqué et menacé quand un conflit survient. Vous préférez le nier ou l’éviter. Des désaccords internes émergent.

                                Rassurez-vous, vous pouvez encore agir. Et si vous commenciez par vous faire de la place dans votre emploi du temps en apprenant à dire non aux sollicitations extérieures ?
                                5— Remettre en cause ou perdre ses valeurs personnelles

                                Comme vous vous sentez en danger à votre travail, vous redoublez d’efforts pour maintenir la tête hors de l’eau. Il vous est tout simplement inconcevable de lâcher du lest. Vous négligez de plus en plus votre entourage personnel. Les temps de repos vous paraissent superflus, inutiles, du temps perdu. Vous ne voulez pas vous reposer, vous voulez travailler pour accomplir vos objectifs ! Votre travail devient essentiel et tout le reste est relégué au second plan.

                                6— Refuser d’accepter la situation d’un point de vue objectif

                                Votre entourage pointe du doigt votre éventuel surinvestissement dans le travail. Vous niez en bloc. Votre entourage personnel et professionnel commence à vous agacer avec leurs comportements ou leurs questions. Vous devenez de plus en plus irritable, cynique, voire agressif. Vous ne pensez pas que cela soit dû à votre tendance à vous focaliser uniquement sur votre labeur. Vous ne pouvez pas considérer que cela soit dû à votre changement de vie où vous ignorez purement et simplement vos besoins de base.

                                7— Se désengager de l’environnement social

                                Les personnes autour de vous deviennent plus un poids qu’autre chose. Vous n’avez quasiment plus de vie sociale, car nous n’en avez plus envie ou vous n’en êtes tout simplement plus capable. Vos niveaux de stress sont en constante augmentation. C’est à ce moment-là que certaines personnes commencent à consommer de l’alcool et/ou des drogues, à doses plus ou moins fortes. Dans tous les cas, vous vous repliez toujours davantage sur vous-même.

                                8— Adopter des comportements anormaux

                                Vos proches ont de plus en plus de mal à vous reconnaître. Cela les inquiète, et ils vous en parlent. Ils savent que quelque chose ne va pas. Vous, vous êtes toujours « dans votre bulle » et vous restez sourd à ces appels à ralentir. Vous pouvez envisager des scénarios négatifs envers vous ou les autres. Avoir envie de vous casser le bras pour ne plus être obligé d’aller travailler par exemple.

                                9— Ne plus reconnaître sa valeur, ses besoins

                                Avez-vous déjà entendu parler du concept de dépersonnalisation ? Cela se produit lorsque vous ne reconnaissez plus votre comportement, vos sentiments. Vous avez l’impression d’être hors de votre corps et de votre mental. Vous devenez observateur de votre propre personne. Finalement, vous avez l’impression que ni vous ni les autres n’avez de l’importance. Vous ne vous rendez plus compte de ce dont vous avez besoin.

                                10— Éprouver uniquement une sensation de vide intérieur

                                Durant ces 12 étapes du burn-out, vous passez également par une période de vide. Après ce combat intérieur, vous êtes tout simplement épuisé et à deux doigts de devenir un vrai burn-outé!. Cette fatigue intense est renforcée par un sentiment d’inutilité. C’est là que les comportements à risques ont toutes les chances d’apparaître. On cherche à remplir ce vide intérieur pour oublier toutes ces sensations désagréables : excès d’alcool, de drogues, de médicaments. Des troubles de l’alimentation (sur ou sous-alimentation) peuvent également apparaître.

                                11— Entrer dans la dépression

                                C’est l’avant-dernière phase avant l’effondrement. Vous vous retrouvez dans un état dépressif. Vous n’avez plus envie de rien. Plus rien n’a d’intérêt. Vous semblez avoir perdu tout espoir en l’avenir. Vous vous sentez incertain, perdu, inquiet et abattu. Il est possible que des tendances suicidaires se manifestent.

                                12— Être officiellement en burn-out

                                La dernière des 12 étapes du burn-out est la reconnaissance officielle du terme d’épuisement professionnel. Vous vous écroulez complètement, sur le plan physique et/ou mental. Cette pathologie se manifeste vraiment différemment selon les personnes. Dans mon cas, cela n’a pas été extrêmement sévère, mais certains individus peuvent se rendre malades au point d’aller jusqu’à l’hospitalisation. Ne prenez pas ce risque. Consultez au plus vite un professionnel de santé qui saura vous aider.

