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By Littérature Sans Frontières – Fréquence TerreScienceNature
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  • La Malamour de Claude Mossé (Presses de la Cité)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    D’où provient le titre assez surprenant du roman « La Malamour » de Claude Mossé (Presses de la Cité) ? Il s’agit du surnom donné par mère Adèle, supérieure d’un couvent d’Avignon en 1772, qui recueillit un nourrisson abandonné ; une nonne qui « souffrait de n’avoir jamais été demandée en mariage tant son physique revêche attirait peu les prétendants. »

    À 17 ans, Éloïse, dite Malamour, elle, était devenue la jolie maîtresse d’un haut prélat de l’entité, Philippe Casoni.

    Voici, donc, comment débute cet ouvrage exceptionnel signé par un Provençal de souche, historien et grand reporter radio-tv. Une fiction qui, néanmoins, respecte la réalité historique, précise-t-il.

    La jeune fille était certaine d’une chose dans cette société en proie aux remous et turpitudes : elle préférait le service du peuple à celui de Dieu et ferait tout ce qui est possible pour qu’il en soit ainsi. Quitte à privilégier le silence quand ce serait nécessaire, voire certains mensonges à une périlleuse vérité.

    Ainsi, elle fut sensible au discours d’un jeune et beau ouvrageur travaillant chez un maître imprimeur : « Je suis d’un village près de Carpentras et nous avons besoin de vous. Dans le comtat, les gens du peuple souffrent depuis trop longtemps, nous sommes convaincus que le légat saura vous écouter. Dans tous les monastères et couvents, on prend garde de ne jamais évoquer les misères des pauvres… »

    C’est vrai que son amant, riche et puissant homme de Dieu, dédaignait tout manant qui se lamentait sur son passage : « Si vous avez faim, faites rôtir des rats… Ils courent dans tout Avignon ! »

    Éloïse-Malamour emboîta rapidement le pas des révoltés pour devenir une sorte de « voix de la liberté et de la vie pour une vie meilleure ».

    La misère des paysans et des gueux qui ne troublait pas les gens d’Église, lui était insupportable. Elle s’enfuit du couvent et du lit de Casoni, connut  le viol, Mirabeau, se retrouva au fond d’un cachot crasseux, vécut  une libération inattendue, et repartit en croisade !

    Son but, obsessionnel, était d’unir toutes les terres pontificales au nouveau département du Vaucluse, celui régit par des lois républicaines faisant, en principe, de tous les habitants des citoyens libres et frères sous la bannière tricolore.

    « J’affirme que la réussite des révolutionnaires ne passe pas nécessairement par la violence et le sang. Si Robespierre le préconise, moi Éloïse dite la Malamour », je m’y refuse ! »

    À quel prix ? Dans quelles conditions ? Sous quelles formes ? Quelque 350 pages nous racontent le destin, fantastique, de ce nourrisson abandonné chez les nonnes et qui devint une femme à la fois redoutée par des puissants et adulée par le peuple.

    Assurément, un livre qui marque les esprits et les consciences ! Et un auteur qui trouverait sa place dans « La Grande Librairie » (France 5), là, où, dernièrement, j’ai entendu une citation de Dante, à laquelle je souscris totalement, mais qui conviendrait bien pour décrire l’action militante de « Malamour » qui combattit, sans relâche, les lâches et les planqués : « Les endroits les plus sombres de l’Enfer sont réservés aux indécis qui restent neutres en temps de crise morale. »

    5 min
  • Lorenzo ou la fin des Médicis par Sarah Frydman (Albin Michel-Ed. de la Seine)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    C’est un très lointain descendant des Pazzi, l’une des plus célèbres familles de Florence au temps des Médicis, qui m’a offert un livre de Sarah Frydman, cantatrice puis écrivaine, « Lorenzo ou la fin des Médicis » (Albin Michel en 1991, puis les Editions de la Seine en 1977). Même si ce roman date un peu, il est une fameuse source d’informations pour les amateurs d’Histoire.

