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Or


Dans cette nouvelle analyse, Cheikh Jamel Tahiri revient sur l’histoire de Pharaon. Il était un Roi et gouvernait sur un peuple. C’était une grande civilisation. Pharaon croyait en cette civilisation, héritée de ses pères. Pharaon avait une nature profonde en lui qui va ressortir à la fin et le mener vers les déclarations qu’il a eues.
Quelle était la nature des enfants d’Israël pour qu’à la fin, eux, adorent au veau d’or ?
Verset 67, sourate 2 al-Baqara, la Génisse :
‘‘(Et rappelez-vous) lorsque Musa (Moïse) dit à son peuple : « Certes Allah vous ordonne d'immoler une vache ». Ils dirent : « Nous prends-tu en moquerie ? » - « Qu'Allah me garde d'être du nombre des ignorants » dit-il.’’
Verset 61, sourate 2 al-Baqara, la Génisse :
‘‘Et [rappelez-vous] quand vous dîtes : « Ô Musa (Moïse), nous ne pouvons plus tolérer une seule nourriture. Prie donc ton Seigneur pour qu'Il nous fasse sortir de la terre ce qu'elle fait pousser, de ses légumes, ses concombres, son ail (ou blé), ses lentilles et ses oignons ! » -Il vous répondit : « Voulez-vous échanger le meilleur pour le moins bon ? Descendez donc à n'importe quelle ville ; vous y trouverez certainement ce que vous demandez ! » L'avilissement et la misère s'abattirent sur eux ; ils encoururent la colère d'Allah. Cela est parce qu'ils reniaient les révélations d'Allah, et qu'ils tuaient sans droit les prophètes. Cela parce qu'ils désobéissaient et transgressaient. ’’
Les Enfants d'Israël alimentaient une nature mauvaise et voulaient la foi et suivre Dieu mais tout en restant dans leur passé. Alors que la foi implique un renouveau et à se dénuer de toute chose mauvaise.
On a l’impression que Moïse (as) a été envoyé pour libérer les enfants d’Israël de Pharaon. Cependant, si on élève la pensée dans la spiritualité, Moïse est-il venu libérer Pharaon ou les enfants d’Israël ?
L’histoire des enfants d’Israël représente une part importante du Livre. Parmi, toutes les histoires du Coran, c’est celle qui est la plus récitée.
Cheikh Jamel Tahiri a abordé beaucoup d’histoire avec ses analyses et a également montré leur lien avec l’eschatologie. Toutes les histoires qui sont dans le Coran ne sont là que pour la #FinDesTemps. C’est pour cela que ces histoires ont un lien avec nous et notre époque. Elles sont un lien avec notre intérieur et la manière dont Dieu veut la forger. Elles sont là pour nous guider. Nous devons avoir confiance en la parole de Dieu afin qu’elle façonne notre intérieur et notre nature.
Dans cette nouvelle analyse, cheikh Jamel Tahiri revient sur le mois de Ramadan et le nombre 3 que l’on retrouve dans le Coran ainsi que dans ce mois à travers les trois décades. Trois étapes pour rentrer dans la nuit du Destin.
La première décade permet d’extirper du cœur de l’homme l’impureté comprise comme tout ce qui n’entre pas dans le cadre divin. Cet état est confirmé dans la célèbre sentence : « Dieu est Jaloux et Il n’accepte pas qu’il y ait dans le cœur de Son serviteur autre chose que Lui.» Pour que ce mois soit fructueux et que la Descente ait lieu, Dieu nous a mis la première décade pour purifier l’Homme. Cette première décade symbolise, aussi la Descente des Feuillets d’Abraham (p) et de la Torah.
Cette deuxième décade est une opportunité, dans ce mois béni pour les croyants de semer.
Sourate « Ta Ha », 20/117,118,119
« Alors Nous dîmes : Ô Adam, celui-là est vraiment un ennemi pour toi et ton épouse. Prenez garde qu'il ne vous fasse sortir du Paradis, car alors tu seras malheureux, car tu n'y auras pas faim ni ne seras nu, tu n'y auras pas soif ni ne seras frappé par l'ardeur du soleil.»
Dans le discours du Messager de Dieu (p) qui annonce l’entrée dans le mois béni, il (p) aurait dit : « Les portes du Paradis sont ouvertes pendant ce mois, demandez à votre Seigneur qu’elles ne soient pas fermées pour vous. Les portes de l’Enfer sont fermées, demandez à votre Seigneur qu’elles ne soient pas ouvertes pour vous ».
Lorsque l’on met en apposition ce discours et les versets cités plus haut, ceci plonge notre être dans le mois de Ramadan qui est l’image du Paradis dans lequel était notre père Adam. C’est à travers cet état que Dieu nous fait découvrir et nous fait goûter un aperçu que Dieu a préparé pour Ses fidèles serviteurs.
Comment Dieu définit-Il son mois ?
Sourate « La Génisse », 2/183 :
« Ô vous les croyants, on vous a prescrit as-Siyâm comme on l'a prescrit à ceux d'avant vous, ainsi peut-être serez vous parmi les éveillés en Dieu.»
