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By France Télévisions
Caroline Roux, du lundi au jeudi et Aurélie Casse les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés néces
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C dans l’air du 7 septembre 2026 - Allemagne : la Russie menace d'une "guerre"... et l'extrême droite l'emporte. C’est un séisme politique qui secoue toute la classe politique allemande, et bien au-delà. Le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) est arrivé en tête lors des élections régionales en Saxe-Anhalt et est à un cheveu d’une majorité pour gouverner un Land. La région est petite, avec 2 millions d’habitants, dans l’ancienne Allemagne de l’Est, mais ce serait une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Avec 43,8 % des voix, la formation distance très largement la CDU du chancelier Friedrich Merz (17,2 %). Suivent les sociaux-démocrates du SPD (9,3 %), les Verts (8,9 %) et le parti de gauche radicale Die Linke (8,6 %). Avec 5,3 %, l’Alliance Sahra Wagenknecht (BSW) dépasse de peu les 5 % nécessaires pour entrer au Parlement du Land. « Nous avons écrit l’histoire », a exulté sa tête de liste, Ulrich Siegmund, qui a fait campagne sur la promesse d’expulser les immigrés en situation irrégulière, de créer des milices citoyennes et sur la nostalgie de l’ex-RDA. Russophile et pro-Trump, il a également promis de modifier les programmes scolaires d’histoire, trop centrés, à son goût, sur la culpabilité de l’Allemagne du IIIe Reich. Une position qui fait écho aux propos de Maximilian Krah, alors tête de liste de l’AfD pour les élections européennes de 2024. Ce dernier avait affirmé, dans un entretien au quotidien italien La Repubblica, qu’un membre de la SS (Schutzstaffel) « n’est pas automatiquement criminel ». Si elle parvenait à constituer une majorité pour accéder au pouvoir, l’AfD aurait une grande marge de manœuvre sur l’éducation et la culture, gérées par les régions allemandes. Alors, quelles sont les positions de l’AfD ? Qui est Ulrich Siegmund, le candidat de l’extrême droite allemande qui a remporté l’élection régionale en Saxe-Anhalt ? Quelles conséquences en Allemagne et en Europe ? Le score de ce parti d’extrême droite pro-russe, qui milite pour couper les aides à l’Ukraine, est un revers cinglant pour le chancelier allemand, qui avait promis de juguler son essor. Lors d’une conférence de presse à la mi-journée, Friedrich Merz a reconnu « la pire défaite depuis des décennies ». Il a dit s’attendre à « des conséquences », mais a affirmé « sa détermination » à mener lui-même les « réformes profondes » dont l’Allemagne a besoin. Ces annonces surviennent au moment où l’Allemagne est la cible de sabotages mystérieux et d’attaques multiples. Ces derniers jours, le ton est monté, Berlin accusant Moscou d’une tentative d’attentat aux drones chargés d’explosifs sur son sol, en août dernier. Le Kremlin comme la Maison-Blanche peuvent se satisfaire de ce résultat, qui fragilise l’Allemagne et donc l’Europe. La Saxe-Anhalt est un petit Land, mais la secousse, elle, est grande. Nos experts : - MARION VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L’Express. - DOMINIQUE MOïSI - Géopolitologue - conseiller spécial del’Institut Montaigne. - GUILLAUME LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po. - PIERRE HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université catholique de Lille. - AUDE BARIÉTY DE LAGARDE ( Duplex en attente d’Allemagne)- Journaliste correspondante en Allemagne - Le Figaro.