                                « Les gens sont parfois victimes d’incendie, tout comme les immeubles. Sous la tension produite par la vie dans notre monde complexe, leurs ressources internes en viennent à se consommer comme sous l’action des flammes, ne laissant qu’un vide immense à l’intérieur, même si l’enveloppe externe semble plus ou moins intacte. » L’épuisement professionnel : La brûlure interne — Herbert J. Freudenberger.

                                Note sur les différents types de burn-out

                                Vous l’avez compris, à son apparition, le burn-out a plutôt été étudié dans un cadre professionnel. Mais ce nouveau trouble psychique n’apparaît pas seulement dans un contexte de travail. En effet, les parents peuvent aussi en être victime et on parlera à ce moment-là de burn-out maternel ou d’épuisement parental. Plus rarement, on entend aussi parlé de burn-out émotionnel. Dans tous les cas, une prise en charge médicale rapide est indispensable pour se remettre le plus vite possible !

                                Public susceptible de subir un effondrement

                                Finalement, nous sommes tous plus ou moins à risque de tomber dans le piège de l’épuisement. Les femmes, les personnes exerçant dans des professions très demandeuses physiquement et psychologiquement (infirmières, aides-soignantes, institutrices, professeures des écoles) sont les plus exposées au risque. Les cadres, les chefs d’entreprise, les freelances, les agriculteurs et les professions libérales en règle générale ne sont pas à l’abri. D’où l’importance de mettre en place une stratégie de gestion de stress efficace rapidement !

                                Les 12 étapes du burn-out, en bref

                                Le syndrome de l’épuisement professionnel est étudié depuis de nombreuses années. Le psychologue et psychothérapeute Freudenberger a théorisé les 12 étapes du burn-out dans un livre publié en 1980. Aujourd’hui, ce texte est toujours d’actualité, même si d’autres schémas plus ou moins récents ont vu le jour pour comprendre ce phénomène.

                                Les personnes atteintes de burn-out passent par ces 12 stades successifs :

                                1. Détermination à réussir, à se prouver quelque chose de manière obsessionnelle ;
                                2. Intensification de la charge de travail ;
                                3. Négligence des besoins primaires (sommeil, alimentation, vie sociale) ;
                                4. Rejet des conflits et de ses propres besoins ;
                                5. Confusion entre l’essentiel et le superflu ;
                                6. Déni du changement de comportement ;
                                7. Isolement renforcé, perte de vie sociale ;
                                8. Modification notable du comportement à son encontre, aux autres ;
                                9. Dépersonnalisation ;
                                10. Sensation de vide intérieur ;
                                11. Dépression ;
                                12. Burn-out.
                                13. Toutes ces étapes sont généralement inconscientes. Heureusement, des solutions existent pour empêcher à temps ou pour se relever de cette épreuve. La relaxation, la méditation et le yoga en font partie. N’attendez pas pour prendre soin de vous ! À ce sujet, ma vidéo pour surmonter l’effondrement professionnel pourrait vous aider.

                                  Pour aller encore plus loin, je vous propose de découvrir l’épisode de mon podcast Burnout Chillout associé :

                                  À très vite ! 🙏

                                  Cliquez ici pour en savoir plus

                                  Étude sur le dépistage du burnout en utilisant la théorie des 12 étapes du burnout proposée par Freudenberger

                                  La dépersonnalisation

                                  L’article Identifier les 12 étapes de l’épuisement professionnel est apparu en premier sur Yoga Renaissance.

                                  28 min
                                14. Découvrez les hormones du bonheur et comment stimuler leur production

                                  Le bonheur. On y aspire tous n’est-ce pas ? Il existe des hormones du bonheur pour nous aider à nous sentir bien au quotidien. Quelles sont-elles ? Comment favoriser leur synthétisation ? Découvrez les 4 principales substances chimiques responsables de notre joie de vivre, à savoir la dopamine, l’ocytocine, les endorphines et la sérotonine. À la fin de cet article, vous saurez comment soutenir facilement leur présence dans votre organisme tous les jours.

                                  Découvrir les 4 hormones du bonheur

                                  Il n’est pas véritablement correct de parler d’« hormones du bonheur », car ce ne sont pas vraiment ces substances chimiques qui nous rendent contents. En fait, ces sécrétions vont plutôt contribuer à la sensation de bien-être. Et quand on est bien dans sa peau, on est par la force des choses plus heureux ! Mais de quelles hormones parle-t-on au juste ? Quel est leur rôle ?