L’Imam Jafar As-Sadiq (p) dit que Dieu n’a imposé le jeûne du mois de Ramadan à aucune communauté avant. Il cita le verset ci-dessous et aurait dit : « Dieu a imposé le jeûne du mois de ramadan aux Prophètes sans leur communauté. Il a donc privilégié cette communauté, c’est-à-dire la communauté de l’Islam, en imposant le jeûne au Messager de Dieu et à sa communauté. »
Dieu conclut ce verset par l’atteinte de l’éveil. L’un des buts du mois de Ramadan est cet éveil. Le terme « taqwa » déjà exposé dans d’autres analyses, est généralement traduit dans le Coran par la piété. Lorsqu’il traduit comme tel, nous restreignons son sens et nous ne lui donnons pas tout son potentiel, car ce mot est riche en arabe.
Cheikh Jamel Tahiri a choisi la traduction de l’éveil, car elle est fidèle à son sens étymologique. Le but du jeûne est d’obtenir l’éveil. Dans une parole de l’Imam Ali (P), il dit que deux spécificités font seulement que Dieu accepte les actes : « l’éveil et al-Ikhlas » (traduit par le culte pur, c’est-à-dire se débarrasser de tout ce qui n’est pas Dieu).
Quand Dieu accepte une action, cela veut dire qu’elle va donner un fruit, cette action va engendrer une manifestation et va opérer une transformation en nous ou dans notre entourage. Le jeûne est ici pour que nous puissions fructifier et produire quelque chose. Ce fruit, nous le récoltons durant la nuit bénie. Si Dieu nous fait Grâce et nous fait rentrer dans l’éveil, alors nous réussirons notre jeûne et nous récolterons des Fruits. C’est pour cela que Dieu dit qu’Il est la Récompense des jeûneurs.
Avec cette deuxième décade, nous sommes là pour semer. Et si nous semons alors nous allons rentrer dans l’éveil. La particularité de cette décade est que l’Évangile y est descendu ainsi que les Psaumes de David. Jésus fils de Marie (p) est le Verbe, la Parole de Dieu. C’est pour cette raison que nous devons semer la bonne parole. Le jeûne qu’ont voué Marie et Zacharie (p) a un lien avec la Parole. Pour semer la bonne parole, il faut ne pas user de la parole à des fins mauvaises. Autrement dit, il faut se taire à tout ce qui est étranger à la Parole de Dieu.
Lorsque nous faisons cela, alors nous faisons place à la Parole de Dieu. La parabole de cette bonne parole dans le Coran est comme l’arbre dont les racines et le tronc sont bien enracinés dans le sol et que les branches s’élancent dans le ciel.
L’arbre donne des fruits. Si nous semons la bonne parole, alors nous récoltons ses fruits qui sera la Révélation de l’Esprit. C’est pour cette raison que pendant cette deuxième décade, cheikh Jamel Tahiri nous enjoint à surveiller nos langues pour ne pas dire ce qu’il ne faut pas dire, de donner l’opportunité à notre langue de dire la bonne parole et de donner l’opportunité aux autres à travers notre parole d’être des témoins de cette bonne parole.
Si nous savons semer la bonne parole, nous récolterons quelque chose qui produira un changement dans ce monde.
L’éveil a un rapport étroit avec le cœur de l’Homme. Le Coran est descendu sur le cœur du Messager de Dieu (p). Dans le Coran, Dieu dit que « le Cœur n’a pas menti sur ce qu’il a vu. » C’est une station particulière du cœur que le Messager de Dieu (p) a atteint et dans laquelle la Révélation est effective. C’est la station de la Proximité.
Il est donné à tous ceux qui la recherchent, ceux qui jeûnent, de vivre un certain niveau de cette Révélation. Par l’éveil, Dieu veut nous rentrer dans l’état du cœur qui n’a pas menti car Il veut nous initier à quelque chose qui dépasse notre condition terrestre.
Tant que la Révélation reste au premier niveau, nous n’avons pas l’opportunité de goûter à ce cœur pur et à l’éveil du cœur. Nous n’avons pas l’opportunité de donner les meilleurs fruits à nos actions, nos actes et notre jeûne. Nous devons faire le jeûne non pas par obligation, mais en toute connaissance de cause.
Les trois décades du mois de Ramadan sont en train de nous initier à quelque chose de magnifique, quelque chose de plus réel que l’intellect. C’est pour cela que Dieu nous initie pas à pas pour nous faire rentrer dans un état. Quel est cet état ? Nous sommes gouvernés par les lois de la physique. Pour pouvoir rentrer dans la dimension céleste, il faut atteindre l’état de l’âme qui est en dehors du temps et de l’espace. Pour cela, il faut se débarrasser de la vie de ce monde et laisser ce cœur purifié semer la bonne parole afin qu’il puisse rentrer dans la Nuit Bénie, qui est en dehors du temps.
Sourate « Al-Imran », 3 /133
« Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin large comme les cieux et la terre, préparé pour les éveillés en Dieu.»
À travers ce verset, Dieu veut nous faire entendre que le monde de l’âme et de l’éveil du cœur est un monde où le temps et l’espace sont abolis. C’est pour cela que cet éveil est primordial. Et le jeûne permet d’atteindre cet éveil. Cette Nuit du Destin est une nuit qui est en dehors du temps. Ce mois est en dehors du temps et de l’espace et nous fait revenir à notre vraie nature, la nature de notre père Adam (p) lorsqu’il était au Paradis. Dans un verset, Dieu nous dit que « Le Vêtement de l’éveil est meilleur ». C’est pour cela que nous devons atteindre cet état où Dieu a enseigné les Noms à Adam (p).
Si nous avons l’opportunité d’accomplir une seule action en dehors du temps alors nous avons réussi.
