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By Littérature Sans Frontières – Fréquence TerreScienceNature
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  • Le Petit roman du Désert de Philippe Frey (Rocher)
    Littérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff.
    Cent pages de texte, format 15,5 x 12,5, pas une ligne de plus et, au bout, l’impression de mieux connaître les rapports de Lawrence d’Arabie, de Shéhérazade, de Charles de Foucaud et d’Antoine de Saint-Exupéry avec l’immensité désertique et ses habitants.
    « Le Petit roman du Désert » paru aux Editions du Rocher est le fruit d’une histoire à quatre dimensions humaines décrite par Philippe Frey, spécialiste ès « el badia » (le désert).
    . Lawrence d’Arabie ou « La Violence et la Passion » :
    « Il était peu satisfaisant pour un Anglais de séjourner avec les Bédouins. A moins qu’il n’eût une patience aussi étendue et profonde que la mer. »
    . Shéhérazade ou « La Puissance et le Désir » :
    « Même seul dans un désert, on peut s’enivrer du vide comme du parfum d’une femme. »
    . Charles de Foucauld ou « La Mortification et le Colonialisme » :
    « Le drame intérieur de Charles est qu’il n’arrive à convertir absolument personne pendant des semaines et bientôt des mois. En fait, toute l’oasis est musulmane dorénavant. »
    . Antoine de Saint-Exupéry ou « L’Aventure moderne ».
    « Saint Ex n’est pas un ermite. Mais il sait très bien que s’il était dans les rues parisiennes, il s’y ennuierait à mourir. Au moins ici (dans le désert), il se sent unique, en marge des hommes. »
    Pierre Guelff.
    2 min
  • Le surprenant Secretum de Monaldi & Sorti chez Pocket
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Bizarre, étrange, parfois fascinant, mais surprenant que ce livre écrit à quatre mains : celles de Rita Monaldi, spécialiste de l’histoire des religions, et de son compagnon Francesco Sorti, musicologue.
    « Secretum » aux Editions Pocket est la très longue (1.078 pages !) suite du bestseller « Imprimatur » et nous emmène dans des intrigues, complots, luttes d’influence à Rome en l’an 1700, année du jubilé.
    Le personnage central de cette histoire mouvementée et documentée avec méticulosité, est Atto Melani, ecclésiastique, ancien castrat, espion de Louis XIV, qui entretient une étonnante et discrète relation – surtout épistolaire – avec une dame visiblement au courant de tout ce qui se passe dans l’Empire espagnol.
    Coups de poignard (au propre comme au figuré), assassinats, étranges messages (« Cependant, mon amie, soignons la blessure et non l’offense car jamais vengeance ne soigna de plaie »), rencontres secrètes (« Elles ont toujours lieu à la pointe du jour, heure des machinations occultes »), découverte d’une maison particulièrement insolite où l’on lit des dizaines de citations inscrites sur les murs (« A la cour, personne ne jouit plus que les bouffons. Aux champs, le sage contemple mieux et jouit »)…
    Bref, plus de mille pages (au rythme assez lent et très pointilleux, ce qui est loin d’être un reproche !), dont j’ai choisi deux citations de premier choix : « Pour souffrir, il faut avoir un cœur » et « L’absence du bien engendre le mal ».
    Incontinent
    Particularité de ce roman, j’y ai trouvé des dizaines de fois le terme « incontinent ». Faisant référence au dictionnaire, ce mot signifie : qui n’est pas chaste, qui manque de modération, qui est atteint d’incontinence. Puis, selon ce même dictionnaire, il a une utilisation en littérature du style : « Partir incontinent », ce qui veut dire aussitôt, immédiatement.
