Deli Express

Deli Express

By Jean-Charles DoukhanMusic
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Deli Express episodes

  • Manu Le Prince, pour l'amour de Wayne Shorter
    Chantez "Cheek to Cheek" tous les soirs à votre enfant pour l'endormir, et il consacrera sa vie à la musique !
    C'est en tout cas ce qui est arrivé à notre invité. Durant toute sa jeunesse, elle a entendu les grands standards avant d'aller au lit. 
    La voix de Manu Le Prince enchante la scène française depuis plus de trente ans.
    Le jazz on l'a dit, est en elle depuis toujours. Il y a aussi la musique brésilienne...Là, on peut carrément parler de coup de foudre qui a changé le cours de son existence.
    Quel a été son premier contact avec le Brésil ? On va lui poser la question. Ce qui est sûr, c'est qu'elle partage depuis, sa vie entre Rio et Paris, et qu'elle a été adoubée par le grand Hermeto Pascoal lui-même.
    Pour son nouvel album, Manu Le Prince regarde du côté du répertoire d'un autre maître. Elle honore le génie de Wayne Shorter. Elle a écrit des paroles sur certains des morceaux emblématiques du saxophoniste, de "Speak No Evil" à "Footprints", en passant par "Beauty & the Beast".
    Le résultat est somptueux. Il s'intitule "Children of the Night". Ca vient de sortir chez Frémeaux et Associés, et c'est un disque qu'elle présente ce soir au Sunside, et dès ce midi dans Deli Express, avec une équipe de dingue : Irving Acao au saxophone, Leonardo Montana au piano, Felipe Cabrera à la contrebasse et Lukmil Perez à la batterie !
    44 min
  • Charlier Sourisse Winsberg voient le monde à l'envers
    On s’est tous déjà posé la question :
    « Ça ferait quoi de voir le monde à l’envers ? »
    Eux, ont décidé d’essayer !
    Avant de vous expliquer comment, prenons le temps de les présenter.
    D’un côté, on a le batteur André Charlier et le claviériste Benoît Sourisse, l’un des tandems les plus fameux du jazz français. Deux musiciens qui se connaissent par cœur - ils ont plus de trente ans de collaborations au compteur – mais qui ont encore des milliards de choses à créer ensemble et à se raconter. Au fil des décennies, ils ont croisé la route de Biréli Lagrène, du regretté Didier Lockwood, de Kurt Rosenwinkel ou Jean-Jacques Milteau…Ils ont aussi fondé le Multiquarium Big Band.
    De l’autre, il y a Louis Winsberg ! Un esthète de la guitare et le co-fondateur de Sixun, LE groupe de jazz-fusion français de référence. On lui doit aussi le projet Jaleo, une passionnante plateforme musicale entre jazz, flamenco et traditions du pourtour méditerranéen.
    Charlier, Sourisse, Winsberg forment aussi depuis sept ans, un trio qui fait donc un grand retour sans dessus-dessous !
    Ils ont imaginé un double album, baptisé « Le Monde à l’envers », sur lequel ils jouent le même répertoire, mais pas dans le même sens et pas avec la même formule !
    Du trio de départ, donc guitare/orgue/batterie sur la première partie, à une formation plus large sur la seconde, faisant défiler des voix, des bois et une contrebasse…
    Une nouvelle aventure à découvrir en concert ce soir et demain au Sunset/Sunside…
    Et dès ce midi : voici Charlier Sourisse & Winsberg sur la scène du Deli Express !
    49 min
  • You & the Deli & the Music
    You & the Night & the Music !
    Vous, la Nuit et la Musique !
    C’est évidemment le titre d’un fameux standard composé en 1934 par Arthur Schwartz et Howard Dietz pour une comédie musicale de Broadway…
    Et depuis 2003, c’est ainsi qu’on a baptisé notre grande fête annuelle.
    Au-delà du clin d’œil à cette chanson, ce nom résume à la perfection l’ambition qui est la nôtre depuis le début de cette grande aventure :
    Faire communier dans un même endroit, nos auditeurs et nos groupes coups de cœur du moment...
    Vous remercier de votre fidélité en vous dédiant tout une soirée…
    Faire défiler dans un même endroit, les artistes qui nous ont le plus fait vibrer.
    Après une première édition au New Morning, c’est l’Opéra-Comique, puis l’Olympia qui nous ont accueilli pendant plusieurs années.
    Et quelle joie d’écrire depuis cinq ans, la suite de cette histoire, Salle Pleyel !
    Nous voici donc de retour au 252 rue du Faubourg Saint-Honoré, au Salon Bellamy pour vous faire vivre la 19e édition de cette You ! Ça y est, c’est la dernière ligne droite !