Sourate « Al-Kahf » ,18 /110
« Dis : Je suis, en fait un être humain comme vous. Il m'a été révélé que votre Dieu est un Dieu Unique. Quiconque espère rencontrer son Seigneur, qu'il fasse de bonnes actions (action réparatrice) et qu'il n'associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur. »
Pour que son action réparatrice soit une réalité, en dehors du temps, il faut le Ikhlas (enlever le shirk) et l’éveil en Dieu.
Dans cette nouvelle analyse, Cheikh rappelle ce qu’est un serviteur, un représentant ou le Calife de Dieu.
Verset 238, Sourate 2 « La Génisse » :
« Soyez assidus aux Salats et surtout la Salat médiane ; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité. »
Ce verset évoque les prières quotidiennes, à savoir les cinq prières placées dans trois moments de la journée.
Dieu évoque ces prières et après parle de la salat (prière) médiane. La réflexion est la suivante : est-ce que cette Prière Médiane fait partie des cinq prières quotidiennes ou est-ce que cette prière est différente des cinq autres prières ?
Afin d’expliciter ces questions, il faut se poser la question suivante : est-ce que notre lecture du Coran est celle du Messager de Dieu et des Gens de la Demeure prophétique ? Une personne sincère répondra par la négation.
En effet, la lecture du Messager de Dieu et des Gens de la Demeure prophétique produisait un changement.
Cette question nous amène à notre interrogation. Est-ce que nos prières sont identiques à celles du Messager de Dieu ?
Le Messager de Dieu disait que la prière est l’ascension du croyant. Nous devons faire une prière qui sort du temps. La prière médiane continue après le temps des prières que nous connaissons.
Verset 28, Sourate 48 « La victoire » :
« Muhammad est le Messager de Dieu. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant de Dieu grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par les signes laissés par leur soumission. Telle est leur image dans la Thora. Et l'image que l'on donne d'eux dans l'Évangile est celle d'une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s'épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l'émerveillement des semeurs. [Dieu] par eux [les croyants] remplit de dépit les mécréants. Dieu promet à ceux d'entre eux qui croient et font de bonnes œuvres, un pardon et une énorme récompense. »
Limiter ce verset de manière temporelle avec les personnes qui étaient avec lui serait limitée le Coran, qui a un caractère atemporel.
Tout ceci est un préambule pour parler de la création de Dieu. Dieu a créé des créatures qui sont au service de Dieu.
Lorsque Dieu dit aux Anges qu’Il va établir sur terre Son #Califat, les Anges s’interrogent et voient une partie de l’existence de l’homme où il va répandre le sang et la corruption sur la Terre. Dieu leur dit qu’Il sait ce que les anges ne savent pas.
Pour comprendre cela, il faut comprendre la création de l’Ange. L’Ange est un serviteur de Dieu dans le mouvement et la vitesse. Les Anges ont un mouvement de vitesse et de lumière et c’est ainsi qu’ils reçoivent de Dieu Son enseignement. À travers le mouvement qu’ils effectuent, ils ont une approche des choses qui leur permet d’établir une réflexion mais qui ne permet pas la désobéissance.
Iblis, quant à lui, est d’une création inférieure à celle des Anges et sa création est tirée des Anges. Son mouvement lui permet de faire une analogie différente de celle des Anges.
Dans cette vidéo, Cheikh Jamel Tahiri poursuit son analyse de la semaine précédente concernant la sourate « La Caverne » du Saint Coran et la période eschatologique.
En préambule, il revient sur ses développements précédents en précisant que toutes les grandes religions ont évoqué le sujet de la fin des temps, n’en déplaise aux détracteurs de la spiritualité, qui souvent traitent ceux qui abordent ce thème avec mépris ou moquerie, ignorant que toute l’histoire de l’humanité est contenue dans l’eschatologie.
Mais, pour comprendre ces enjeux, il nous faut comprendre la genèse de l’homme, et la direction vers laquelle nous allons. Car, c’est au commencement que Dieu nous a dévoilé notre mission et ses objectifs. La Sourate « La Caverne » est très importante pour comprendre ces enjeux ainsi que les évènements que nous vivons aujourd’hui, pour ne pas avoir à les subir, car ils font partie du Plan divin.
Cheikh Djamel nous rappelle que la réalité dépasse la matière et que l’homme est un être spirituel pour qui les Messages prophétiques n’ont eu pour seul but de l’élever et lui expliquer la condition dans laquelle il vit afin qu’il puisse exister sans contradictions entre ce qui se passe dans le monde physique et sa réalité spirituelle.
C’est ainsi que nous pourrons aborder les temps que nous vivons de manière très différente et très sereine, car tout est maîtrisé dans le cadre du Projet divin.
La sourate « La Caverne » évoque donc, l’évolution de l’homme, de son origine jusqu’à l’avènement final de l’apparition du Mahdi (p) et de Jésus (p) à la fin des temps. Le cheikh rappelle que la lecture de ses dix premiers et dix derniers versets est fortement conseillée aux musulmans, notamment durant la période particulière que nous vivons, actuellement.
Il nous rappelle le dixième verset de la sourate :
« Quand les jeunes gens se furent réfugiés dans la caverne, ils dirent: Ô notre Seigneur, donne-nous de Ta part une Miséricorde; et assure-nous la droiture dans tout ce qui nous concerne» »,dans lequel les gens de la caverne firent leur prière, avec l’aspiration de quitter un monde vivant dans une réalité qui est en dehors de celle que Dieu a prévue pour l’homme.
