Connexion Nature

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Connexion Nature episodes

  • Tout savoir sur les moineaux des villes
    Bonjour Amir, notre connexion nature porte aujourd'hui sur un petit passereau des villes. Le moineau domestique dont les populations sont hélas en forte baisse depuis des années. Bonjour Socha, le déclin pour ces oiseaux en milieu urbain est très marqué.

    Par exemple, Bruxelles a perdu 95% de ses moineaux sur les 30 dernières années. Alors quelles sont les principales causes de ce déclin massif ? Le moineau domestique est un oiseau qui est typiquement urbain, qui niche dans des cavités de bâtiments, sur les façades, au niveau de corniches, sous des tuiles.

    Ces oiseaux sont donc liés à l'activité humaine depuis très très longtemps. Mais le problème ces dernières années, c'est la disparition des cavités de nidification en ville, lors de rénovations de bâtiments. Les façades sont plus modernes, avec nettement moins de cavités, et des toitures qui sont mieux isolées. Sans parler de la suppression de nombreuses friches. En effet, la bétonisation les a privées, de graminées, de buissons plus denses. qui sont de précieuses ressources alimentaires et aussi de leur lieu de socialisation. Les espaces publics en ville ont été minéralisés à outrance.

    Allez, il y a tout de même des lures d'espoir.

    Tout à fait. Depuis 2-3 ans, la situation semble se stabiliser, les mentalités évoluent peu à peu. De nombreux élus dans les communes prennent conscience de l'importance cruciale de la végétalisation au milieu urbain. Et chacun peut jouer un rôle à son niveau.

    Le fait pour des particuliers de tondre moins souvent leur jardin ou d'en laisser une partie à l'état sauvage est clairement une aide.

    Bien sûr, on souhaiterait que ce soit fait à plus grande échelle et que ça aille plus vite, mais ces tendances sont positives. Alors, il y a des initiatives concrètes qui sont menées sur le terrain depuis quelques années. En 2016 a été lancé le projet Groupe Moineaux, qui a pour objectif de sensibiliser la population, de mener des actions de protection et de redynamiser les populations de Moineaux. Alors, concrètement, c'est basé sur 5 coups de main.

    Premièrement, installer des mangeoires, à condition qu'elles soient hors de portée des chats.

    Deux, planter des espèces locales, préserver les... et les zones buissonnantes existantes. Arrêter aussi de s'acharner trop régulièrement sur ce qu'on appelle encore trop souvent des mauvaises herbes.

    3. Installer des nichoirs à minimum 3 mètres de hauteur, ce qui permettra de répondre en partie au manque de cavités et de nidifications.

    4. Faire des aménagements spécifiques au niveau des corniches ou des façades lors de rénovations. Et des infos sont facilement trouvables à ce sujet.

    Et 5. Pour les personnes qui en ont la possibilité, installer un poulailler, à protéger des prédateurs bien sûr, ce qui est intéressant pour les moineaux à plusieurs niveaux, pour trouver des plumes pour leur nid, mais aussi de l'eau et de la nourriture.





    4 min
  • Le hérisson, une espèce en danger : causes du déclin et gestes pour l’aider
    S’il est vrai que le hérisson est entré en hibernation pour passer l’hiver à cette époque de l’année, j’ai choisi d’en parler aujourd’hui à cause de son récent changement de statut ! En effet, la liste rouge des espèces menacées vient d’être mise à jour et le hérisson est passé de « préoccupation mineure » à « quasi menacé » d’extinction !

    Malheureusement, cette situation est loin d’être limitée à la Belgique ! C’est l’Union internationale pour la conservation de la nature qui a actualisé cette liste. Outre notre pays, les populations de hérissons ont baissé de manière inquiétante dans plus de la moitié des pays où il est recensé, surtout au Royaume-Uni, en Norvège, Suède, Danemark, Pays-Bas, Allemagne et Autriche.

    Quelles sont les principales causes qui expliquent ce déclin ? Comme souvent, c’est multifactoriel ! Le trafic autoroutier, l’expansion urbaine et puis les pesticides utilisés par l’industrie agricole et dans des jardins privés provoquent un déclin massif des populations d’insectes, qui constituent une partie importante de la nourriture du hérisson.

    Mais il y a également d’autres menaces qui pèsent sur ce petit mammifère… Aux éléments que je viens d’évoquer, s’ajoutent les dégâts liés aux tondeuses automatiques qui tournent de nuit ! Les hérissons sont victimes des lames tranchantes de ces machines silencieuses, au niveau des pattes et de la tête. Les centres de soins pour la faune sauvage le constatent hélas trop souvent ces dernières années.

