"C'est un début de la mobilisation" analyse Laurence Laborde lors de notre émission Le Plat de Résistance. Ce jeudi, à l'appel national des syndicats FSU, FO, Sud et CGT, les enseignants et personnels de l'Education Nationale se sont mis en grève, rassemblés et ont manifesté. Les motifs de colère sont nombreux selon la co-secrétaire de la FSU en Gironde :
"Le nombre d’élèves par classe reste conséquent. On aurait dû les alléger. Or ils restent entre 35 et 37 élèves par classe dans les lycéens par exemple. Au lieu d'augmenter le nombre d'enseignants, pire il manque des collègues. Les conditions se dégradent."
Laurence Laborde reproche aussi le manque de 12 postes psychologue scolaires dans le département. Seuls 8 contractuels ont été appelé au secours laissant encore 4 places vacantes. Elle fustige aussi les choix du ministre Jean-Michel Blanquer, un "caporal qui malmène" les enseignants.
"La pandémie a aggravé les inégalités, les rapports de l'OCDE le prouvent. Malgré le dédoublement des classes - au dépend d'autres dispositifs - les inégalités se sont aggravés. D'un point de vue pédagogique, le ministre Blanquer fait une évalutionnite pour les enseignants et les élèves."
Elle regrette que le réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) n'ait pas été renforcé et qu' "au contraire il soit réduit à peau de chagrin".
Dans son communiqué, l'intersyndicale demande des créations de postes d'enseignants, de conseillers principaux d'éducation (CPE), d'assistants d'éducation (AED), d'accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) et de personnel administratif et de santé. Comme le raconte Laurence Laborde dans le podcast, l'intersyndicale appelle également à une hausse des salaires, en finir avec la précarité des AESH et AED et revenir sur les choix de politique éducative (contrôle continu, expérimentation de la liberté pour un directeur d'école de choisir son équipe d'enseignants).