Ensuite, cheikh Tahiri s’interroge sur le sens du onzième verset dans lequel Allah dit:
« alors nous avons assourdi leurs oreilles dans la caverne pendant de nombreuses années »Qu’est-ce que cela veut-il dire ?
Il nous explique qu’à partir de ce verset, les personnages entrent dans un nouveau Temps, celui de l’eschatologie. Telle est la démarche qui doit être la nôtre.
Les dix premiers versets doivent donc être récités à la fin des temps afin d’entrer ensuite, dans ce Temps réel, celui de l’eschatologie. En continuant la lecture de la sourate, nous entrons dans l’histoire des deux jardins qui nous montre le piège dans lequel nous ne devons pas tomber : lorsque nous obtenons un résultat dans notre cheminement, nous ne devons pas nous laisser perturber par cette découverte car elle n’est qu’un moyen et nous risquons de penser que nous sommes ceux par qui cela s’est fait alors que nous ne sommes rien, mais c’est seulement Lui qui est (Dieu). Car c’est Lui qui réalise à travers nous : c’est l’histoire de la création de l’homme et du Khalifa.
Avant de passer à l’histoire de Moïse (p) et Al Khidr (p), Dieu nous rappelle la genèse et Adam, pour nous montrer qu’Iblis s’est arrêté au niveau de l’histoire des deux jardins, en pensant que c’était grâce de ses efforts qu’il avait évolué oubliant Dieu et le Tawhid.
L’histoire d’Al Khidr et Moïse va nous mener ensuite, pas à pas vers une nouvelle réalité que tout chercheur doit désirer découvrir avec une soif de recherche intense. Dans cette histoire figurent donc trois récits et un personnage Al Khidr qui, d’après le Saint Coran,
« possède une science émanant de (nous) Dieu »C’est cette Science que Moïse (p) veut découvrir, ainsi que La destinée de l’homme, et à notre tour, nous devons être dans cette démarche et espérer, intensément découvrir cette extraordinaire Science. Entrer dans cette dimension de la Science demande de la patience, de l’endurance et de la foi, comme Al Khidr l’enjoint à Moïse.
Ce dernier ne sera pas patient dans le sens où il ne comprend pas la démarche d’Al Khidr : il y a un fossé entre son monde et celui qu’Al Khidr lui fait découvrir et, traverser ce passage n’est pas aisé. Puis Al Khidr explique que cela n’est qu’un Thikr, et ce mot, contrairement aux explications traditionnelles fait ici référence au futur et à l’eschatologie. En effet, ces 3 histoires lors de ce voyage initiatique font toutes références au futur. Al Khidr suit Un ordre divin, il est la représentation de ce que nous devons réaliser pour acquérir cette Science qui transcende le raisonnement classique et la logique conventionnelle. Si nous ne sommes pas initiés et préparés à dépasser ...
Cheikh Jamel TahiriAppartenant à l’alchimie des deux mondes, nous sommes des occidentaux de l’Orient et des orientaux de l’Occident. C’est de cet univers qu’est né notre témoignage...TelegramRejoignez nous sur TelegramCheikh Jamel Tahiri commence cette nouvelle analyse par le souvenir de la naissance de la fille du Messager de Dieu (saws), Fatima Zahra (as), la Reine des grandes Dames de ce monde et des autres. Elle a un statut particulier dans la religion à tel point qu’une sourate lui est consacrée, à savoir la sourate al-Kawtar (l’Abondance). Fatima Zahra (as) disait « Le voisin avant la maison ».
Cheikh Jamel Tahiri revient sur l’analyse de la semaine dernière, précisément sur la prière médiane. Cette analyse a jeté les bases de l’interrogation afin de comprendre ce qu’est cette prière médiane.
Verset 16 sourate 32, La Prosternation :
« Ils s'arrachent de leurs lits pour invoquer leur Seigneur, par crainte et espoir ; et ils font largesse de ce que Nous leur attribuons. »
Il y a différentes manières de s’adresser à Dieu. Parmi elles, la prière et l’invocation. La prière est un moyen de rentrer en communion avec Dieu. La prière médiane fait entrer le croyant dans La présence. Elle fait entrer le croyant dans le monde de la crainte et de l’espoir.
L’Imam Ali (as) a déclaré :
« Je ne t’adore pas Dieu par peur de Ton Enfer ou par espoir de Ton Paradis, mais parce que je T’ai trouvé Digne de T’adorer ».
La prière médiane a quelque chose de plus que les autres prières. Ce plus est ce que nous devons chercher afin d’atteindre les plus hauts degrés et ne plus faire d’erreurs. Avons-nous conscience que la foi demande une évolution et non une stagnation ? Plus on évolue, moins on commet d’erreurs.
Cheikh Jamel Tahiri ouvre une interrogation qui a un lien avec la prière médiane. Nous avons l’impression de connaître Le langage divin ou le dialogue avec Dieu à travers la demande d’une chose et la réponse que nous attendons de Dieu.
À quoi Dieu nous invite-t-Il à travers les versets du Coran ? Dieu a fait du Livre des Signes. Lorsque l’on est interpellé par un signe, alors, on répond par une action. Ainsi, on établit la connexion et le Dieu nous enseigne Le langage.
Dans cette nouvelle analyse, Cheikh Jamel Tahiri aborde le sujet « al-Ikhlas ».
