Deli Express

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Deli Express episodes

  • Jérôme Sabbagh, saxophoniste de terrain

    Le jazz est d’abord une musique de terrain ! 


    C’est la raison pour laquelle notre invité, enfant de Paname, s’est envolé pour les Etats-Unis, il y a 30 ans. 


    Il voulait toucher cette musique du doigt, marcher sur les pas de ses figures historiques, apprendre auprès de ses grands maîtres. 


    Après avoir étudié au Berklee College de Boston, Jérôme Sabbagh s’est installé à New York où il réside aujourd’hui encore…Et où il a réussi à faire son trou, dirigeant de nombreuses formations, devenant l’un des derniers saxophonistes du légendaire et regretté Paul Motian, nouant de solides relations avec plusieurs figures de premier plan de la Big Apple. 


    Au fil de ses années américaines, son amour pour la musique a aussi pris d’autres formes, puisqu’il a également produit l’un des derniers albums du saxophoniste Lee Konitz, et qu’il a récemment fondé un label à destination des audiophiles. 


    Aujourd’hui, Jérôme Sabbagh est de retour avec un nouvel album, son premier avec piano, depuis trente ans… 


    « Vintage », c’est son titre, a été enregistré en quartet, avec notamment une sommité à ses côtés, le pianiste Kenny Barron, ex-partenaire de jeu de Dizzy Gillespie et Stan Getz, aujourd’hui âgé de 80 ans. 


    Le répertoire est d’ailleurs à l’image de ce grand maître : une force tranquille irrigue les sept titres du disque, alternant entre compositions et morceaux des pointures du bebop, Thelonious Monk et Tadd Dameron. 


    Au surlendemain de son concert au Sunside, à Paris, voici Jérôme Sabbagh sur la scène du Deli Express, en compagnie de Danny Grissett au piano, Joe Martin à la contrebasse et Kayvon Gordon à la batterie.


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    43 min
  • Édouard Pennes et la génération Django

    Rien n’arrête l’initiateur du projet à l’honneur de notre Deli !


    Il n’a peur de rien !


    Il y a trois ans, quand tout était à l’arrêt, au lieu de se lancer dans des tutos pour faire du pain maison, il organisait des sessions en pleine rue…Et on ne parle pas là de deux-trois jams, pour la beauté du geste, mais de dizaines de moments filmés, impliquant les meilleurs musiciens de la nouvelle scène…C’était les Paris Jazz Sessions.


    Dernièrement, on doit aussi à Edouard Pennes d’avoir convaincu Tchavolo Schmitt, l’un des esthètes de la guitare manouche, de reprendre le chemin des studios, après de nombreuses années d’absence…


    Et je ne parle même pas du RP Quartet, groupe qu’il a co-fondé il y a près de dix ans, avec le désir d’emmener la musique de Django du côté du répertoire américain des années 60.


    Dans le même esprit, le contrebassiste et guitariste s’est lancé un nouveau défi : s’emparer d’une douzaine de compositions emblématiques du même Django Reinhardt, et les jouer avec un quatuor à cordes, des guitaristes de swing manouche et des clarinettistes…


    Le résultat, c’est un album génial, « Génération Django », à découvrir en concert lundi soir à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet…Et dès ce midi sur notre scène !


    Voici Romain Vuillemin et Fanou Torracinta aux guitares, Julien Cattiaux à la guitare rythmique, Robert Fish à la clarinette, Charlotte Chahuneau et Raphaël Jacob aux violons, Issey Nadaud à l’alto, Apolline Lafait au violoncelle et, donc Edouard Pennes à la contrebasse.


    Elle, c’est ce soir et demain qu’on pourra l’applaudir, du côté du Duc des Lombards.


    Et elle ne dévoilera qu’une de ses multiples facettes, puisqu’en plus d’être l’une des pianistes les plus libres et passionnantes de la scène jazz israélienne, Maya Dunietz est une artiste contemporaine dont les installations ont été exposés dans de nombreux musées, dans son pays natal, ainsi qu’en France et aux Etats-Unis.


    Au Duc, elle présentera son nouvel album, « Thank You Tree ». Un répertoire toujours aussi libre, réjouissant et anticonformiste…Avant ces dates parisiennes, Manon Brimaud l’a rencontrée.


