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Or


Je vous propose de vous livrer à une petite expérience.
Prenez une personne au hasard de votre entourage (de préférence pas une personne abonnée aux chères oubliées sinon c'est triché), et demandez-lui de vous citer 4 femmes françaises célèbres de notre Histoire.
Il est assez probable que Marie Curie fasse partie de la liste. Dans son ouvrage "Les grandes oubliées" (THE livre sur le sujet si vous voulez en lire un), Titiou Lecoq parle d'un sondage de 2023 sur le sujet: 48% des répondant·es ont cité Simone Veil, 41% Jeanne d'Arc, 24% Marie Curie et 18% Marie-Antoinette.
Après, c'est le désert. 4 femmes pour 2000 ans d'histoire, c'est maigre!Ceci étant dit, c'est vrai que Marie Curie était une sacrée badass, sans doute la GOAT de l'histoire des sciences, première personne hommes et femmes confondues à recevoir deux prix Nobels, et à ce jour la seule dans deux disciplines scientifiques différentes (physique en 1903 et chimie en 1911).
On embrasse au passage les partisans de la fermeture des frontières et de la remigration, à qui on ne dira pas pour éviter de les chambouler que Marie Curie est née Marie Sklodowska en Pologne.
Sur le sujet de l'apport considérable de l'immigration à l'histoire de la France, je vous conseille de parcourir ces 318 "portraits de France".
2023-11-29-Portraits-de-France.pdf
Un magnifique travail mais un vrai regret quand même, il n'y a que 20% de femmes dans la liste. C'est bien dommage car je sais maintenant à quel point il aurait été facile de dresser une liste parfaitement paritaire.
Mais revenons à nos Curies. Si vous êtes calé en femmes illustres, vous connaissez peut-être la fille aînée de Marie, Irène Joliot-Curie, qui a elle aussi reçu le Prix Nobel de chimie en 1936, quelle famille!
Mais si vous connaissez aussi sa deuxième fille et héroïne de notre portrait du jour, Eve Curie, alors l'équipe des chères oubliées vous embauche direct en CDI!
Eve Curie, pas la dernière de la famille – Chères oubliées
Elle a pourtant eu une vie exceptionnelle, Eve Curie, comme le montre ce portrait rédigé par Camille Peschet. Que je remercie au passage du fond du cœur car elle est la première personne extérieure à EDF power solutions à s'être lancée dans l'écriture d'un portrait.
Merci Camille donc et je vous le redis à toutes et à tous, si vous voulez écrire le portrait d'une oubliée qui vous est chère vous êtes les bienvenu·es.
Voici quelques mots de Camille sur sa "rencontre" avec Eve Curie.
Lors d'une recherche d'une prochaine lecture dans les méandres d'une librairie, j'ai découvert le livre "Marie Curie et ses filles" de Claudine Monteil. Curieuse de ce titre, je me suis lancée dans sa lecture sans savoir que j'allais découvrir tout un pan inconnu de la famille Curie et en particulier l'histoire d'Eve Curie, la deuxième fille de Marie et Pierre Curie.Ce parcours de vie m'a particulièrement touchée par le courage qu'a eu Eve Curie de s'engager dans la diplomatie et le journalisme. Elle a cru en la force des mots comme nous le croyons aujourd'hui par la rédaction de ces portraits. Dans une époque où peu de femmes étaient reconnues, elle a fait de son talent d'écrivaine et de journaliste une arme pour rappeler le rôle des femmes dans la science, mener le combat pour la liberté durant la seconde guerre mondiale et permettre la création de structures internationales pour le respect du droit des enfants. Ainsi, elle m'a rappelé que les mots sont une force et que la capacité d'écoute et de dialogue, plutôt que les invectives rapides, seront des éléments centraux pour favoriser la paix."
Un grand merci à Camille donc, bonne lecture et bonne écoute à toutes et à tous et à très bientôt pour la prochaine publication!
Bonjour à toutes et à tous,
Pour le 23ème portrait des chères oubliées, je vous propose de découvrir l'incroyable histoire de Marion du Faouët, la Robin des Bois de Bretagne.
Marion du Faouët, la Robin des Bois de Bretagne – Chères oubliées
Je n'aurais sans doute jamais connu Marion du Faouët sans Artemisia Gentileschi. Car c'est dans la boutique de l'exposition qui lui était consacrée au Musée Jacquemart André que je suis tombé sur ce livre magnifique, "Les infréquentables, 40 histoires de femmes sans foi ni loi".