L’homme a été créé pour être le Khalifat de Dieu. La particularité de ce Khalifat est que Dieu lui a donné à la Science. L’homme a accès toutes les catégories de science. La Science que Dieu a doté à Adam n’est pas une science acquise, ce n’est pas un héritage.
L’Imam Jafar Sadiq, dans un récit, a dit :
« David (as) a hérité des Prophètes. Salomon (as) a hérité de David (as). Le Prophète Mouhammad (saws) a hérité de Salomon (as) et Nous (les Gens de la Demeure Prophétique) avons hérité du Prophète Mohammad (saws). Nous avons les Feuillets d’Abraham (as), les Tablettes de Moïse (as). Un de ses compagnons l’interpella et lui dit que c’est ça la science. L’Imam lui dit que ceci n’est pas la Science. L’Imam lui dit que ce sont des traces, la Science est ce qui se passe la nuit, les jours, heure après heure. »
C’est une Science vivante, qui se renouvelle jour après jour. C’est de cette Science que Dieu a donné à l’homme. C’est cette Science qui a fait dire aux Anges : « nous n’avons de science que ce que Tu nous a donné ».
Dieu donne et inspire que d’une manière que Lui Il veut. La Source est Unique mais la Science se manifeste différemment à travers les époques et les temps.
Les hommes osent limiter le « anqle » avec la raison intelligible alors que Dieu place le « anqle » comme étant la plus belle des créatures. La Science du Khalifat est celle que Dieu descend dans le cœur du croyant. L’histoire de David (as) et de Salomon (as) concoure au Tawhid, au témoignage et à la manifestation du Dieu Vivant.
Salamon (as) va voir sur son trône un corps sans vie. Beaucoup de personnes ont essayé d’aborder ce corps sans vie. Cependant, pour comprendre ce corps sans vie, il faut vivre l’histoire de Salamon (as) afin que Dieu donne les clés des préambules afin de voir les prémices de ce qui est plus élevé.
Notre époque est celle des robots. La différence entre les robots et l’homme est l’âme. Salomon (as) en voyant ce corps sans vie sur Trône a demandé un royaume qui n’a été donné à personne.
Dieu a fait de Sa Parole et de Son Livre d’une telle manière que l’on ne peut pas douter de son origine.
Le monde parfait que le Messager de Dieu a initié doit être conclu par le Douzième Imam (as). Le royaume de Salomon est un royaume terrestre. Tout comme Balkis avait un royaume. Ces royaumes sont arrivés au summum du développement.
Le Messager de Dieu a été envoyé comme une Miséricorde pour les mondes. Le royaume du Douzième Imam est un royaume céleste. Le royaume de Salamon (as) était les prémices du royaume de l’Imam Mahdi (as).
Dieu a placé l’homme en haut de toute la création. L’homme a toutes les clés en main pour être des « mouhliçines ».
Dans cette nouvelle analyse, Cheikh Jamel Tahiri revient sur la particularité du mois béni, à travers l’histoire de Dhul-Qarnayn. Lorsque le troisième peuple lui demande assistance, il leur répond de l’aider avec force. C’est dans la participation avec force que l’on peut devenir les vrais serviteurs de Dieu. C’est en participant et en étant dans l’action, action de témoignage et de diffusion de la bonne parole, que l’on devient les fidèles serviteurs de Dieu. L’histoire du troisième peuple nous amène vers le monde du retour.
La spécificité de l’homme réside dans le défi qu’Iblis lui a lancé. Dans l’histoire de la genèse, Iblis a lancé le défi à Dieu de séduire tous les hommes.
L’histoire commence avec le choix de l’homme en tant que Khalifat de Dieu. La singularité de ce Khalifat est la Science des Noms. La particularité de cette science réside dans sa méthodologie, qui est différente de celle des Anges et de celle d'Iblis. En effet, alors que les Anges reçoivent la Science de Dieu par le mouvement de l’adoration autour du Trône et qu’Iblis reçoit également la Science par le mouvement de l’adoration, mouvement différent de celui des Anges, l’homme reçoit la Science de Dieu sans mouvements, car c’est Dieu qui lui donne directement. C’est cet état que nous devons retrouver, car c’est l’état originel. C’est le troisième degré du Tawhid, le Tawhid a-dati, où l’homme s’efface pour laisser Dieu agir à travers lui. Dieu veut nous ramener, à travers les étapes de l’histoire de Dhul-Karnayn et le troisième peuple, vers ce Tawhid. Le projet est la fin, qui est le début et le retour. Ce projet est celui de la fin des temps. Il est à noter que nous avons les moyens à travers les enseignements des Prophètes et de nos Imams pour faire face aux épreuves de la fin des temps et de ne pas tomber dans les pièges qui y seront semés.
Tout ceci n’est que le début et le préambule de quelque chose de plus grand à laquelle Dieu nous invite.
Le mois de ramadan est le mois de Dieu et le mois des serviteurs de Dieu. Il est le mois des chercheurs et des amoureux des Prophètes (as), des Imams (as) et du Maître du Temps (as). À tous ceux qui attendent l’appel de Dieu, sachez que c’est le mois où l’appel peut être entendu. La nuit du destin se cache dans le mois de ramadan et les chercheurs sincères ont des pistes pour la vivre.
Un hadith qui provient de sources sunnites de l'Imam Ali (as) évoque la sourate La Caverne, sourate de la fin des Temps et de l'Imam Mahdi (as). L’Imam Ali (as) s’exclama en disant que Dhul-Qarnayn était l’Imam al Mahdi (as).