    Dès 20h, plusieurs dizaines de musiciens vont se succéder sur la scène, à commencer par notre invité d’honneur, l’harmoniciste Jean-Jacques Milteau et notre orchestre de cérémonie, The Amazing Keystone Big Band…
    Il y a aura aussi le trio du contrebassiste Avishai Cohen, la batteuse Anne Paceo, Biréli Lagrène en guitare solo, les chanteuses China Moses et Judith Owen, Louis Matute, Laurent Coulondre, les Kansas Smitty’s, et j’en passe…
    On a hâte ! Ça va être dingue !
    Et comme on est impatients, on a décidé d’ouvrir les festivités dès maintenant, avec un Deli Express en direct de Pleyel, avec deux autres artistes à l’affiche…
    Deux voix qui nous passionnent et dont on suit chaque développement depuis leurs débuts respectifs : Robin McKelle, qui sera avec nous en fin d’émission…Et le pianiste et chanteur Anthony Strong, qui arrive tout juste de Londres, avec son nouvel album, « Easy Sailing » dans les bagages.
    Une émission co-animée ce midi avec Thierry Lebon !
    1 hr 23 min
  • Cordeone & Jean-Marie Machado, la rencontre
    Prendre le large, faire fi des frontières, explorer de nouveaux continents musicaux …Cet état d’esprit est dans l’ADN de nos deux invités. 
    Depuis quinze ans, le pianiste Jean-Marie Machado a fait de son orchestre Danzas, un formidable laboratoire ouvert à tous les possibles : le jazz, la danse, les musiques de chambre et latines, la chanson française. Tout est donc possible et tout dialogue au sein de cette formation. 
    L’orchestre Danzas présente son nouveau répertoire « Danzas Sinfonia », lundi et mardi prochain, les 12 et 13 décembre, au Café de la Danse. Jean-Marie Machado viendra nous en parler en deuxième partie de Deli. 
    Lui aussi est un voyageur et bâtisseur de passerelles. 
    Cordeone est accordéoniste.
    Il a bluffé jusqu’au maître lui-même, Richard Galliano. Rien que ça, montre le calibre du bonhomme.
    Et avant de se frotter au swing manouche, il a fait ses armes dans les bals de la communauté portugaise, dans la banlieue de Tours et s’était juisqu’à présent illustré avec des répertoires regardant aussi bien du côté du Brésil que du hip-hop et du reggae. 
    Cordeone vit aujourd’hui à New York, mais c’est à Paris qu’on pourra l’applaudir ce soir : au Sunside, où il présente son nouvel album « Latchi Raïsa »…Sa déclaration d’amour au jazz manouche. Mais il le fait sans abandonner toutes les influences que j’ai cité il y a un instant...Sur ce disque, il rend même hommage à Bruce Lee.
    Cordeone est sur notre scène ce midi, en compagnie de Sylvain Prince à la guitare et Simon Buffaud à la contrebasse.
    47 min
  • Plume, le saxophone sans concession
    Il y a les artistes qu’on suit dès leurs premiers pas et qu’on voit grandir, s’accomplir au fil des projets…
    Et ceux qui débarquent d’un coup sans prévenir et qui bousculent tout sur leur passage !
    Notre invité appartient à cette deuxième catégorie !
    Il y a trois ans, on restait bouche bée devant l’énergie débordante, l’urgence et le jeu sans concession d’un saxophoniste alto inconnu au bataillon et qui répondait au nom de Plume.
    Son premier album, « Escaping on the Dark Side » paru alors sur le label Jazz & People, le faisait entrer par la grande porte sur la scène parisienne.
    Avant ce coup d’essai, Plume était passé par le prestigieux Berklee College of Music de Boston, croisant la route d’Ambrose Akinmusire ou Christian Scott, pour ne citer qu’eux…Et avait pris l'habitude de se produire chaque semaine au Wally’s Café, LE club emblématique de la ville, qui a vu passer toutes les générations de cette musique depuis 1947.
    Après quelques années à New York, il est rentré à Paris, en 2015, évoluant loin des circuits officiels, notamment dans des bars de Pigalle.
    Aujourd’hui, Plume enfonce le clou et confirme tous les espoirs placés en lui sur son deuxième album, « Holding On », notamment enregistré avec le batteur Gregory Hutchinson…
    Un répertoire qu’il présente vendredi et samedi au Duc des Lombards, et dès ce midi dans Deli Express, avec Leonardo Montana au piano, Gabriel Sauzay à la contrebasse et Antoine Paganotti à la batterie.
    48 min
  • le retour aux sources d'Hermon Mehari
    Évoquer le nouvel album de notre invité, c’est remonter le fil de son histoire familiale, et retracer son itinéraire musical…
    Celui d’un fils de réfugiés érythréens partis tenter leur chance aux Etats-Unis, et plus précisément à Kansas City, ville où Count Basie s’est pleinement révélé et où Charlie Parker a vu le jour.