Sans foi ni loi, un qualificatif qui sied à ravir à notre héroïne du jour. Cette histoire est celle d'une femme libre, belle comme le jour, insaisissable. Une femme qui aura vécu selon ses désirs, jusqu'à la potence.
C'est aussi une histoire qui parle de sorcières, ces dizaines de milliers de femmes torturées et brûlées vives pendant la Renaissance, ce "grand bond en avant" qui fut une incroyable régression pour la moitié de l'humanité. Sur ce sujet, je vous conseille vivement le livre de Silvia Federici "Une guerre mondiale contre les femmes: des chasses aux sorcières au féminicide" et le documentaire d'Arte "Sorcières: chronique d'un massacre", consacré à la dernière grande chasse aux sorcière en France, en 1609 au Pays Basque.
Sorcières : chronique d’un massacre - Regarder le documentaire complet | ARTE
C'est enfin une histoire qui parle du caractère classiste de la justice, une caractéristique qui n'a guère varié depuis l'époque de notre chère Marion. L'incarcération de Nicolas Sarkozy est venue rappeler aux hommes blancs riches et puissants que nul n'est au-dessus de la loi, mais l'on voit tous les jours à quel point la sévérité d'un jugement est influencée par la taille du compte en banque ou la couleur de la peau de l'accusé·e.
Un trait de caractère que l'on retrouve jusque dans le langage. "Qui vole un œuf vole un bœuf?". Heu non pardon, qui vole un oeuf vole un oeuf. On pourrait pourtant dire "Qui vole un million finira en prison" ou "qui vole un milliard finira au placard", mais cela plairait sans doute moins à certains.
J'espère que l'histoire de Marion du Faouët vous fascinera autant que moi.
Prenez soin de vous et surtout des autres
Guillaume
C'est une image que je porte en moi depuis longtemps.
Depuis l'été 2023 précisément, lorsque je suis tombé sur la photo des corps de Marie Dosso et de sa mère Fati, allongées l'une contre l'autre dans les sables du désert libyen.
Cette photo n'a pas atteint la puissance iconique de celle du corps du petit Alan Kurdi, 3 ans, étendu sur le ventre, sur une plage turque, en septembre 2015.
Mais le sourire de Marie Dosso, quand elle était encore vivante, m'a touché au plus profond de l'âme. Elle avait alors à peu près l'âge de ma fille, et j'ai eu comme un flash lorsque leurs deux sourires se sont superposés.
J'avais écrit alors les premières lignes de ce texte, mais il m'aura fallu le projet des chères oubliées pour le mener à bout.
Marie Dosso, poussière d’étoiles – Chères oubliéesIl aura fallu aussi la puissance de ma colère face à la mort de ces enfants que nous assassinons.
Car oui, tel est le prix de notre politique migratoire, cédant chaque jour un peu plus aux sirènes délirantes de l'extrême droite: des enfants violés, des enfants torturés, des enfants qui se noient, des enfants qui meurent de soif dans le désert.
Des enfants que nous pourrions sauver, mais devant les souffrances desquels nous préférons détourner le regard.
Non pire, des enfants dont nous finançons les bourreaux. Car ces gardes-côtes libyens qui attaquent aujourd'hui à l'arme lourde les bateaux des ONG qui sauvent notre honneur en Méditerranée, sont formés et armés par nos gouvernements.
Alors s'il vous plaît, la prochaine fois que vous aurez envie de parler de crise migratoire, pensez au sourire de Marie Dosso, à la vie et aux rêves dont elle fut privée.
Il n'y a pas de crise migratoire, mais notre absence de compassion pour tous ces enfants morts nous plonge en pleine crise d'humanité.
Prenez soin de vous et surtout des autres
Guillaume
Hasard du calendrier des chères oubliées, nous publions aujourd'hui l'histoire d'une femme prix Nobel de la paix, quelques jours après l'attribution du Nobel 2025 à Maria Corina Machado.
Nous avons échappé à la sinistre plaisanterie d'un Nobel de la Paix attribué à Donald Trump, mais je dois vous avouer que la nomination ce cette figure de l'ultra droite et l'une des principales opposantes à l'autocrate vénézuélien Nicolas Maduro, ne m'a guère réjoui.