    Dans cette importante saga incluant des textes d’époque authentiques, la légendaire famille des Médicis défile avec ses passions, sa puissance, ses tragédies, son mécénat à l’égard des Arts, dont Florence garde de magnifiques fleurons, son lucratif commerce d’armes, avant de « tomber » sous les coups de l’inquisiteur Savonarole, après avoir échappé de justesse à des complots, dont celui perpétré par des Pazzi qui, pour la plupart, furent exécutés ou forcés à l’exil.
    J’ai choisi trois courts passages pour camper une certaine ambiance de cette fin de XVe siècle et qui, ma foi, semble encore d’application quelques siècles plus tard…

    Sarah Frydman

    « Qui ne peut penser et avec quel désespoir à tout ce qui aurait pu être et qui ne sera plus jamais ? »

    « L’Eglise catholique est la vieille, l’éternelle, l’implacable ennemie du plaisir et du bien –être. Elle est habile à exploiter ce qu’il y a de plus vil dans le cœur humain, la peur. »

    « Il y a entre les hommes trop de haine et d’envie, et un grand refus de la plus élémentaire compassion pour les plus démunis des leurs. Le jour où ils comprendront le message des artistes, des philosophes, des poètes, ce jour-là seulement les hommes changeront le cours des choses. Pour le moment, ils ne pensent qu’à tuer et à s’enrichir. »

    3 min
  • Les Noces meurtries de Sandra Banière (Presses de la Cité)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    Avec « Les Noces meurtries », le roman de Sandra Banière publié dans la mythique collection « Terres de France » des Presses de la Cité, on est au cœur d’une saga de terroir avec son lot de vie quotidienne qui fait tout le charme de ce genre littéraire, que j’apprécie beaucoup.

    Hélène, Champenoise, est racontée, de manière très subtile, tout au long de quelques décennies de son existence, parsemées de portraits croisés avec sa mère, d’un mariage d’amour qui tourne au fiasco, au viol même par un mari véritable obsédé sexuel, de la pénible condition de travail du monde viticole, qui fait dire à l’auteure :

    « La viticulture, c’est avant tout une affaire d’amour de la terre, de la nature, et non une course au rendement pour enrichir des hommes qui ne mettent jamais les pieds dans les vignes, et qui pensent que leurs connaissances théoriques prévalent sur le savoir- faire ancestral. »

    Après l’insouciance de la jeunesse, la découverte de l’amour, celle d’être mère, petit à petit, Hélène souffre, se tait, puis se confie au médecin du village concernant les assauts violents et répétés de son mari, puis, elle ose en parler à sa mère. La réplique est sèche, peu encline au dialogue :

    « Je pense surtout que tu fais partie de cette nouvelle génération de femmes qui demandent le divorce dès la première tempête, qui sont persuadées que l’herbe est plus verte ailleurs, et qui refusent de se battre pour ce qu’elles sont. »

    C’est que Bertrand, le mari, est sympathique à l’extérieur de chez lui, travailleur et bon père de famille, même aux yeux de ses beaux-parents.

    Le « combat » pour sa survie ne fait que commencer pour Hélène et ce ne sera pas facile…

    3 min
  • Symbolisme : un patrimoine mondial à sauver à Bruxelles !

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    À la conférence de presse à laquelle « Fréquence Terre-RFI » assista à la mairie d’une commune bruxelloise (Woluwe-St-Pierre), le constat était alarmant : en Belgique, la Culture et le Patrimoine sont en danger, au point que, récemment, il pleuvait dans certains musées, juste à côté de tableaux de Breughel, par exemple.

    « Il y a une négligence majeure des autorités belges pour l’entretien du patrimoine national », clama Daniel Guéguen, haut fonctionnaire, expert et passionné d’art, un Français habitant la Belgique, comme 250 000 de ses compatriotes, plus d’un tiers dans la Capitale de l’Europe.

    D’où, l’urgence de réagir, d’avoir une approche globale (public, privé, individuel, collectif) pour faire bouger les choses. Car, s’il y a « désintérêt des autorités à l’égard du Patrimoine », constata Jacqueline Guisset, historienne de l’art, « ce n’est pas le cas du public ! »

    Alors, est né le concept de « Parcours symbolistes à Bruxelles » avec, en 2017, plusieurs itinéraires traversant la capitale belge et ses communes, là où foisonnent des œuvres d’artistes de la fin du XIXe siècle.