                                  Dopamine

                                  La dopamine est sans conteste la plus connue des hormones du bonheur. C’est un neurotransmetteur, une substance chimique produite notamment par l’hypothalamus. Elle a pour rôle de réguler des fonctions essentielles du corps comme la sensation de faim et de soif, la température corporelle, le sommeil et les fonctions respiratoires et circulatoires. Cette zone du cerveau est reliée à toutes les autres. Ses connexions induisent qu’elle participe également à la stabilisation du comportement sexuel et des émotions. Un déficit en dopamine favorise l’apparition de la maladie de Parkinson.

                                  Elle est fréquemment associée à la gratification, parce que la libération de dopamine est étroitement liée à la perception du plaisir. Ce circuit de la récompense sert à renforcer certains de nos agissements. Il est très actif surtout lors de la prise de drogues, car ces substances ont pour effet de délivrer davantage de dopamine, et de dérégler le circuit.

                                  Heureusement, on peut aussi stimuler cette hormone sans pour autant consommer des produits nocifs pour notre santé. Continuez à lire cet article pour découvrir comment !

                                  Ocytocine

                                  L’ocytocine est une hormone sécrétée par l’hypophyse, particulièrement au moment de l’accouchement. Elle sert à stimuler les contractions de l’utérus et après la naissance, elle permet d’encourager la lactation. Dans le cadre de la vie de tous les jours, ces hormones sont libérées lorsqu’une maman s’occupe de son bébé, en même temps que la dopamine, l’endorphine, et la sérotonine. C’est la recette du cocktail pour une sensation de bien-être !

                                  Chez les hommes (qui n’ont pas d’utérus, du coup 😅), cette hormone est relâchée pendant l’orgasme et favorise la confiance, l’empathie, et les comportements maternels.

                                  Endorphines

                                  Les endorphines sont des messagers chimiques produits par différentes glandes endocrines du cerveau : les glandes cérébrales, l’hypophyse et l’hypothalamus. On les retrouve également dans la moelle épinière, dans notre premier et deuxième cerveau — le système digestif. On peut les comparer à de la morphine naturelle. Leur libération induit une sensation de plaisir, mais sert aussi à lutter contre une douleur qui serait trop forte.

                                  Le rôle des endorphines est, entre autres, de diminuer le ressenti de souffrance physique, de maîtriser la respiration, d’amoindrir le stress et l’angoisse et d’accentuer le sentiment d’euphorie.

                                  Les exercices de respiration issus du yoga sont une manière naturelle et idéale pour parvenir à contrôler son stress en quelques minutes seulement. Essayez et vous verrez !
                                  Sérotonine

                                  La sérotonine est un neurotransmetteur, c’est-à-dire qu’elle permet de faire passer un message via l’influx nerveux entre un neurone et un muscle. À l’inverse des deux hormones du bonheur précédentes, celle-ci n’est pas produite majoritairement par le système endocrinien du cerveau. En effet, elle est synthétisée plus particulièrement dans les cellules de l’intestin, mais on la retrouve aussi dans tout le corps. Elle est recomposée à l’aide du tryptophane qui, lui, se trouve dans l’alimentation et sert à la fabrication de protéines. Mais ne nous égarons pas !

                                  La sérotonine sert à réguler des fonctions indispensables du corps telles que :

                                  • L’humeur ;
                                  • La gestion des émotions ;
                                  • Le sommeil.
                                  • Vous avez du mal à dormir ? Découvrez comment favoriser naturellement votre sommeil grâce à quelques conseils et exercices faciles à appliquer au quotidien.
                                    Stimuler la sécrétion de ces hormones qui rendent heureux

                                    Connaître les hormones ayant un rôle dans notre relaxation au quotidien, c’est bien. Savoir comment stimuler leur production pour améliorer notre confort psychologique, c’est mieux ! Voici quelques exercices à pratiquer, surtout si vous êtes dans une période un peu difficile, notamment pendant ou juste après un burnout ou une dépression. Alors, comment être plus heureux chaque jour ?

                                    Pratiquer une activité physique

                                    C’est prouvé scientifiquement, quand on met son corps en mouvement, notre cerveau produit et relâche des endorphines pendant et après le sport. Pour cela, il est conseillé de pratiquer une activité physique au moins 5 jours sur 7. Des séances de 30 minutes correspondent à une durée ni trop courte, ni trop longue. Certaines études recommandent d’alterner des sessions d’endurance (comme la course à pied ou la corde à sauter par exemple) avec des sports d’équipe ou des arts martiaux. Mais pour être le plus efficace possible, l’exercice choisi doit vous plaire, car il vaut mieux que vous la fassiez régulièrement.