    Je ne résiste donc pas à vous livrer quelques utilisations de ce terme dans « Secretum » :
    . « Je glissai incontinent dans un sommeil pesant… »
    . « Il le rassura incontinent… »
    . « Les comédiens furent encerclés incontinent par une multitude d’enfants … »
    . « Il replia incontinent la feuille… »
    . « L’abbé cessa incontinent de lire… »
    . « Mais elle vint incontinent au fait… »
    . « Je l’avais vu incontinent, et j’avais compris ce qu’il s’apprêtait à faire. »
    . « Je volerai incontinent vers toi ! »…
    L’abondance du terme « incontinent » est étrange et surprenante, mais cet adverbe quelque peu désuet est bien dans la logique de ce roman « où les étoffes chatoient et les conversations vont bon train » dans un monde du Saint-Siège qui bouillonne de milliers d’intrigues…
    Pierre Guelff.
    4 min
  • Quelques cerises sur mon gâteau d’Alice Dona (Flammarion)
    Littérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff.
    De l’extraordinaire séance de spiritisme avec Théo Sarapo et la « conversation » avec Edith Piaf qui en découla à sa rencontre avec Pierre Delanoë, le parolier de Gilbert Bécaud, idole de la chanteuse qui rêvait de devenir compositrice à temps plein afin de faire oublier Alice Dona uniquement cataloguée de yé-yé, ce sont des décennies du show-business et de la chanson française qui défilent dans cet ouvrage.
    Sylvie Vartan (chaleureuse), Claude François (dragueur puis pro jusqu’au bout des ongles), Serge Lama (son fidèle ami pour qui elle composa le mythique « Je suis malade »), Johnny Hallyday (qui ne tint pas parole à son égard), Georges Brassens (sublime de simplicité), Romy Schneider (tellement délicate), Régine (cabotine), Annie Giradot (fidèle en amitié), Serge Reggiani (simple et pudique), Gilbert Bécaud (Monsieur 100.000 volts à l’œuvre), Barbara (géniale)…, pour chacun, Alice Dona raconte au moins une anecdote truculente, triste, étonnante, joyeuse ou surprenante.
    Ce livre est, tout simplement, un trésor qui relève du patrimoine musical et de son intimité profonde et tellement humaine. Loin d’un voyeurisme qui aurait été mal placé.
    Pierre Guelff.
    2 min
  • Templa Mentis d’Andrea H…Japp (Flammarion)
    Littérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff.
    D’emblée, l’auteur nous plonge dans le vif du sujet : « Aliénor de Colème se savait de force à tirer la dague pendue au fourreau de sa ceinture et à transpercer gravement, sans une hésitation, n’importe quel vaurien. »
    « Templa Mentis » est le troisième tome des « Mystères de Druon de Brévaux » d’Andrea H. Japp chez Flammarion, soit l’histoire d’une chasse effrénée à la fameuse « pierre rouge » dans un cadre moyenâgeux minutieusement décrit.
    Mais, au juste, en quoi consistait cette pierre ?
    « La pierre rouge. La tenir entre ses mains. Jouir de son fabuleux secret. L’éternité. Qu’importait donc d’avoir vendu son âme au dieu inversé (le diable) si on ne mourait pas ? »
    Dans ce roman en forme de thriller, l’Inquisition est devenue « l’effroyable Question » qui faisait hurler comme des bêtes des êtres torturés au point qu’une fille, Héluise (travestie en Druon de Brévaux), fit supprimer son propre père pour abréger ses horribles souffrances.
    Lui qui pouvait détenir cette fameuse pierre rouge, celle qui, selon Igraine, une mage, « conférait l’immortalité à qui la possédait. »
    Et, elle expliqua encore : « A moins qu’il ne s’agisse d’une clef menant à un trésor… »
    Enfin, voici trois citations pour mieux illustrer cet ouvrage fantastique :
    « On ne pèche qu’en connaissance. »
    « On ne peut haïr un être au motif qu’il poursuit un but différent du vôtre. »
    « L’être humain possède quelques grandeurs que rachètent ses faiblesses. »
    Pierre Guelff.