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    46 min
  • La parole forte de Billy Valentine
    Non seulement l’album à l’honneur ce midi, ne nous lâche plus depuis sa parution au printemps dernier, mais, et ce n’est que justice, il braque enfin les projecteurs, sur un chanteur trop peu connu.
    Billy Valentine n’est pourtant pas né de la dernière pluie.
    On lui doit un tube sorti à la fin des années 70, à l’époque où il se produisait avec son frère John, sous le nom des Valentine Brothers : "Money’s Too Tight To Mention".
    Ce morceau vient de lui, avant d'avoir été repris par Simply Red, avec le succès que l’on sait, dans les années 80.
    C’est qu’il a un certain talent Billy Valentine, pour écrire des chansons !
    Tellement, que Ray Charles ou les Neville Brothers ont fait appel à lui en tant que parolier, et qu’il a régulièrement collaboré avec Burt Bacharach.
    La musique, c’est même une histoire beaucoup plus ancienne pour notre invité…Il appartient à une fratrie de cinq frères et sept sœurs…Et tout le monde mettait la main à la patte dans le club que leurs parents avaient ouverts dans la ville de Columbus, dans l’Ohio.
    A 73 ans, Billy Valentine sort enfin un disque sous son nom ! Son titre : « Billy Valentine & the Universal Truth ». Un recueil puissant, à la croisée du jazz et de la soul, qu’il a conçu durant la présidence de Donald Trump aux Etats-Unis.
    Son sentiment d’indignation durant ces quatre années, lui ont donné envie de piocher dans le répertoire engagé des années 70, principalement mais pas seulement. Il reprend Curtis Mayfield, Gil Scott Heron, Stevie Wonder, le groupe War ou même Prince.
    Le tout sort conjointement sur les labels Acid Jazz Records et Flying Dutchman, une maison de disques incontournable des années 70, réactivée pour l’occasion.
    Pour célébrer cette belle parution, Billy Valentine est en concert en France : ce soir au New Morning, demain à Toulouse, pour Jazz sur 31, le 14 octobre à Nancy Jazz Pulsations. Et ce midi dans notre Deli Express.

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    45 min
  • Natalie Dessay et le Zoot Octet : "Il était une fois Pannonica"
    Rien n’est trop grand pour nos invités !
    Composer des pièces symphoniques et les interpréter avec un grand orchestre...
    Monter de toutes pièces, et à partir de rien, un studio d’enregistrement et de répétition en plein cœur de Paris, et y faire défiler la crème de la jeune scène parisienne…
    Sortir les albums qui en résultent, sur leur propre label…Et au milieu de tout ça, trouver le temps d’être régulièrement à l’affiche des clubs de la capitale.
    En 2019, le Zoot Collectif s’est lancé dans une autre folle aventure : monter un spectacle musical autour de la vie de la baronne Pannonica De Koenigswarter, qui a été la bienfaitrice, la mécène et l’amie proche de nombreuses légendes du jazz, de Charlie Parker à Thelonious Monk.
    Une grande idée en entraînant, une autre, le Zoot s’est tourné vers une metteuse en scène d’opéra, Elsa Rooke, pour donner corps à ce projet et écrire des textes autour de la vie de la baronne. Des textes récités sur scène par la chanteuse et comédienne Natalie Dessay.
    Quatre ans après avoir commencé à présenter cette création sur scène, sa bande-son est enfin disponible, sous le titre de « Pannonica ».
    C’est l’album à l’honneur de notre Deli Express, et avant d’en parler, voici sur notre scène Natalie Dessay, en compagnie de Neil Saidi au saxophone baryton, Noé Codjia à la trompette, Pablo Campos au piano, Clément Daldosso à la contrebasse et Malte Arndal à la batterie !

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    46 min
  • Carl-Henri Morisset, esthète du piano

