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Nos experts :
- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction de Franc-Tireur
- Soazig QUEMENER - rédactrice en chef à La Tribune Dimanche
- Audrey GOUTARD - grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société
- Gaëlle MACKE - journaliste spécialiste des questions économiques, ancienne directrice déléguée de la rédaction de Challenges
Les principales organisations lycéennes et étudiantes ont appelé à amplifier la mobilisation, déçues par les annonces du Premier ministre. Elles sont soutenues par des syndicats de l’Éducation nationale. Ce jeudi 8 octobre, les blocages d’établissements scolaires se poursuivent et des manifestations se déroulent à Paris ainsi que dans plusieurs villes du pays.
Dans une allocution depuis Matignon, le Premier ministre a reconnu mercredi soir ne pas être « indifférent aux angoisses qu’ils expriment », mais a donné rendez-vous fin octobre pour des annonces. « Nous sommes dans le temps du dialogue », a affirmé Sébastien Lecornu, soulignant que la plateforme ouverte pour recueillir les doléances a déjà reçu plus de 43 000 participations. Le chef du gouvernement veut se donner du temps pour répondre à la mobilisation, ce que ne comprennent ni les lycéens, ni les syndicats enseignants, ni les proviseurs.
En première ligne dans la crise lycéenne, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a promis la présentation d’un « plan d’urgence » pour remplacer les enseignants absents d’ici à « quelques heures ou quelques jours ». Avec le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, il doit recevoir, à 15 heures à son ministère, les trois principales associations lycéennes.
Auditionné par la commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, le ministre de l’Intérieur a défendu sa doctrine en matière de maintien de l’ordre, mettant en avant des consignes de « proportionnalité ». « Hier soir, nous étions à 6 629 interpellations », a expliqué Laurent Nuñez, dont une majorité de mineurs,. Depuis le début du mouvement lycéen et jusqu’à aujourd’hui, 761 policiers et gendarmes, 215 élèves et 89 personnels de l’Éducation nationale ont été blessés. Au total, l’IGPN, la « police des polices », a été saisie d’au moins 18 enquêtes, après que des lycéens ont été blessés par des tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) et de grenades.
Alors, comment les forces de l’ordre travaillent-elles sur les manifestations ? Quelle est la doctrine du maintien de l’ordre ? Recours aux armes intermédiaires et interpellations massives... Le décryptage dans #cdanslair de Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS et Bertrand Cavallier, ancien général, spécialiste du maintien de l’ordre. Enfin jusqu’où ira la contestation lycéenne ?
Si le gouvernement se donne plusieurs semaines pour répondre aux lycéens, le Premier ministre a été plus concret hier soir sur les prix de l’énergie. Sébastien Lecornu a annoncé le déblocage de 10 millions de barils de gazole pour trois mois et dit espérer une baisse des prix comprise « entre 12 et 18 centimes » le litre à la pompe. Il a indiqué également qu’il réunirait à Matignon les distributeurs « pour y travailler dans les tout prochains jours », alors que, sur les réseaux sociaux, depuis plusieurs semaines, des appels à se faire entendre le 17 octobre se multiplient. Une situation surveillée par les autorités françaises, qui ravive le spectre des Gilets jaunes.
Nos experts :
- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction de Franc-Tireur
- Soazig QUEMENER - rédactrice en chef à La Tribune Dimanche
- Audrey GOUTARD - grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société
- Gaëlle MACKE - journaliste spécialiste des questions économiques, ancienne directrice déléguée de la rédaction de Challenges
Jacques Attali lance une alerte sur la situation des finances publiques. Dans un éditorial publié dans les Echos samedi, il affirme que "la France est au bord du précipice", en particulier en raison du niveau de sa dette publique. Il appelle notamment les candidats à l'élection présidentielle à prendre conscience de redresser la situation, et conserver la souveraineté de notre pays. Ces derniers temps, en particulier en raison de la situation géopolitique, les taux d'emprunt de la France ont flambé, si bien que certains commencent à parler d'un risque de crise financière. La France risque d'être «étranglée par les taux d'intérêt» a ainsi averti le gouverneur de la Banque de France Emmanuel Moulin dans un entretien au Financial Times publié lundi. Quels sont les risques réels liés à notre situation économique ? Et surtout quelles sont les mesures à prendre pour enrayer la situation ?