    2 min
  • Le maître ardoisier de Françoise Bourdon (Pocket)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Une fois n’est pas coutume, avec « Le maître ardoisier » de Françoise Bourdon (Editions Pocket), voici un livre de terroir qui évoque l’Ardenne.
    L’histoire débute au milieu du XIXe siècle aux « Ecaillères », la vaste demeure de la famille Warlet.
    Eugène Warlet est le patron d’ardoisières qui font vivre tout un village mais qui tuent ou estropient aussi plusieurs « écaillons », ces ouvriers courageux qui, sous terre, arrachent le schiste pour en faire des ardoises prisées dans de nombreuses régions.
    Lucienne est l’épouse du patron. C’est une citadine qui est totalement indifférente à l’activité professionnelle de son mari, sauf quand il lui rapporte beaucoup d’argent.
    Ils ont deux enfants : Louis et Benjamine.
    Louis se dit artiste et, à l’instar de sa mère, il ne désire pas côtoyer le monde ouvrier, alors que Benjamine porte un intérêt croissant pour la fosse au point qu’elle se passionne pour l’entreprise familiale.
    Au fil du temps, ô révolution, on la trouve même à la tête de celle-ci ce, qui, à l’époque fait beaucoup jaser.
    Après quelques déboires et une certaine lassitude, elle passe le flambeau à Bertrand, le fils de Louis, mais elle se rend rapidement compte que l’adage « Tel père tel fils » n’est pas vain. Bertrand méprise les ouvriers !
    Cette saga superbement racontée par Françoise Bourdon ne peut laisser le lecteur indifférent, car elle décrit avec beaucoup de sensibilité et de justesse un important pan de la lutte ouvrière tout en montrant certaines facettes, parfois franchement antagonistes, d’une même famille.
    Pierre Guelff.
    2 min
  • Les sanglantes roses écarlates de Karen Rose (Ed… Mira)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Terrifiante ! Le mot est même trop faible pour décrire la trame du roman policier « Les roses écarlates » de Karen Rose aux Editions Mira.
    Une brique de près de 630 pages avec une histoire qui se déroule à Minneapolis et qui décrit un tueur en série qui maquille ses assassinats minutieusement préparés en suicides.
    Il défie la police que la presse people met en lumière pour la résolution de maintes affaires criminelles.
    L’auteure décrit ce tueur de la manière suivante : « Quand le désir de tuer devenait trop fort, il fallait qu’il passe à l’action, sinon il ne cessait de ruminer les différentes manières de procéder et ça l’empêchait de se concentrer. Il ne pouvait pas se permettre d’être distrait. Il lui fallait au contraire une présence aiguë, de tous les instants. (…) Les flics n’étaient que des voyous qui avaient obtenu l’autorisation de porter un gros revolver. Ce n’était pas difficile de les manipuler, il en savait quelque chose, lui qui les menait en bateau depuis des années sans qu’ils ne se doutent de rien.
    Mais il en avait marre de les voir se pavaner et tout ça allait changer. Il avait l’intention de les mettre plus bas que terre, de les humilier publiquement, de montrer à tout le monde ce qu’ils valaient réellement. Son plan était simple. Il allait continuer à tuer des femmes sous leur nez, comme il le faisait depuis si longtemps… »
    Et Karen Rose d’ajouter : « Un tueur en série en liberté, ça faisait frémir les bonnes gens. Dommage qu’ils ne puissent pas savoir que ça faisait des années qu’il sévissait tranquillement parmi eux. »
    Tout est dit dans cette présentation ! Et ceux qui apprécient l’hémoglobine seront ravis de lire ce policier écrit par une personne qui, avant de devenir auteure d’une grande rigueur dans le scénario, était scientifique.
    Ceci explique peut-être cela.
    Pierre Guelff.
    3 min
  • Les silences de Margaret de Paul Couturiau : un polar, un vrai !
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    La règle, quand on « chronique » un polar est de ne pas dévoiler la réponse à l’intrigue. C’est un minimum de respect pour le lecteur.
