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Après plusieurs semaines d’hypothèses et de tractations, le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 ont été présentés ce jeudi 1er octobre en Conseil des ministres. Avec un objectif : ramener, une nouvelle fois, le déficit à 5 % du PIB. Pour y parvenir, l’exécutif mise sur 54 milliards d’euros d’économies, dont 43 milliards reposant sur de nouvelles mesures. Un effort annoncé alors que la dette française atteint 119 % du PIB, un niveau inédit depuis 1946, et que les marchés commencent à s’en inquiéter.
Car le contexte financier se tend. Les taux d’intérêt français remontent et renchérissent le coût de la dette. Le ministre de l’Économie s’est voulu rassurant : « La signature de la France est solide », a-t-il affirmé, appelant toutefois à ne pas regarder les taux d’endettement augmenter « en restant les bras croisés ». « Le réel nous rattrape », avait alerté hier le Premier ministre sur X, en évoquant la hausse du coût de la dette. Une séquence budgétaire à haut risque s’ouvre désormais pour le gouvernement.
Sans majorité à l’Assemblée nationale, le locataire de Matignon entame une longue bataille politique qui pourrait durer jusqu’en décembre. Et les débats, qui débuteront le 13 octobre à l’Assemblée, se dérouleront dans un climat politique et social particulièrement tendu.
La contestation gagne notamment la jeunesse. Après une première journée de grève mardi dans la fonction publique, la mobilisation des lycéens, partie de plusieurs établissements de banlieue parisienne la semaine dernière, s’étend. Elle a reçu ce jeudi le soutien des étudiants. Une quinzaine de facultés ont rejoint le mouvement, à l’appel notamment de la Fage, première organisation étudiante. Avec un mot d’ordre : réclamer des conditions d’apprentissage dignes.
La journée d’hier a également été marquée par plus de 600 interpellations. La police des polices a par ailleurs été saisie dans trois affaires concernant des lycéens blessés lors d’interventions des forces de l’ordre. L’une d’elles concerne un jeune homme hospitalisé pour « des blessures au niveau de la tête », selon la procureure de Tours. Les premiers examens médico-légaux indiquent que « les lésions à l’œil sont compatibles avec l’impact d’une balle de défense de type LBD ».
Ce jeudi, de nouvelles tensions et des dégradations ont été signalées dans plusieurs villes. Face à cette situation, le Premier ministre a réuni cet après-midi une cellule de crise interministérielle à Beauvau.
Sur fond de hausse des prix du carburant, la colère sociale ressurgit donc avec force. Elle nourrit un sentiment de déclassement qui touche également les retraités. À quelques mois de l’élection présidentielle, le gouvernement se retrouve confronté à une équation particulièrement délicate : faire passer un budget d’économies sans majorité à l’Assemblée, tout en évitant que la contestation sociale ne prenne une nouvelle ampleur.
Nos experts :
- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF
- Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l’Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de L’horizon des possibles
- Pauline DE SAINT REMY - Directrice de la rédaction – Politico
- Frédéric DABI - Directeur général Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de La Fracture
À la veille de la présentation du budget 2027 en Conseil des ministres, Sébastien Lecornu alerte sur les risques d’une crise financière en France. Les taux d’intérêt à dix ans auxquels la France refinance sa dette sur les marchés ont dépassé, mardi, le seuil de 4,8 %, pour la première fois depuis 2008. « Le réel nous rattrape », a-t-il écrit sur son compte X ce matin.
Presque simultanément, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé dans un entretien au magazine Challenges que le gouvernement entendait notamment « diviser quasiment par deux » le déficit de la Sécurité sociale en 2027. Pour y parvenir, il veut notamment économiser 5,5 milliards d’euros en freinant la « progression mécanique » des dépenses de retraite, sujet sensible de ce budget, a-t-il détaillé.
