C'est la Cata !
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C'est la Cata ! episodes

  • Coronavirus et pollution de l’air avec Thomas Bourdrel





    Dans cet épisode de “C’est la Cata !”, j’ai invité de nouveau Thomas Bourdrel médecin radiologue à Strasbourg, créateur du collectif Strasbourg Respire, pour parler de la relation entre la pollution de l’air et la propagation du Coronavirus.



    Même si la transmission du Coronavirus se fait principalement par contact humain, les voies respiratoires peuvent être aussi un canaux de transmission. L’air pollué contient des particules ultra-fines qui maintiendraient le virus plus longtemps dans l’atmosphère. Dans des villes très polluées comme Strasbourg, le contact humain et la mauvaise qualité de l’air favoriseraient la propagation du virus. 



    Le confinement diminue considérablement le contact humain et réduit la pollution de l’air en raison de la baisse de l’activité économique (notamment dans le secteur des transports). Par exemple, en Chine et en Italie du Nord, la qualité de l’air s’est améliorée suite au confinement. Des personnes atteintes de maladies liées à la pollution de l’air ou vulnérables ont vu leur état s'améliorer. 



    Cette crise sanitaire mondiale est une expérience de décroissance forcée qui, malgré ses conséquences néfastes à court terme, nous fait réfléchir sur des mesures à prendre à long terme par rapport d’une part, à nos habitudes de consommation et d’autre part, au regard porté par l’Etat sur les sujets de santé publique. 



    La pollution de l’air en France appartient actuellement au ministère de la transition écologique et solidaire alors qu’il s’agit d’un vrai problème de santé publique. Pour que des mesures efficaces soient prises, le ministère de la santé devrait s’en occuper. 



    Nous espérons que cette crise se soldera par une réelle prise de conscience des pouvoirs publics sur les problématiques de santé actuelles plutôt que par une incitation à la surproduction et à la surconsommation.



    Bonne écoute ! 



    C’est la Cata ! a été réalisé, écrit et édité par Catalina Patino.La musique de C’est la Cata ! a été composé par Yannick Liebnau (rocknjone sur Instagram)
    13 min
  • Le féminisme pour les nul·l·e·s avec mine Günbay #2 (épisode 20)





    Vous trouverez dans cet épisode de C’est la Cata !, la suite de la conversation avec Mine Günbay sur le féminisme. Féministe et activiste, Mine a récemment coécrit le livre « Le féminisme pour les nul·l·e·s ». Ce livre propose des outils pour mieux comprendre le mouvement féministe afin de pouvoir répandre son idéologie.



    Les inégalités entre hommes et femmes persistent notamment en termes de revenu et d’accès aux postes à responsabilité. Les femmes sont sous-représentées dans la sphère politique où les moyens mis à disposition pour des projets d’égalité de genre restent insuffisants. En outre, les femmes sont souvent réduites au rôle de mère et doivent supporter la pression sociale quand elles décident de ne pas enfanter. Dans le milieu artistique, elles subissent des agressions de la part des hommes à pouvoir. 



    Actuellement, le mouvement féministe met sur le devant de la scène l’homme pour qu’il assume ses responsabilités. Au Chili, des artistes ont lancé un hymne accompagné d’une chorégraphie pour rappeler au monde entier que le responsable du viol reste l’homme et la victime la femme. 



    Dans cet épisode, nous parlerons de maternité, de fertilité, du mouvement féministe en Amérique Latine, de viol et d’attouchements dans le milieu artistique, d’éducation sexuelle et de politique.



    Bonne écoute ! Pour écouter la première partie de cette conversation, suis ce lien De l’hystérie au féminisme expliqué par Mine Günbay



    Voici, références citées dans cette épisode : 



    * La chanson féministe chilienne “un violador en tu camino”* Le livre LE FÉMINISME POUR LES NUL.LE.S
    28 min
  • De l’hystérie au féminisme expliqué par Mine Günbay

    Dans les deux prochaines épisodes de C’est la Cata ! nous parlerons de féminisme avec Mine Günbay. Mine, ancienne adjointe au Maire de Strasbourg en charge du droit des femmes et de la démocratie locale (entre 2008-2016), activiste dans le milieu associatif (depuis plus de vingt ans) et féministe a récemment coécrit le livre “Le féminisme pour les nul·le·s”. Ce livre retrace l’histoire du mouvement féministe à travers des anecdotes et des portraits de femmes féministes engagées. Le féminisme souvent caricaturé ou instrumentalisé est une philosophie de vie qui vise l’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que l’abolition du patriarcat. 