Nous en parlons avec notre invité, Jacques Attali, économiste et écrivain.
Nos experts :
- CARL MEEUS - Rédacteur en chef - Le Figaro Magazine
- Erwan BENEZET - Journaliste au service économie – Le Parisien
- Fanny GUINOCHET - Éditorialiste économique - France Info
- GAËL SLIMAN - Président et cofondateur - Institut de sondages Odoxa
La bataille du budget s’ouvre ce mercredi matin à l’Assemblée nationale. Les députés ont commencé l’examen du texte pour 2027 en commission des finances, sur fond d’alerte sur la dette française et dans un contexte politique et social explosif. Sur les marchés, les taux d’emprunt de la France atteignent des niveaux qui n’avaient pas été aussi hauts depuis 2002. L'Etat emprunte désormais sur dix ans à près de 5 % et la prime de risque des banques françaises grimpe. Depuis la présentation des grandes lignes du budget 2027 par Sébastien Lecornu, le 17 septembre dernier, le coût des « credit default swaps » (CDS) des principales banques tricolores s’est ainsi envolé, même si cela reste sans commune mesure avec la crise de la zone euro. Parallèlement, sur le front social, au lendemain d’une journée de mobilisation massive dans les rues, les blocages se poursuivent et les lycéens demandent 10 milliards d’euros pour financer dix mesures d’urgence.
Une journée test pour le Premier ministre, qui doit prononcer une allocution à 18 h 30 depuis Matignon. Que va annoncer le chef du gouvernement ? Selon Laurent Nuñez, ce mercredi matin sur RTL, Emmanuel Macron a demandé hier soir à ses ministres davantage « d’empathie » et de pédagogie dans la mise en œuvre du maintien de l’ordre. Illustration immédiate dans la foulée : le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage de grenades assourdissantes dans les manifestations de jeunes. Sébastien Lecornu, de son côté, s’est fendu d’un message sur les réseaux sociaux ce mercredi matin pour expliquer que « la parole lycéenne est précieuse et doit être entendue ». La veille, il avait annoncé la suspension des cours en fin de semaine et demandé aux proviseurs d’ouvrir la discussion avec les élèves. Il avait également promis de corriger encore Parcoursup.
Quels dossiers seront abordés par le Premier ministre ? Quels sont les moyens alloués à l’Éducation nationale ? Quelles sont les marges de manœuvre de l’exécutif ? Enfin quel budget pour 2027 ?
Nos experts :
- CARL MEEUS - Rédacteur en chef - Le Figaro Magazine
- Erwan BENEZET - Journaliste au service économie – Le Parisien
- Fanny GUINOCHET - Éditorialiste économique - France Info
- GAËL SLIMAN - Président et cofondateur - Institut de sondages Odoxa
PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.
PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine
RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine
PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions
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Après des dizaines de milliers de manifestants en région, les lycéens ont à leur tour pris la rue mardi après-midi à Paris, rejoints par des parents, des profs, des étudiants et des syndicalistes, pour réclamer davantage de moyens pour l'éducation. Les défilés, où se comptent de nombreux slogans dénonçant la répression policière, se déroulent sous haute surveillance des autorités, qui ne parviennent pas à répondre à la colère après déjà plusieurs jours de tensions et d'affrontements. Au total, 891 lycées sur les 3.700 du pays ont vu leurs cours "être suspendus, soit totalement, soit partiellement, toutes causes confondues" mardi, a indiqué le ministère de l'Education. Les lycéens dénoncent l'insalubrité de certains bâtiments, des classes et des emplois du temps surchargés, des professeurs non remplacés ou encore les inégalités liées à Parcoursup. Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Education nationale, est notre invité. Il réagira pour la première fois au mouvement.