    Il s’agit, donc, de découvertes ou redécouvertes, d’échanges, de rencontres, de fusions des arts, de multiplicité des personnages… pour, chaque fois, deux heures de visite dont trente minute de marche en extérieur, chaque jour de l’année, à n’importe quelle heure…

    Il y sera principalement question de symbolisme, un art mondialement connu grâce à Fernand Khnopff, Félicien Rops, Jean Delville, Émile Fabry (photos ), mais, aussi, les Ensor, Maeterlinck, Verhaeren, Spilliaert, des aspects de l’ésotérisme et de la Franc-Maçonnerie…, mais, également, des itinéraires balisés par d’autres « langages artistiques », ceux développés par Horta ; l’Art Nouveau et le Symbolisme étant fort liés, spécifia Jacqueline Guisset, en déclarant : « Bruxelles est le Temple du Symbolisme au même titre que l’Art Nouveau. »

    Ces parcours proposent des thématiques allant de l’art de l’illustration littéraire à l’art monumental avec, nous n’en doutons pas, de réelles découvertes. Pourtant, se promenant, ci et là, tant en Belgique qu’au-delà de ses frontières, on voit et on revoit, parfois quotidiennement, des œuvres remarquables au Grand Palais et à la galerie du Petit Palais à Paris, au Cinquantenaire, au Palais de Justice et au théâtre de la Monnaie à Bruxelles, au théâtre d’Anvers…

    « On les voit, on les oublie, on ne connaît même pas les auteurs, et pourtant… » Et, pourtant, il s’agit bien de célèbres artistes, comme nous le rappelle à propos « Parcours symbolistes bruxellois »

    Pour davantage d’informations : http://www.arkadia.be/fr/accueil

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    4 min
  • Les larmes de la pinède de Jean-Paul Malaval (Calmann-Lévy)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    La ferme de la Petite Marquise, des pinèdes à perte de vue et Hector qui avait plus de considération pour les chevaux que pour les êtres humains. Cet homme, imbu de sa personne, toisait les gens avec le regard insolent des maîtres ou des fils de maîtres. Il se considérait comme le chef du clan des Marinzacq depuis que le patriarche déclinait physiquement et avait  quelque peu perdu la tête. Un maître dur et injurieux envers sa femme et maints autres proches, membres du personnel ou habitants. Dès lors, inutile de dire que les deux principaux mâles de cette famille étaient peu considérés dans cette région landaise où elle résidait depuis des décennies.

    Mais, dans cette histoire de terroir « Les larmes de la pinède », merveilleusement contée par Jean-Paul Malaval (Calmann-Lévy), il y a Josée, « la plus petite et la plus rebelle des descendants Fortegui, famille située à cinq kilomètres à peine de la Petite Marquise. »

    Jeune et jolie veuve, fort courtisée, elle continuait l’entretien et le développement de cent hectares de pins.

    Hector vint la demander en mariage et elle le renvoya à sa ferme, illico : « Comment pourrais-je supporter le caractère de cette espèce qui ne tolère que sa propre suffisance ? » pensa-t-elle. En la quittant, il frappa du poing la rambarde de la demeure de Josée en se promettant de ne pas en rester là… N’avait-il pas calculé que leur union ferait quelque six cent mille pins ? Voici, donc, comment débutent les 300 pages d’une saga écrite par un spécialiste du genre et, comment ne pas lui donner raison lorsqu’il clame : « La bêtise des autres ne doit jamais nous inspirer, sinon on se condamne à la partager. »

    Une question essentielle, cependant : Josée finira-t-elle par partager l’existence d’Hector ?

    3 min
  • Les roses sont éternelles de Françoise Bourdon (Calmann-Lévy)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    Avec « Les roses sont éternelles » de Françoise Bourdon (Calmann-Lévy), ce n’est pas le premier ouvrage de terroir que je présente, tant j’apprécie ce style aux histoires généralement si proches du quotidien de tout un chacun.

    Particularité de ce livre, il s’agit de quatre nouvelles : « Le temps des violettes », qui se déroule au tout début du XIXe siècle du côté du Mont Ventoux, là, où, différentes croyances et superstitions ont la vie dure : une rousse y est considérée comme une sorcière, par exemple. Il y a, également, « Les roses sont éternelles », une histoire qui se raconte sur un banc de pierre à l’ombre d’un vieux figuier, mais qui sont quelques mots d’une épitaphe sur la tombe d’une bien-aimée. Ensuite, avec « La douce violence des souvenirs », cette nouvelle s’étire de 1916 à 1919, et l’inévitable « maudite guerre » et ce constat terrifiant : « que de nombreux soldats avaient perdu la mémoire parce qu’ils avaient été confrontés à trop d’horreur… », enfin, « Les souliers de Madeleine », pour une bonne cinquantaine de pages à vous arracher les larmes du lecteur le plus endurci. Un récit qui a pour théâtre l’entre-deux-guerres avec pour point de départ « Alexandre et Madeleine qui ne s’étaient pas mariés, et Antoine, leur fils, qui n’avait pas été baptisé… »

    Un Antoine devenu orphelin de père qui, à 9 ans, faisait l’école buissonnière en déclarant que l’école ne l’intéressait pas et qu’il voulait travailler en usine.

