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Or


La première fois qu’on a entendu notre invitée, ce n’était ni sur disque, ni en concert, mais sur une vidéo Youtube qu’on s’est aussitôt mis à visionner en boucle.
C’était il y a cinq ans, en plein Covid. Les salles de concerts étaient fermées, mais toute une nouvelle génération de musiciens se fédéraient au sein du collectif Paris Jazz Sessions, pour jouer malgré tout. Et même coûte que coûte.
Ils sortaient leurs instruments pour se produire dans les rues, donner du bonheur aux passants, et se filmaient pour toucher un maximum de monde.
C’est donc au détour de ces vidéos, qu’on a découvert Ellen Birath. Et quelle vidéo ! Une version absolument fabuleuse du tube pop Alone Again (Naturally), avec un quatuor à cordes.
On a tout de suite été bouleversé par son timbre légèrement voilé, sa manière totalement habitée d’incarner la chanson. Du grand art !
Ellen Birath est une chanteuse suédoise installée à Paris depuis 2009. Elle développe un univers unique et intimiste, empreint de jazz, de folk et de soul.
Mais oui, pourquoi choisir ? Elle se nourrit d’absolument tout. Ça donne à ses chansons une saveur douce et acidulée. Il y a aussi le regard qu’elle porte sur sa vie, ses expériences, sa récente maternité.
Ce midi, on va vivre un grand moment.
Bienvenue Ellen !
Tu viens nous présenter ton nouvel EP, Mother of Pearl. Et c’est une avant-première, puisqu’il sort la semaine prochaine.
On pourra aussi t’applaudir le 19 juin, sur la scène parisienne de l’Archipel.
En t’attendant, te voici sur TSFJAZZ, en compagnie de Bastien Brison au piano, Clément Daldosso à la contrebasse, et David Paycha à la batterie.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce midi, impossible de résister à l’appel de New Orleans.
Le pianiste Amaury Faye n’a même pas essayé. Il a immédiatement succombé.
Ça faisait un moment qu’il avait envie de se frotter aux groove de la ville. Alors l’an passé, il a pris toute sa petite famille, et il est allé s’immerger pendant trois mois à la Nouvelle-Orléans.
Il est tombé amoureux de ses habitants et de son esprit.De son propre aveu, il s’est même tout de suite senti chez lui, se liant d’amitié avec de nombreux musiciens. A commencer par l’un des piliers du coin : Herlin Riley, qui a longtemps été le batteur d’Ahmad Jamal.
Tel un aventurier du son, Amaury Faye en a aussi profité pour tenir un carnet de route et y consigner ses impressions.
Il y a puisé l’inspiration pour composer tout un nouveau répertoire : celui de l’album Rust, qu’il présente en concert ce soir au Bal Blomet, à Paris dans le 15e arrondissement.
Avec donc Herlin Riley, mais aussi Julian Lee au saxophone ténor et Edouard Pennes à la contrebasse.
Les voici tous les quatre sur la scène du Deli Express.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce midi, ça va être intense et totalement habité.
On dit merci qui ?
Merci au Addis Ken Project. Un groupe totalement envoûtant, porté par la voix et le souffle profond d’Abate Berihun, un chanteur et saxophoniste né à Addis Abeba, en Éthiopie, et installé en Israël depuis la fin des années 90.
Abate Berihun a parcouru le globe avec les légendes de l’éthio-jazz, à commencer par Mulatu Astatké, le père-fondateur de ce genre musical ultra puissant et trippant.
Une énergie qu’on retrouve dans cette nouvelle aventure, où il fait dialoguer la liturgie juive éthiopienne avec l’énergie d’un trio jazz ultra hip, incarné par Roy Mor au piano, David Michaeli à la contrebasse, et Nitzan Birnbaum à la batterie.
Pour les applaudir en concert, ça se passe ce soir, au mahJ, le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, dans le cadre du Sacré Sound Festival... Et les voici dès à présent dans notre Deli Express.