Tout ceci doit nous réconforter et nous mener à partir à sa quête.
Le verset 82 de cette sourate a un lien avec un autre verset de la même sourate où Dhul-Qarnayn demande au troisième peuple de l’aider avec force.
Sourate La Caverne (18), verset 82 :
« Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor leur appartenant ; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu'ils extraient, [eux-mêmes] leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur. Je ne l'ai d'ailleurs pas fait de mon propre chef. Voilà l'interprétation de ce que tu n'as pas pu endurer avec patience ».
Ce verset est en lien avec un temps futur, un temps en lien avec la fin des Temps. Ce trésor est une « rahma » demandée par les Prophètes, par les Gens de la caverne et le Abd Salih lui-même. Il faut entendre « rahma » d’une manière plus large que le pardon. Cette « rahma », il faut la demander. Ne sommes-nous pas les orphelins de cette « rahma » ?
Lorsque le Abd Salih donne l’explication des histoires, il dit qu’il n’a pas agi de son propre chef, mais c’est Son Seigneur qui agit parce qu’il a bénéficié de la « rahma ». Lorsque l'on en bénéficie alors nous avons toutes les clés en main pour ne plus agir de notre propre gré, mais c’est Dieu qui agit à travers notre être en prenant le relais. Là est toute la mission du Khalifat et de la création de l'homme.
Une des particularités de ce mois de ramadan est qu’il est le mois où le Messager de Dieu (saws) a reçu la révélation d’une seule traite dans son cœur. Dieu nous a permis pendant ce mois que notre cœur prenne une dimension supérieure.
Le mois de ramadan est divisé en trois décades. D’après un hadith, la Torah est descendue dans la première décade, les évangiles dans la deuxième et le Coran dans la troisième. Chaque décade a une spécificité. Entre les décades, il y a un cheminement.
La première décade est caractérisée par le fait qu’il faut remettre de l’intensité dans la purification de nos cœurs afin d’en extirper tout ce qui nous attache à la vie de ce monde. Dieu nous permet de gravir les différents degrés afin d’accueillir la nuit du destin où les Anges et l’Esprit descendent. Cette première décade est là pour purifier le cœur afin de recevoir de la part de Dieu.
Celui qui se purifie cherche aussi à purifier là où il réside, sa maison, son jardin, etc.
Les serviteurs de Dieu sont ceux qui recherchent la voie pour atteindre les plus hauts sommets. Ils sont dans une démarche d’interrogation. Et lorsqu’ils comprennent les différentes étapes, ils ne se contentent pas des acquis. Ils recherchent encore plus.
Dans l’histoire de Dhul-Qarnayn, il y a trois étapes, trois voyages. Dans beaucoup de récits, on trouve cette répétition de 3 phases.
Dans un récit de l’Imam Ali (as) s’adressant à son compagnon Kumayl, il lui dit qu’il y a trois catégories de gens. Les premiers sont ceux qui recherchent la Science et la Connaissance de Dieu. Les seconds sont ceux qui apprennent pour être sauvés. Les derniers sont ceux qui vont comme le vent se déplace.
Ceci nous rappelle les trois voyages de Dhul-Qarnayn avec les trois peuples. Le deuxième peuple ressemble à la troisième catégorie de personnes dont parle l’Imam Ali (as). La deuxième catégorie de personnes correspond au premier peuple. La première catégorie représente le dernier peuple. C’est la catégorie de ceux qui appellent. Ce sont des personnes qui ont un niveau de conscience élevé.
Lorsque Dieu évoque les gens du Paradis, Il dit qu’il y a les gens de la droite, les gens de la gauche et les rapprochés. Encore cette répétition avec le nombre 3.
À quelle catégorie voulons-nous appartenir ? Nous devons viser la troisième catégorie.
Le troisième peuple a une conscience supérieure. Il sait que Gog et Magog corrompent et envahissent la terre. Mais il sait également qu’il y a une alternative à cela.
Il faut avoir confiance et rechercher la proximité de Dieu dans les temps actuels. La victoire appartient aux croyants. Si nous croyons en Dieu, quels que soient les événements qui peuvent survenir, alors Il nous donnera la victoire face à la peur semée par Gog et Magog. Dieu a la maîtrise parfaite de toute Sa création.
À quel groupe appartenons-nous, à quel groupe voulons-nous appartenir ? Ce qui paraît impossible devient possible lorsque l’on a confiance en Dieu et que l’on a laissé le relais à Dieu.
Dans cette nouvelle analyse, Cheikh Jamel Tahiri revient sur les sujets abordés lors de la dernière analyse à savoir le nombre premier 19 et le « salam ».
19, ce chiffre a une particularité avec le Coran et prouve qu’il n’est pas humain et n’est pas le fruit d’un hasard. Il revient également sur le terme « salam », la paix. Qu’est-ce que la paix ?
Au-delà de sa dimension extérieure, elle a une dimension intérieure. En effet, l’homme est en perpétuelle conflit avec lui-même. L’homme vit avec deux réalités, la réalité du corps matériel et la réalité de l’âme ou de l’esprit.
Tant qu’il n’a pas compris la mission des deux, il est en conflit et vit ce conflit de manière perpétuelle en lui alors qu’il peut paraître vivre dans le bonheur.
Lorsque l’on est en paix avec soi-même, nous pouvons sereinement transmettre le message à tout le monde en général et construire ce monde.
