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Par communication digitale, on désigne la communication numérique. Le monde de l’entreprise est déjà depuis des années en pleine mutation. L’implémentation de solutions numériques pour communiquer, collaborer devient incontournable pour de nombreux secteurs d’activité.
Mais, quelles sont les stratégies développées par les entreprises autour de leur communication digitale ? C’est un sujet vaste et parfois technique.
Raison pour laquelle, nous allons examiner avec notre invité, ce qu’il faut en savoir en se posant plusieurs questions :
- par exemple, comment concrètement montrer l’univers de cette communication ?
- quelles sont les raisons qui poussent à digitaliser sa communication ?
- enfin, quelle efficacité et quels sont les écueils de ce modèle dématérialisé ?
« Pour bien comprendre ce qui se cache derrière cette locution « communication digitale », quels en sont les vecteurs ? »
Pour vous répondre, il faut déjà souligner que tout va dépendre des objectifs. Par exemple, si une entreprise cherche à exister sur le web pour se rendre plus accessible et visible, elle va tout naturellement créer son site web. Par ce biais, les futurs clients pourront tant recevoir des informations qu’interagir avec l’entreprise via des formulaires dédiés. L’objectif pourrait être interne à l’entreprise et s’inscrire dans la fluidification de la communication entre les collègues de travail. Dans ce cas-là, un réseau social d’entreprise pourrait tout à fait s’imposer.
Ce qui importe dans le cadre de la communication digitale, c’est de faciliter les modes d’émission et de réception des messages.
« Vous soulignez par vos exemples, le choix du vecteur pour communiquer, mais la communication digitale ne s’étend-elle pas aussi à la nature du contenu ? »
Vous avez raison, l’un et l’autre sont couplés. Le contenant tout comme le contenu sont essentiels. Il peut arriver que pour transmettre un message, on recourt à la vidéo, à un podcast comme nous en sommes en train de le faire, à une simple photo animée, à un tweet, un post… En fonction du contenu, le vecteur se choisit en conséquence.
Par exemple, on utilisera plus volontiers « YouTube » pour distribuer une vidéo.
« C’est très clair en effet. Pour nous éclairer encore davantage, doit-on d’après vous, différencier la communication digitale du marketing digital, cela semble assez voisin, qu’en dites-vous ? »
Pas tout à fait ! La communication digitale recouvre de multiples possibilités, lesquelles ne se traduisent pas nécessairement par une volonté commerciale. Le marketing au contraire s’inscrit dans une démarche marchande et le digital impulse cette volonté d’autant plus aisément que cela se passe sur un grand marché numérique à savoir : le web ! Par conséquent, bien que ces locutions soient familières, elles sont moins équivalentes qu’additionnelles.
« Pour se faire connaître sans chercher à vendre d’entrée de jeu, son produit ou son service, quel conseil donneriez-vous pour illustrer son expertise afin d’attirer de nouveaux clients ? »
Pour vous répondre, je vous dirai que dans la vie, il faut « Savoir donner pour mieux recevoir ».
La question est donc la suivante :
« Comment, quoi et quand donner et dans quelle perspective pourrais-je recevoir quelque chose en retour ? ».
Il y a plusieurs façons de mettre en scène son expertise pour rassurer et attirer des personnes convaincues par votre offre et votre compétence.
- Créer une chaîne podcast, à l’instar de CÉOS e-formation est un début
- Proposer des webinaires gratuits peut aussi être un filon
- Rédiger et diffuser un Livre blanc est un moyen déjà éprouvé
- Tourner une vidéo pour concrètement illustrer son expertise est aussi utile.
La difficulté, c’est de trouver le dosage entre trop donner et ne pas donner suffisamment. Car de nos jours la générosité a un coût.
« Justement en parlant de « coût », vos solutions ne sont pas gratuites ; par conséquent, cela ne peut-il pas freiner la plupart des entreprises peu enclines à ce type d’investissements ? »
Pour commercer, rappelons-nous qu’il faut être visible. Un magasin qui a pignon sur rue, sa vitrine est une porte d’entrée pour attirer les passants. Mais sur le web, ce qui compte, c’est de ressortir le plus efficacement et le plus souvent possible au risque d’être noyé dans la masse. Par conséquent, il faut définir sa stratégie commerciale et la communication digitale peut en faire pleinement partie. Ensuite, le coût s’ajuste en fonction de ses capacités.
Certains arrivent à modérer leur investissement par du « fait maison ».
C’est souvent le cas des podcasts, des Livres blancs et des vidéos. La limite, la qualité. Il ne faudrait pas se tirer une balle dans le pied en oubliant qu’une vitrine sale attire moins qu’une vitrine soignée.
« Pour en revenir à la communication digitale à proprement parler, que pensez-vous de l’usage des réseaux sociaux et de ce métier en vogue appelé « community management » ? »
C’est une manière comme une autre de se faire connaître du grand public. Ce qui est important avec les réseaux sociaux, c’est d’être régulier dans sa communication.
Le community manager est justement un animateur du réseau social.