Le Sacré Sound Festival se tient jusqu’à vendredi dans pleins d’endroits différents de Paris. Et notamment pour le concert final, à l’Église Saint-Eustache.
Ça va être grand et assez incroyable, avec une chorale sud-africaine qui fait sensation partout où elle passe : le Thanda Choir. On les avait découvert il y a pile un an, grâce à Melody Gardot qui avait tellement flashé sur eux, qu’elle les avait invités pour ses concerts à l’Olympia.
Le Thanda Choir, c’est un groupe qui a été fondé il y a trois ans dans l’agglomération du Cap, etqui s’adresse à la jeunesse des townships, en leur créant un espace d’expression, de liberté et d’évasion par le chant et la danse.
Au moment des Olympia de Melody, ils étaient passés nous voir dans Deli Express. On avait vécu un moment fort en émotions. Ils étaient montés à 14 sur scène. Revoici ce moment sur TSFJAZZ, avec Ndilimele.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C’est l’un des boss de la contrebasse. Un instrument qu’il fait chanter et danser sur toutes les scènes du monde depuis plus de vingt ans.
Entre deux avions et deux concerts, Avishai Cohen fait escale ce midi, dans notre Deli Express. C’est aussi ça de conserver son âme d’enfant : privilégier la spontanéité et la générosité.
C’est d’ailleurs ainsi qu’il faut lire le titre de son nouvel album, Eternal Child.
Une manière aussi pour Avishai, d’honorer la mémoire de son mentor, Chick Corea. Eternal Child, est une composition de Chick...Et le contrebassiste israélien la revisite, en souvenir de ses débuts à New York dans les années 90, et de sa rencontre déterminante avec le maestro - comme il va nous le raconter au cours de cet entretien.
On va aussi prendre le temps d’explorer ce nouveau répertoire, enregistré avec un nouveau trio : Itay Simhovich au piano, et Eviatar Slivnik à la baterie. Et en cerise sur le gâteau : un deuxième batteur, et quel batteur : Jeff Ballard en invité.
(c) Andreas Terlaak
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Mais qui était Betty Davis ?
Au milieu de cette semaine de centenaire de la naissance de Miles Davis, on voulait absolument s’attarder sur sa deuxième épouse.
Mademoiselle Mabry, pour reprendre le titre d’une composition de l’album Filles de Kilimanjaro, que le trompettiste a enregistré en septembre 68. Le mois de leur mariage.
L’influence de Betty sur Miles est considérable. Elle est essentielle, même. A la fin des sixties, tout change musicalement : Jimi Hendrix et Sly Stone deviennent les héros de la nouvelle génération, la soul se psychédélise, se politise.
Et Betty Davis est au cœur de ce bouillonnement !
Leur union a beau ne durer qu’un an, sous son influence, Miles électrifie son propos, sature sa musique, explore de nouveaux horizons et donne le coup d’envoi de la révolution jazz-fusion.
Sous son nom, Betty Davis a sorti dans les années 70, une poignée d’albums de funk débridés abrasifs, pionniers, à l’énergie presque punk, préfigurant tout ce qui allait suivre, de Grace Jones à Prince.
Pour la célébrer, on ne pouvait rêver mieux que Sandra Nkaké et le flûtiste Jî Drû.
Depuis une vingtaine d’années, vous développez des répertoires résolument libres, frondeurs, poétiques et totalement décloisonnés.
C’est un plaisir de vous accueillir sur la scène du Deli Express.
Vous voici avec Jérôme Perez à la guitare, Margaux Monnois à la basse et Fred Jean à la batterie.
Avec une chanson de Betty Davis : If I’m in Luck, I Might Get Picked Up.
Au cours de cette émission, vous serez également rejoints par Marion Rampal.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tout simplement colossal ! Ainsi étaient notre admiration et notre amour pour le saxophoniste Sonny Rollins.
Alors, au lendemain de sa disparition à 95 ans, on va modestement lui dire merci, en se baladant à travers sa vaste, son impeccable discographie, et en revisitant au passage quelques pages de sa prolifique carrière.