    C’est donc là aussi qu’a grandi Hermon Mehari…Là également que s’est produit son coup de foudre avec la trompette et le jazz, via l’album Kind of Blue de Miles Davis…Il avait 13 ans, et trouvait immédiatement quel sens donner à sa vie.
    Après des débuts aux Etats-Unis, c’est en France qu’il s’épanouit désormais…Et dans la campagne corrézienne durant le confinement que sont remontées à la surface les rythmes et mélodies érythréennes qu’il entendait durant son enfance, commençant à s’en emparer pour donner naissance à l’un des morceaux de son précédent disque.
    Ce fut le premier acte d’un retour aux sources qui prend aujourd’hui la forme d’un répertoire entier…C’est l’album « Asmara », qui vient de paraître sur le label Komos et qu’Hermon Mehari présente vendredi aux Transmusicales de Rennes et le 2 février au Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine, dans le cadre du festival Sons d’Hiver.
    En attendant, il débute la semaine à nos côtés dans Deli Express et vient nous voir avec Peter Schlamb au piano, Luca Fattorini à la basse et Gautier Garrigue à la batterie.
    46 min
  • Yaron Herman, l'âme du piano
    Michael Jordan, plutôt que plutôt que Keith Jarrett !
    Lorsqu’il était ado, Yaron Herman se rêvait plus en champion de basket qu’en maître de l’improvisation musicale. 
    C’était sans compter sur une blessure au genou, qui est venue contrariée ses plans et mettre un terme brutal à la carrière qu’il s’était dessiné. Il était âgé de 16 ans. 
    Notre invité n’étant pas du genre à se morfondre, il s’est alors jeté à corps perdu dans l’étude du piano, via un enseignement basé sur la psychologie, la philosophie et les mathématiques. 
    Il ne le savait pas encore, mais c’était le début d’un fantastique voyage, d’Israël où il a grandi, à la France où il vit depuis une vingtaine d’années…Puis aux scènes du monde entier, s’imposant comme un soliste raffiné et défricheur. Un homme qui a choisi de mettre la créativité au centre de toutes ses préoccupations. Il en a même fait un livre, « Le Déclic créatif », sorti il y a deux ans chez Fayard. 
    Ça faisait plus de 15 ans que Yaron Herman n’avait pas enregistré en solo… 
    Mais pour son nouvel album, il ne s’est pas contenté de s’installer seul au piano. Il est entré en studio quasi les mains dans les poches, sans scénario préconçu...Pour laisser parler l’inspiration du moment, l’instant présent, être à l’écoute de ses émotions. 
    Le résultat s’intitule « Alma » et il le présente en concert ce dimanche à 17h à la Collégiale Saint-Martin de Montmorency, dans le cadre du festival Jazz au Fil de l’Oise…Et le lendemain, lundi, à Paris à l’Athénée Théâtre Louis Jouvet. 
    Avant ces rendez-vous, voici Yaron Herman au piano de Deli Express.
    46 min
  • Daniel Zimmermann, trombone et tête de chou
    Il fallait forcément que ça arrive !
    Il fallait forcément qu’un tromboniste rende hommage à l’auteur de Black Trombone !
    Loin de lui, évidemment, l’envie de faire un braquage à la Bonnie & Clyde…De s’approprier son répertoire par facilité, pour attirer la lumière.
    Non !
    Serge Gainsbourg, notre invité l’a dans la peau !
    La découverte de ses chansons a probablement été l’un de ses plus grands chocs !
    Et après s’être concentré pendant des années sur ses propres compositions, Daniel Zimmermann a senti que le moment était venu de remercier le responsable de certaines de ses émotions plus intenses.
    Quand on connaît le pedigree du bonhomme, on se dit qu’il était fait pour célébrer le grande Serge.
    Daniel Zimmermann appartient à la catégorie des musiciens qui cassent les codes, qui sont inclassables…
    On se souvient du groupe qu’il formait dans les années 2000 avec Thomas De Pourquery : DPZ : c’était du jazz, du rock, quelque chose entre les deux…Ils ne se sont jamais embarrassés de ces histoires d’étiquettes.
    On l’a également vu à l’œuvre aussi bien auprès de Nougaro que d’Archie Shepp, de Wynton Marsalis que de Tony Allen, Jacques Higelin, Sergent Garcia, Bernard Lavilliers ou Manu Dibango.
    Pour son hommage à Gainsbourg il s’est entouré de Jérôme Regard à la basse, Pierre Durand à la guitare et Julien Charlet à la batterie…
    « Le groupe idéal », selon ses propres mots…Celui qui lui permet d’aller où il veut.