L’Islam, les religions, les Prophètes sont venus pour une démarche de recherche, de quête vers Dieu.
Dans l’islam, et ceci est valable pour toutes les religions, nous étudions dans le cadre des études religieuses les récits et le Coran en nous basant sur la vie et l’opinion des savants qui nous ont précédés. Or, nos Imams nous enseignent d’être dans une démarche de recherche perpétuelle et d’évolution.
L’une des différences entre l’école chiite et l’école sunnite est que pour nos frères sunnites, il n’y a pas « d’Ijtihad », que l’on peut traduire par l’effort pour que l’idée soit appréciée en fonction du lieu et du temps. Les chiites ont également enfermé cette porte en prenant pour argent comptant ce qu’ont laissé les savants et en ne les remettant plus en question. En réalité, cette démarche de l’effort dans la recherche est coranique à travers la notion de « Oummi », traduit par vierge, par pureté, par impartial, parce que l’on ne s’est basé sur des choses apprises et acquises. Oummi est basée sur une science innée, une science vierge de toutes choses qui vendraient perturber la réflexion.
Dieu nous a donné 5 sens qui nous permettent d’aborder et comprendre le monde. Ces 5 sens sont gouvernés par l’intellect.
Il est à noter que les études scientifiques sont arrivées à la conclusion que notre manière d’aborder les choses à travers les 5 sens de l’intellect est peut-être fausse.
Physiquement parlant, nos 5 sens ont des limites. Nous avons de ce fait une vision du monde que partielle.
Qu’en est-il du monde spirituel ?
Versets 17 et 18 de la sourate n°2 « La génisse » :
« Ils ressemblent à quelqu'un qui a allumé un feu ; puis quand le feu a illuminé tout à l'entour, Allah a fait disparaître leur lumière et les a abandonnés dans les ténèbres où ils ne voient plus rien. Sourds, muets, aveugles, ils ne peuvent donc pas revenir (de leur égarement). »
Ces versets définissent les gens qui se sont égarés, qui ne comprennent pas et qui ne peuvent pas aller à la connaissance de Dieu.
Ils parlent de la réalité de l’âme et du cœur. L’âme apprécie les choses selon les 5 sens spirituels. Quand Dieu dit qu’ils sont sourds, muets et aveugles, Il nous parle de la réalité du cœur.
Dans une analyse, on avait qu’il y avait une différence entre la raison spirituelle et la raison intellectuelle. Si nous emprisonnons le cœur à travers l’intellect ou que l’intellect emprisonne le cœur et la réflexion du cœur alors nous n’avons plus les moyens de découvrir plus que ce que les sens physiques peuvent nous faire découvrir alors que Dieu nous appelle à beaucoup plus. Il nous appelle à nous libérer des sens physiques, c’est-à-dire que ce n’est pas les 5 sens physiques qui doivent être les maîtres de notre vie mais les 5 sens spirituels.
Lorsque nous avons fait reprendre le pouvoir aux 5 sens spirituels alors l’homme retrouve la paix, le « salam ». Il n’y a plus de confits mais il y a alors une harmonie entre les êtres que composent l’homme.
« Ne méditent-ils pas sur le Coran ? Où y a-t-il des cadenas sur leurs cœurs ? » [Coran, 47/24].
Ce verset nous appelle à la réflexion et à la méditation. Ce verset est adressé à tout monde.
Méditer le coran est le faire au début avec l’intellect. Ensuite, c’est avec les 5 sens du cœur que nous devons rechercher dans le Coran et être en quête de Dieu. C’est à travers de ces 5 sens que nous allons aborder les choses avec la méthode divine.
Ce sont les sens du cœur qui doivent être en action. Ceci est un préambule pour ceux qui réfléchissent avec le cœur.
Dans cette nouvelle analyse, dont Cheikh Jamel Tahiri rappelle que le but est de transmettre et d’unir, il est question une nouvelle fois du code du 19, et particulièrement du verset 30 de la sourate 74 (Al Muddathir) dans lequel Dieu nous dit: « Ils sont dix-neuf à y veiller. »
Beaucoup de savants expliquent qu’il s’agit de 19 Anges qui veillent sur le Livre Saint, malgré le fait qu’il n’y ait ni preuve ni certitude qui confirment cette affirmation.
Cheikh Jamel nous explique qu’il ne faut pas enfermer ce verset dans cette seule explication, et que nous devons toujours laisser la porte de la recherche ouverte, sans se limiter à des explications figées et définitives.
À la lumière de cette découverte du code du 19 que la précédentes vidéo a largement développée, et en analysant le verset précédent, on comprend que les 19 qui veillent à la sécurité du Noble Coran sont probablement ce code du 19 qui est là pour verrouiller et protéger le Livre de Dieu et ses versets.
Quant à tous ceux qui tentent de discréditer cette thèse, il faut savoir que leurs arguments ne résistent pas à un examen objectif et approfondi.
En tant que chercheurs, si nous affirmons que tous les événements sont protégés par le nombre 19, cela pose la question du « Qada et du Qadar », en d’autres termes : sommes-nous prédestinés ou possédons nous le libre arbitre ?
Cheikh Jamel Tahiri évoque alors le célèbre récit d’un Saint Imam d’Ahl al Bayt qui répondait, lorsqu’on lui demandait si nous étions prédestinés ou si nous avions le libre arbitre : « ni l’un ni l’autre mais quelque chose entre deux choses »
Il revient ensuite sur l’histoire d’Iblis/Satan qui a évolué pendant des milliers années pour réussir à atteindre le plus haut degré spirituel et scientifique, celui des Anges, et qui refusa de se soumettre à l’homme quand tous les autres Anges ont acceptés de se prosterner.