« La classe politique aujourd’hui doit se réveiller » pour redresser les finances publiques, a également prévenu mardi soir sur France 2 Amélie de Montchalin, première présidente de la Cour des comptes, mais aussi ancienne ministre des Comptes publics.
L’état de nos finances publiques risque-t-il de mener la France vers une crise financière ? Les économies de 54 milliards d’euros annoncées pour ce budget sont-elles réalistes ? Nous en parlons avec notre invité, Jean-François Husson, sénateur LR de Meurthe-et-Moselle, rapporteur général du budget au Sénat depuis 2020.
À la veille de la présentation du budget 2027 en Conseil des ministres, Sébastien Lecornu alerte sur les risques d’une crise financière en France. Les taux d’intérêt à dix ans auxquels la France refinance sa dette sur les marchés ont dépassé, mardi, le seuil de 4,8 %, pour la première fois depuis 2008. « Le réel nous rattrape », a-t-il écrit sur son compte X ce matin.
Presque simultanément, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé dans un entretien au magazine Challenges que le gouvernement entendait notamment « diviser quasiment par deux » le déficit de la Sécurité sociale en 2027. Pour y parvenir, il veut notamment économiser 5,5 milliards d’euros en freinant la « progression mécanique » des dépenses de retraite, sujet sensible de ce budget, a-t-il détaillé.
« La classe politique aujourd’hui doit se réveiller » pour redresser les finances publiques, a également prévenu mardi soir sur France 2 Amélie de Montchalin, première présidente de la Cour des comptes, mais aussi ancienne ministre des Comptes publics.
L’état de nos finances publiques risque-t-il de mener la France vers une crise financière ? Les économies de 54 milliards d’euros annoncées pour ce budget sont-elles réalistes ? Nous en parlons avec notre invité, Jean-François Husson, sénateur LR de Meurthe-et-Moselle, rapporteur général du budget au Sénat depuis 2020.
Nos experts :
- Carl MEEUS - Rédacteur en chef au Figaro magazine
- Cécile CORNUDET - éditorialiste politique aux Échos
- Pierre-Stéphane FORT - Journaliste, réalisateur, auteur du livre Le Grand remplaçant, publié aux éditions Studiofact
- Jean GARRIGUES - Historien, président de la commission internationale d’Histoire des Assemblées, auteur de Jours heureux : quand les Français rêvaient ensemble édité chez Payot
Le bras de fer se poursuit entre Mediapart et Jordan Bardella. Invité sur France Info ce mercredi 30 septembre, Fabrice Arfi, co-responsable du pôle « enquêtes » du média d’investigation, maintient les accusations visant le président du RN et promet d’autres révélations. « Il y aura une démonstration de ce que nous avons écrit », affirme-t-il. Lundi, dans une longue enquête, Mediapart attribue à Jordan Bardella des propos antisémites datant de 2013, alors qu’il était tout jeune militant au Front national, ainsi qu’une fascination pour les thèses antisémites d’Alain Soral.
Jordan Bardella nie en bloc et lance la contre-attaque. « Ça ressemble à une opération de barbouzerie », a-t-il martelé, dénonçant des « faux grossiers » destinés à le « tuer politiquement » et évoquant les prémices d’une « guerre totale » contre le RN. Le président du RN a annoncé le dépôt d’une plainte pour diffamation. Fabrice Arfi affirme que le média n’a pas encore eu vent de ces procédures, ainsi que du risque d’une « tentative de déstabilisation de la campagne présidentielle ». « Maintenant, c’est à Mediapart, je crois, qu’il va falloir dire d’enfiler son costard en Kevlar parce qu’il y aura évidemment une réponse à la manière dont ils se comportent », a lancé Marine Le Pen après avoir critiqué le journal fondé par Edwy Plenel, le qualifiant de « média militant d’extrême gauche ».
