C'est du jazz latino

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C'est du jazz latino episodes

  • c'est du jazz latino 52 (percusions et batteurs 2)

    Pour le mélomane, la batterie est le moteur du jazz traditionnel, tandis que les congas, les timbales et les bongos appartiennent à l’univers tropical. Pourtant, dans le jazz latino, le batteur n’est pas un simple accompagnateur ; il est un véritable interprète. Si les premières rencontres entre le jazz et les rythmes afro-latinos se sont faites par « juxtaposition » (des percussions latines sur une base jazz, ou inversement), c’est le batteur qui a unifié ces deux univers au sein d’un même ensemble de percussions.

    1 hr 4 min
  • C’est du jazz latino 51, Les batteurs

    Dans cette rentrée 2026 nous sommes confrontés à un défi fascinant : connaitre les percussions du jazz latino, plonger au cœur même de cette musique. Depuis que Chano Pozo a rejoint Dizzy Gillespie dans les années 1940, les percussions ont cessé d’être un simple ornement pour devenir le noyau harmonique et rythmique du genre.

    Les batteurs qui parviennent à maîtriser ces deux univers sont de véritables traducteurs culturels. Ce n’est pas une mince affaire : dans le jazz traditionnel, le pied droit frappe la grosse caisse en syncope, et la main droite maintient la cymbale ride ; dans la musique latine, il faut jongler entre la clave d’une main, le tumbao avec les pieds et les polyrythmies à la batterie.

    Ceux qui réussissent à fusionner ces éléments naturellement font bien plus que simplement jouer de la batterie ; Ils deviennent le lien incontournable entre le bebop new-yorkais et les percussions de La Havane, de San Juan ou de Rio de Janeiro – initialement, et aujourd’hui, de toute la Caraïbe et l’Amérique latine.

    Dans un épisode précédent consacré aux bassistes, nous avons évoqué Cachão et d’autres bassistes éminents comme piliers de la section rythmique. Dans cet épisode consacré aux batteurs comme ponts, le concept change, ou plutôt s’inverse : tandis que le bassiste assure la base, ce sont les batteurs qui ouvrent la voie à la fusion.Dans cette rentrée 2026 nous sommes confrontés à un défi fascinant : connaitre les percussions du jazz latino, plonger au cœur même de cette musique. Depuis que Chano Pozo a rejoint Dizzy Gillespie dans les années 1940, les percussions ont cessé d’être un simple ornement pour devenir le noyau harmonique et rythmique du genre.

    Les batteurs qui parviennent à maîtriser ces deux univers sont de véritables traducteurs culturels. Ce n’est pas une mince affaire : dans le jazz traditionnel, le pied droit frappe la grosse caisse en syncope, et la main droite maintient la cymbale ride ; dans la musique latine, il faut jongler entre la clave d’une main, le tumbao avec les pieds et les polyrythmies à la batterie.

    Ceux qui réussissent à fusionner ces éléments naturellement font bien plus que simplement jouer de la batterie ; Ils deviennent le lien incontournable entre le bebop new-yorkais et les percussions de La Havane, de San Juan ou de Rio de Janeiro – initialement, et aujourd’hui, de toute la Caraïbe et l’Amérique latine.

    Dans un épisode précédent consacré aux bassistes, nous avons évoqué Cachão et d’autres bassistes éminents comme piliers de la section rythmique. Dans cet épisode consacré aux batteurs comme ponts, le concept change, ou plutôt s’inverse : tandis que le bassiste assure la base, ce sont les batteurs qui ouvrent la voie à la fusion.

    1 hr 1 min
  • Elles chantaient des boléros, c’est du jazz latino 50 (Elles 3)

    Les deux chapitres précédents, consacrés aux Architectes du rythme et de la fusion (TK-21 n°177) et à la Nouvelle Vague et les Héritages rebelles (TK-21 n°176), nous rendent inévitablement redevables envers leurs prédécesseuses. Les rôles et les transformations que nous observons aujourd’hui n’auraient pas été possibles sans elles. Comme nous le verrons, elles ne se sont pas consacrées exclusivement au chant du boléro ou à la danse de la rumba, mais il est indéniable que cette image a prévalu. En réalité, grâce à leur passion, mais aussi à leur savoir et à leur technique, elles ont posé les fondements des transformations que nous constatons aujourd’hui.