- en cela, il met en place des actions promotionnelles
- il fait évoluer une communauté d’utilisateurs, de fans
- il dévoile des informations utiles, parfois, il apporte des conseils…
Vous l’avez compris, l’animation d’un réseau social est un bon moyen de rester « connecté » avec son public, pour l’encourager à nous suivre.
« Peut-on faire un parallèle entre le community manager et les « influenceurs numériques » ou est-ce 2 métiers différents ? »
L’influenceur numérique ou digital appelé aussi, e-influenceur est un nouvel acteur dans la communication digitale. Je dirai toutefois que son terrain de jeu est plus vaste que celui du community manager, bien qu’il y ait des points communs. Les influenceurs sont souvent les stars du Web et des réseaux sociaux. Les influenceurs peuvent être des youtubeurs, des blogueurs ou encore des instagrameurs, et ils font la « pluie et le beau temps » sur la toile. On parle tant de « buzz » que de « bad buzz » à titre d’illustration. Ce qui compte, c’est faire la Une des réseaux sociaux et des médias.
« À la longue, cette exposition n’est-elle pas contre-productive, à force d’être vu, lu et entendu, cela n’entretient-il pas le risque de saturer et d’invisibiliser son message ? »
L’infobésité est un véritable fléau dans lequel on peut effectivement verser si l'on n'y prend pas garde.
Je crois que tout est une question de « dosage » et de « pertinence ».
Être présent sur la toile, les réseaux sans que cela ne préside une réelle utilité pour le grand public est sans doute, la pire des choses à faire. Au contraire, tant que le contenu profite à celles et ceux qui vous suivent et que cela traduit une réelle expertise, ce sera bien accueilli.
« C’est effectivement un conseil judicieux, mais comment savoir à quel moment, risque-t-on justement de basculer, cela ne paraît pas toujours évident dans les faits ? »
Je peux donner un conseil supplémentaire. Il faut réfléchir à son approche éditoriale et la planifier. Il ne suffit pas de surfer sur l’opportunité ou l’actualité, pour intéresser, mais aussi de choisir un biais qui traduira le mieux votre expertise pour sortir du lot. Il faut éviter d’inonder les internautes, juste les éclairer intelligemment.
« Pour conclure que faut-il retenir à propos de la communication digitale et des éventuels écueils à éviter ? »
La communication digitale est de nos jours incontournable. Il faut en revanche bien choisir ses supports ou vecteurs de communication et réfléchir au contenu pour professionnaliser ses publications. Pour terminer, il faut éviter de tuer sa visibilité en étant trop présent, au risque de ne plus surprendre voire de lasser et de s’attirer parfois les foudres des internautes.
By FABRICE ALLEGOETPar communication digitale, on désigne la communication numérique. Le monde de l’entreprise est déjà depuis des années en pleine mutation. L’implémentation de solutions numériques pour communiquer, collaborer devient incontournable pour de nombreux secteurs d’activité.
Mais, quelles sont les stratégies développées par les entreprises autour de leur communication digitale ? C’est un sujet vaste et parfois technique.
Raison pour laquelle, nous allons examiner avec notre invité, ce qu’il faut en savoir en se posant plusieurs questions :
- par exemple, comment concrètement montrer l’univers de cette communication ?
- quelles sont les raisons qui poussent à digitaliser sa communication ?
- enfin, quelle efficacité et quels sont les écueils de ce modèle dématérialisé ?
« Pour bien comprendre ce qui se cache derrière cette locution « communication digitale », quels en sont les vecteurs ? »
Pour vous répondre, il faut déjà souligner que tout va dépendre des objectifs. Par exemple, si une entreprise cherche à exister sur le web pour se rendre plus accessible et visible, elle va tout naturellement créer son site web. Par ce biais, les futurs clients pourront tant recevoir des informations qu’interagir avec l’entreprise via des formulaires dédiés. L’objectif pourrait être interne à l’entreprise et s’inscrire dans la fluidification de la communication entre les collègues de travail. Dans ce cas-là, un réseau social d’entreprise pourrait tout à fait s’imposer.
Ce qui importe dans le cadre de la communication digitale, c’est de faciliter les modes d’émission et de réception des messages.
« Vous soulignez par vos exemples, le choix du vecteur pour communiquer, mais la communication digitale ne s’étend-elle pas aussi à la nature du contenu ? »
Vous avez raison, l’un et l’autre sont couplés. Le contenant tout comme le contenu sont essentiels. Il peut arriver que pour transmettre un message, on recourt à la vidéo, à un podcast comme nous en sommes en train de le faire, à une simple photo animée, à un tweet, un post… En fonction du contenu, le vecteur se choisit en conséquence.
Par exemple, on utilisera plus volontiers « YouTube » pour distribuer une vidéo.
« C’est très clair en effet. Pour nous éclairer encore davantage, doit-on d’après vous, différencier la communication digitale du marketing digital, cela semble assez voisin, qu’en dites-vous ? »
Pas tout à fait ! La communication digitale recouvre de multiples possibilités, lesquelles ne se traduisent pas nécessairement par une volonté commerciale. Le marketing au contraire s’inscrit dans une démarche marchande et le digital impulse cette volonté d’autant plus aisément que cela se passe sur un grand marché numérique à savoir : le web ! Par conséquent, bien que ces locutions soient familières, elles sont moins équivalentes qu’additionnelles.