    Sachez cependant, que dans « Les silences de Margaret » de Paul Couturiau aux Presses de la Cité, le suspense ne prend fin que dans les ultimes lignes d’un roman qui compte plus de 470 pages !
    L’histoire se déroule en deux phases : une première à Metz avec des allers et retours dans l’Allemagne nazie toute proche et une autre, toujours dans la cité messine, mais en 1981.
    Un médecin est drogué puis tué par balle, la sœur d’un avocat est soupçonnée. Il va prendre sa défense et découvrir, peu à peu, des secrets de famille époustouflants.
    Ce premier meurtre se déroule le soir du premier tour des présidentielles de 1981, puis survient un deuxième meurtre au deuxième tour, celui avec la victoire de François Mitterrand. Dans la foulée, s’ensuivent deux suicides…
    Dans son style alerte, Paul Couturiau qui a déjà été couronné par le prestigieux « Grand Prix de littérature policière », confirme toute l’étendue de sa maîtrise d’un roman policier. Du vrai.
    Avec ses plongées dans le passé et ses retours déconcertants, c’est du grand art.
    De plus, l’auteur offre au lecteur quelques propos comme autant de messages « existentiels » que, bien entendu, il capte pour en tirer profit ou rejette, selon les cas : « Un sentiment n’est pas objectif », écrit Paul Couturiau.
    Parmi ces petites phrases, relevons-en cinq :
    « Pour connaître un fleuve, il faut l’aborder au plus près de sa source. »
    « Perdre une guerre, c’est parfois en préparer une nouvelle. »
    « On a beau dire, il faut toujours être à l’écoute de son intuition. Elle est souvent plus sage que la raison. »
    « Le cœur est un organe plus complexe que le cerveau. »
    « Pardonner aux autres est tellement plus simple que de se pardonner à soi-même. »
    Pierre Guelff.
    3 min
  • Les chemins de garance de Françoise Bourdon – Ed…Pocket
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Nous sommes au début du XIXe siècle du côté du Mont Ventoux, d’Avignon, de Carpentras…
    La très jeune Camille vit au mas de la Buissonne où son grand-père Augustin Vidal, fortuné et pingre, lui fait subir mille et mille tourments.
    Sa petite-fille, orpheline de père et mère (?), subit et s’arc-boute à sa passion pour cette plante.
    Camille est jolie et cherche à savoir ce qui est arrivé à ses parents et pourquoi son grand-père lui voue une haine féroce en l’insultant de « bâtarde ».
    Un vieil ami de la famille lui confie : « Dans la vie, petite, on se bat de la naissance à la mort, mais il faut composer avec le destin. »
    Elle tombe follement amoureuse de Félix, fils de « bonne famille » mais qui est un pleutre au point qu’il accepte les remontrances de son père : « L’amour et le mariage ne font pas souvent bon ménage. »
    Qu’en pensa Camille ? « Leurs mains s’étaient frôlées. L’espace d’un instant, Camille avait observé le contraste frappant entre ses doigts hâlés et les longues mains blanches de Félix. Toute la différence était là, avait-elle songé, le cœur lourd. »
    Le temps passe et Camille rencontre Fabien, fils d’un industriel. L’un et l’autre n’ont pas perdu leurs idéaux de jeunesse et ils ne sont pas du tout considérés comme des bourgeois, mais comme des travailleurs ayant gravi les échelons.
    « Parfois, la fille d’Angéline (la mère de Camille au destin tragique) prenait conscience du chemin parcouru. A présent, plus personne ne se serait risqué à la traiter de bâtarde ! »
    Félix se maria avec Hortense, Camille avec Fabien… et les deux couples eurent des enfants dont certains vont poursuivre cette profonde saga malgré les balles tirées par les sbires de Louis Napoléon sur les « vrais » républicains…
    En un roman, Françoise Bourdon a pu allier de manière poignante des faits historiques aux notions de terroir dans une région, le Comtat Venaissin, qui n’en manquaient pas.