    Quand on est nul·le dans ce domaine, le féminisme insupporte. Mais quand on prend connaissance des difficultés qu’endurent les femmes au quotidien (violence, discrimination, inégalité, harcèlement, attouchement, viol, ect.) alors le féminisme rassure. 



    Miné croit à la pédagogie et pense que tout débat sur le féminisme doit se baser sur des statistiques. Voici quelques chiffres pour la France en 2019 : 139 femmes ont été tuées par leur compagnon; 225 000 femmes sont victimes de violence; une femme est violée toutes les sept minutes,



    Dans ce premier épisode avec Mine Günbay, nous déconstruisons quelques idées reçues sur le féminisme pour mieux décrire cette philosophie de vie. Nous parlerons aussi de féminicide, viol, voile et langage. 



    Bonne écoute !



    Voici, références citées dans cette épisode : 



    * Le témoignage de Adèle Haenel sur les attouchements et le harcèlement sexuel qu'elle a subit de la part du réalisateur Christophe Ruggia alors qu’elle était adolescente.* La chanson : At The Purchaser's Option - Rhiannon Giddens * Le livre LE FÉMINISME POUR LES NUL.LE.S
    30 min
  • La pollution de l’air à Strasbourg, la vraie Cata expliqué par Thomas Bourdrel (épisode 18)




    Depuis le 18 juillet, je n’avais plus publié d’épisodes de mon podcast alors que j’en avais plusieurs déjà prêts. La raison principale de cet arrêt était l'épuisement mental et physique dans lequel j’étais submergée. Même si les épisodes étaient prêts à être diffusés, j’ai préféré prendre mon temps pour mieux orienter mon projet podcast. Après des mois de réflexions, j’ai fait le choix de prioriser mes projets personnels et m’adonner à mes passions afin d’en vivre un jour.
    Aujourd’hui, je suis de retour avec un épisode que j’ai enregistré en mai et dont le sujet reste malheureusement d’actualité. J’avais interviewé Thomas Bourdrel pour parler de l’état de pollution de l’air à Strasbourg et de ses conséquences sur la santé. 
    Thomas Bourdrel, médecin radiologue à Strasbourg, a créé le collectif Strasbourg Respire pour former, informer et lutter contre la pollution de l’air. Sur le long terme, la pollution de l’air augmente le risque d'asthme allergique,  d’allergies cutanées, de cancer du poumon, de maladies cardio-vasculaires (avc, infarctus) et neurodégénératives (parkinson, alzheimer) ainsi que de pathologies sur la grossesse. La pollution de l’air touche un nombre important d’organes et par conséquent, concerne plusieurs spécialistes de la santé.    
    Nous ne sommes pas tous égaux face à la pollution de l’air en raison de notre état de santé. Nous sommes cependant tous touchés par celle-ci à des degrés différents en fonction de notre activité professionnelle, de notre lieu de travail ou d’habitation et des déplacements que nous effectuons régulièrement. 
    Tout au long de cet épisode, Thomas nous explique ce qu’est la pollution atmosphérique en milieu urbain (gaz nocifs, particules fines et particules ultrafines) ainsi que les mesures que nous pouvons entreprendre en tant que citoyens pour respirer un air de qualité. Si tu es Strasbourgeois ou Strasbourgeoise, tu comprendras pourquoi Strasbourg et la quatrième ville la plus polluée de France. 
    Bonne écoute ! 
    0 min
  • Yoga avec Marie Kock, l’histoire d’une tradition devenue produit culturel de masse (épisode 17)




