Quand le jeune Robert Wilkins (1896 - 1987) arrive à Memphis il y côtoie les pointures du country blues: Furry Lewis, Frank Stokes, Jim Jackson, le Memphis jug band, Minnie Wallace.
Il aurait même initié à la guitare Memphis Minnie! C'est en 1928 qu'il enregistre pour les disques Brunswick. Un seul titre a du succès : "Rolling stone" en deux parties. Pourtant c'est un autre titre, "That's no way to get along" (1929) qui sera enregistré par les Rolling Stones (Beggars banquet 1968 ) !! Titre qui sera repris dans les années 60 sous une version "religieuse": "Prodigal son" . Lors de sa redécouverte à Newport (1964) il apparaissait en tant que chanteur de gospe;l il n'avait rien perdu de ses capacités vocales et musicales, bien au contraire! Devenu "reverent baptiste" depuis 1940 il continuait à jouer seul ou avec ses fils.
La production discographique de ces années (Piedmont, Biograph, Adelphi, Blue Horizon...) est certes marquée idéologiquement: "Jesus will fix you alright" "Do lord remember me".. Mais l' "original rolling stone" tient plus que la route avec ses "bondieuseries" tant au chant qu'à la guitare!
Thierry