👉 elle a participé à la tentative de putsch contre le gouvernement élu d'Hugo Chavez en 2002
👉 elle est proche de Benyamin Netanyahou, de Javier Milei et de Donald Trump, à qui elle a d'ailleurs dédié son Nobel
👉 elle est signataire de la charte de Madrid lancée en 2020 par le parti espagnol d'extrême-droite Vox afin de rassembler la droite radicale d'Espagne et d’Amérique latine contre le « narco-communisme et la gauche »
👉 elle plaide pour une intervention armée américaine pour renverser le régime en place au VenezuelaAucun doute en revanche pour notre héroïne du jour, Leymah Gbowee, la guerrière de la paix elle, a bien mérité son Nobel, reçu en 2011 en compagnie de Ellen Johnson Sirleaf, première cheffe d'Etat africaine, et Tawakkol Karman, journaliste et "mère de la révolution" yéménite lors du printemps arabe.
Leymah Gbowee, la guerrière de la paix – Chères oubliées
Dans le portrait de notre chère Leymah, on commence par causer football. Que Marta Vieira da Silva, Marinette Pichon et Megan Rapinoe me pardonnent, nous ne parlerons pas d'elle, mais ce n'est que partie remise. On parle du football de mon enfance, dans les années 90, avant que la folie des grandeurs des oligarques et des pétro-monarchies ne vienne transformer ce sport en une gabegie chaque année plus absurde.
Ce sport que je pratique encore parfois avec plaisir, même si je suis heureux de le voir de plus en plus souvent banni des cours de récréation, tant il amène à placer les garçons au centre de l'espace et à repousser les filles à la marge, on se croirait au conseil d'administration d'une entreprise du CAC 40.
Mais que les réfractaires au ballon rond se rassurent, il ne s'agit que de l'accroche du portrait. On y parle surtout d'une des plus terribles guerres civiles de l'histoire, et du courage et de la sororité époustouflantes des femmes libériennes pour y mettre fin.
On y parle aussi de violences conjugales, et de ce chiffre ahurissant qui dit qu'en France, plus de la moitié des 60 000 viols commis chaque année le sont par un conjoint ou un ex-conjoint. Et que dans plus de 9 cas sur 10, les victimes connaissent leur agresseur. Lors du procès d'Aix en 1978,
Gisèle Halimi affirmait que "le violeur moyen, commun, est un bon Français, tristement ordinaire, pas psychopathe et pas immigré". On pourrait donc ajouter qu'il est aussi souvent l'homme qui prétend vous aimer.
J'ai appris grâce à Kaouthar Trojette que les boy's club pouvaient se constituer dans des endroits aussi informels que les afterworks ou les foots du midi.
Mais j'ai aussi découvert qu'il en existait de très formels, comme l'Automobile Club de France, qui 130 ans après sa création reste interdit aux femmes, comme le raconte cette enquête de Médiapart. Je me demande bien ce qui se passe dans la tête de ces messieurs pour persister à maintenir une telle ségrégation en 2025.
Je les imagine se délectant de leurs viriles plaisanteries, ponctuées de remarques sexistes sur l'incapacité des femmes à faire un créneau.
Et sans doute entend-on parfois retentir, dans les salons dorés de l'Automobile club de France, l'expression "femme au volant, mort au tournant". Preuve s'il en était besoin d'à quel point le sexisme est systémique, jusqu'au cœur même de la langue de Molière.
Car on peut rappeler ce chiffre qui devrait boucler le clapet de ces messieurs en beau costume : 85% des accidents mortels en voiture sont causés par des hommes. Pour aller plus loin sur ce sujet, je vous recommande vivement l'écoute de cet épisode des Couilles sur la table de Victoire Tuaillon avec Tal Madesta, et la lecture du livre "Le coût de la virilité" de Lucile Peytavin
Au fond, je suis très triste pour les pensionnaires de l'Automobile Club de France. Triste car ils ne connaissent certainement pas l'histoire de Lella Lombardi, l'héroïne du 20ème portrait des chères oubliées.
Lella Lombardi: Femme au volant, as au tournant – Chères oubliées
Ni Bertha Benz, la première à conduire une automobile en Allemagne sur une longue distance (106 km) en 1888
Ni Camille du Gast, première française à participer à une course automobile en 1901
Ni Clärenore Stinnes, première à avoir effectué un tour du monde en voiture en 1927-1928
Ni Simone Louise des Forest, une des première françaises à obtenir le permis de conduire en 1929 et qui nous a laissé l'expression "en voiture Simone"
Passons maintenant au véhicule de ces messieurs.
Je retire les plaquettes de freins inventées par Bertha Benz en 1888
Je retire le climatiseur inventé par Margaret A Wicox en 1893
Je retire les clignotants inventés par Florence Lawrence en 1902
Je retire les essuie-glaces inventés par Mary Anderson en 1903
Je retire le rétroviseur intérieur inventé par Dorothy Levitt en 1911
Il ne leur restera finalement qu'une carcasse désossée, et leur pitoyable virilité...