Dans ce refus d’Iblis se trouvent aussi les notions de « Qada et le Qadar», car il a considéré avoir le choix de se prosterner ou pas, en raison de ses efforts pour atteindre la science, contrairement à Adam qui possédait la science infuse, ce qu’il considérait être une injustice.
Le verset attestant de cela est le 59éme de la sourate 6, Al-An'aam, du Noble Coran où Dieu dit :
« C'est Lui qui détient les clefs de l'Inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît. Et Il connaît ce qui est dans la terre ferme, comme dans la mer. Et pas une feuille ne tombe qu'Il ne le sache. Et pas une graine dans les ténèbres de la terre, rien de frais ou de sec, qui ne soit consigné dans un livre explicite ».
Il nous faut donc retrouver notre place pour comprendre tout cela, ce qui amène à la notion du Salam, la paix.
Pour illustrer son sujet, le Cheikh cite les versets 55 à 58 de la Sourate YASEEN (36) du Saint Coran où il est dit :
« Les gens du Paradis seront, ce jour-là, dans une occupation qui les remplit de bonheur;
Mais qu’est-ce que cette paix que nous devons souhaiter à tous et mutuellement ?
Il ne s’agit pas de paix limitée dans le temps et l’espace ; en réalité, celui qui est en paix va appréhender les problèmes et les épreuves de la vie avec sagesse, ce qui signifie que la véritable paix réside dans le fait d’être en paix à l’intérieur de soi.
On diffuse ainsi tout autour de nous cette sérénité et cette Paix, que Cheikh Jamel Tahiri souhaite à tous et à toute, avant de conclure que vivre cette paix ici signifie que nous sommes en réalité déjà au paradis.
Dans cette vidéo, Cheikh Jamel Tahiri fait un rappel sur le fait que nous sommes dans la période du souvenir de la naissance du Messager de Dieu, le Prophète Mohammed (que la paix de Dieu soit sur lui et les siens). C’est une occasion pour faire un rappel sur la grandeur de cette créature.
Sourate 33 : les Coalisés ; verset 56 :
‘‘Certes, Allah et Ses Anges prient sur le Prophète ; ô vous qui croyez priez sur lui et adressez [lui] vos salutations.’’
Qui était le Messager de Dieu (saws) ? Il était avant toute chose car il a été la première création, la première lumière que Dieu a créée. La particularité de cette lumière est qu’elle est infaillible (terme souvent traduit par ‘‘qui ne commet pas de pêchés’’ et qui limite donc sa compréhension). En réalité, l’infaillibilité est l’émanation de la lumière et que cette lumière a rendu gloire à Dieu sans ténèbres. Le plus pur des ‘‘Tawhid’’ a été rendu par la lumière mohammadienne, la lumière des 14 infaillibles.
Lorsque Dieu nous demande de prier sur le Prophète, nous rentrons en phase avec cette énergie et nous devenons ses propagateurs.
‘‘Allez chercher la science même jusqu’en Chine’’.
Ce récit est en accord avec le Coran car Dieu nous invite à rechercher la science. À travers cette parole, le Messager de Dieu nous invite donc à ouvrir notre esprit. Cette allusion à l’ouverture d’esprit amène à la question suivante, qu’ont fait les communautés du message ? Les hommes ont emprisonné le message des Prophètes dans des communautés alors que ce message est unique. Cette ouverture d’esprit doit être telle que lorsque nous entendons un chrétien, un juif ou un bouddhiste parler, nous devons nous reconnaître dans leurs paroles. L’emprisonnement du message est tel que lorsque nous entendons un musulman ou chrétien parler, nous avons l’impression que son discours ne s’adresse qu’aux musulmans ou qu’aux chrétiens.
Notre foi doit nous unir pour tendre vers ce bien. Ce n’est qu’en nous unissant et en apportant chacun sa pierre que nous pourrons être les vivificateurs de ce message.
Nous sommes dans les temps eschatologiques. Nous sommes rentrés dans la phase de la clôture du cycle de l’humanité depuis la création du Prophète Adam (as). Sa particularité, qu’Iblis n’a pas compris, est la science. Cette science n’est pas la même que l’on comprend aujourd’hui, qui est la science acquise (science qu’Iblis a eu). Adam a eu une science des Noms, une science de toutes les choses. La clôture du début et de la fin est la science.
En 1975, Rashad Khalifa a fait une découverte extraordinaire. Avec le développement de l’ordinateur, il a mis le Coran dans cette machine pour faire des calculs. Il a découvert que le Coran était verrouillé par le chiffre 19, leCodedu19. La particularité de ce nombre est qu’il fait partie des nombres premiers, un langage mathématique. Ce code du 19 montre que le Coran est protégé par Dieu et que ce message provient de Lui.
Dans le livre de Dieu, tous les évènements sont consignés du début à la fin par le code du 19.
Une question se pose : est-ce que nous sommes consignés ou nous avons le choix ? Les Imams (as) ont donné la réponse suivante que c’est entre deux choses.
Mettre en pratique la recherche de la science dans le quotidien nous libère de ce qui nous enferme, de ce qui nous amène vers le bas alors que l’on nous appelle vers le haut.
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