    Pourtant la solution semble simple. Supprimer la programmation de nuit, purement et simplement : ces tondeuses ne doivent pas tourner entre 18h et 9h du matin, ce qui évitera énormément de blessures inutiles. Et puis aussi un règlement pour imposer une interdiction sur l’usage nocturne de telles machines. En Wallonie, pas mal de communes ont déjà adopté ce règlement.

    Pour terminer : que peut-on faire lorsqu’on trouve un hérisson blessé ou en difficulté en pleine journée alors que c’est un animal nocturne ? Approchez-vous doucement de lui, munissez-vous de gants et déposez-le dans une boite en carton avec des trous, puis amenez-le dans un centre de soins. Petit conseil pour éviter le risque d’hypothermie : vous pouvez placer une bouteille remplie d’eau chaude enroulée dans un essuie dans la boîte à proximité du hérisson. Quant à la liste complète des centres de soins, vous la trouverez sur le site internet de la Ligue royale belge pour la Protection des Oiseaux (qui gère le centre à Anderlecht en région bruxelloise)
    4 min
  • Graines de courge : bienfaits, culture et idées de consommation
    D’abord, une petite mise en contexte. Les courges sont des plantes à fleurs qui font partie de la famille des Cucurbitacées (la famille des courgettes). Les graines de courges sont extraites de Cucurbita pepo, c’est son nom scientifique. Il en existe différentes variétés : les potirons, potimarrons, pâtissons et autres citrouilles…

    Si on se plonge dans l’historique des courges, on se rend compte que leur culture remonte à longtemps…

    Il s’agit d’une des plantes cultivées dans l’Amérique du Nord préhistorique. On sait qu'elle est apparue dans le Missouri il y a au moins 4.000 ans. Plus loin encore, on en trouve des traces au sud du Mexique datant d’il y a environ 8.000 ans !

    Concrètement, si on souhaite se lancer dans la culture de courges, quels conseils peux-tu nous donner?

    Le principal conseil est de choisir un emplacement au jardin ou au potager bien exposé au soleil car ce sont des plantes sensibles au froid.

    Pour le reste, pas d’exigences très spécifiques. L’idéal est d’avoir un sol assez riche en humus (vous pouvez faire un apport de compost) et bien meuble.

    Attention que les courges peuvent être envahissantes. Donc, dans un petit jardin, mieux vaut privilégier les courges de petite taille comme la « butternut » ou le potimarron.

    On sait à présent que les graines de courge sont consommées depuis des siècles et que leur culture n’est pas très compliquée. Parle-nous un peu des bienfaits de ces graines.

    Il y en a plusieurs :

    • Elles sont très riches en protéines et en acides gras de bonne qualité, en vitamines A aussi ;
    • Elles constituent une très bonne source de minéraux et d’oligo-éléments comme le magnésium, le fer, le zinc, le calcium ou le potassium ;
    • On leur reconnaît notamment des bienfaits sur la prostate, ce qui est intéressant pour les hommes (en utilisant l’huile extraite des pépins). Cela ne se limite pas à cela : d’autres bienfaits dans le domaine médical sont encore à l’étude (comme la santé du foie, le sommeil, l’hypertension…).
    Quelles sont les manières de consommer les graines de courge ?

    Elles peuvent se déguster crues (pour une collation par exemple), cuites au four, grillées (en apéritif), hachées ou moulues (pour être ajoutées dans des salades). Les pépins de courge peuvent aussi agrémenter des cuissons de pain. Elles sont aussi utilisées en dessert dans certaines recettes de brownies ou de cookies. Bref, il existe vraiment plein de manières de les consommer.
    4 min
  • Usages des pommes de pin au jardin : compost, paillage, protection hivernale et déco
    C’est parti pour une nouvelle « connexion nature ». Aujourd’hui on va s’intéresser avec toi aux pommes de pin et à leurs différents usages possibles au potager et au jardin.

    Tout d’abord une précision : ce qu’on appelle « pommes de pin » désignent les cônes qui renferment les graines des conifères.

    Une fois arrivées à maturité, les écailles protectrices s’ouvrent et libèrent les graines pour que pins, épicéas, mélèzes et autres conifères puissent se régénérer spontanément. 