    Cet ouvrage qui, donc, aborde le quotidien des gens avec son cortège de cruautés, de violences, de mesquineries et autres bassesses, se veut, néanmoins, un quadruple cri d’espérance. Un pour chaque nouvelle.

    3 min
  • L’Honorable Monsieur Gendre, Jean-Paul Malaval (Les Presses de la Cité)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

     Dès les premières pages de « L’Honorable Monsieur Gendre » de Jean-Paul Malaval publié aux Presses de la Cité, le lecteur est aux prises avec un suspense entretenu à petites doses, que l’on devine choisies, et qui le tiendra en haleine jusqu’au terme de cet ouvrage poignant de plus de 400 pages : « Elles ignoraient tout de l’autre visage d’Antoine Straub, de ses activités clandestines, et ne pouvaient imaginer une seule seconde le risque qu’il leur faisait courir. »

    Elles, ce sont Élisabeth et Claire, l’épouse et la fille d’Antoine. Les trois pleurent Raphaël annoncé mort devant Gravelines, le 23 mai 1940. Élisabeth espère toujours le retour de son fils, dont le corps ne leur pas encore été rendu…

    Sans dévoiler la trame de cette histoire, bien sûr, sachez que dans la cité d’Amiens ravagée par les bombes ennemies et où retentissent les ordres et pas martiaux des nazis, peuvent se tisser des liens inattendus et dangereux, qui, alors, entraînent le lecteur dans une fiction qui, dans le fond, peut bien s’apparenter à une certaine réalité.

    Celle, exemple parmi d’autres, avec Paulus, le frère d’Antoine Straub, qui clame à tous vents, insigne nazi à la boutonnière, son admiration pour Hitler et ses acolytes de Vichy : « On a débarrassé la race de tous ses parasites, les Juifs, les Tziganes, les pédérastes, les francs-maçons, les rouges, les débiles mentaux et asociaux, bref, tous les déchets de la société ! C’est une grande œuvre pour l’Europe nouvelle. » Et, d’obliger son fils Alexandre de rejoindre les rangs nazis…

    Le récit prend encore des tournures vraiment étonnantes, quand on lit cette réflexion : « Pourquoi faut-il que le mensonge soit plus fort que la vérité ? » Parce que la vérité est destructrice, elle exige tant de remises en question, de reniements et, à la longue, le mensonge dévore de l’intérieur…, explique l’auteur, qui écrit aussi : « Les hommes ne sont que des pions, que l’on peut promener sur le grand échiquier des affaires, au gré des circonstances. »

     

    3 min
  • L’ours dans tous ses états

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    Dans le cadre exceptionnel de l’Ancien Prieuré du Rouge-Cloître situé au cœur de la forêt de Soignes à Auderghem (faubourg de Bruxelles), une très sympathique et ludique exposition célèbre, jusqu’au 29 janvier 2017, l’ours dans la littérature pour la jeunesse.

    « Si l’ours peut être à la fois bourru, attachant et même extrêmement dangereux, il n’en reste pas moins le « doudou » des petits », est-il rappelé d’emblée.

    Alors, défilent pour l’enchantement des petits, voire des adultes qui se souviennent avec tendresse de leur enfance, des dizaines de dessins et illustrations, plus magnifiques les uns que les autres : « Un ours à l’école », « Le voyage d’Oregon », « Ourson », « Ernest et Célestine » de la célèbre artiste Gabrielle Vincent qui fut même comparée, excusez du peu !, à Rembrandt, Degas, Toulouse-Lautrec et Matisse, et qui, selon ses dernières volontés, avait demandé de continuer à faire vivre son « enfant », c’est-à-dire cinquante années de travail pour produire quelque dix mille œuvres.