« Pour se faire connaître sans chercher à vendre d’entrée de jeu, son produit ou son service, quel conseil donneriez-vous pour illustrer son expertise afin d’attirer de nouveaux clients ? »
Pour vous répondre, je vous dirai que dans la vie, il faut « Savoir donner pour mieux recevoir ».
La question est donc la suivante :
« Comment, quoi et quand donner et dans quelle perspective pourrais-je recevoir quelque chose en retour ? ».
Il y a plusieurs façons de mettre en scène son expertise pour rassurer et attirer des personnes convaincues par votre offre et votre compétence.
- Créer une chaîne podcast, à l’instar de CÉOS e-formation est un début
- Proposer des webinaires gratuits peut aussi être un filon
- Rédiger et diffuser un Livre blanc est un moyen déjà éprouvé
- Tourner une vidéo pour concrètement illustrer son expertise est aussi utile.
La difficulté, c’est de trouver le dosage entre trop donner et ne pas donner suffisamment. Car de nos jours la générosité a un coût.
« Justement en parlant de « coût », vos solutions ne sont pas gratuites ; par conséquent, cela ne peut-il pas freiner la plupart des entreprises peu enclines à ce type d’investissements ? »
Pour commercer, rappelons-nous qu’il faut être visible. Un magasin qui a pignon sur rue, sa vitrine est une porte d’entrée pour attirer les passants. Mais sur le web, ce qui compte, c’est de ressortir le plus efficacement et le plus souvent possible au risque d’être noyé dans la masse. Par conséquent, il faut définir sa stratégie commerciale et la communication digitale peut en faire pleinement partie. Ensuite, le coût s’ajuste en fonction de ses capacités.
Certains arrivent à modérer leur investissement par du « fait maison ».
C’est souvent le cas des podcasts, des Livres blancs et des vidéos. La limite, la qualité. Il ne faudrait pas se tirer une balle dans le pied en oubliant qu’une vitrine sale attire moins qu’une vitrine soignée.
« Pour en revenir à la communication digitale à proprement parler, que pensez-vous de l’usage des réseaux sociaux et de ce métier en vogue appelé « community management » ? »
C’est une manière comme une autre de se faire connaître du grand public. Ce qui est important avec les réseaux sociaux, c’est d’être régulier dans sa communication.
Le community manager est justement un animateur du réseau social.
- en cela, il met en place des actions promotionnelles
- il fait évoluer une communauté d’utilisateurs, de fans
- il dévoile des informations utiles, parfois, il apporte des conseils…
Vous l’avez compris, l’animation d’un réseau social est un bon moyen de rester « connecté » avec son public, pour l’encourager à nous suivre.
« Peut-on faire un parallèle entre le community manager et les « influenceurs numériques » ou est-ce 2 métiers différents ? »
L’influenceur numérique ou digital appelé aussi, e-influenceur est un nouvel acteur dans la communication digitale. Je dirai toutefois que son terrain de jeu est plus vaste que celui du community manager, bien qu’il y ait des points communs. Les influenceurs sont souvent les stars du Web et des réseaux sociaux. Les influenceurs peuvent être des youtubeurs, des blogueurs ou encore des instagrameurs, et ils font la « pluie et le beau temps » sur la toile. On parle tant de « buzz » que de « bad buzz » à titre d’illustration. Ce qui compte, c’est faire la Une des réseaux sociaux et des médias.
« À la longue, cette exposition n’est-elle pas contre-productive, à force d’être vu, lu et entendu, cela n’entretient-il pas le risque de saturer et d’invisibiliser son message ? »
L’infobésité est un véritable fléau dans lequel on peut effectivement verser si l'on n'y prend pas garde.
Je crois que tout est une question de « dosage » et de « pertinence ».
Être présent sur la toile, les réseaux sans que cela ne préside une réelle utilité pour le grand public est sans doute, la pire des choses à faire. Au contraire, tant que le contenu profite à celles et ceux qui vous suivent et que cela traduit une réelle expertise, ce sera bien accueilli.
« C’est effectivement un conseil judicieux, mais comment savoir à quel moment, risque-t-on justement de basculer, cela ne paraît pas toujours évident dans les faits ? »
Je peux donner un conseil supplémentaire. Il faut réfléchir à son approche éditoriale et la planifier. Il ne suffit pas de surfer sur l’opportunité ou l’actualité, pour intéresser, mais aussi de choisir un biais qui traduira le mieux votre expertise pour sortir du lot. Il faut éviter d’inonder les internautes, juste les éclairer intelligemment.
« Pour conclure que faut-il retenir à propos de la communication digitale et des éventuels écueils à éviter ? »
La communication digitale est de nos jours incontournable. Il faut en revanche bien choisir ses supports ou vecteurs de communication et réfléchir au contenu pour professionnaliser ses publications. Pour terminer, il faut éviter de tuer sa visibilité en étant trop présent, au risque de ne plus surprendre voire de lasser et de s’attirer parfois les foudres des internautes.

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