Mediapart a dénoncé « les propos menaçants d’une grande gravité » de Marine Le Pen. Le média récuse fermement la qualification de « média partisan » ou « militant », en opposant à ces accusations la réalité de ses enquêtes. Depuis sa création en 2008, Mediapart a révélé de nombreuses affaires ayant impacté tous les bords de l’échiquier politique, parmi lesquelles l’affaire Cahuzac, l’affaire Sarkozy-Kadhafi, l’affaire Denis Baupin, l’affaire Fillon ou encore l’affaire François de Rugy.
En déplacement à Madrid, Emmanuel Macron a jugé les propos antisémites imputés à Jordan Bardella « gravissimes et inacceptables » et a appelé le RN à les « clarifier ». Le président de la République a, en outre, déploré « la violence langagière » du RN sur Mediapart, qui « conduit toujours après à une escalade », jugeant « inacceptable d’avoir des mots violents à l’égard des opposants, des adversaires politiques » et « de s’en prendre à ceux qui sont pour partie les organisateurs de ce débat », les médias.
Alors, est-ce un tournant dans la campagne du RN ? Ces révélations seront-elles un obstacle pour Marine Le Pen ? Quelles sont les méthodes Mediapart ? Enfin, nous ferons le point sur la mobilisation lycéenne qui se poursuit sur l’ensemble du territoire ce mercredi 30 septembre.
Nos experts :
- Carl MEEUS - Rédacteur en chef au Figaro magazine
- Cécile CORNUDET - éditorialiste politique aux Échos
- Pierre-Stéphane FORT - Journaliste, réalisateur, auteur du livre Le Grand remplaçant, publié aux éditions Studiofact
- Jean GARRIGUES - Historien, président de la commission internationale d’Histoire des Assemblées, auteur de Jours heureux : quand les Français rêvaient ensemble édité chez Payot
Selon la Ciivise, 160000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année. Alertes ignorées, institutions qui protègent leur réputation ... et des enfants laissés sans protection. En tout, ce sont 5,5 millions d'adultes qui ont été victimes de violences sexuelles durant leur enfance. L'affaire Lyhanna a mis au jour les dysfonctionnements des institutions en la matière, conduisant à un drame qui a marqué la France entière. Depuis, plus de 85.000 plaintes pour infractions sexuelles ont été recensées dans tout le pays, dont près d'un millier sont considérées comme prioritaires. Quels sont les dysfonctionnements ? Comment mieux prendre en charge les violences sexuelles faites aux enfants ? Quels sont les exemples qui ont fonctionné à l'étranger, et dont il faudrait s'inspirer ? Alors que la loi intégrale contre les violences sexuelles doit être débattue à l'Assemblée nationale à partir de jeudi, Alain Bauer, auteur de "Il faut sauver nos enfants", est notre invité.
Nos experts :
- PASCAL PERRINEAU - Politologue, professeur à Sciences Po
- LOUIS HAUSALTER - Journaliste politique – Le Figaro
- BRICE TEINTURIER - Politologue et directeur général délégué d’Ipsos-BVA France.
- AUDREY GOUTARD - Grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société
La contestation lycéenne prend de l’ampleur. Débutées la semaine dernière en Île-de-France, les manifestations et les blocus des lycées gagnent du terrain en France ce mardi 29 septembre, jour de grève dans la fonction publique. Selon le ministère de l’Éducation nationale, 338 établissements font l’objet d’actions ou de perturbations depuis le début de la journée, notamment à Lille, Strasbourg, Nice, Paris et Saint-Denis.
Le mouvement, qui s’étend, a également pris ces dernières heures un tour politique. « L’école de la République n’est pas un terrain de jeu partisan », a écrit sur X le Premier ministre, accusant en substance La France insoumise de « mettre en danger des élèves ». Sébastien Lecornu, qui dénonce la « surenchère irresponsable » des insoumis, affirme qu’« instrumentaliser la colère » des lycéens « à des fins partisanes est une faute ». « Le devoir d’un élu de la République est de protéger les jeunes et d’appeler au calme », écrit encore le Premier ministre.
