On ne saurait raconter l’histoire de la modernité sans raconter celle des antimodernes. Étrangers en leur époque, souvent condamnés à une forme d’exil spirituel et philosophique intérieur, ils ne cessent de s’inquiéter de la face sombre de la modernité, qui émancipe moins les hommes qu’elle ne les aliène. Pour mieux comprendre ce sentiment, j’ai rencontré le journaliste et écrivain Laurent Dandrieu, rédacteur en chef des pages cultures à Valeurs actuelles, qui a notamment publié Woody Allen : portrait d’un antimoderne (CNRS, 2010), Dictionnaire passionné du cinéma (L’homme nouveau, 2013) et Église et immigration : le grand malaise (Presses de la Renaissance, 2017)