    Et puis, quelques splendides photos d’ours agrémentent davantage l’exposition avec une petite touche écologique signalant que, suite au réchauffement climatique, la banquise fond et met en péril l’existence des ours. Trois solutions sont suggérées aux jeunes visiteurs : moins utiliser la voiture, recycler les déchets et manger moins de viande. Il est à espérer que les petites têtes blondes auront attiré l’attention des aînés sur ces suggestions…

    3 min
  • Almanach 2017 des Terres de France (Presses de la Cité et France Bleu)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    Chaque année, depuis une décennie, l’« Almanach des Terres de France », publié par les Presses de la Cité et France Bleu, se révèle être non seulement un agenda, mais une fantastique source de renseignements qui balisent notre quotidien concernant les éphémérides, le patrimoine culturel et du savoir-faire artisanal, des dates historiques, des recettes, avec priorité aux spécialités régionales, des croyances populaires, des astuces pour l’entretien de la maison et des petits gestes écologiques, des bons mots d’auteurs et des extraits de livres de terroir, des citations (« Il faut qu’un menteur ait bonne mémoire », « Où pousse la fougère, c’est la bonne terre », « Qui a bon voisin a bon matin », « Le vent n’emporte que ce qui ne tient pas »)…, l’ensemble est agrémenté de centaines de photos.

    Cet almanach a été rédigé par des psychologues, une historienne, un sémiologue, des passionnés d’animaux, de pensées positives, de jardinage, de bricolage, d’astrologie…

    Outre ce programme particulièrement dense, sachez que 2017 sera l’Année internationale du tourisme durable pour le développement, Marseille, la capitale européenne du sport, que du 2 au 4 juin, ce sera la 15e édition des Rendez-vous aux jardins, le 21 août, éclipse solaire totale, et, entre autres, le 4 octobre, la Journée nationale des animaux.

    3 min
  • Oui, des femmes sont aussi d’une cruauté atroce !

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

     Pour l’ardent partisan du « Faites l’amour pas la guerre ! », la lecture de l’essai « Les grandes guerrières de l’Histoire » de la philologue Louise Depuydt (Éditions Jourdan) sera certainement une réelle découverte sur le double plan historique et sociétal , ainsi que pour beaucoup de lecteurs : oui, des femmes peuvent également se montrer d’une cruauté atroce !

    L’auteure explique : « L’homme, le mâle, symbolise la force et est configuré pour le combat afin de protéger le village et la famille. La femme, la femelle, incarne plutôt la maternité. Son rôle est de donner la vie… Les femmes prenant les armes dans des conflits sont donc des exceptions. Mais, quelques fois, elles sont les commanditaires ou des agents actifs de faits de guerre. » 

    Après une mise en garde qui s’imposait pour éviter les amalgames : « Moins rares sont celles qui participent à des rôles humanistes ou en tant que résistantes », ce sont donc des « guerrières » et des « sanguinaires » qui sont décrites dans cet ouvrage et qui, bien entendu, interpellent au plus haut point : « Toutes ont un point commun : elles sont intimement persuadées du bien-fondé de leur cause. »

    L’auteure consacre plus d’une trentaine de chapitres aux femmes samouraïs, pirates, à une nazie, à une terroriste, aux tireuses d’élite…, parmi lesquelles une nonne lieutenante, la « Tigresse bretonne », une terreur des mers, la « Fiancée du danger », et, peut-être la plus célèbre d’entre toutes : « Calamity Jane » dite l’insaisissable.

    Lisons quelque peu Louise Depuydt à son sujet : « Le jour de sa mort, à 51 ans, Martha Canary, plus connue sous le nom de Calamity Jane, est aveugle, seule, imbibée d’alcool et dans une grande misère. On ne lui connaît plus qu’un ami, un prêtre, seul témoin de la fin de la tueuse de l’Ouest… »

    L’auteure, Louise Depuydt, présentant son ouvrage chez nos collègues et partenaires de RFI.

    Car, effectivement, cette aventurière ne semblait connaître qu’un seul objet pour « dialoguer », si j’ose dire : le pistolet ou le fusil !

    C’est elle qui déclara : « Je crois que je suis le seul humain dont les sioux aient peur. »

    Alors, qui sont ces femmes-guerrières « brandissant le glaive et déroutant l’homme face à elles ? » En quelque 230 pages, le lecteur découvrira quelques terrifiants spécimens, et, grâce au travail de recherche de l’auteure, il connaîtra la raison profonde de leurs actes redoutables pour l’intégrité d’autrui. Comprendre ne veut pas dire admettre, bien sûr.

     

     

    4 min

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