    1 hr 3 min
  • (Elles 2) La Nouvelle Vague et les Héritages rebelles

    Les femmes dont il est question ici partagent presque toutes un point commun : l’exil choisi ou forcé (Toronto, Houston, Miami, NYC, Suisse…). Elles ne se contentent pas de jouer leur musique, elles créent des « petites patries sonores » là où elles s’installent.
    Ces dernières protagonistes mettent en lumière une « nouvelle garde » incroyable : des femmes nées dans les années 1980 et 1990 qui, tout en respectant l’héritage de leurs parents, ont propulsé des sons dans l’ère du hip-hop, de l’électronique et du jazz moderne.

    1 hr
  • (Elles1) Les Architectes du Rythme

    Dans notre programme, nous avons exploré différents pays et instruments, et il nous faudra, à un moment donné, nous consacrer à des groupes spécifiques. Cependant, une question me semble urgente, compte tenu de ce que nous avons déjà accompli : la place des musiciennes dans le jazz latino, tant dans son histoire que dans sa scène actuelle. Ce n’est pas que nous ne leur ayons pas fait de place, mais leur présence devient de plus en plus cruciale au sein du genre.

    Pendant des décennies, l’histoire du jazz latino a été racontée presque exclusivement d’un point de vue masculin. Pourtant, les femmes n’ont pas seulement été présentes, elles ont aussi joué un rôle fondamental dans l’élaboration de ce genre musical, passant du rôle de chanteuses à celui de dirigeantes d’ensembles, de pianistes et batteuses à la direction musicale. Nous vous présentons ici deux épisodes consacrés aux musiciennes incontournables du jazz latino contemporain.

    Ces femmes sont passées du statut d’invitées à celui de directrices musicales qui définissent le son des groupes. Avec elles, nous explorons un territoire fascinant où le jazz latino dépasse la simple clave pour s’enrichir d’une texture plus vaste : jazz folk, avant-garde latine, néoboléro ou jazz de chambre sud-américain. Nous sommes face à des protagonistes qui élargissent les horizons de la musique latine et du jazz, apportant une sophistication sonore remarquable, notamment pour un public international sensible à l’éclectisme.

    Ces artistes évoluent aux frontières de l’avant-garde et de l’expérimentation ; elles ne se contentent pas de jouer du jazz latino ; ils inventent de nouveaux langages où la racine latine donne le rythme, mais où l’essence même réside dans l’improvisation. Avec elles, nous comprenons que le jazz latino n’est pas qu’un simple rythme ; c’est une façon d’appréhender le monde à travers n’importe quel instrument, à travers le groupe, à travers la musique.

    Dans ce programme et le suivant, nous souhaitons illustrer la transmission intergénérationnelle, la migration et la fusion des sonorités entre les continents bordant l’Atlantique. Deux heures de programmation que nous diviserons en deux thèmes : le premier sera consacré aux architectes du rythme, celles qui ont posé les fondements techniques et théoriques, et le second, le mois prochain, à l’avant-garde, à celles qui repoussent les limites du genre.

    1 hr 1 min
  • C’est du jazz latino 47 (l’Angleterre)

     Le cas de l'Angleterre (et plus particulièrement de Londres) est unique : le jazz latino au Royaume-Uni est né et s'est développé dans les clubs et grâce à la culture DJ. Aujourd'hui, cette scène dynamique est marquée par l'acid jazz, la collection de vinyles et un riche héritage caribéen issu du Commonwealth. 

    On pourrait résumer l'histoire du jazz latino en Angleterre par le passage « des bals de salon à la révolution acid jazz ». L'histoire britannique des rythmes latinos n'est pas nouvelle, mais sa fusion avec le jazz revêt un caractère résolument cosmopolite et urbain. 