    Ceci nous mène naturellement à un petit rappel concernant les récoltes...

    Important de souligner (j’en avais déjà parlé dans ma chronique sur les champignons) qu’il faut avoir l’accord du propriétaire préalablement à toute récolte ; cueillir entre le lever et le coucher du soleil et le faire de manière raisonnée.

    Les pommes de pin constituent une source intéressante de matière organique pour un compost.

    Les cônes de résineux ajoutent une bonne petite quantité de carbone dans un compost, c’est très utile pour équilibrer les éléments azotés comme les tontes de gazon et les restes de cuisine.

    Attention : les cônes se décomposent lentement, il est donc conseillé de les passer un peu à la moulinette pour obtenir des petits copeaux !

    On peut aussi placer des pommes de pin au fond de pots ou de bacs de jardin…

    Oui, ça améliore le drainage et permet d'éviter que les racines des plantes ne pourrissent s’il y a un excès d'eau.

    En hiver, les pommes de pin peuvent aussi protéger les plantes de jardin ou de potager contre le froid.

    En effet. Placer des cônes au pied de vos plantes va contribuer à conserver la chaleur du sol, protégeant vos plantes contre le gel et les températures basses qu’on connaît en hiver.

    Et puis on peut utiliser les pommes de pins comme paillage

    Les cônes contribuent à retenir l’humidité du sol, ce qui réduit le besoin d’arroser fréquemment. De plus, elles limitent la croissance des « plantes indésirables » en formant une barrière physique. Puis, avec leur texture rugueuse, les cônes permettent de maintenir à distance les limaces ou les escargots, en tout cas quand il n’y a pas de conditions favorisant une pullulation comme on en a connu en 2024.

    La décomposition des cônes fournit des nutriments essentiels à la fertilité du sol. Mais attention : les pommes de pin ont tendance à acidifier le sol. Donc ne pas exagérer d’une part. Puis je conseille de les utiliser pour des plantes qui apprécient l’acidité (azalées, hortensias, bruyères, roses de Noël …).

    Il y a aussi une série d’idées déco associées aux pommes de pin !

    Tout à fait, Il y a clairement moyen de se montrer créatif. Avec des cônes on peut fabriquer des mini-sapins ou des couronnes de Noël, mais aussi des petits animaux ou des personnages de contes comme des elfes. On peut également les utiliser pour améliorer l’esthétique autour de certains parterres de jardin… Bref beaucoup d’usages possibles !
    4 min
  • Les feuilles mortes: un trésor pour le jardinage en hiver
    Bonjour Amir, on se connecte à la nature avec toi. Aujourd’hui on va se rappeler une chanson d’Yves Montand … qui a inspiré ta chronique du jour : « les feuilles mortes se ramassent à la pelle » !

    Hello Socha.

    En fait, il s’agit d’une aubaine pour les jardiniers. De nombreux usages sont possibles, à condition de ne pas utiliser des feuilles abîmées par des pathogènes : à savoir les feuilles minées par des insectes (comme celles de marronniers) ou celles couvertes d’oïdium ou d’autres champignons parasites qui pourraient se propager… Pour le reste, c’est une providence de Dame Nature.

    IL Y A PLUSIEURS USAGES POSSIBLES :

    Protéger les légumes d’hiver contre le froid : les feuilles mortes sont super utiles dans les potagers pour protéger les poireaux et autres salades d’hiver. Étendez un paillage entre les légumes (en veillant à ne pas les ensevelir).

    PlaceR un peu de terre au-dessus du tas de feuilles fonctionne bien pour éviter que le vent ne les disperse.

    Obtenir du terreau. Concrètement, il est possible d’obtenir 1m³ de terreau au départ de +/- 4m³ de feuilles mortes. Utilisez surtout les feuilles qui se décomposent facilement comme celles de noisetier, de tilleul, de chêne ou de cerisier par exemple. Il peut être intéressant de mélanger le tas voire de l’arroser de temps en temps (en fonction des conditions météo). Ce terreau sera hyper utile au retour du printemps (pour les semis et les plantations).

    Éviter de laisser la terre à nu en hiver, protéger votre sol en le couvrant en fin d’automne. Etalez +/- 5 cm de compost et recouvrez avec une couche de feuilles mortes de 10 cm. Il est souvent utile de placer un filet par-dessus. Cette couche de matières va progressivement se décomposer au cours de l’hiver. Et au printemps suivant, votre parcelle sera prête.

    ON VA NOURRIR  le sol pendant la saison froide.