    Dans la famille des nouveaux princes du piano, je demande Carl-Henri Morisset !
    Trente-et-un ans seulement, et déjà un toucher inimitable et une approche pleine de grâce et de poésie.
    Dès sa première année au Conservatoire Supérieur de Paris, il y avait d’ailleurs déjà tellement de maturité dans son jeu, que son professeur, Riccardo Del Fra, l’a emmené en concert à Turin et l’a intégré à ses formations.
    L’ex-partenaire de Chet Baker n’a pas été le seul à être bluffé par Carl-Henri, puisqu’on l’a ensuite vu faire des étincelles auprès de Pierrick Pedron, Thomas Bramerie ou même du grand Archie Shepp !
    Depuis le temps qu’on l’attendait, le pianiste sort enfin un album sous son nom…Et pour cette première, il n’a pas choisi la facilité, puisqu’il se frotte à l’épreuve du solo :
    C’est l’un des quatorze pianistes qui ont participé à la série d’albums Paradis Improvisé, enregistrés dans l’appartement marseillais de la mélomane Hélène Dumez.
    Celui de Carl-Henri s’intitule « Individual Dispersion », et c’est clairement l'un des plus audacieux de la collection, notamment dans le choix de ses relectures…On pense patriculièrement au Fire Waltz de Mal Waldron, qui n’est pas si souvent joué.
    Le pianiste replonge également dans ses racines, avec la reprise d’un tube du Tabou Combo, l’un des groupes de référence du kompas haïtien…
    Egalement au menu, cinq de ses compositions : des titres forts, qu’on explore avec lui ce midi dans Deli Express !
    Mardi soir, on pourra aussi l'applaudir, cette fois en quartet, en concert au Duc des Lombards.
     
    La scène parisienne regorge décidément de pianistes prometteurs !
    Après Carl-Henri Morisset, quel plaisir de finir notre émission, avec un bonus, une cerise sur le clavier :
    Voici à présent Dexter Goldberg…Véritable enfant de la balle, puisqu’il a été élevé par des parents musiciens. Son père, saxophoniste a noamment accompagné Dee Dee Bridgewater et Michel Legrand.
    Dexter, lui, s’est d’abord essayé aux percussions, et ce n’est qu’à 16 ans qu’il a véritablement trouvé sa voie, en se mettant au piano…Et il a bien fait !
    Son jeu regorge de lumière. Il y a aussi énormément de clarté de fluidité dans ses interactions avec ses partenaires de jeu, comme on peut l’entendre sur son deuxième album, « Caliboudja », paru sur le label Jazz & People, et qu’il présente en concert ce soir et demain au Sunside.
    En attendant, le voici avec Clément Daldosso à la contrebasse et Philippe Maniez à la batterie.

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    46 min
  • Le retour d'Eric Legnini
    Comme c’est bon de l’avoir parmi nous !
    C’est qu’il nous avait manqué.
    Notre invité n’était pourtant pas très loin…
    Ces trois dernières années il a sillonné les routes de France et de Navarre au sein du groupe de Thomas Dutronc…On l’a aussi beaucoup vu avec le quintet des frères Belmondo.
    Et d’ailleurs, c’est aussi avec les deux frangins qu’on va l’entendre très prochainement au sein du projet Dead Jazz, autour de la musique des Grateful Dead !
    Mais de ce soir à samedi, c’est bel et bien sous son nom qu’Eric Legnini donne des concerts au Duc des Lombards.
    Pour que la fête soit plus folle, le pianiste va revisiter les répertoires de plusieurs de ses albums cultes. 
    D’abord « Six Strings Under », ce soir. Du nom de son projet en trio tout à cordes, avec notamment le prince de la guitare manouche, Rocky Gresset… 
    Tandis que demain et samedi, il reviendra sur la musique de son triptyque vocal : les disques « The Vox », « Sing Twice » et « Waxx Up », parus entre 2011 et 2017, avec de nombreuses voix, notamment celle de Hugh Coltman, qui sera présent pour ces deux derniers soirs. 
    Ces dates nous mettent tellement en joie, qu’on célèbre Eric Legnini depuis ce matin, et une bonne partie de la journée à la radio… 
    Et après l’avoir entendu en solo dans les Matins Jazz, le voici rien que pour nous, en trio, avec Thomas Bramerie à la contrebasse et Franck Agulhon à la batterie.

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    48 min
  • Gwen Cahue & Baptiste Bailly, l'art de la délicatesse
    « Quelques grammes de finesse dans un monde de brut », disait une pub des années 80…
    Un slogan qui sied à merveille au projet à l’honneur de notre Deli : un album, tout en nuances et délicatesse, signé Gwen Cahue et Baptiste Bailly.
    Le premier est guitariste. Il a d’abord été fasciné par Hendrix, avant d’avoir « la révélation Django Reinhardt », et d’explorer en profondeur cette tradition musicale.
    Le second est un pianiste qui a trouvé son eldorado jazzistique en Espagne, où il réside depuis de nombreuses années, se frottant également à la scène flamenco.
    Ils ont imaginé à deux, un répertoire doux et poétique, riche de toutes leurs influences, et de leur amour commun pour les grands compositeurs impressionnistes…
    Un disque baptisé « Storyboard », qu’ils ont présenté en concert hier soir, Salle Cortot, à Paris.
    Pour prolonger la magie, les voici ce midi, sur notre scène !