    Dans ce dix-septième épisode de C’est la Cata ! J’ai invité Marie Kock, journaliste, enseignante et pratiquante de yoga qui a écrit le livre “Yoga, une histoire-monde”. Il s’agit du récit de l’expansion du yoga dans nos sociétés modernes. Marie a mené une enquête sur l’origine du “yoga moderne traditionnel” afin de savoir si le yoga actuellement enseigné en Occident était bien le yoga “traditionnel”. Cette question de tradition était à la base de son travail de recherche qui a été motivé par des raisons journalistiques et personnelles.
    En tant que pratiquante, Marie s’est souvent heurtée à des explications simplistes sur des questions spécifiques liées à la pratique du yoga. Comme la tradition restait la seule et unique réponse à tout questionnement, Marie remonta aux sources du yoga et notamment à son histoire en occident. Le résultat de ses recherches est compilé dans ce livre où elle relate aussi ses expériences personnelles en tant que pratiquante “blanche, citadine, CSP+, hyperconnectée”. 
    Lors de cette interview, nous avons parlé de l’évolution du yoga au sein du marché néolibéral. Le yoga comme tout produit culturel de masse possède un story-telling qui cherche à se démarquer en mettant un avant son caractère authentique et immuable. Les réseaux sociaux quant à eux véhiculent un life-style du bien-être et de la gratitude saturé de produits sponsorisés par des marques. Le marché yoga est indéniablement de plus en plus concurrentiel et contrairement aux croyances, il reste perméable aux sociétés dans lesquelles il évolue. 
    En faisant ce travail de recherche, Marie est venue rompre avec le sortilège de la “tradition” pour offrir une vision plus cohérente sur la réalité du yoga. Sa pratique et son enseignement sont désormais ancrés dans une démarche plus sincère. 
    Bonne écoute ! 
    49 min
  • La nudité, de l’injure à l’approbation de mon enveloppe charnelle (épisode 16)




    Aujourd’hui, je vais vous parler du corps. De cette enveloppe charnelle que tout yogi veut transcender ! De cet amas structuré d’os, muscles et fascias. Le corps humain est fascinant. Il est constitué de deux cent six os et six cent trente-neuf muscles …Bref, toute cette intro pour vous dire que j’ai publié des photos à poils de mon corps sur Instagram ! Et non pas sur facebook, je reste comme même un minimum pudique dans ma quête transcendantale !
    En mars dernier, alors que j’étais en terrasse, j’ai rencontré le photographe Michel Grasso qui m’a tout de suite demandé de faire des photos nues. Il m’a montré sa photo la plus célèbre : un cliché de lui, au premier plan, en mangeant des spaghettis sur le sexe d’une femme. Son approche artistique, sombre et un peu trash m’a convaincu. Cela n’a pas été une tâche difficile de me persuader car je voulais faire depuis longtemps des photos nus. En acceptant sa proposition, je voulais surtout confirmer ma place en enfer, celle que j’avais déjà réservé dès de mon enfance auprès de ma grand-mère.
    Ma grand-mère répudie la nudité féminine qu’elle considère comme un blasphème. Elle m’a toujours contrainte à la pudeur et à l’élégance. Pour elle, une femme doit être impeccable, aimable et serviable pour qu’un homme veuille bien l’épouser. Ma mère, au contraire, pense qu’une femme régit son destin et que les hommes ne servent absolument à rien. L’omission consciente de la sexualité féminine reste toutefois le seul point en commun dans leur discours. Elles répriment les désirs et les besoins charnelles de la femme par peur à l’injure ou à la soumission.
    Durant notre premier cercle de femmes entre copines, nous avons parlé de la féminité et du sens que chacune d’entre nous donne au caractère féminin. Dans cette courte chronique, je partage les premières instructions que les femmes les plus représentatives de ma famille m’ont transmises.
    Bonne écoute !
    0 min
  • L’équilibre, un état impermanent à rétablir en communauté (épisode 15)




    Je marchais pas à pas sur la corde bien tendue. Avec le regard fixé à l’horizon, j’entretenais le bon élan pour maintenir le rythme. J’avançais avec la conviction que j’avais enfin dompté l’équilibre. Mais hélas ! un léger coup de vent me renversa. Pendant quatre mois, je restai au sol noyée dans une tristesse profonde. L’indolence devint ma compagne.
    Une amie me tendit la main et m’aida à remonter sur la corde en m’appuyant sur ses pieds, la tête vers le sol, le bassin vers les cieux. Inversée, le sang afflua mon cerveau et l’étincelle du début se raviva. Animée par cette flamme, je continuai à marcher sur mes mains à l’aide de mes amis. Après cinq jours de périple, je repris confiance en moi.
    L’équilibre est un état impermanent que seul le mouvement conscient peut rétablir. La corde sur laquelle je me balance est maintenue par ma communauté d’amis qui s’agrandit jour après jour. Aujourd’hui, je me sens enfin en forme pour être support à quelqu’un d’autre. M’investir dans un projet global de vie en communauté nourrit mon envie de partager. Chacun mène sa danse sur la corde, et parfois un ami nous aide faire les meilleurs pas.
    Bonne écoute !
    0 min
  • Solitude, l’exercice pour devenir une bonne compagne de soi (épisode 14)