    Exactement ! En d’autres mots, c’est apporter des matières organiques aux habitants du sol. En hiver, on pense plus souvent à nourrir les oiseaux au jardin. Mais les vers de terre, on n’y songe pas souvent.

    ET POURTANT ILS SONT ESSENTIELS

    Les vers de terre avalent, digèrent et excrètent la matière organique. Il y a une symbiose avec des bactéries, des microorganismes dans leur tube digestif. Ainsi, les vers transforment la terre en engrais. Ces petits invertébrés jouent un rôle clé dans le cycle de l’azote et du carbone, des nutriments indispensables aux plantes.

    De plus, en creusant des galeries, les vers de terre contribuent à aérer et à ameublir le sol. Grâce à leur action, l’eau s’infiltre et percole plus facilement dans la terre, même en cas de forte pluie.

    Merci Amir. On te retrouve aussi sur ta page « facebook », ou sur ton site « connexion nature.be » où tu proposes régulièrement des balades guidées dans ton calendrier !

    Tes précédentes « connexion nature » se trouvent en podcast sur Nostalgie+ et sur ton site !

    À la semaine prochaine, Socha.
    4 min
  • Pourquoi les feuilles changent de couleur en automne? Voici une explication simple et fascinante
    On se lance dans une nouvelle connexion nature à tes côtés. Aujourd’hui, on va essayer de mieux comprendre ce qui provoque le changement de couleur de la plupart des feuilles en automne.

    Les feuilles des végétaux sont habituellement vertes en raison de la CHLOROPHYLLE. Celle-ci est abondante dans les cellules des plantes pendant leur période de croissance. Le vert des molécules de chlorophylle domine et masque la couleur de tout autre pigment présent dans les feuilles.

    La chlorophylle joue un rôle essentiel dans la réaction de photosynthèse (absorption des rayons solaires et utilisation de l'énergie résultant de cette absorption pour élaborer des sucres, molécules produites à partir d'eau et de dioxyde de carbone). Constituant la base du métabolisme de la plante, ces sucres sont indispensables à son développement. La chlorophylle est détruite en permanence, comme toute molécule. Cependant, durant la période de croissance des végétaux (printemps et été), la perte des molécules de chlorophylle est compensée par une synthèse équivalente, c’est pourquoi les feuilles restent vertes.

    Mais à la fin de l'été, après cette période de croissance, un changement intervient...

    En réponse à des signaux extérieurs comme des températures plus fraiches et des journées plus courtes, les nervures qui assurent le transport de fluides vers l'intérieur et l'extérieur de la feuille sont progressivement obstruées à la base des feuilles. Ce qui réduit l'afflux d'eau et de minéraux de plus en plus rapidement. Durant cette période, le niveau de chlorophylle commence à baisser. Un recyclage des nutriments essentiels à la plante se met en place. Pourquoi ? Dans la perspective de les réutiliser au printemps suivant, la Nature est formidable. C’est cette réallocation de ressources qui s'accompagne du changement de couleur des feuilles.

    En d’autres mots : c’est au fur et à mesure de la disparition du pigment vert, qu’apparaissent visuellement les autres pigments, habituellement masqués. Exact.

    Il s’agit des carotènes oranges, des xanthophylles jaunes. Les caroténoïdes se retrouvent couramment dans le monde vivant. Pour donner quelques exemples, ce sont eux qui sont responsables de la couleur de la carotte, du canari, des jonquilles ou du jaune d’œuf.

    Quant aux couleurs rouges et pourpres, elles proviennent d'une autre famille de pigments, les ANTHOCYANES. À la différence des caroténoïdes, ces pigments ne sont généralement pas présents dans la feuille pendant la période de croissance : ces molécules sont synthétisées à la fin de l'été. En effet, avant de se débarrasser de ses feuilles, l'arbre les vide des nutriments importants, comme le phosphate. Ceci modifie leur métabolisme, la dégradation des sucres mène alors à la synthèse des anthocyanes.
    4 min
  • Les origines et bienfaits des pommes
    Les Origines et Bienfaits des Pommes : Un Fruit Ancien et Plein de Vertus

    La pomme, ce fruit croquant et juteux que nous consommons régulièrement, est bien plus qu'un simple en-cas. Derrière sa peau colorée se cache une histoire millénaire et de nombreux bienfaits pour la santé. Que vous soyez amateur de Granny Smith, de Gala ou de Golden, découvrez tout ce que vous devez savoir sur les origines, les variétés et les bienfaits de ce fruit emblématique.

