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La députée européenne publie « Le Casse du siècle », un livre-enquête sur ce qu’elle présente comme les dérives économiques de la France. Présenté comme une enquête, le livre entend dénoncer ce que l’auteure qualifie de « plus incroyable casse de l’histoire de France », un crime économique à grande échelle dont les citoyens seraient les principales victimes. L’ambition affichée est de dévoiler les mécanismes financiers et les responsabilités politiques qui se cacheraient derrière les difficultés économiques du pays, et qui aboutiraient à un appauvrissement des Français. Quels sont les ressorts, selon l'auteure, de ce "Casse du siècle" ? Et quelles solutions propose-t-elle ? La coupe de 54 milliards dans le budget de la France, proposée par Sébastien Lecornu, est-elle, selon elle, suffisante ?
Nos experts :
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France
- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense et enseignant à Sciences Po
- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction Le Figaro
- Marjorie PAILLON - Journaliste spécialiste de la politique américaine et de la tech
« America First ». Donald Trump a profité de la tribune de l’ONU, mardi, pour vanter la puissance américaine et multiplier les menaces contre ses ennemis, à rebours de l’objectif de paix qui régit l’institution depuis sa création. « L’Amérique est de retour », s’est félicité le locataire de la Maison-Blanche, reprenant l’un de ses slogans de campagne pour débuter son discours.
Enlisé dans sa guerre avec l’Iran, il a ensuite une nouvelle fois menacé d’« anéantir la République islamique », tout en annonçant une reprise du dialogue effective, puisque le chef de la diplomatie iranienne et l’émissaire américain Steve Witkoff se sont rencontrés pour discuter des conditions de la réouverture du détroit d’Ormuz, stratégique pour le transit du pétrole.
Le Groenland et Cuba ont également occupé une place importante dans son discours. Donald Trump a annoncé la construction de deux « très grandes bases militaires » américaines au Groenland et prédit la chute du gouvernement communiste cubain. Deux annonces qui illustrent sa volonté de réaffirmer les intérêts stratégiques américains, de l’Arctique aux Caraïbes.
S’exprimant dans la soirée pour la dernière fois devant l’Assemblée générale des Nations unies en tant que président de la République française, Emmanuel Macron a, de son côté, exhorté l’ONU à faire rempart contre ceux qui voudraient instaurer un monde régi par la "loi de la jungle".
Autre sujet qui s’impose désormais au plus haut niveau : l’intelligence artificielle.
Donald Trump a rejeté « toute tentative de bâtir un projet mondialiste pour contrôler l’intelligence artificielle ». Derrière cette formule, un refus clair : celui d’un cadre international contraignant pour réguler une technologie devenue stratégique.
Et puis il y a le front intérieur. Celui des médias américains. À son arrivée au siège de l’ONU, Donald Trump a été interpellé par Kaitlan Collins, journaliste de CNN. Elle lui a rappelé qu’un sondage publié par la chaîne montrait que les Américains ne pensaient pas que les États-Unis étaient en train de gagner la guerre contre l’Iran. La réponse du président américain a été immédiate : « Je suis surpris que CNN soit ici pour me couvrir. Vous ne devriez pas être là. »
Une nouvelle passe d’armes qui intervient quelques jours après une décision très politique : l’interdiction d’accès à la Maison-Blanche pour CNN, MS NOW et Politico. Les trois médias ont engagé des poursuites contre le gouvernement. Et le conflit dépasse désormais ces seules rédactions. En soutien, CBS, ABC, NBC et Fox News, qui constituent le « pool » présidentiel, ont décidé de cesser leur participation à ce dispositif.