Nos experts :
- Frédéric DABI - Directeur général Opinion - Institut de sondages IFOP
- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche
- Richard WERLY - Éditorialiste - Blick.ch
- Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d’investigation - Marianne
Du professeur non remplacé au plafond de l’établissement qui s’écroule, en passant par les emplois du temps à rallonge et Parcoursup : des milliers de lycéens et étudiants étaient dans la rue ce mardi, un peu partout en France, déterminés à faire entendre leurs revendications. Une colère qui ne s’exprime pas contre une réforme — c’est bien la difficulté du gouvernement — mais qui raconte une angoisse partagée par la jeunesse, rejointe dans les cortèges ce mardi par les syndicats présents pour les protéger. Professeurs, personnels de l’éducation, mais aussi de nombreux parents d’élèves ont défilé à leurs côtés, pas toujours très sereins après les scènes de violence des derniers jours et les graves blessures de certains.
Depuis le début du mouvement lycéen, dix enquêtes ont été confiées à l’IGPN, la police des polices. 215 adolescents ont été blessés et plus de 700 forces de l’ordre, d’après les services du Premier ministre. Laurent Nuñez a assuré ce mardi matin, au micro de France Inter, que les réponses des forces de l’ordre « sont proportionnées ». « On a dépassé les 6 000 interpellations, il y a eu énormément d’interventions et les choses se passent sans dégâts majeurs », a-t-il ajouté avant d’être auditionné dans l’après-midi par la commission des lois du Palais-Bourbon sur la stratégie du maintien de l’ordre. « L’ultra-violence a frappé à la porte de ces lycées, cette ultra-violence doit être condamnée sans condition », a affirmé le Premier ministre ce mardi dans l’Hémicycle. « Il faut une réponse politique, pas policière », lui a rétorqué la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, avant de réclamer la démission du ministre de l’Intérieur.
Le chef du gouvernement a ouvert dimanche soir cinq chantiers : transparence de Parcoursup, rénovation des bâtiments, remplacement des profs absents… Le chef du gouvernement a dit attendre des résultats dès la fin du mois d’octobre. D’ici là, il a annoncé ce mardi une suspension des cours en fin de semaine pour « un temps de démocratie interne ».
À la veille de la manifestation nationale, une plateforme commune intitulée « Les revendications de la jeunesse, dix mesures d’urgence », initiée par l’Union étudiante, en lien avec l’Union syndicale lycéenne (USL) et signée par l’UNEF et Solidaires étudiants, a été mise en ligne. L’initiative doit servir de « base de travail » au gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027, a affirmé l’Union étudiante.
Jusqu’où ira la contestation lycéenne ? Quelle est la stratégie du maintien de l’ordre ? Nous sommes allés à la rencontre de plusieurs enseignants. Que pensent-ils du mouvement ? Quelles sont leurs revendications ? Enfin, les appels à se mobiliser le samedi 17 octobre fleurissent sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, alimentés par la hausse du prix des carburants et un « ras-le-bol » général face au coût de la vie. Que sait-on de l’origine de cet appel ?
Nos experts :
- Frédéric DABI - Directeur général Opinion - Institut de sondages IFOP
- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche
- Richard WERLY - Éditorialiste - Blick.ch
- Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d’investigation - Marianne
Hier a eu lieu le dernier débat de la primaire de la gauche, dont le premier tour se tiendra les 9 et 10 octobre. Un échange qui a fait apparaître des divergences, notamment sur la question des alliances avec LFI. Une campagne qui a également lieu dans le contexte de la mobilisation des lycéens, alors qu’une journée de manifestation nationale est prévue demain, lancée par les organisations lycéennes et étudiantes, et à laquelle une intersyndicale de l’Éducation nationale appelle à participer, « y compris par la grève ».
Qu’est-ce que ces événements disent de notre pays ? Pourrait-il y avoir une convergence des colères ? Et surtout, comment y répondre, alors que la gauche arrive divisée avant l’élection présidentielle ?
Nos experts :
- Jérôme Jaffré - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF
- Damien Delseny - Rédacteur en chef adjoint en charge du service police-justice - Le Parisien
- Jérôme Fourquet - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de "Homo accidentalis"
- Vanessa Schneider - Grand reporter - Le Monde, auteure de La peau dure
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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Aurélie Casse les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés…
📺 Retrouvez C dans l’air en replay sur france·tv : http://bit.ly/c-dans-l-air-podcast
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