C dans l’air du 2 septembre 2026 - Poutine: "ils vont me pendre!" Alors que la guerre en Ukraine s’enlise et que l’hiver approche, la Russie et l’OTAN s’approchent-elles dangereusement de la « ligne rouge » ? Après plusieurs semaines d’enquête, l’Allemagne a accusé ce mardi 1er septembre la Russie de Vladimir Poutine d’être derrière la tentative d’attaque menée, début août, avec un drone chargé d’explosifs à l’aéroport de Leipzig, une plateforme stratégique pour l’armée allemande, l’OTAN ainsi que pour le soutien logistique à l’Ukraine. En représailles, Berlin a annoncé la fermeture, dès le 18 septembre, du dernier consulat russe sur son territoire, à Bonn, et de la Maison russe de Berlin, un centre culturel soupçonné de servir de couverture aux services de renseignement russes. Plusieurs pays européens réclament également des sanctions. Preuve d’une tension qui monte entre le Kremlin et les Occidentaux, le patron de l’OTAN a immédiatement réagi : « L’OTAN se tient pleinement aux côtés de l’Allemagne après l’attaque hybride russe à Leipzig », a assuré Mark Rutte sur le réseau social X. Sur le terrain, la Russie intensifie ses frappes sur les infrastructures essentielles, près de Kiev, à Odessa ou encore sur la ville de Kherson, où les habitants ont été appelés à évacuer face au danger des bombardements qui risquent de laisser la ville sans électricité ni chauffage avant l’hiver. L’hiver dernier, l’armée russe avait frappé à répétition les centrales électriques ukrainiennes, plongeant par moments des millions de personnes dans le froid et le noir. Avant même la chute des températures de l’automne, les autorités redoutent un scénario encore pire : début août, le président Volodymyr Zelensky a prévenu que l’Ukraine n’avait « quasiment plus aucune centrale thermique intacte ». Depuis plusieurs mois, la Russie et l’Ukraine font monter en puissance leurs frappes à longue portée, visant de plus en plus souvent des infrastructures civiles telles que des entrepôts logistiques et des sites pétroliers et portuaires. Des tirs qui provoquent malaise et inquiétude dans la population russe, sèment le doute sur la capacité du pouvoir à protéger le pays et impactent l’économie russe. La popularité de Vladimir Poutine baisse et inquiète le Kremlin. Une première pour l’homme fort de la Russie, qui passerait désormais une grande partie de son temps confiné dans des bunkers ultra-sécurisés et aurait décidé, au mois d’août, de renforcer sa garde rapprochée, qui dépasse désormais 800 personnes, sur fond de craintes d’attentat, de coup d’État et d’escalade militaire. Alors que la guerre dure depuis 2022, quelle est la situation en Ukraine et en Russie ? Fragilisé, Vladimir Poutine est-il tenté par l’escalade ? Jusqu’où ? Que s'est-il passé à l’aéroport de Leipzig début août ? Pourquoi l'Allemagne accuse-t-elle désormais la Russie ? Face à la guerre hybride russe, quelle réponse européenne ? Pour la première fois depuis novembre 2021, un directeur de la CIA s’est rendu en Russie le 25 août dernier. La CIA a-t-elle mis en garde la Russie contre une agression visant l’Otan ? Nos experts : - Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU - Paul GOGO - Journaliste indépendant et ancien correspondant en Russie - Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse à L'Express, et spécialiste des questions européennes - Philippe GÉLIE - Directeur adjoint de la rédaction Le Figaro - Aude BARIÉTY DE LAGARDE ( en duplex de Berlin) - Journaliste correspondante en Allemagne pour Le Figaro

C dans l’air du 11 septembre 2026 - À deux mois des élections de mi-mandat, Donald Trump est déjà en campagne. Et le contexte est difficile pour le président américain, confronté à une impopularité record. Pour tenter de conserver la majorité républicaine à la Chambre des représentants et au Sénat, Donald Trump entend sillonner le pays et mobiliser son électorat. Lors d’une convention nationale du Parti républicain, organisée en urgence à Dallas, il a même sorti une nouvelle promesse de son chapeau : verser 5 000 dollars à chaque Américain majeur si les républicains conservent le contrôle des deux chambres du Congrès. Derrière cette