Nos experts :
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France
- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense et enseignant à Sciences Po
- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction Le Figaro
- Marjorie PAILLON - Journaliste spécialiste de la politique américaine et de la tech
Un dispositif de sécurité hors norme sera déployé durant les quatre jours de la visite du pape Léon XIV en France, avec une attention toute particulière pour la séquence parisienne, vendredi et samedi, qui devrait drainer un million de personnes. Le souverain pontife est attendu vendredi à l'aéroport d'Orly où il sera accueilli par le président Emmanuel Macron. Le cortège papal sera escorté par les forces de l'ordre sur une autoroute fermée à la circulation pour l'occasion. 600.000 personnes sont attendues samedi place de la Concorde, où Léon XIV officiera pour une messe en plein air, aux Champs-Elysées, à la place de l'Etoile et jusqu'à l'avenue de la Grande Armée. Jusqu'à 250.000 personnes devraient se masser vendredi sur le trajet de la papamobile avant l'office des vêpres à Notre-Dame, et 80.000 jeunes seront présents au Stade de France à Saint-Denis pour la veillée le même jour. Mesuré et conciliateur, Léon XIV imprime progressivement son style à la tête de l'Eglise catholique. Devenu le 8 mai 2025 le premier pape américain de l'Histoire, Robert Francis Prevost a rapidement été salué pour sa capacité de synthèse, forgée par une expérience de terrain de 20 ans au Pérou et une fine connaissance des arcanes du Vatican. Décrit comme prudent et calme, cet intellectuel s'est progressivement affranchi de son image d'homme réservé. Il n'hésite plus à dénoncer la corruption devant les dirigeants africains au pouvoir depuis des décennies, défendre les migrants ou répondre aux critiques acerbes de Donald Trump, qui l'avait taxé en avril de "faible" et "nul en politique étrangère". Pourquoi le pape Léon XIV a-t-il choisi de venir en France ? Quel est le sens de ce voyage ? Quels sont les sujets sur lesquels il souhaite s'exprimer ?
Quelles réponses à la flambée des prix des carburants ? Alors qu’Emmanuel Macron multiplie les contacts diplomatiques — il a notamment rencontré lundi soir Donald Trump, à New York, pour discuter de la situation en mer Rouge et de la guerre en Ukraine, en marge du sommet annuel de l’ONU —, le gouvernement doit annoncer de nouvelles aides ciblées cet après-midi à 17 heures. Le président de la République a appelé à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures énergétiques dans la guerre en Ukraine. Il a également écrit à la présidente de la Commission européenne pour demander une augmentation de la production des raffineries.
Pour l’exécutif, l’objectif est clair : tenter de faire rapidement baisser les prix à la pompe, qui tutoient déjà les 3 euros le litre dans certains endroits, alors que la colère grandit chez les Français. Nombre d’entre eux limitent leurs déplacements. La consommation de carburants en France a ainsi chuté de 30 % en dix jours en septembre par rapport au début du mois. Parallèlement, les files d’attente s’allongent dans les stations TotalEnergies, où le prix est bloqué à 1,99 € le litre d’E10 (2,25 € le litre de gazole). Huit stations sur dix sont désormais en rupture d’au moins un carburant. Plus largement, 15 % des stations-service françaises manquaient, ce dimanche, d’essence ou de gazole.
Mais « à l’heure où on se parle, il n’y a pas de risque de pénurie », a expliqué la porte-parole du gouvernement lundi sur LCI. La France « n’a pas d’enjeu d’approvisionnement » en carburants « à ce stade », mais elle doit « s’assurer » de « trouver des solutions » si le conflit au Moyen-Orient dure, a indiqué de son côté le ministre de l’Économie, Roland Lescure, sur France Inter.
Alors, qu’est-ce qui se négocie réellement dans les couloirs de l’ONU ? Quelles mesures peuvent permettre de faire baisser les prix à la pompe ? Jusqu’où les conflits au Moyen-Orient et la guerre en Ukraine peuvent-ils peser sur le marché pétrolier ?
Et alors que les États-Unis viennent d’annoncer un nouveau paquet de sanctions contre la Russie, visant notamment son secteur énergétique et sa « flotte fantôme », une question se pose : pourquoi Donald Trump, pourtant allié de Volodymyr Zelensky, lui demande-t-il désormais de cesser ses frappes contre les raffineries russes ?
Nos experts :
- Alain BAUER - Professeur émérite au Conservatoire national des Arts et métiers, auteur du livre “Intrigue à l’ONU”, aux éditions First
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales
- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, spécialiste des questions internationales
- Philippe DESSERTINE - économiste, professeur à l’Université IAE Paris panthéon sorbonne, auteur de L’horizon des possibles, publié chez Robert Laffont
- Claire GATINOIS ( en duplex de New York) - Journaliste au service international du journal Le Monde
PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.
PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine
RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine
PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions
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Comment les Etats-Unis pourraient-ils peser sur l'élection présidentielle française ? C'est la question à laquelle tente de répondre Melissa Bell, correspondante de CNN en France, dans Sous influence américaine, son nouveau livre publié chez First. Quand on parle d'ingérence étrangère en France et en Europe, la Russie vient souvent immédiatement à l'esprit. Mais les Etats-Unis disposent eux aussi de puissants réseaux d'influence sur le continent européen, révèle cette enquête sur l'ingérence américaine en France et en Europe. Une influence ancienne qui aurait pris une nouvelle dimension avec le mouvement Maga et le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. L'administration américaine chercherait désormais beaucoup plus ouvertement à peser sur la vie politique européenne. Melissa Bell décrit une ingérence qui contrairement aux opérations russes auxquelles les Européens sont habitués, vient d'un pays historiquement allié.
Nos experts :
- Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin
- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L’Express
- Marie JEGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou
- Aurélien DUCHÊNE - Consultant en géopolitique et défense, auteur de « La Russie de Poutine contre l’occident »
Alors que la Russie promet d’intensifier ses frappes contre Kiev après la vaste attaque de drones ukrainiens menée ce week-end, le président ukrainien Volodymyr Zelensky alerte sur le risque d’une extension du conflit. « La Russie envoie de nombreux signaux qu’elle est prête à étendre la guerre », a-t-il déclaré ce lundi. « Nous devons continuer à faire pression sur l’agresseur pour mettre fin à la guerre. » Mais, a-t-il ajouté, « la diplomatie doit agir en parallèle ».
Volodymyr Zelensky entend profiter des réunions prévues cette semaine à l’Assemblée générale des Nations unies pour « discuter de la manière d’atteindre la paix par des efforts conjoints ». Une rencontre avec Donald Trump est prévue ce lundi à New York. Au menu : la guerre en Ukraine et les éventuelles mesures de désescalade.
Sur le terrain, pourtant, la tension monte. Les bombardements s’intensifient et les frappes russes se rapprochent de l’ouest de l’Ukraine, jusqu’aux portes de la Pologne. Samedi, l’armée polonaise a déclenché « des opérations aériennes militaires préventives pour protéger son espace aérien alors que la Russie mène des frappes contre l’Ukraine ». Quelques jours plus tôt, le Premier ministre polonais avait tiré la sonnette d’alarme. Selon les évaluations des services de renseignement, Moscou planifierait de frapper plusieurs pays du flanc est de l’Otan avec des missiles et des drones, avant de faire passer ces attaques pour des accidents.
Cette inquiétude dépasse désormais les frontières de la Pologne, et gagne aussi la France. « La menace de guerre hybride que livre la Russie » est « réelle » et « documentée », a assuré ce lundi le ministre de l’Intérieur, après l’annonce par Emmanuel Macron d’un plan de protection des infrastructures critiques. Vendredi dernier, le chef de l’État a réuni à l’Élysée les candidats à l’élection présidentielle et les chefs de formations politiques pour une présentation confidentielle de l’état de la menace. Il a mis en garde face à la « nature de l’agressivité russe et des menaces en Europe » qui « change », et prévenu que nul pays européen n’est à l’abri.
Cyberattaques, sabotages, opérations de désinformation, provocations aériennes… Les formes de cette guerre hybride se multiplient. Depuis la tentative d’attaque par un drone chargé d’explosifs à l’aéroport de Leipzig en août dernier, la pression semble s’intensifier. La semaine dernière, un train reliant Kiev à Varsovie a été frappé par un drone russe aux portes de la Pologne. Ces derniers jours, des survols de drones ont également perturbé le trafic dans plusieurs aéroports, notamment à Charleroi, au Luxembourg, ainsi qu’à Lublin et Rzeszów, en Pologne. Une succession d’incidents qui pose une question : jusqu’où la Russie entend-elle étendre cette guerre hybride en Europe ?
Nos experts :
- Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin
- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L’Express
- Marie JEGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou
- Aurélien DUCHÊNE - Consultant en géopolitique et défense, auteur de « La Russie de Poutine contre l’occident »
Hier, Emmanuel Macron réunissait dans la salle de crise de l’Élysée, la salle Vega, les patrons des renseignements français devant les chefs des partis politiques. On les a vus sortir, souvent la mine grave.
Le président français a sonné l’alerte face à la multiplication des attaques russes contre les pays européens. D’après Emmanuel Macron, mais aussi le chancelier Friedrich Merz, la situation est grave.
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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Aurélie Casse les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés…
📺 Retrouvez C dans l’air en replay sur france·tv : http://bit.ly/c-dans-l-air-podcast
🎙️ Et en podcast sur toutes les plateformes : https://octopus.saooti.com/smartlink/p/500-C-dans-l-air
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