Rendez-vous compte : du début des années 50 en leader, avec le Modern Jazz Quartet, jusqu’au milieu des années 2000. Et même au-delà.
D’ailleurs, on avait eu l’honneur de l’interviewer en 2007, au Monte-Carlo Jazz Festival.
Entre les deux, citons son association avec Miles Davis, Thelonious Monk ou Dizzy Gillespie, son trio sans piano, son quartet avec guitare…Mais aussi sa profonde humilité.
C’est assez rare pour être souligné : en 1959, Sonny Rollins trouvait que son jeu stagnait, il se sentait frustré, alors il s’est retiré pendant deux ans et demi, afin de travailler son souffle, son endurance. Et il s’est rendu quasi tous les jours sur le pont de Williamsburg, entre Manhattan et Brooklyn, pour s’entraîner. Il est revenu plus libre, plus incisif, plus mystique aussi.
Ce midi, on va également revenir sur les racines caribéennes de Sonny Rollins, centrale dans sa musique. eux de ses titres emblématiques, Saint Thomas et Don’t Stop the Carnival renvoient directement à sa maman qui était originaire des Iles Vierges.
Cette dimension est forcément au cœur de l’amour que le saxophoniste Samy Thiébault, auteur des Caribbean Stories, éprouve pour Sonny Rollins.
On va avoir la réponse, car Samy passe cette heure en notre compagnie. Car rien, absolument rien ne peut stopper le Carnaval.
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Happy Miles Davis Day !
Joyeux Miles !
Et d’ailleurs aujourd’hui, c’est plus qu’un simple anniversaire : c’est le centenaire de la naissance du trompettiste.
Cent ans de Miles, combien de révolutions esthétiques ?
De son association avec Charlie Parker au milieu des années 40, à son ultime album, Doo-Bop, enregistré en 91 et qui regardait du côté du hip-hop, sa trajectoire musicale est tout bonnement ébouriffante.
D’autant qu’entre les deux, il y a eu : le cool, le jazz modal et aérien de Kind of Blue, la déconstruction du second grand quintet, le virage électrique, le funk urbain et radical d’On the Corner, ses années so 80’s.
Miles où le mouvement permanent, comme va nous le raconter Marcus Miller. Il a été l’un des fidèles de Miles au moment de son come-back dans les années 80. On va entendre son témoignage au cours de notre Deli Express…
Et ce n’est pas notre seul cadeau ! Ce n’est pas la seule interview de luxe.
On a aussi recueilli - et ça c’est exclusif – la parole de Ron Carter, l’un des contrebassistes les plus importants de l’histoire du jazz. Et d’ailleurs à 89 ans, il est plus actif que jamais.
Ron Carter a appartenu à ce fameux second grand quintet, au milieu des sixties, avec Wayne Shorter, Herbie Hancock et Tony Williams. Des années qui ont clairement changé la face du jazz. Le maître nous en parle pendant cette émission.
Mais pour ouvrir ce Deli spéciale, voici un autre des anciens comparses de Miles Davis :
Rick Margitza a été l’un des saxophonistes de la fin de sa vie. Il l’a rejoint en 1988, a tourné avec lui pendant deux ans. Et il apparaît sur les albums Amandla et Live Around the World.
Rick, nous sommes ravis de vous avoir avec nous pour honorer la mémoire du trompettiste pour ce centenaire. Vous voici en quartet, avec Manuel Rocheman au piano, Peter Giron à la contrebasse et Jeff Boudreaux à la batterie.
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Et ce midi : Tapis rouge !
Avec à l’honneur, un pianiste majuscule. Un homme aussi à l’aise dans le jazz que le classique.
C’est l’une des forces de Makoto Ozone.
C’est simple, il peut faire autant de merveilles en duo avec Avishai Cohen, qu’en interprétant Mozart ou Beethoven, avec les plus grands orchestres philharmoniques.
Et parfois même, il mélange tout : ça, c’est son projet No Name Horses.