annonce, l’enjeu est considérable. Pour Donald Trump, il s’agit de conserver une majorité parlementaire qui lui permette de continuer à légiférer pendant les deux dernières années de son mandat. Mais surtout, d’empêcher les démocrates de reprendre le contrôle du Congrès. Car une majorité démocrate pourrait rapidement se transformer en machine à enquêter sur l’action du président, voire faire resurgir la menace d’une procédure de destitution. Pour l’heure, Donald Trump affiche une confiance sans faille. « Nous battrons les communistes démocrates », a-t-il lancé aux élus de son camp, vantant son bilan après un an et demi de présidence. Mais dans l’opinion, le constat est nettement moins favorable. Selon le dernier baromètre Reuters/Ipsos, publié à la mi-août, 67 % des Américains portent un regard défavorable sur son action politique. Et surtout, 71 % des électeurs inscrits désapprouvent sa gestion du coût de la vie depuis son retour à la Maison-Blanche. Un sujet particulièrement sensible : 47 % des électeurs considèrent le coût de la vie comme le facteur le plus important à l’approche des midterms. Même dans son propre camp, Donald Trump n’est pas épargné. Quatre électeurs républicains sur dix désapprouvent sa gestion de cette question. À cela s’ajoute un autre problème : la guerre avec l’Iran. Les frappes américaines ont provoqué des divisions au sein du mouvement MAGA. Plusieurs figures conservatrices, dont l’animateur Tucker Carlson, ont dénoncé une intervention contraire aux promesses de campagne de Donald Trump, qui s’était engagé à éviter de nouvelles guerres. Une fracture qui intervient alors que les républicains commencent déjà à penser à l’après-Trump. Principal allié de Donald Trump dans ce conflit, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est lui aussi sous pression. Selon une enquête de Haaretz, le président des Émirats arabes unis aurait alerté Netanyahu, fin septembre 2023, de la préparation d’une opération majeure du Hamas. Une information que le Premier ministre israélien n’aurait pas transmise aux responsables de la sécurité. Le cabinet de Benjamin Netanyahu dénonce un « mensonge total ». L’opposition, elle, réclame des comptes. À quelques semaines des élections législatives, l’affaire tombe comme une bombe dans le débat israélien. Nos experts : - Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France - Elisa CHELLE - Politologue, spécialiste des États-Unis, professeur de science politique à l'Université Paris-Nanterre - Philippe GÉLIE - Directeur adjoint de la rédaction Le Figaro

C dans l’air du 5 septembre 2026 - Traîtres, démissions : l'US Army fragilisée par Trump et Hegseth La crise s’installe au sommet de l’armée américaine. La démission du secrétaire à l’Armée Dan Driscoll, après plusieurs départs ou évictions de hauts responsables militaires, ravive les tensions autour de Pete Hegseth, le ministre de la Défense. Au total, au moins une vingtaine de responsables militaires ou civils de haut niveau ont quitté leurs fonctions depuis son arrivée au Pentagone. Des critiques dénoncent sa gestion et une reprise en main très politique de l’institution. Récemment, celui-ci a aussi choqué en se moquant du physique d’une militaire canadienne en surpoids. Pendant ce temps, en Iran, la guerre semble s'installer dans un statu quo coûteux pour Washington. Après plusieurs mois de frappes, les États-Unis n’ont pas obtenu la reddition de Téhéran et les hostilités ont repris après une pause d’un mois. Donald Trump minimise pourtant le conflit, qu’il qualifie de « small potatoes », alors que les États-Unis ont déjà perdu 18 militaires et dépensé plus de 37 milliards de dollars. La Russie, elle, maintient ses contacts avec Téhéran tout en profitant de l’affaiblissement américain : Moscou affirme ne pas faire pression sur l’Iran pour négocier. Alors, jusqu’où peut aller la contestation au sein de l’armée américaine ? Donald Trump peut-il sortir de sa guerre en Iran sans donner l’impression d’avoir échoué ? Nos experts : - Philippe GÉLIE - Directeur adjoint de la rédaction du Figaro - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France - Grégory PHILIPPS - Directeur adjoint de la rédaction de LCI, en charge du pôle international - Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Élisabeth PIERSON - Journaliste correspondante à Kiev pour Le Figaro PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40. PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/