    Pierre Guelff.
    3 min
  • Dictionnaire de la Symbolique des couleurs aux Editions Maison de Vie
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    La couleur a une fonction fondamentale, parfois surprenante.
    Prenons deux exemples contemporains bien concrets : le vert pâle est considéré comme « doux » dans le monde médical, d’où cette couleur habillant les chirurgiens et qui aurait un impact moins angoissant des patients à leur égard ; puis, prenons le rouge flamboyant placé à des endroits déterminés d’une grande surface afin de mieux attirer l’attention du potentiel client.
    Dans le « Dictionnaire de la Symbolique des couleurs » de Georges Lanoë-Villène publié aux Editions « Maison de Vie », l’étude est ancienne et fait appel à la mythologie, à la tradition, aux croyances diverses… et nous propose une palette des couleurs essentielles : blanc, bleu, jaune, noir, rouge et vert.
    Egalement, d’autres couleurs qui ont une valeur symbolique indéniable : le violet de l’Eglise catholique, le pourpre héraldique, l’orange de la Maison de Nassau…
    En d’autres termes, cet ouvrage permet de déchiffrer un langage d’une très grande richesse. Richesse colorée, comme il se doit.
    Pierre Guelff.
    2 min
  • Le Maitre de la vigne de Willy Deweert (Editions DDB-Mols)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Nicolas Rambert est moine à l’abbaye de Saint-Maur. Rien, en principe, ne le prédestinait à pareil engagement.
    En effet, cet homme est un pur produit de l’Allemagne hitlérienne, celle qui « inventa » le fameux « Protocole des Sages de Sion » , un faux légendaire évoquant un complot juif.
    Tuer père et mère
    Hitler, justement, qu’en pense le jeune allemand ?
    « J’étais dépourvu de tout esprit critique, endoctriné, fasciné, en particulier par le Führer, ses harangues frénétiques me mettaient en transes ; j’aurais tué père et mère s’il me l’avait ordonné. »
    Alors, il participe à des pogroms, à la Nuit de Cristal et autres exécutions et exactions effroyables.
    « Ravisseur, assassin, fornicateur », il change plusieurs fois d’identité pour semer ceux qui veulent l’envoyer en enfer.
    Et puis, le 15 février 1943, un discours du Führer lui ouvre les yeux : « Et maintenant, peuple, lève-toi, tempête, déchaîne-toi. »
    Le futur moine sort de son fanatisme et s’écrie : « C’était exactement ce qui se passait, mais dans un sens inverse aux blatèrements du tyran. Je le vis tel qu’il était : menteur, manipulateur, mégalomane, un dément obsédé par sa propre gloire, indifférent aux souffrances du peuple. »
    Ainsi, de prises de conscience en situations haletantes, Willy Deweert emmène le lecteur d’Allemagne en Suisse, en Italie, en France, en Angleterre, aux Etats-Unis… dans un thriller mystique étonnant de rebondissements et d’analyses pointues de l’être humain sous toutes ses facettes.
    Questionnements fondamentaux
    Et puis, Willy Deweert, sans être pédant ou donneur de leçons, nous distille aussi quelques propos qui poussent à une réflexion profonde :
    « Pourquoi le Dieu d’amour tolérait-il le mal absolu ? »
    « L’Eglise a trop souvent recours à la culpabilisation comme instrument de chantage. »
    « Les desseins de Dieu sont impénétrables. Le slogan de tous les abus. »
    Et, cette phrase encore tellement d’actualité : « Dès qu’un salopard exerce le pouvoir, il n’a que l’embarras du choix pour trouver des collaborateurs ».
    Croyez-moi, il y en a des « collaborateurs » dans cet ouvrage captivant qui, encore, émet une interrogation lourde de sous-entendus et de conséquences : « Le mal peut-il servir le bien ? »
    Pierre Guelff.

    3 min

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