    Les Origines de la Pomme : Un Voyage Millénaire

    La pomme ne date pas d'hier ! Elle a fait son apparition il y a plusieurs millions d'années dans une région située entre le Caucase et la Chine. Ce fruit ancestral a voyagé à travers les âges, notamment grâce à l'homme du Néolithique, qui l’a transporté en Europe centrale il y a environ 1,6 million d'années. À l'époque, les pommes sauvages, que l’on retrouvait notamment au Kazakhstan, étaient petites, filandreuses et très acides.

    C’est grâce aux Grecs et aux Romains que la pomme a progressivement été cultivée et améliorée. Les anciennes routes commerciales ont permis à la pomme de voyager, et au fil du temps, elle a pris la forme plus douce et juteuse que nous connaissons aujourd'hui.

    Combien Existe-t-il de Variétés de Pommes ?

    Saviez-vous qu’il existe des milliers de variétés de pommes dans le monde ? Cependant, sur les étals des marchés, seules 25 à 30 variétés se démarquent. Ces pommes sont sélectionnées pour leur goût, leur résistance aux maladies et leur capacité à bien supporter le transport. Parmi les plus connues, on retrouve des variétés comme la Jonagold, la Boskoop, la Granny Smith, la Reine des Reinettes, la Golden ou encore la Gala.

    Les Bienfaits de la Pomme pour la Santé

    L’adage anglais "An apple a day keeps the doctor away" (une pomme par jour éloigne le médecin) ne ment pas. Voici quelques-uns des principaux bienfaits de la pomme sur notre santé :

    Riche en fibres et antioxydants : La pomme, en particulier sa peau, regorge de fibres et d'antioxydants. Elle contient également des vitamines C et des minéraux, essentiels pour notre organisme.

    Sentiment de satiété : Grâce à ses fibres, la pomme est un excellent coupe-faim naturel, parfait pour calmer une petite faim sans culpabiliser.

    Améliore la digestion : La pectine, une fibre présente dans la peau et la pulpe de la pomme, aide à réduire le taux de cholestérol et améliore la qualité de la flore intestinale.

    Réduit le cholestérol : La consommation régulière de pommes peut contribuer à abaisser les niveaux de mauvais cholestérol, grâce à ses fibres solubles.

    Pour profiter au maximum des bienfaits de la pomme, il est recommandé de privilégier des fruits bio et de les consommer avec la peau.

    Célébrer la Pomme en Octobre

    Le mois d’octobre est le moment idéal pour redécouvrir la pomme, avec de nombreuses fêtes de la pomme organisées dans plusieurs villes et villages. C'est aussi l'occasion de participer à des initiatives comme la cueillette de pommes à la ferme. Par exemple, à Braine-le-Comte, "La Culture fruitière du Point du Jour" propose de venir cueillir soi-même ses pommes et poires, une activité parfaite pour passer un moment agréable en pleine nature.

    Conclusion

    La pomme est bien plus qu'un fruit du quotidien. Avec son histoire riche et ses nombreux bienfaits pour la santé, elle mérite une place de choix dans notre alimentation. Alors, pourquoi ne pas en croquer une aujourd'hui ? Vous ferez non seulement plaisir à vos papilles, mais aussi à votre corps.
    4 min
  • Les règles à respecter pour la cueillette des champignons
    Passons en revue les quelques règles pour la cueillette des champignons:

    • La récolte de champignons est interdite à Bruxelles mais autorisée en Wallonie.
    • Très important : il est indispensable d’avoir l’accord du propriétaire. Sinon ce serait considéré comme du vol et passible d’amendes.
    Dans les forêts publiques, l’accord est tacite. Mais attention : pour les forêts provinciales ou communales, il peut y avoir un règlement particulier. En cas de doute, adressez vous au cantonnement du Département Nature et Forêt ou à un syndicat d’initiative local. Pour les forêts privées (qui constituent environ 50% des forêts en Belgique), dans les zones laissées accessibles au public, il est essentiel d’obtenir l’accord préalable du propriétaire.

    • Le code forestier prévoit que les promeneurs restent sur les sentiers. Mais il y a une tolérance pour la cueillette des champignons en Wallonie. Cela dit, veillez à rentrer en forêt par le chemin d’accès principal surtout en période de chasse. C’est plus sûr d’autant que de précieuses indications pourraient y avoir été indiquées.
    • Autre élément important à garder en tête : il n’est pas question d’aller « piller » une station de champignons en en récoltant trop au même endroit. On récolte donc de manière raisonnée.