Alors à vous messieurs de l'Automobile Club de France, songez-y, il n'est jamais trop tard pour bien faire.
Prenez soin de vous, et surtout des autres, et encore plus au volant!
J'ai découvert l'histoire d'Amna al-Mufti. pendant mes vacances, grâce au média indépendant Zeteo. Rien ne rachètera sa souffrance et sa mort, ni celles des plus de 18 500 enfants déjà assassinés à Gaza.
Le texte qui raconte son histoire est dérisoire, il ne changera rien au génocide qui se déroule sous nos yeux. Mais il ne m'était plus possible de rester silencieux.
Parler de Gaza n'est pas un acte de courage.
Le courage, ce sont ces médecins, infirmières et ambulanciers qui continuent à soigner et à sauver des vies alors qu'eux mêmes meurent de faim.
Le courage, ce sont ces journalistes qui informent sans relâche, au péril de leur vie, alors qu'ils se savent ciblés par l'armée israélienne.
Le courage, ce sont ces parents qui doivent continuer à respirer après avoir enterré plusieurs de leurs enfants.
Notre capacité d'action est limitée, mais je veux croire que notre capacité d'amour et de compassion est infinie. Que nous pouvons et devons aimer ces enfants gazaouis comme nous aimons les nôtres.
Alors oui ce texte est dérisoire, mais il m'était nécessaire. Je souhaite qu'il puisse être le petit maillon d'une immense chaîne de fraternité, en la mémoire de tous ces enfants morts.
Pour que notre commune humanité puisse conserver l'espoir de survivre à toutes ces horreurs.
Prenez soin de vous, et surtout des autres
Que faire face a l'horreur absolue du génocide?
Comment expliquer à ma fille, qui a découvert la Shoah avec l'histoire d'Irena Sendler, l'héroïne des enfants du ghetto de Varsovie, que la même folie meurtrière se reproduit aujourd'hui, avec le soutien actif, le silence complice ou de molles protestations non assorties de sanctions des pays occidentaux. "Never again" nous étions-nous pourtant promis.
Comment raconter à ma fille les hommes mitraillés en venant chercher de la nourriture pour leur famille affamée? Les centaines de milliers de civils parqués dans ce qu'il faut bien appeler des camps de concentration, dans l'attente de leur déportation, pour ceux et celles qui ne seront pas mortes avant?
Comment lui raconter le ciblage des médecins et personnels de santé, kidnappés et torturés dans les prisons israéliennes? Les journalistes assassinés pour que tous ces crimes ne soient pas documentés?
Comment lui raconter les enfants, souvent plus jeunes qu'elle, dont les corps décharnés s'affichent désormais en une de nos journaux? Alors que de l'autre côté de la frontière sont bloqués des camions chargés de nourriture. Je ne veux pas montrer ici ces images, je leur préfère les photos de Fatima Hassouna, même si j'ai peur que le sourire des enfants gazaouis ait aujourd'hui disparu.
Comment lui dire mon impuissance face à tout cela?
Je ne sais pas, je n'ai pas la réponse à ces questions.
Mais ce que je sais, c'est que je pourrai lui raconter l'histoire de Fatima Hassouna, Madleen Kulab et Shireen Abu Akleh, femmes de Palestine.
Et je sais aussi qu'en leur rendant ce modeste hommage, je retrouve un peu de l'humanité dont ces horreurs me dépouillent.Et puisqu'on ne peut dénoncer tout cela sans être accusé d'antisemitisme ou de soutien au terrorisme, je voudrais terminer en vous parlant d'une autre femme d'exception.
Vivian Silver était une infatigable militante de la paix entre Israéliens et Palestiniens. Membre de B'tselem et fondatrice de Women wage peace, elle est morte le 7 octobre 2023, victime de la folie meurtrière du Hamas. Un jour c'est promis, je vous raconterai son histoire.
Ecoutez le témoignage de son fils, il est bouleversant d'humanité
Vivian Silver’s Legacy: From Grief to Action | The Times of Israel
Ces Juif.ves et ces Israélien.nes qui ont le courage de mettre les mots sur le génocide en cours à Gaza sont les Justes d'aujourd'hui, ils sont notre honneur et notre fierté.
Prenez soin de vous, et surtout des autres.