    Parmi ses précurseurs, remontant aux années 1940, il convient de souligner le travail de pionnier d'Edmundo Ros. Bien que sa musique fût davantage destinée au grand public (musique de bal et de danse), ce musicien trinidadien, de nationalité britannique et vénézuélienne, installé à Londres, fut celui qui introduisit les rythmes caribéens dans la haute société britannique des années 1950 ; il prépara le public à les découvrir. 

    1 hr 2 min
  • C’est du jazz latino 46 (Canada)

    Au Canada, le jazz latino a prospéré grâce au multiculturalisme, à l’immigration caribéenne et latino-américaine et, surtout, à une collaboration profonde et soutenue avec Cuba. Le jazz latino canadien se définit par son authenticité rythmique et par la présence d’artistes qui ont consacré des décennies à l’immersion culturelle, créant ainsi un pont musical direct avec Cuba. Les grandes villes (Toronto et Montréal) servent de centres de production et de distribution, dynamisées par des communautés diversifiées et le prestige international d’événements comme le Festival international de jazz de Montréal.

    1 hr 1 min
  • C’est du jazz latino, épisode 45 (Italy)

     Nous avons exploré le jazz latino à travers ses origines, par pays, par instrument. Aujourd'hui, nous revenons au thème des pays, en nous concentrant sur le jazz latino italien. L'histoire du jazz latino en Italie est un sujet particulièrement intéressant, car son développement ne s'est pas fait par le biais d'une immigration caribéenne massive comme aux États-Unis, mais plutôt grâce à une fascination culturelle, aux bandes originales de films et au travail de producteurs et de DJ. Le latin jazz italien possède une identité unique, souvent marquée par l'élégance mélodique de la bossa nova et la complexité rythmique du cubop, le tout imprégné d'une sensibilité harmonique proche du jazz européen moderne et de la musique de film. 

    1 hr
  • C’est du jazz latino 44 (les pianistes)

    Le rôle du piano dans le jazz latino est fascinant car cet instrument fait office de pont unique, répondant aux exigences rythmiques de la musique latine tout en explorant les profondeurs harmoniques du jazz. 

    Le piano, dans le jazz latino, n'est pas seulement un instrument d'harmonie, mais aussi un élément fondamental de la section rythmique. Son rôle est celui d'une dualité constante : il doit être suffisamment percussif pour ancrer le rythme, et simultanément, suffisamment libre et harmoniquement riche pour permettre l'improvisation. La beauté du genre réside dans la manière dont le pianiste gère cette tension. 

     Dans la composition de jazz latino, le piano repose immédiatement sur la structure rythmique définie par les percussionnistes (la clave, la basse et les congas). La clave (le motif rythmique qui donne son nom au genre) est l'axe, et le piano remplit les espaces autour de ce point d'ancrage. 

    La contribution latino-américaine à la composition pour piano se caractérise par la création de structures répétitives et fortement syncopées : le montuno cubain en est peut-être l'exemple le plus emblématique. Il s'agit d'une courte phrase mélodique et rythmique répétitive (un ostinato) jouée principalement par la main droite, souvent dans le registre aigu. Sa fonction n'est pas celle d'un vamp de jazz, mais plutôt celle d'une percussion harmonique. Le montuno génère l'énergie et l'atmosphère hypnotique nécessaires à des genres comme le mambo ou le son. Son motif est conçu pour interagir rythmiquement avec la ligne de basse (tumbao). 









    1 hr 5 min
  • C’est du jazz latino 43 (les violonistes)

    Le violon, comme la flûte, trouve ses racines dans les charangas cubaines traditionnelles, mais son adoption dans le jazz latino lui a permis d'élargir sa palette sonore. Parmi les caractéristiques de son jeu soulignons : sa sonorité lyrique et expressive, le violon est capable d’une expression mélancolique et lyrique incomparable. Ses solos peuvent être très chantants, avec un vibrato évoquant une émotion profonde, ou d’une incroyable virtuosité. Ses harmonies de section, dans le contexte de grands orchestres ou dans la tradition de la charanga, une section de violons crée des harmonies denses qui confèrent à la musique une richesse orchestrale. Cela ajoute une sophistication rare dans d’autres formats de jazz.

    1 hr 2 min

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Un espace pour l’écoute, la dance et le plaisir par Pedro Alzuru