    Ca se sent…Loin de se faire écraser par des titres aussi puissants que Comic Strip, New York – USA, ou Chez les Yéyés, le tromboniste livre avec son équipe neuf relectures décalées, pleines d’audace et de tendresse.
    Le résultat s’intitule « L’homme à tête de chou in Uruguay »…
    Et avant de vous applaudir en concert ce soir au Bal Blomet, dans le cadre des Jeudis de Jazz Magazine, vous voici tous les quatre sur notre scène !
    43 min
  • Dany Doriz & Michel Pastre, rencontre au sommet du swing
    Ne cherchez pas plus loin, notre invité est LE vibraphoniste de jazz de référence en France ! 
    Son instrument, Dany Doriz en est tombé raide dingue à 16 ans, en assistant à un concert de Milt Jackson avec le Modern Jazz Quartet…
    Et pas longtemps après, il était définitivement contaminé en découvrant le morceau « Plaid » de Lionel Hampton et Art Tatum…
    Il se jetait alors corps et âme dans l’étude du vibraphone et la vie de musicien, allant faire le boeuf autant que possible, au 2e sous-sol du Slow Club.
    Depuis Dany Doriz a côtoyé un nombre incalculable de légendes, Stéphane Grappelli, Memphis Slim, Milt Buckner, Hal Singer ou Manu Dibango…
    Et bien sûr, ce qui est certainement la rencontre musicale la plus importante de sa vie, son modèle absolu : Lionel Hampton…C’était à New York, en 1975. Ils sont immédiatement devenus complices et ont parcouru les routes ensemble, jouant sur le même vibraphone.
    Difficile d’être exhaustif, quand est en présence d’un tel monsieur…
    Mais notre tableau serait clairement incomplet si on ne parlait pas du Caveau de la Huchette, l’un des temples souterrains du jazz parisien, dans le Quartier Latin, et l’un des derniers endroits où le jazz se danse.
    Ce club, il en est le propriétaire et il le fait vivre avec toujours autant de passion depuis 1970, notamment épaulé par son fils, le batteur Didier Dorise, qu’il retrouve aussi sur son nouvel album…Un hommage, que dis-je une célébration de l’œuvre de deux de ses héros….Vous allez comprendre de qui il s’agit grâce à son titre « The Lionel Hampton / Illinois Jacquet Ceremony »…
    Un projet pensé et enregistré avec une autre « jazz family » : l’organiste César Pastre, et son père, le saxophoniste Michel Pastre…Ancien partenaire de route de Scott Hamilton, Al Casey, Clark Terry ou Phil Woods, et grand maître du swing français à la tête de son propre big-band depuis plus de 20 ans.
    Le disque vient de sortir chez Frémeaux et Associés, ils le présentent en concert ce soir et demain, évidemment au Caveau de la Huchette…Et dès ce midi dans Deli Express : nous sommes ravis d’accueillir Dany Doriz et Michel Pastre.
    43 min
  • Le jeu puissant de Connie Han
    Une attaque redoutable ! Un jeu puissant ! Une technique qu’elle est allée puiser dans les disques de ses héros : McCoy Tyner, Chick Corea, Kenny Kirkland !
    Notre invitée a seulement 26 ans, mais possède déjà une maturité et un niveau de piano qui forcent le respect.
    Chacun de ses concerts est une performance qui emporte tout sur son passage !
    En même temps, Connie Han est allée à bonne école : elle a grandi avec des parents musiciens professionnels et les a observées dès son plus jeune âge…C’est même sa ma maman qui lui a donné ses premiers rudiments sur l’instrument.
    Mais c’est à l’adolescence que cette native de Los Angeles a pleinement eu la révélation du jazz…On l’a dit, via les albums de plusieurs pianistes de légende…
    A ce moment-là, tout est devenu clair : elle voulait faire exactement la même chose…Et elle a été encouragée par son professeur de l’époque, le batteur et producteur Bill Wysaske, qui a tellement cru en son talent qu’il lui a conseillé de se jeter immédiatement à l’eau et de devenir musicienne professionnelle, sans même passer par la case études…Ce qu’elle a fait à 17 ans.
    Connie Han a aussi été rapidement repérée par Mack Avenue Records, qui a longtemps été le label de Cécile McLorin Salvant et qui est toujours celui de Kenny Garrett, Christian Sands ou Emmet Cohen...Et donc le sien.
    Elle vient de sortir son nouvel album, « Secrets of Inanna », qu’elle présente ce soir et demain au Duc des Lombards, à Paris…Des concerts qui affichent complets depuis déjà pas mal de temps.
    Si vous n’avez pas été assez rapide, rassurez-vous : voici Connie Han dans Deli Express !
     
     
     
    © Robert Lynden
    51 min

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