Dans cet épisode, je vous propose de découvrir l'histoire d'Irena Sendler, l'héroïne des enfants du ghetto de Varsovie. C'est l'un des premiers portraits que j'ai écrits, il y a plus d'un an maintenant. Une histoire découverte grâce aux Odyssées de France Inter (encore une, ce podcast aura décidément changé ma vie).
J'ai beaucoup écouté cet épisode des Odyssées avec ma fille Aurore, et elle en était tellement fan que je l'ai amené voir la pièce "Juste Irena" au théâtre de Suresnes. Cette pièce sublime de poésie et d'humanité m'a permis de découvrir l'incroyable histoire de ces trois lycéenne américaines, Liz, Megan et Sabrina, qui, dans les années 2000, ont sauvé la mémoire d'Irena Sendler, à travers leur travail de recherche et la création d'une pièce de théâtre sur sa vie. Si vous avez la chance d'aller la voir, ne ratez pas l'occasion!
Certain⸱es m'ont dit qu'Aurore était trop jeune pour voir cette pièce et être confrontée à l'horreur absolue du génocide des enfants juifs du ghetto de Varsovie. Je ne sais pas, je n'ai pas la réponse à cette question. Ce que je sais en revanche, c'est qu'il m'apparaît beaucoup plus grave qu'en 2025, des enfants de son âge meurent noyés en Méditerranée ou génocidés par les bombes et la faim en Palestine, dans un silence assourdissant. Honneur à celles et ceux qui essayent de faire quelque chose contre ces barbaries d'aujourd'hui.
Je conclus avec les mots d'un homme, oui il en est quand même quelques-uns que j'admire et qui m'inspirent, Baptiste Beaulieu, Cédric Herrou, CyrilDion, Damien Carême ou Benoit Biteau. Ces mots sont d'Alexis HK, dans sa chanson "Indignez-vous" rendant hommage à Stéphane Hessel.
"Oui j'ai été cet Arménien, je suis toujours ce juif allemand
Je suis le peuple palestinien, la justice est mon seul camp
Soyez citoyens sans frontières, de ces peuples qui se soulèvent
Contaminez la Terre entière, de vos révoltes et de vos rêves
Indignez-vous c'est votre droit, et en mémoire de tous ceux-là
Qui meurent encore de ne pas l'avoir, ce droit est de fait un devoir"
Prenez soin de vous, et surtout des autres!
Je suis très heureux de vous partager aujourd'hui l'histoire d'Helen Keller, plus forte que le noir et le silence.
Sourde et aveugle dès l'âge de 18 mois, Helen Keller a pourtant appris 7 langues, fait des études à Harvard, écrit 12 livres.
Elle était aussi une infatigable militante politique: pour le droit de vote des femmes, pour l'avortement, pour l'égalité raciale..
Mais ce qui me touche tout particulièrement dans son histoire, c'est qu'elle montre l'incroyable potentiel de ces enfants extraordinaires si souvent laissés sur le bas-côté de la société parce que "handicapés".
Car Helen Keller n'aurait jamais été Helen Keller sans l'accompagnement et l'amitié au quotidien d'Ann Sullivan.
Et bien sûr, la grande humanité de cette femme d'exception. Ces mots d'Helen Keller sont dans le portrait, mais pour celles et ceux qui s'arrêteront à ce message je les remets ici, tant ils me semblent aujourd'hui encore, d'une terrible actualité.
“Je vais essayer de vous faire sentir qu’aucun de nous ne peut rien faire seul, que nous sommes tous ensemble. Je n’aime pas ce monde tel qu’il est. J’essaie de le rendre un peu plus comme je voudrais qu’il soit. Peut-être pensez-vous à quel point j’ai été aveugle. Vous avez vos yeux, vous voyez le soleil, et pourtant vous êtes plus aveugle que moi. [...] Nous sommes tous aveugles et sourds jusqu’à ce que nos yeux s’ouvrent à nos semblables. Si nous avions une vision pénétrante, nous ne supporterions pas ce que nous voyons dans le monde d’aujourd’hui. "Bonne écoute à toutes et à tous
Dans ce nouvel épisode, traversons l'Atlantique à la rencontre de Harriet Tubman, la Moïse noire. Je vous invite à découvrir l'incroyable histoire de cette esclave devenue passeuse vers la liberté, puis espionne pour l'armée de l'Union lors de la guerre de sécession. Elle est aussi considérée comme une des toutes premières militantes féministes afro-américaines.
Teasing teasing, les fans de rugby devraient également trouver leur compte dans cette histoire.
Bonne écoute et bonne lecture sur le site des chères oubliées.
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