     Attention, on ne peut cueillir les champignons qu’en journée !

    Exact, du lever au coucher du soleil. Et il y a une limite pour la quantité : maximum 1 seau de 10 L par jour et par personne, pour sa consommation personnelle. En faire commerce est interdit.

    On se renseigne aussi avant sur ce qu’on peut consommer …

    Oui, la règle la plus importante : ne cueillir que ce qu’on reconnaît avec certitude. Si vous avez le moindre doute, demandez au minimum confirmation à un spécialiste ou abstenez vous ! L’humilité, c’est vraiment LA règle d’or.

    L’idéal est de récolter en coupant le champignon avec un couteau pour laisser le mycélium bien en place dans le sol. En d’autres mots, on évite d’arracher le champignon du sol.

    Il est vraiment recommandé de ne jamais aller récolter au bord de routes ou à proximité d’anciennes décharges ou de sites pollués, puisque les champignons sont des organismes ayant une capacité importante à stocker des polluants et des métaux lourds.

    Pour cette raison, même les bons champignons comestibles (pensons aux cèpes de Bordeaux, aux girolles ou aux truffes par exemple) ne sont pas à consommer en trop grande quantité et ne doivent en aucun cas constituer l’élément principal d’un plat mais un simple accompagnement.
    4 min
  • Tout savoir sur les champignons: leur origine et leur rôle
    Savez-vous qu’il existe plus de 10.000 espèces de champignons recensées en Belgique ? Je vous invite à découvrir ce monde très diversifié et fascinant… Et avant la cueillette, un peu de vocabulaire ;

    Ce qu’on appelle communément « champignon » est en réalité le sporophore, à savoir la partie fructificatrice du champignon qui libère des spores en vue de la reproduction.

    « Fructificatrice » si l’on peut dire car les champignons ne sont pas des plantes, j’y reviens dans un instant. Quant au véritable champignon, il vit toute l’année dans le sol ou dans du bois. Il s’agit du mycélium, composé d’un réseau extrêmement dense de très fins filaments appelés « hyphes ».

    Donc, les champignons ne sont pas des plantes et figurent dans un règne à part,

    Le règne fongique parce qu’ils sont incapables de réaliser la photosynthèse chlorophyllienne, à savoir fabriquer leurs propres molécules de carbone. Pour se développer, ils s’attachent aux substances organiques selon 3 procédés différents :

    • Certains champignons se développent au détriment d’êtres vivants. Il s’agit de parasites, qui prélèvent des nutriments au détriment de leur hôte.
    • D’autres se développent en absorbant des matières mortes, ces champignons sont dits saprophytes.
    • Les champignons symbiotiques ou mycorhiziens : ce sont ceux qui vivent en association, en symbiose avec une plante, un arbre.


    Et les champignons jouent un rôle important dans la nature

    Les champignons parasites s’attaquent essentiellement à des organismes affaiblis, à des arbres blessés ou malades. Ils ont en quelque sorte un rôle écologique de sélection naturelle.

    Les champignons saprophytes font partie de la grande famille des recycleurs, en décomposant petit à petit les substances mortes d’origine animale ou végétale.

    Quant aux champignons symbiotiques, ils contribuent à renforcer les partenaires avec lesquels ils s’associent. Les arbres en forêt sont plus résistants. Les mycorhizes protègent les racines et radicelles de l’arbre contre des attaques de parasites, elles favorisent l’absorption de l’eau et des sels minéraux grâce aux nombreux filaments très fins du mycélium.

    Et même si on ne s’en rend pas compte, les champignons nous entourent !

    Songeons aux levures, aux processus de fermentation pour fabriquer du pain ou de la bière. Il y a aussi toutes les moisissures qu’on trouve sur les fromages bleus comme le roquefort. Les champignons synthétisent des molécules complexes, notamment des antibiotiques dans le domaine médical. Ils sont également étudiés au niveau de leur potentiel de dépollution d’anciens sites industriels.

    Dans le domaine de la mode aussi ! On a réussi à créer un cuir (le Muskin), 100% biodégradable, à base de champignon.
    4 min

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Chaque semaine, Amir Bouyahi de « Connexion Nature » nous parle du monde vivant qui nous entoure. Découvrez comment la nature évolue, comment la préserver et l'observer.