Collège de France (Histoire des religions)

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Collège de France (Histoire des religions) episodes

  • 03 - Polythéisme grec, mode d'emploi
    Vinciane Pirenne-Delforge
    Collège de France
    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2017-2018
    Plusieurs raisons président au choix de partir du texte d’Hérodote pour aborder les tensions entre le général et le particulier dans l’étude de la religion grecque antique : 1) l’abondance du matériau qu’il offre en matière de religion ; 2) la posture spécifique de l’enquêteur à l’égard de ce matériau par rapport aux poètes qui l’ont précédé ; 3) la représentation de la religion grecque qui se révèle en creux dans les descriptions des coutumes étrangères ; 4) le recours à la notion de « dieux grecs » dans toute une série d’épisodes des Guerres médiques.
    C’est la notion de nomos (« coutume », « tradition ») qui est d’abord explorée afin d’en comprendre la portée dans l’usage d’Hérodote, notamment en regard des débats de son temps sur l’opposition entre nomos et phusis. Cette dernière est entendue non comme « nature » (une catégorie qui n’est pas encore constituée à l’époque) mais comme la complexion de ce qui croît et se développe indépendamment de l’initiative humaine. Les nomoi sont donc des ensembles de comportements et d’usages aussi variés que les peuples qui les portent et, parmi ces usages, on trouve les relations avec la sphère supra-humaine dont quelques exemples tirés des premiers livres de l’Enquête sont analysés.
    59 min
  • 03 - Polythéisme grec, mode d'emploi - VIDEO
    Vinciane Pirenne-Delforge
    Collège de France
    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2017-2018
    Plusieurs raisons président au choix de partir du texte d’Hérodote pour aborder les tensions entre le général et le particulier dans l’étude de la religion grecque antique : 1) l’abondance du matériau qu’il offre en matière de religion ; 2) la posture spécifique de l’enquêteur à l’égard de ce matériau par rapport aux poètes qui l’ont précédé ; 3) la représentation de la religion grecque qui se révèle en creux dans les descriptions des coutumes étrangères ; 4) le recours à la notion de « dieux grecs » dans toute une série d’épisodes des Guerres médiques.
    C’est la notion de nomos (« coutume », « tradition ») qui est d’abord explorée afin d’en comprendre la portée dans l’usage d’Hérodote, notamment en regard des débats de son temps sur l’opposition entre nomos et phusis. Cette dernière est entendue non comme « nature » (une catégorie qui n’est pas encore constituée à l’époque) mais comme la complexion de ce qui croît et se développe indépendamment de l’initiative humaine. Les nomoi sont donc des ensembles de comportements et d’usages aussi variés que les peuples qui les portent et, parmi ces usages, on trouve les relations avec la sphère supra-humaine dont quelques exemples tirés des premiers livres de l’Enquête sont analysés.
    59 min
  • 03 - Polythéisme grec, mode d'emploi - PDF
    Vinciane Pirenne-Delforge
    Collège de France
    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2017-2018
    Plusieurs raisons président au choix de partir du texte d’Hérodote pour aborder les tensions entre le général et le particulier dans l’étude de la religion grecque antique : 1) l’abondance du matériau qu’il offre en matière de religion ; 2) la posture spécifique de l’enquêteur à l’égard de ce matériau par rapport aux poètes qui l’ont précédé ; 3) la représentation de la religion grecque qui se révèle en creux dans les descriptions des coutumes étrangères ; 4) le recours à la notion de « dieux grecs » dans toute une série d’épisodes des Guerres médiques.
    C’est la notion de nomos (« coutume », « tradition ») qui est d’abord explorée afin d’en comprendre la portée dans l’usage d’Hérodote, notamment en regard des débats de son temps sur l’opposition entre nomos et phusis. Cette dernière est entendue non comme « nature » (une catégorie qui n’est pas encore constituée à l’époque) mais comme la complexion de ce qui croît et se développe indépendamment de l’initiative humaine. Les nomoi sont donc des ensembles de comportements et d’usages aussi variés que les peuples qui les portent et, parmi ces usages, on trouve les relations avec la sphère supra-humaine dont quelques exemples tirés des premiers livres de l’Enquête sont analysés.
    59 min
  • 03 - Polythéisme grec, mode d'emploi
    Vinciane Pirenne-Delforge
    Collège de France
    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2017-2018
    Plusieurs raisons président au choix de partir du texte d’Hérodote pour aborder les tensions entre le général et le particulier dans l’étude de la religion grecque antique : 1) l’abondance du matériau qu’il offre en matière de religion ; 2) la posture spécifique de l’enquêteur à l’égard de ce matériau par rapport aux poètes qui l’ont précédé ; 3) la représentation de la religion grecque qui se révèle en creux dans les descriptions des coutumes étrangères ; 4) le recours à la notion de « dieux grecs » dans toute une série d’épisodes des Guerres médiques.
    C’est la notion de nomos (« coutume », « tradition ») qui est d’abord explorée afin d’en comprendre la portée dans l’usage d’Hérodote, notamment en regard des débats de son temps sur l’opposition entre nomos et phusis. Cette dernière est entendue non comme « nature » (une catégorie qui n’est pas encore constituée à l’époque) mais comme la complexion de ce qui croît et se développe indépendamment de l’initiative humaine. Les nomoi sont donc des ensembles de comportements et d’usages aussi variés que les peuples qui les portent et, parmi ces usages, on trouve les relations avec la sphère supra-humaine dont quelques exemples tirés des premiers livres de l’Enquête sont analysés.
