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Or


Xavier Marchand, consultant chez Didaction Conseil
Charge de travail trop importante, organisation du travail défaillante, isolement, pression de la hiérarchie, les facteurs de stress sont très nombreux et chacun peut s‘y identifier aisément.
D’ailleurs le stress au travail ça sonne un peu comme un pléonasme. Quel travail n‘est pas stressant ? Y compris et a fortiori un boulot intéressant hein ? On y retrouve toujours ses moments de stress.
Ne serait-ce que pour cette émission, regardez…. Laurence s‘est remise à boire, Patrick est au bord du burnout, Sandrine va finir agoraphobe.
Non non je plaisante, tout le monde va à peu près bien, je rassure tous les proches et spéciale dédicace à Patricia la maman de Sandrine au passage. Ou en tout cas c‘est pas de ma faute, je ne les maltraite pas trop.
Bon mais c’est bien parce que chacun dans son organisation de travail baigne dans le stress ; c’est bien parce qu’on s’y noie ; qu’on ne sait plus ce que c’est, et c‘est quand on ne sait plus ce que c’est qu’on fait appelle à un consultant.
Quels sont les déclencheurs du stress au travail, les situations à risques ? Quelles sont les conséquences d‘un stress à long terme ?
Existe-t-il un bon stress, le travail est-il nécessairement et invariablement stressant ?
Avec Didier Demazière, directeur de recherche au CNRS.
Le chômage fait entièrement partie de notre société, il est l’autre versant de l’activité, on n’imagine guère parler de l’activité sans parler du chômage.
Le mot chômage, ça vient du grec kauma. Ça veut dire chaleur, et en particulier la chaleur caniculaire, douloureuse et brûlante. Les latins le reprennent pour inventer un terme populaire, caumare, se reposer pendant les grandes châleurs. Aujourd’hui, on utilise plus le mot de chômage pour dire “se reposer“. Le chômage est subit, il est vécu essentiellement comme une contrainte.
Et puis, le chômage, c’est aussi une construction sociale, c’est-à-dire une manière de se trouver dans la société.
Et comme on se présente, on s’identifie à partir de son travail, pour un chômeur c’est toujours un peu compliqué. Vous penserez peut-être à moi la prochaine fois que vous vous présenterez à quelqu’un. Mais remarquez comment vous vous y prenez.
Salut tu fais quoi dans la vie ? Alors moi je suis écailleur et toi ? Au nom de quoi serait-ce qui nous permet de nous nourir qui permettait de définir notre vie.
Qu’est-ce qui fait que l’on ne se présente pas selon ses passions, ou ce que l’on fait le plus, salut tu fais quoi dans la vie ? Je me passionne pour l’astronomie, j’élève des gamins, j’anime une émission de radio, j’écaille des poissons. Et surtout, qu’elle est la place des chômeurs dans tout ça ?
Le chômage est une construction sociale, résultant de la codification de certaines situations en un statut (donc le chômeur), et impliquant la reconnaissance sociale d’une légitimité à occuper un emploi. Elles font alors resurgir des questions qui semblaient résolues : qu’est-ce qu’être chômeur, comment définir les chômeurs, quelles sont les limites de la catégorie ?
Cela va bientôt faire dix ans que ce dispositif existe, c‘est-à-dire depuis une loi du 4 août 2008. C’est un peu le truc rêvé le coup de l’auto entrepreneur, tant que tu ne fais pas de bénéfice on te demande pas de charges. Il te suffit de faire un formulaire en ligne pour te déclarer. Et puis la génération Z, qui ne se voit pas travailler sous une hiérarchie, et qui fuit l’entreprise classique… Sur le papier c’est pas mal du tout, l’autoentrepreneur, ça vent même plutôt du rêve.
Et pourtant, derrière ce statut alléchant, il existe toute sorte de controverses. Ça a commencé fin 70, début 80 quand les inspecteurs du travail se sont rendu compte que certaines entreprises incitaient leurs salariés à prendre leur carte d’artisan à la chambre des métiers.
À partir de là les formes se sont diversifiées énormément, on a le portage salarial, on a le salarié à employeurs multiples etc. Et la tentation de penser que le phénomène s’est multiplié et qu’il constitue le futur du travail arrive vite, très vite, et pourtant une enquête de l’Insee publiée en septembre 2016 révèle que quatre autoentrepreneurs sur dix n’ont en fait eu aucune activité en fin d’année ! Et seulement un sur deux (54 %) en font leur activité principale.
Avec Benoit Hamon – Membre fondateur de Génénération.S
Il existe une petite musique qui pose la question de la place du revenu dans notre société. Autrefois nous avions une formation initiale qui nous amenait à un travail et qui était l’oeuvre d’une vie. Traduisant ainsi les détresses que les cessassions d’activité peuvent provoquer. Aujourd’hui les emplois changent, et les gens aussi dans le courant dans leur vie. On alterne différents métiers par des périodes de chômage et de formation, et en même que le rapport travail se remet en cause, sa rémunération le fait aussi.
Revenu de base, revenu universel, allocation universelle, salaire à vie, revenu universel d’existence
Que cachent toutes ses appellations tous ses concepts et surtout, qui est derrière. Entre ceux qui prônent la décroissance, ceux qui prônent la fin du travail, ceux qui veulent faciliter l’aide sociale et ceux qui pensent que c’est aux citoyens de décider du financement de leur vie. Il y a derrière le rapport au revenu des utopies très fortes et surtout très différentes.
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