                                    À titre personnel, je fais du running ou un cours de cardio (danse, corde à sauter) pendant 30 minutes 3 fois par semaine, et du yoga entre 10 minutes et 1 h 30 les autres jours. Idéal pour travailler le cœur, mais aussi la musculation, sans oublier l’état d’esprit, la motivation et le dépassement de soi ! 😉 Cette routine a été d’une aide précieuse pour surmonter l’apathie due à mon épuisement professionnel, une fois que le corps et le mental ont été rechargés.

                                    Si vous n’avez pas l’habitude, commencez petit. Astiquer la salle de bain est une activité physique à laquelle vous consacrez du temps toutes les semaines, et ça compte ! Mais, avouez-le, c’est plus plaisant d’aller marcher 10 minutes à l’extérieur. À vous de trouver les mouvements qui vont feront plaisir pour booster votre production d’hormones du bonheur !

                                    Profiter du soleil

                                    En parlant d’aller dehors, profiter de la luminosité extérieure au moins 15 minutes par jour est un geste ultra simple à incorporer dans votre routine quotidienne. La luminothérapie fait partie des traitements utilisés pour atténuer les symptômes de la dépression saisonnière ou de la dépression tout court. Pourquoi ? Déjà, parce qu’elle va permettre de réguler la production de mélatonine. En effet, pour avoir un sommeil optimal, il faudrait s’exposer à la lumière du soleil tôt le matin pour indiquer à notre corps que c’est la journée et qu’il faut se réveiller. Le taux de mélatonine va ainsi baisser et notre énergie augmenter. À l’inverse, plus la luminosité est faible, plus notre cerveau synthétise cette hormone du sommeil, qui indique à notre corps qu’il est temps d’aller se reposer. S’exposer au soleil stimule aussi la production de dopamine, l’hormone du bonheur.

                                    Et si vous essayiez d’aller marcher 10 minutes à l’extérieur avant ou après votre prochaine pause déjeuner ?

                                    Utiliser les bienfaits de l’alimentation

                                    Nous l’avons vu, la sérotonine fait partie des hormones du bien-être, mais n’est peut-être pas la plus évidente à synthétiser. Elle nécessite l’apport de tryptophanes pour être produite en quantité suffisante. Et si vous vous souvenez bien, les tryptophanes se trouvent dans notre nourriture. Voici quelques aliments qui contiennent cet acide aminé indispensable en quantité :

                                    • La viande rouge et blanche ;
                                    • Le poisson ;
                                    • Les œufs ;
                                    • Les produits laitiers ;
                                    • Les légumineuses ;
                                    • Le riz complet ;
                                    • La banane ;
                                    • Les amandes ;
                                    • Le chocolat.
                                    • Engager le contact physique

                                      L’ocytocine est l’hormone du bien-être produite lorsque vous vous engagez dans un contact physique avec une autre personne, vous-même, ou encore votre animal de compagnie 😺.

                                      Si vous avez l’occasion de voir des proches quand vous traversez une période difficile de doute, de stress ou de remise en question, n’hésitez pas à solliciter une embrassade, un câlin, ou même un massage ! Et si vous êtes seul, ne vous inquiétez pas. Vous auto-masser les mains, les pieds ou toute autre partie du corps avec une huile apaisante et réchauffée aura un effet similaire. Alors, chouchoutez-vous !

                                      Pratiquer des postures de yoga

                                      Dans le système du yoga, le corps est divisé en plusieurs centres d’énergie, les chakras. Chaque chakra a une glande endocrinienne qui lui est attribuée. L’hypophyse, la région du cerveau qui produit entre autres l’ocytocine est reliée à Ajna, le chakra du 3e œil, situé au niveau du front, entre les deux sourcils. Voici quelques postures pour travailler à l’ouverture de cette zone.