    La solitude est un acte conscient d'introspection auquel on s'adonne pour se reconnecter avec soi-même. Elle fait souvent peur surtout qu'on l'associe à l'isolement résultant d'une mise à l'écart par la société ou soi-même. Ma grand-mère craint ma solitude. Elle prie tous les soirs pour la fin de mon célibat et espère que Dieu m'offrira un compagnon solide et respectable pour la vie. Elle ignore que la source de mon bonheur et de mon amour propre proviennent de cette dérangeante solitude.
    Depuis le début de l'année et malgré mes réticences, je consacre mes heures libres à être seule : à m'ennuyer en regardant le plafond, à ne plus répondre aux messages et autres sollicitations venant des réseaux sociaux et surtout à méditer. Je pratique la solitude à travers le ménage, la cuisine et le yoga. J'erre à travers mon corps jusqu'à me frayer un chemin au plus profond de moi. J'hésite avant d'y plonger car un lourd héritage de conditionnements et de peurs m'attend. Mon intuition m'aide à déchiffrer leur sens. Je déconstruis peu à peu des vieux postulats. Je refuse de croire que les hommes sont juste des donneurs de sperme que l'on piège facilement autour d'une bonne date. Je rejette l'autorité castratrice. Je pleure l'absence de mon père .
    Je continue mon voyage. Je médite. Je tremble. Je me relève et prend de l'hauteur : il s'agit juste d'expériences. J'ouvre les yeux et m'émerveille. Abuela, j'ai trouvé le bon compagnon : c'est moi-même ! Je commence à m'aimer.
    Bonne écoute !
    0 min
  • Recueillement et amour, ce qu’un ami victime de la fusillade à Strasbourg m’a appris (épisode 13)




    Du recueillement. Quelques instants pour se connecter au plus profond de nous-même ne sont pas suffisants pour reprendre notre souffle quand la violence percute nos tempes. Elle anéantit la moitié de notre cervelle et nous suspend dans la pénombre. Quand notre feu intérieur scintille au déliement de notre âme, quelques voix douces et fraternelles infusent de la chaleur sous notre chair. Le retour nous semble faisable.
    Main dans la main, nous encerclions son corps étendu sur ce lit d'hôpital. Sa maman nous invita à lui verser de l'énergie de guérison par nos pensées puis à travers nos mains. Nous priions en silence pour son existence. Malgré son état critique, il communiait l'amour et la solidarité entre hommes et femmes qui s'étaient à peine entrevus dans le couloir de l'hôpital. Maître de cérémonie, il accomplissait son destin de réunir par leur lumière des êtres humains que l'identification sociale avait dissocié.
    La balle logeait depuis bien longtemps dans nos têtes. Elle nous séparait les uns des autres en nous submergeant dans la peur ne jamais être assez bon. Elle nous condamnait à faire toujours plus alors qu'exister était notre seule mission. Lui, par contre, il l'avait bien compris. Allongé sur ce lit d'hôpital, il réalisa comme toujours par sa présence l'union, l'amour et de l'empathie.
    Il nous a offert le plus beau cadeau de Noël : le recueillement.
    Cher ami, ton existence nous unit.
    Bonne écoute !
    0 min
  • Vers plus d’authenticité grâce aux soins chamaniques de Flora Nizard (épisode 12)




    Lors ce douzième épisode de mon podcast, j'ai invité Flora Nizard, thérapeute en soins chamaniques, pour parler des diverses méthodes de guérison notamment le RER (technique du Reconnaître-Embrasser-Relâcher) et le soin chamanique.
    A vingt ans, Flora a consciemment débuté son chemin de guérison. Au bout de dix ans de travail personnel intense, elle est devenue thérapeute en soins chamaniques. En se connectant à l'énergie universelle, elle accède à des informations qui nous font avancer dans notre chemin de guérison à condition de nous en rendre responsables. L'objectif de son travail est d'apporter du bien-être physique et psychique à ses patients et par extension à leur communauté et environnement.
    Flora croit que tout outil thérapeutique nous permet d'aller vers plus d'authenticité. Notre mission de vie ou désir le plus profond se trouve dans cette recherche d'authenticité dans laquelle nous ne nous mesurons plus à autrui. La joie est un bon indicateur dans notre quête d'authenticité, le sens de l'humeur un excellent partenaire et l'apprentissage à vie un moyen de rester éveillé.
    Bonne écoute !
    0 min

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