Des accusations qui ont fait réagir le leader du parti. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une « surenchère » du Premier ministre. « Le gouvernement Lecornu a ordonné la répression. Cette férocité est irresponsable, avec un arrière-goût raciste évident », a critiqué sur X le candidat LFI à l’élection présidentielle. Il a également demandé aux élus de « s’interposer » et a appelé les parents d’élèves à rejoindre les lycéens mobilisés pour « venir à la rescousse de leurs enfants ».
Derrière la joute politique, les trois syndicats de l’enseignement secondaire, SNES-FSU, SNEP-FSU et SNUEP-FSU, ont dénoncé, dans un communiqué conjoint, des « interventions violentes, sans discernement, de la police devant plusieurs établissements » et appelé au dialogue, alors que le blocage des lycées s’étend et que les élèves font entendre leurs revendications : des classes surchargées, l’absence de professeurs et de personnels, des conditions insalubres ainsi que des inégalités scolaires et territoriales.
L’Union syndicale lycéenne (USL), principale organisation représentative des lycéens, a appelé ce mardi à des blocages dans toute la France afin de faire converger la mobilisation des élèves avec celle des agents de la fonction publique. Plus de 170 rassemblements sont prévus partout dans l’Hexagone, à l’appel d’une large intersyndicale. Les agents de la fonction publique protestent contre le nouveau gel de leur point d’indice envisagé dans le prochain budget, le recul de leur pouvoir d’achat et demandent davantage de moyens.
Parallèlement, « Mediapart » a publié, lundi, des messages antisémites datant de 2013 attribués à Jordan Bardella, alors jeune militant du Front national. Le président du Rassemblement national, qui nie en bloc, a annoncé une plainte en diffamation. Cette enquête a été qualifiée de « dinguerie » par Marine Le Pen.
« S’il y a des contestations qui continuent très fortes, si on est mis en cause de manière répétée encore sur la qualité de nos informations, nous publierons les documents que nous avons en notre possession », a affirmé de son côté Antton Rouget, journaliste de Mediapart. « Comme on l’explique dans l’article, il y a des documents écrits de la main de Jordan Bardella, qui sont composés à la fois de mails dans des boucles parfois larges, parfois restreintes, et de conversations, notamment sur des messageries. Ce sont des documents, c’est important, qui sont authentifiés, y compris d’un point de vue technique », a renchéri le journaliste au micro de franceinfo.
Nos experts :
- PASCAL PERRINEAU - Politologue, professeur à Sciences Po
- LOUIS HAUSALTER - Journaliste politique – Le Figaro
- BRICE TEINTURIER - Politologue et directeur général délégué d’Ipsos-BVA France.
- AUDREY GOUTARD - Grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits
Après une intense saison marquée par les mégafeux de forêts en France, les pompiers dénoncent des conditions de travail dangereuses et réclament plus de moyens. Au pied de la tour Eiffel et sous l'oeil des touristes, des syndicats de pompiers professionnels ont installé ce dimanche 27 septembre un campement pour signifier leur "colère", prévoyant de déambuler lundi puis de défiler mardi à Paris, point d'orgue de trois semaines de mobilisation pour obtenir des moyens supplémentaires.
Les pompiers se disent éreintés après une intense saison des feux, confrontés au premier pyrocumulonimbus - ou "orage de feu" - observé en France. Depuis janvier, quelque 98.000 hectares ont brûlé, un record depuis cinquante ans, et selon la Fédération nationale des sapeurs-pompiers, toutes interventions confondues, huit pompiers sont morts.
Nos experts :
- Carl MEEUS - Rédacteur en chef - « Le Figaro Magazine »
- Françoise FRESSOZ - Éditorialiste - « Le Monde »
- Antoine OBERDORFF - Journaliste politique – « L’Opinion »
- Gaël SLIMAN - Président et cofondateur - Institut de sondages Odox
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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Aurélie Casse les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés…
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