    59 min
  • 02 - Polythéisme grec, mode d'emploi - VIDEO
    Vinciane Pirenne-Delforge
    Collège de France
    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2017-2018
    Après avoir analysé les implications de l’usage du terme de « religion », il s’agit de procéder à un même type d’exercice pour le terme de « polythéisme ». Les différentes étapes de l’histoire du mot sont analysées, depuis l’usage unique de polytheos dans une tragédie d’Eschyle au Ve siècle avant notre ère jusqu’aux usages actuels du mot « polythéisme » dans les études sur la religion grecque antique, pour souligner la pluralité du monde supra-humain des Grecs. Entre ces deux temps, l’analyse porte sur l’usage de polytheos/polytheia chez Philon d’Alexandrie et les Pères de l’Église, puis sur les traités de Guillaume Budé qui récupère ces mots grecs en les translittérant en latin pour désigner l’idolâtrie et le paganisme antiques, tandis que Jean Bodin forge le terme français de polythéisme pour stigmatiser les hérésies chrétiennes. Ensuite, on assiste à un changement de paradigme, puisque le mot de polythéisme vient progressivement remplacer l’idolâtrie, en atténuant ainsi la charge négative que véhiculait ce mot hérité de la traduction grecque de la Bible. Enfin, la réflexion sur la religion et les religions menée par les différentes sciences humaines qui se mettent en place au XIXe siècle introduit le polythéisme parmi les étapes qu’aurait traversées l’histoire religieuse de l’humanité et le définit par contraste avec d’autres systèmes en –isme, comme l’animisme, le totémisme, le fétichisme, le monothéisme, etc., jusqu’à ce que la deuxième moitié du XXe siècle ne fasse de ce terme un outil en soi – et pas seulement par contraste – pour désigner les systèmes religieux qui peuplent la sphère supra-humaine d’une pluralité d’entités.
    1 hr 7 min
  • 02 - Polythéisme grec, mode d'emploi - PDF
    Vinciane Pirenne-Delforge
    Collège de France
    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2017-2018
    Après avoir analysé les implications de l’usage du terme de « religion », il s’agit de procéder à un même type d’exercice pour le terme de « polythéisme ». Les différentes étapes de l’histoire du mot sont analysées, depuis l’usage unique de polytheos dans une tragédie d’Eschyle au Ve siècle avant notre ère jusqu’aux usages actuels du mot « polythéisme » dans les études sur la religion grecque antique, pour souligner la pluralité du monde supra-humain des Grecs. Entre ces deux temps, l’analyse porte sur l’usage de polytheos/polytheia chez Philon d’Alexandrie et les Pères de l’Église, puis sur les traités de Guillaume Budé qui récupère ces mots grecs en les translittérant en latin pour désigner l’idolâtrie et le paganisme antiques, tandis que Jean Bodin forge le terme français de polythéisme pour stigmatiser les hérésies chrétiennes. Ensuite, on assiste à un changement de paradigme, puisque le mot de polythéisme vient progressivement remplacer l’idolâtrie, en atténuant ainsi la charge négative que véhiculait ce mot hérité de la traduction grecque de la Bible. Enfin, la réflexion sur la religion et les religions menée par les différentes sciences humaines qui se mettent en place au XIXe siècle introduit le polythéisme parmi les étapes qu’aurait traversées l’histoire religieuse de l’humanité et le définit par contraste avec d’autres systèmes en –isme, comme l’animisme, le totémisme, le fétichisme, le monothéisme, etc., jusqu’à ce que la deuxième moitié du XXe siècle ne fasse de ce terme un outil en soi – et pas seulement par contraste – pour désigner les systèmes religieux qui peuplent la sphère supra-humaine d’une pluralité d’entités.
    1 hr 7 min
  • 02 - Polythéisme grec, mode d'emploi
    Vinciane Pirenne-Delforge
    Collège de France
    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2017-2018
    Après avoir analysé les implications de l’usage du terme de « religion », il s’agit de procéder à un même type d’exercice pour le terme de « polythéisme ». Les différentes étapes de l’histoire du mot sont analysées, depuis l’usage unique de polytheos dans une tragédie d’Eschyle au Ve siècle avant notre ère jusqu’aux usages actuels du mot « polythéisme » dans les études sur la religion grecque antique, pour souligner la pluralité du monde supra-humain des Grecs. Entre ces deux temps, l’analyse porte sur l’usage de polytheos/polytheia chez Philon d’Alexandrie et les Pères de l’Église, puis sur les traités de Guillaume Budé qui récupère ces mots grecs en les translittérant en latin pour désigner l’idolâtrie et le paganisme antiques, tandis que Jean Bodin forge le terme français de polythéisme pour stigmatiser les hérésies chrétiennes. Ensuite, on assiste à un changement de paradigme, puisque le mot de polythéisme vient progressivement remplacer l’idolâtrie, en atténuant ainsi la charge négative que véhiculait ce mot hérité de la traduction grecque de la Bible. Enfin, la réflexion sur la religion et les religions menée par les différentes sciences humaines qui se mettent en place au XIXe siècle introduit le polythéisme parmi les étapes qu’aurait traversées l’histoire religieuse de l’humanité et le définit par contraste avec d’autres systèmes en –isme, comme l’animisme, le totémisme, le fétichisme, le monothéisme, etc., jusqu’à ce que la deuxième moitié du XXe siècle ne fasse de ce terme un outil en soi – et pas seulement par contraste – pour désigner les systèmes religieux qui peuplent la sphère supra-humaine d’une pluralité d’entités.
    1 hr 7 min

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