Épisode 4 : Le site archéologique sous-marin de Bizeux
« Ouvrir l’archéologie sous-marine au plus grand nombre », voilà un programme ! C’est le but de l’Association pour le Développement de la Recherche en Archéologie Maritime (ADRAMAR). Créée en 2014, elle a reconstitué près du rocher de Bizeux, à l’embouchure de la Rance, tout proche de Saint-Malo, une épave du 18e siècle. Une recomposition, certes, mais avec de vrais objets archéologiques. Cinq canons qui proviennent de La Charmante, coulée en 1702 en baie de Saint-Malo ; une ancre de marine arrivée dans les filets d’un pêcheur… Typique des épaves qui jalonnent les alentours de la cité corsaire.
À la surface, seules quelques bouées flottent, pour notifier la présence du lieu. Il est ouvert à tous, mais pour le découvrir, il faut enfiler une combinaison : les visites se font en plongée encadrée. Une sorte de musée subaquatique, qui coexiste avec une faune et une flore abondante.
Jean-Christophe Nava de Radio Parole de Vie, a rencontré Anne Hoyau-Berry dans les locaux de l’ADRAMAR, situés dans un hangar à tabac près du bassin Vauban à Saint-Malo (35), où il règne une ambiance studieuse et sympathique. L’archéologue sous-marine, travaille pour cette association et a participé, entre autres, aux investigations menées en 1995 dans la baie de Saint-Malo. Autant dire qu’elle connaît son sujet. Une femme passionnée par son métier, qui raconte avec entrain et pédagogie les prémices et mises en action de ce projet.
Chapitre 2 : Pour créer un site archéologique sous-marin reconstitué, on fait comment ?
« Les objets qui ont été réimplantés sur le site de Bizeux, ce sont de vrais objets archéologiques : cinq canons qui proviennent d’une épave de la baie de Saint-Malo, La Charmante qui date du 18e siècle. Et une ancre de marine du 18e siècle également. »
Les objets archéologiques en France sont les biens de l’état : c’est-à-dire qu’ils appartiennent aux citoyens. Pour créer le site de Bizeux, un parcours administratif afin d’obtenir les différentes autorisations était nécessaire. Mais ce dernier est plus compliqué, car il se trouve sous l’eau. Alors, on fait comment pour créer un site archéologique sous-marin ?
- Anne Hoyau-Berry, archéologue sous-marine qui travaille à l’ADRAMAR.
Auteur : Jean-Christophe Nava.
Jean-Christophe Nava a découvert sa passion pour la radio en écoutant Inter football sur France Inter à la fin des années 1980. Il a toujours apprécié le média radio pour sa proximité, sa capacité à éveiller l’imaginaire de l’auditeur, à faire vivre un événement. Il envisage la radio comme un compagnon dans la journée des gens et parfois leur nuit.
Date d’enregistrement : 29 mars 2021
Lieu d’enregistrement : L’ADRAMAR, hangar à tabac, chaussée des corsaires, Saint-Malo (35)
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