C dans l’air du 4 septembre 2026 - Allemagne / Russie : « une situation proche de la guerre » Les actes hostiles attribués à la Russie se multiplient sur le Vieux Continent, et l’Europe change de ton vis-à-vis de Moscou. Berlin, en particulier, a annoncé, le 1er septembre, des mesures de rétorsion après avoir identifié une filière russe dans un projet d’attentat qui a visé l’aéroport de Leipzig en août. « Nous sommes dans une situation proche de la guerre », a prévenu le maire de Leipzig, Burkhard Jung. Dans la foulée, Copenhague a tiré la sonnette d’alarme. La Russie prépare « activement » des actions de sabotage contre le Danemark, et particulièrement contre son industrie de défense, ont affirmé jeudi les services de renseignement du royaume scandinave. Moscou chercherait notamment à recruter des citoyens ordinaires sur les réseaux sociaux pour recueillir des informations sur des infrastructures ou des sites industriels. L’inquiétude s’étend également aux réseaux électriques européens. La menace se précise, comme en Pologne, où une cyberattaque contre le réseau électrique a été déjouée en début d’année, évitant un blackout, ou en Allemagne, confrontée depuis plusieurs jours à de mystérieux sabotages visant son réseau à la veille d'une élection régionale cruciale en Saxe-Anhalt. Drones explosifs, sabotage, espionnage, opérations d’influence… Ces événements ne sont plus considérés comme des incidents isolés par les Européens. À Bruxelles, Ursula von der Leyen et Kaja Kallas appellent à renforcer la réponse européenne contre « ces attaques hybrides », tandis qu’Emmanuel Macron dénonce « une ingérence » et « une guerre hybride » de la Russie. Car la France est, elle aussi, dans le viseur. Depuis plusieurs années, les autorités françaises alertent sur la multiplication des campagnes de déstabilisation attribuées à Moscou. Cyberattaques, désinformation, manipulations sur les réseaux sociaux, opérations clandestines : les méthodes sont multiples et évoluent rapidement. La France a déjà été confrontée à plusieurs campagnes destinées à semer le doute et à provoquer des tensions dans l’opinion, comme l’affaire des « mains rouges ». À l’approche de nouvelles échéances électorales, la menace prend une dimension particulière. Les responsables politiques et les candidats peuvent devenir des cibles privilégiées de campagnes de manipulation visant à perturber le débat public et à influencer les électeurs. Cette guerre de l’ombre se joue également sur le terrain ukrainien. Volodymyr Zelensky a progressivement fait évoluer sa stratégie en misant de plus en plus sur les frappes en profondeur en Russie. L’objectif : atteindre les infrastructures militaires, les dépôts de munitions, les centres logistiques et les sites industriels situés loin derrière la ligne de front. En portant le conflit au cœur du territoire russe, Kiev cherche à perturber la machine de guerre de Vladimir Poutine et à rendre la guerre plus coûteuse pour Moscou. Derrière cette stratégie se trouve une transformation spectaculaire de l’industrie de défense ukrainienne. De petites entreprises capables de produire rapidement différents types de drones côtoient désormais des acteurs industriels beaucoup plus importants. C’est le cas de FirePoint, devenue l’une des entreprises emblématiques de cette nouvelle industrie de défense ukrainienne, qui développe notamment des drones de frappe à longue portée et des missiles. Nos experts : - Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Joséphine STARON - Directrice des études et des relations internationales du Think Tank Synopia et docteur en philosophie - Véronika DORMAN - Journaliste spécialiste de la Russie à Libération, ancienne correspondante à Moscou - Vincent CROUZET - Ancien espion de la DGSE, expert en renseignement et auteur de "Le jour où je suis devenu espion</
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