Makoto Ozone a aussi été un proche de Chick Corea. D’ailleurs, comme lui, c’est un pianiste aux idées larges et à la virtuosité lumineuse.
Un musicien voyageur également : de Kobe sa ville natale, au Berklee College de Boston où il a étudié au début des années 80.
En passant par Paris où il se trouve cette semaine pour des concerts au Duc des Lombards.
Hier, Makoto Ozone s’est produit avec son trio, Trinfinity. Et ce soir, il brillera en piano solo…
C’est aussi la configuration avec laquelle il passe nous voir ce midi, dans Deli Express.
(c) Kazashito Nakamura
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Le trio à l’honneur ce midi, c’est tout simplement la classe !
Il est porté par la vision de Katia Schiavone. Une guitariste pétrie de blues et de bop, et qui revisite avec énormément de goût et de brio des standards et des compositions d’Horace Silver ou Cedar Walton, sur son premier album, This is New.
Katia Schiavone, c’est un jeu fluide, lettré, qui swingue. Une artiste qui a étudié la guitare classique puis le jazz, à Naples, où elle a grandi, avant de s’installer à Paris, il y a dix ans. Et c’est d’ailleurs dans la capitale, qu’on pourra l’applaudir la semaine prochaine, le 27 mai au Sunset.
En attendant, te voici Katia, sur la scène du Deli Express, avec Fabien Marcoz à la contrebasse et Philippe Soirat à la batterie.
Noé Huchard est certainement l’un des jeunes pianistes les plus cool et talentueux du moment.
Son album, Young and Fine, fourmille de fraîcheur et de créativité. Il en jouera, pour sûr, quelques pièces ce soir au Duc des Lombards, où il se produit dès 19h30.
On se met déjà dans l’ambiance en ouverture de notre Deli, avec Gotta Get Away !
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Une étoile est née...Et nous sommes ravis de la faire scintiller dans notre Deli Express.
A 23 ans, Levi Harvey est clairement l’un des pianistes les plus prometteurs de la nouvelle génération.
Il y a énormément de grâce qui émane de son premier album, Bloom, enregistré avec Cyril Drapé à la contrebasse et Pierre-Eden Guilbaud à la batterie.
Un triangle enchanteur qui délivrera son art du trio dès 19h, tout à l’heure, au Théâtre de l’Alliance Française, dans le cadre de Jazz-à-Saint-Germain-des-Prés. Et ils sont chauds ! Ils sortent tous les trois d’une résidence avec la saxophoniste américaine Melissa Aldana. Ça devrait donc être le feu ce soir !
Mais avant ce soir, il y a ce midi : bienvenue sur notre scène, messieurs !
Toujours au Théâtre de l'Alliance Française et dans la programmation de Jazz à Saint-Germain-des-Prés, on pourra embarquer demain pour un long et passionnant voyage, aux confins de l’Orient et des Balkans, avec l’improvisation en trait d’union.
C’est l’Antidote, un groupe qui rassemble le percussionniste iranien Bijan Chemirani, le violoncelliste albanais Redi Hasa et le pianiste libanais Rami Khalifé. Une musique de dialogue et de partage, dont voici déjà un avant-goût, avec un extrait de leur album du même nom.
Au cours de cette nouvelle édition, Jazz-à-Saint-Germain-des-Prés va aussi célébrer la mémoire de Michel Portal, qui nous a quitté cet hiver, à l’âge de 90 ans.
Il est au cœur d’un documentaire, tourné il y a trois ans et qui se concentre sur son processus créatif. Ça s’appelle Quelques notes de liberté, réalisé par Benjamin Delattre. Un film qui sera projeté mercredi, samedi et dimanche au Christine Cinéma Club. Des moments qui promettent d’être forts en émotion.
La B.O. sortira, elle, à la fin de la semaine : c’est le tout dernier témoignage enregistré de Michel Portal, avec au programme 18 improvisations à la clarinette basse, la clarinette en si bémol, au bandonéon et au saxophone soprano.
En voici un extrait, avant de refermet notre Deli Express.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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