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    43 min
  • La grande diversion de Roberto Fonseca
    Ce midi, on pousse en grand les portes de la Cabane Cubaine, du nom de cet ancien dancing situé rue Fontaine, à Pigalle, et qui a été l’un des lieux de nuits les plus courus du Paris des années 30.
    Cette histoire a passionné notre invité, le maestro du jazz cubain, Roberto Fonseca. Il en a même fait le point de départ de son nouvel album « La Gran Diversion », dans les bacs depuis ce matin...
    Un nouveau coup de maître coloré et festif, qui célèbre du même coup l’âge d’or de la musique cubaine, et navigue, entre jazz, rumba, mambo, cha-cha-cha, et boléro, avec comme à chaque fois, des compositions percutantes et des moments de grâce pianistique.
    Au détour d’une de ces dix nouvelles compositions, on croise même Regina Carter, une artiste qui se fait rare ces dernières années et qui est pourtant l’une des violonistes majeures de la scène américaine.
    Pour en parler, quel honneur de finir notre semaine de Deli avec el Señor Roberto Fonseca, avant de l'applaudir en concert le 5 décembre, à l’Olympia.
    Dès le 6 octobre, Roberto Fonseca, animera aussi un vendredi sur deux à 19h, une nouvelle émission sur notre antenne : Habana Social Club !

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    47 min
  • Joe Magnarelli & Steve Davis, dingues de Dexter Gordon
    Lorsque deux pointures de la scène new-yorkaise célèbrent le centenaire de la naissance d’un musicien de légende, ça donne des concerts immanquables depuis hier, et ce soir encore au Duc des Lombards, à Paris !
    A ma gauche, Joe Magnarelli, trompettiste qui tourne depuis 35 ans avec la crème de la crème : Harry Connick Jr pour n’en citer qu’un…
    A ma droite, le tromboniste Steve Davis, qui a été l’un des tous derniers Jazz Messengers d’Art Blakey.
    Ensemble, ils rendent hommage à Dexter Gordon, qui a été bien plus qu’un simple saxophoniste ténor : notre homme a longtemps représenté la quintessence du musicien de jazz.
    Il y avait bien sûr sa sonorité franche et puissante ! Son imposante carrure et sa gueule d’ange ! Mais aussi son incroyable parcours, ponctué d’innombrables rebondissements, entre moments de gloire, errance et renaissance…Un parcours qui s’est aussi bien écrit aux Etats-Unis que sur le Vieux Continent.
    De son vivant, Dexter a d’ailleurs tellement incarné le jazz, que Bertrand Tavernier en fait le héros de son film « Autour de Minuit », en 1986…Et que Dizzy Gillespie lui avait dit un jour : "Man, tu dois laisser ton karma à la science !"
    Pour avoir été au concert d’hier soir, je peux vous dire que ce tribute au Duc, c’est tout simplement le feu…
    On va donc nous aussi passer un moment mémorable ce midi, puisque voici Joe Magnarelli et Steve Davis en sextet, en compagnie de David Sauzay au saxophone, Oliver Kent au piano, Aldo Zunino à la contrebasse et Bernd Reiter à la batterie.

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    42 min
  • Le trio étincelant de Micah Thomas
    Son nom ressort systématiquement quand on cherche à savoir qui sont les jeunes pianistes qui font des étincelles en ce moment à New York !
    D’abord repéré au sein du quartet d’Immanuel Wilkins, l’un des groupes les intéressants du moment, Micah Thomas s’est définitivement imposé comme un musicien à suivre de près, l’an passé, avec un premier album en solo, époustouflant de maturité.
    Son nouveau disque, « Reveal », documente une autre facette de son art…Il y expose sa conception du trio piano-contrebasse-batterie. Une approche résolument moderne et basée sur l’interaction permanente avec ses deux camarades, Dean Torrey à la contrebasse et Kayvon Gordon à la batterie.
    Le projet vient de paraître sur le label Artwork Records, nouvelle maison de disques fondée par Jean-Philippe Allard…
    Micah Thomas est récemment passé dans nos studios pour nous présenter ce projet. Voici cette interview !

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    27 min

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