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C dans l'air du 26 avril 2024 - Couvre-feux, internats: Comment rétablir l'autorité
Un couvre-feu pour les mineurs ? Le ministre de l’Intérieur a apporté hier un soutien appuyé aux maires qui, comme à Béziers ou Nice, ont décidé d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans. Une mesure qu’il l’a lui-même mis en pratique entre 20 heures et 5 heures à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. "Il n’est pas normal que des enfants, des adolescents, des mineurs soient dans la rue à minuit, une heure, deux heures du matin. Ils doivent être chez eux, ils doivent dormir, ils doivent aller le lendemain à l’école", a expliqué Gérald Darmanin, jeudi soir, sur le plateau du journal de France 3 Occitanie.
Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte où la France a connu ces dernières semaines une succession de faits divers sinistres impliquant des auteurs ou des victimes très jeunes. Il y a eu le passage à tabac mortel infligé à Philippe, 22 ans, à Grande-Synthe par des agresseurs présumés de 14 et 15 ans, celui de Shemseddine, 15 ans, à Viry-Châtillon, l’agression de Samara, 13 ans, devant son collège, à Montpellier, et le meurtre d’un jeune de 15 ans, tué d’un coup de couteau à Romans-sur-Isère. Un déferlement de violences qui a provoqué l’émoi et de nombreuses réactions dans le monde politique jusqu’au sommet de l’Etat.
Dans la foulée, le chef du gouvernement était lundi au lycée du Parc impérial, à Nice, afin de visiter un internat d’expérimentation où des jeunes en difficulté sont accueillis pendant les vacances scolaires. Cela concerne des "élèves décrocheurs" et des "primo-délinquants" a expliqué le Premier ministre. Si cette expérimentation de 15 jours porte ses fruits, le dispositif pourrait être généralisé à l’avenir sur tout le territoire.
L’exécutif veut également mieux réguler les écrans et notamment les réseaux sociaux qui sont "un accélérateur de haine" et un "catalyseur de violence" selon le chef du gouvernement. Pour cela, le président Emmanuel Macron a demandé à une commission de se réunir pour faire des propositions en ce sens. Celle-ci rendra ses conclusions d’ici la fin du mois. Gabriel Attal a indiqué que l'exécutif "n'exclut aucune piste". Le Premier ministre s’est également dit prêt à ouvrir le débat sur des "atténuations à l'excuse de minorité", principe qui fait qu'un mineur est sanctionné moins sévèrement qu'un majeur.
Autant d’annonces qui ont fait vivement réagir et n’ont pas convaincu l’opposition, les associations, les professionnels de l’éducation mais aussi de la justice (avocats et magistrats).
LES EXPERTS :
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste - La Tribune Dimanche
By France Télévisions4.7
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C dans l'air du 26 avril 2024 - Couvre-feux, internats: Comment rétablir l'autorité
Un couvre-feu pour les mineurs ? Le ministre de l’Intérieur a apporté hier un soutien appuyé aux maires qui, comme à Béziers ou Nice, ont décidé d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans. Une mesure qu’il l’a lui-même mis en pratique entre 20 heures et 5 heures à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. "Il n’est pas normal que des enfants, des adolescents, des mineurs soient dans la rue à minuit, une heure, deux heures du matin. Ils doivent être chez eux, ils doivent dormir, ils doivent aller le lendemain à l’école", a expliqué Gérald Darmanin, jeudi soir, sur le plateau du journal de France 3 Occitanie.
Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte où la France a connu ces dernières semaines une succession de faits divers sinistres impliquant des auteurs ou des victimes très jeunes. Il y a eu le passage à tabac mortel infligé à Philippe, 22 ans, à Grande-Synthe par des agresseurs présumés de 14 et 15 ans, celui de Shemseddine, 15 ans, à Viry-Châtillon, l’agression de Samara, 13 ans, devant son collège, à Montpellier, et le meurtre d’un jeune de 15 ans, tué d’un coup de couteau à Romans-sur-Isère. Un déferlement de violences qui a provoqué l’émoi et de nombreuses réactions dans le monde politique jusqu’au sommet de l’Etat.
Dans la foulée, le chef du gouvernement était lundi au lycée du Parc impérial, à Nice, afin de visiter un internat d’expérimentation où des jeunes en difficulté sont accueillis pendant les vacances scolaires. Cela concerne des "élèves décrocheurs" et des "primo-délinquants" a expliqué le Premier ministre. Si cette expérimentation de 15 jours porte ses fruits, le dispositif pourrait être généralisé à l’avenir sur tout le territoire.
L’exécutif veut également mieux réguler les écrans et notamment les réseaux sociaux qui sont "un accélérateur de haine" et un "catalyseur de violence" selon le chef du gouvernement. Pour cela, le président Emmanuel Macron a demandé à une commission de se réunir pour faire des propositions en ce sens. Celle-ci rendra ses conclusions d’ici la fin du mois. Gabriel Attal a indiqué que l'exécutif "n'exclut aucune piste". Le Premier ministre s’est également dit prêt à ouvrir le débat sur des "atténuations à l'excuse de minorité", principe qui fait qu'un mineur est sanctionné moins sévèrement qu'un majeur.
Autant d’annonces qui ont fait vivement réagir et n’ont pas convaincu l’opposition, les associations, les professionnels de l’éducation mais aussi de la justice (avocats et magistrats).
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- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste - La Tribune Dimanche

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