                                      • Balasana, la Posture de l’Enfant ;
                                      • Ado Mukha Svanasana, la Posture du Chien Tête en Bas ;
                                      • Sirsasana, la Posture sur la Tête ou Posture de la Chandelle.
                                      • À retenir sur les hormones du bonheur

                                        Les hormones du bien-être agissent sur des fonctions essentielles du corps telles que la régulation du sommeil, les interactions sociales et plus particulièrement sur la gestion de nos émotions. Elles sont au nombre de 4 :

                                        • La dopamine ;
                                        • L’ocytocine ;
                                        • Les endorphines ;
                                        • La sérotonine.
                                        • La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez influencer la production de ces hormones pour vous sentir mieux au quotidien. Essayez d’incorporer à votre routine ces gestes simples :

                                          • Pratiquer une activité physique régulière ;
                                          • S’exposer au soleil, de préférence le matin ;
                                          • Consommer des aliments riches en tryptophanes ;
                                          • Interagir de manière physique régulièrement avec soi-même ;
                                          • Rééquilibrer son énergie grâce à des postures en lien avec le chakra Ajna, le 3e œil.
                                          • Parce que la bonne humeur se transmet aussi dans la voix, je vous propose de découvrir l’épisode de mon podcast Burnout Chillout associé :

                                            À très vite sur le tapis, de bonne humeur ☺️ !

                                            Sources :

                                            Dopamine

                                            Endorphine

                                            Sérotonine

                                            Ocytocine

                                            https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/sport-sport-agit-il-stress-3061/

                                            https://www.psychiatria-danubina.com/UserDocsImages/pdf/dnb_vol26%20Suppl%201_no/dnb_vol26%20Suppl%201_no_208.pdf

                                            https://www.radiofrance.fr/franceculture/retour-du-soleil-pourquoi-votre-cerveau-est-addict-a-la-lumiere-3672290

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                                            18 min
                                          • 27 signes de burnout à surveiller attentivement

                                            On entend de plus en plus parler du trouble psychique qu’est le burnout, surtout depuis la crise du COVID 19. C’est un phénomène qui touche plus de 2,5 millions de personnes. En faites-vous partie ? Depuis quelque temps, vous vous sentez de plus en plus mal dans votre peau et dans votre tête. Vous vous demandez si vous aussi, vous souffrez du syndrome de l’épuisement professionnel — ou familial ? Voici la liste des 27 symptômes du burnout fréquemment rencontrés lors de la pose du diagnostic. Retrouvez quelques pistes pour soulager votre mal-être en fin d’article.

                                            Symptômes du burnout

                                            Venons-en directement au fait. Vous vous sentez mal tous les jours. Physiquement, vous pensez que ça va encore. Quoique, parfois, c’est compliqué. Souffrez-vous de burnout ? Pour essayer de mettre un doigt sur votre malaise, voici la liste générale des signes relatifs à l’épuisement professionnel.

                                            • Anxiété ;
                                            • Perte d’estime de soi ;
                                            • Sentiment persistant de tristesse ;
                                            • Manque de joie de vivre ;
                                            • Irritabilité décuplée ;
                                            • Hypersensibilité ;
                                            • Ou au contraire, absence d’émotion ;
                                            • Difficulté de gestion des émotions ;
                                            • Repli sur soi ;
                                            • Isolement social ;
                                            • Comportement agressif, parfois avec violence ;
                                            • Perte d’empathie ;
                                            • Ressentiment et hostilité envers le cercle social ou privé, selon le contexte ;
                                            • Apparition de comportements addictifs ;
                                            • Troubles de la mémoire ;
                                            • Troubles de l’attention ;
                                            • Troubles de la concentration ;
                                            • Tensions musculaires ;
                                            • Fatigue généralisée ;
                                            • Sensation d’épuisement ;
                                            • Troubles du sommeil persistants ;
                                            • Douleurs persistantes (dos, cervicales…)
                                            • Crampes ;
                                            • Maux de tête et migraines ;
                                            • Vertiges ;
                                            • Perte de l’appétit ;
                                            • Troubles digestifs.
                                            • Si vous cochez la majorité de ces cases, n’hésitez pas à aller consulter un professionnel de santé rapidement. Je sais. Vous avez envie de vous en sortir tout seul, car « vous valez mieux que ça », « vous n’avez pas besoin d’aide », « se faire aider c’est pour les faibles et je ne suis pas faible ». Je suis passée par là ! Et je peux vous dire avec le recul que me faire aider a été la meilleure décision de ma vie. Donc vraiment, conseil d’amie, allez consulter. 💝

                                              Vous sentez la crise d’angoisse arriver ? Essayez ces trois techniques de respiration anti-stress pour vous calmer en cinq minutes chrono.
                                              Définition du burnout

                                              Burnout vient du verbe anglais « burn » qui veut dire brûler. Une belle expression imagée comme les Anglo-saxons savent le faire. Elle évoque le fait de devenir une véritable torche humaine et de consumer toutes ses réserves jusqu’à épuisement total. Plus scientifiquement parlant, c’est un trouble difficile à diagnostiquer, car les symptômes varient d’une personne à l’autre et ne sont pas spécifiquement reliés à cette affection mentale. Ce n’est pas une maladie qui arrive en un claquement de doigts. Cela peut prendre des mois, voire des années.

