EXPERTS
JÉRÔME JAFFRÉ
Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF
CÉCILE CORNUDET
Éditorialiste politique - « Les Echos »
MATHILDE SIRAUD
Journaliste politique - « Le Point »
FRÉDÉRIC DABI
Directeur général Opinion - Institut de sondages IFOP
Auteur de « La fracture »
Emmanuel Macron veut accélérer le pas. En cette rentrée, le chef de l’Etat a décidé de repasser à l’offensive, en remettant sur la table toute une série de réformes. À commencer par la plus sensible d’entre elles : celle des retraites. Lundi, lors d'une rencontre avec des journalistes, le président, s’appuyant sur le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR), s’est montré déterminé à l'enclencher, et à le faire vite, avec une entrée en vigueur « dès 2023 ».
Mais quelles seront exactement les modalités ? Le contenu ? Le calendrier ? Et les objectifs ?
Avorté en raison de la crise sanitaire, le projet de système de retraite universel par points n’est plus à l’ordre du jour. Le président a défendu durant la dernière campagne présidentielle le relèvement de l’âge légal de départ, à 64 ou 65 ans, contre 62 ans aujourd’hui. Mais depuis sa réélection, les contours de sa réforme ne semblent plus aussi clairs et à l’Elysée on n’exclut pas de prendre une autre mesure d’âge : l’accélération de l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans, déjà prévue par la réforme Touraine.
Le projet de réforme sera-t-il examiné dès cet automne dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, comme certains dans la majorité le suggèrent ? Cette décision « appartiendra » au gouvernement, au fond « les choses importent peu », a dit le locataire de l’Elysée. Mais en cas « d’obstruction généralisée » du budget 2023, il n’aura « aucun état d’âme à utiliser » l’article 49-3 de la Constitution qui permet l’adoption d’un texte sans vote de censure.
Et dans cette hypothèse, les syndicats ont déjà prévenu : le pouvoir doit se préparer à un très violent conflit social cet automne. D’autant que d’après eux le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) confirme qu’il n’y a pas d’urgence à réformer les retraites, et encore moins à les réformer pour des raisons budgétaires. Dans la classe politique, hormis chez les LR où la campagne pour la présidence du parti a débuté, les principaux partis d’opposition sont eux aussi vent debout contre le projet du chef de l’Etat. « Si Emmanuel Macron, comme je peux l’entendre, se sert du budget de la Sécurité sociale pour s’attaquer aux retraites, c’est-à-dire contourner en réalité un débat véritablement sur ce sujet, il va se trouver confronté à une opposition totale de notre part », a affirmé mardi Marine Le Pen, patronne du groupe RN à l’Assemblée nationale. Elle a aussi indiqué qu’« il n’y a absolument aucune urgence à s’attaquer aux retraites au moment précisément où les Français sont confrontés à des difficultés de pouvoir d’achat qui sont majeurs » et elle a réclamé la levée des sanctions contre la Russie qui, selon elle, ne pénalisent que les Occidentaux. A gauche, la France insoumise juge également la réforme des retraites inutile. La présidente du groupe LFI à l’Assemblée a ainsi estimé que « La Macronie (est) seule au monde dans sa lubie de casser nos retraites ».
Alors qui dit vrai ? Que dit le rapport du COR ? Pourquoi Emmanuel Macron veut-il réformer les retraites dès 2023 ? Et jusqu'où faut-il aider l'Ukraine ? Les sanctions contre la Russie sont-elles efficaces ? Enfin qui sont les candidats à la présidence du parti LR ?
DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45
FORMAT : 65 minutes
PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé
REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40
RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Benoît Lemoine
PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions
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