                                              En plus, on pense généralement au burnout en tant qu’épuisement professionnel, mais ce syndrome peut aussi être familial ou émotionnel. Le schéma est le même. Vos conditions de travail ou de vie vous frustrent et ne vous apportent pas assez de satisfaction. À la longue, votre état de santé physique et mental s’en ressent. Vos êtes de plus en plus fatigué. Vous vous sentez progressivement incapable de faire face au quotidien. Du coup, vous redoublez d’efforts pour retrouver du sens, de la valeur à ce que vous faites. Vous recherchez également la confiance en vous, car à ce moment-là, elle est au plus bas. Si les conditions de votre environnement ne changent pas, vous voilà entré dans le cercle vicieux du burnout. Dans ce cas-là, une seule issue possible : le corps et le mental disent stop.

                                              Parcours de soins

                                              Plus les symptômes sont pris en charge rapidement, plus le temps de guérison sera réduit. Mais on ne se remet pas d’un burnout du jour au lendemain. Voici les étapes à suivre pour en sortir de manière simple et surtout à long terme.

                                              Prendre rendez-vous chez un professionnel de santé

                                              Hé oui, même si vous n’en avez pas envie, il va falloir en passer par là. Ce que je vais vous dire n’est pas agréable à entendre (ou plutôt à lire). Mais selon les médecins que vous allez voir, il est probable qu’on ne vous prenne pas au sérieux (ça m’est arrivé). Mon conseil : ne vous enfoncez pas dans le cercle de la dévalorisation. Ce que vous vivez est réel. Ce spécialiste de santé ne vous croit pas ? Consultez-en un autre. Surtout dans le cadre d’un épuisement professionnel. Si ce sont vos conditions de travail qui vous rendent malade, persistez jusqu’à trouver la personne qualifiée qui pourra vous aider. Je sais que l’accès à la santé et aux médecins compétents est compliqué dans certaines villes, mais ne baissez pas les bras. Votre priorité, c’est votre état.

                                              Modifier son cadre de vie

                                              C’est la friction entre vous, vos valeurs, vos aspirations et votre cadre de vie qui est à l’origine de votre burnout. Si vous voulez vous en remettre durablement, il faut accepter de changer. Par exemple, ça peut être de se reconvertir dans le contexte d’un burnout professionnel. Si vous êtes dans le cadre de l’épuisement parental, c’est éventuellement demander de l’aide à des proches. En tout cas, c’est admettre de rompre les habitudes et les schémas qui vous ont mené dans cette voie pour en créer une nouvelle, plus saine. Encore une fois, cela prend du temps. Et la patience, ça se cultive aussi ! 🙂

                                              Travailler durablement sur soi

                                              La clé principale, celle qui m’a aidé à sortir du burnout au plus vite et, je l’espère, durablement, c’est de faire un travail de développement personnel. Et, spoiler alert, ce n’est absolument pas le psychiatre que j’ai consulté pendant cette période qui m’y a aidé. Ma psychologue, elle, m’a beaucoup épaulé dans la définition et l’acceptation du diagnostic. Mais je crois encore plus au coaching. Je suis d’ailleurs convaincue que nous avons tous toutes les ressources intérieures pour rebondir, sans toujours faire appel à quelqu’un d’extérieur pour résoudre nos problèmes. D’ailleurs, ils ne le peuvent pas et ne le pourront jamais !

                                              Pour aller encore plus loin, je vous propose de découvrir l’épisode de mon podcast Burnout Chillout associé :

                                              Alors, dites-moi, êtes-vous ou avez-vous été victime de burnout ? Quelles sont les choses indispensables qui vous ont aidé à vous en sortir ? N’hésitez pas à me le dire en commentaire, je serais ravie d’échanger avec vous à ce sujet !

                                              À très vite sur le tapis ou ailleurs ! 🙏

                                              Sources :

                                              https://www.vidal.fr/maladies/psychisme/burn-out-epuisement-professionnel/sources-references.html

                                              https://empreintehumaine.com/wp-content/uploads/2022/07/BT10-Infographie-1-1.pdf

                                              L’article 27 signes de burnout à surveiller attentivement est apparu en premier sur Yoga Renaissance.

                                              15 min

                                            About Burnout Chillout

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