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Cet interview d’exception a été réalisé le mardi 2 Mars 2021 et retrace :
Le parcours professionnel du Dr. Schmitt,
Le projet de la station spatiale Gateway,
L’atterrissage réussit, jeudi 18 Février 2021, du rover Perseverance et ses spécificités,
La situation des start-up dans le milieu Européen et américain dans un contexte de communication centrée sur Elon musk.
Le recrutement des futurs astronautes de l’ESA (Hommes et Femmes) !
Plus d'infos sur : https://odysseeceleste.com/didier-schmitt-coordinateur-du-programme-dexploration-humaine-et-robotique-pour-le-conseil-de-lesa/
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Jean-Marc ASTORG est diplômé de l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures (promotion 1985). En novembre 2011, il est nommé Directeur des Achats, Recettes externes et Affaires Juridiques du CNES. Il est aussi le Directeur du CNES en charge de la Propriété Intellectuelle. A ce poste, il négocie et met en œuvre les accords avec les industriels spatiaux dans le domaine contractuel et de la propriété intellectuelle. Il est aussi le médiateur du CNES pour les relations avec les PME.
Plus d'infos sur : https://odysseeceleste.com/jean-marc-astorg-directeur-des-lanceurs-au-cnes-2/
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C’est en 2017 qu’Antoine de Chassy, ingénieur géophysicien de formation, cofonde Loft Orbital avec Alex Greenberg et Pierre-Damien Vaujour. La société a implanté en 2019 son centre d’innovation et de R&D à Toulouse. La start-up Loft Orbital compte aujourd’hui un effectif de plus 70 personnes de part et d’autre de l’Atlantique !
«Pour les Européens, on a aucun complexe à avoir par rapport aux États-Unis, la Silicon Valley ! J’affirme que les talents, les envies et les opportunités qu’on peut avoir ici sont tout à fait à la mesure de ce qu’on peut trouver aux États-Unis !»
Plus d'infos sur : https://odysseeceleste.com/antoine-de-chassy-co-founder-president-loft-orbital-technologies-2/
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Géraldine Naja, Directrice de la commercialisation, de l’industrialisation et de l’approvisionnement au sein de l’Agence spatiale européenne (ESA). Un parcours passionnant de plus de 30 ans d’expérience dans le secteur spatial européen à différents postes de direction et de développement stratégique. Diplômée de l’École Polytechnique et de l’École Nationale Supérieure de Techniques Avancées (ENSTA). Également titulaire d’une maîtrise en sciences politiques de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po). Elle rejoint l’ESA en 1987 en tant qu’ingénieur des opérations de charge utile à la Direction de la Station spatiale. Elle a ensuite occupé diverses fonctions institutionnelles au sein de l’Agence entre 1993 et 2015, notamment comme chef du bureau de la politique spatiale, responsable des questions stratégiques et institutionnelles au sein du cabinet du directeur général de l’ESA, chef du bureau des relations avec l’UE et conseillère principale auprès du directeur des lanceurs. De 2003 à 2004 elle sera détachée de l’ESA en tant que Conseillère au Cabinet du Ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, Claudie Haigneré.
Avez-vous eu une rencontre particulière durant votre parcours d’étudiante ou professionnel qui vous a influencée pour vous orienter sur une carrière liée au spatial?
"Oui. Je dirais que toute ma carrière est dans le spatial. Donc forcément, j’ai fait toute ma carrière professionnelle dans le spatial et surtout à l’Agence Spatiale Européenne.
Clairement, la rencontre qui m’a le plus orientée vers le spatial c’est Jean-Jacques Dordain, qui a été mon professeur à l’école Polytechnique et qu’ensuite j’ai retrouvé à l’Agence Spatiale Européenne, puisqu’il a été pendant douze ans Directeur Général de l’Agence Spatiale Européenne (2003-2015). Je l’ai eu comme professeur à Polytechnique, il était en mécanique des fluides – qui n’était pas forcément la matière qui m’intéressait le plus – mais lui la rendait passionnante parce que, au lieu de nous faire faire des équations et de nous faire des exercices qui consistaient à résoudre des équations, il nous montrait en quoi ces équations étaient utiles et, par exemple, il nous faisait calculer la rentrée dans l’atmosphère de la capsule Apollo, ou les ondes de choc lors de la combustion… C’était toujours des exemples concrets et liés au spatial et, évidemment, comme c’était aussi le moment des premiers lancements, du lanceur Ariane en France et en Europe, oui, ça a été certainement ce qui a été déterminant pour moi, pour aller travailler dans le spatial. Mais après, je dirais que tout au long de ma carrière professionnelle, j’ai eu la chance de faire des rencontres incroyables.
J’ai cité Marie-Anne Claire, qui est certainement une rencontre très forte pour moi,
je pourrais citer aussi (je crois que vous l’avez également interviewé) Jean-Yves Le Gall, que j’ai rencontré alors que je venais de rentrer à l’ESA"
Plus d'infos sur : https://odysseeceleste.com/geraldine-naja-directrice-de-la-commercialisation-de-lindustrialisation-et-de-lapprovisionnement-a-lesa/
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Marion Pigassou est diplômée de l’école Polytechnique Montréal et ingénieure aérospatiale à l’International Space University (ISU)
L’interview de Marion Pigassou ,ancienne étudiante en ingénierie aérospatiale à l’International Space University (ISU).
Aujourd’hui Marion travaille à Leanspeace.
Startup ou entreprise traditionnelle de lanceurs ?
« C’est vrai que, durant notre master, on a l’occasion de parler avec autant des gens de toutes petites Startup que des gens de très grands groupes comme l’ESA, le CNES, SpaceX. Donc on a les deux, et les deux pourraient totalement me convenir. Après, il se trouve que je suis passionnée par les lanceurs. Je voudrais vraiment m’impliquer dans ce domaine-là, que ça soit dans la technique, donc vraiment dans l’ingénierie pure des lanceurs, ou plutôt, justement, dans le côté opérationnel. Donc, pouvoir allier les connaissances techniques que j’ai déjà sur les lanceurs et mes connaissances en management pour pouvoir justement aider toutes les missions spatiales là-dessus, au niveau des lanceurs. Europe, pas Europe, je suis ouverte à tous les pays dans le monde.»
Au regard des postes qu’occupent les Alumnis de l’ISU à l’international, comment voyez-vous votre avenir à la suite du master ?
« C’est vrai que c’est une question un peu compliquée parce qu’on doit être plus de 5000 anciens étudiants à l’ISU, cela représente énormément de monde dans le domaine du spatial, qui est au final un domaine pas très grand. On peut voir qu’il y a des gens qui travaillent dans tous les domaines du spatial et dans le monde entier, donc disons qu’il n’y a pas vraiment un seul chemin qu’on peut suivre après l’ISU. Mon but, c’est vraiment de trouver ce qui me plaît et ce qui me fait vibrer tous les jours, plutôt que d’essayer de juste suivre le “mood” de l’ISU. Cependant, on se fait énormément de contacts à l’ISU, on trouve toujours quelqu’un qui fait ce qu’on veut faire et c’est vrai que ça nous aide à agrandir notre réseau en interne sur le métier et à savoir où on veut aller plus tard. »
Plus d'infos : https://odysseeceleste.com/marion-pigassou-ingenieure-aerospatiale-a-linternational-space-university-isu/
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Jean-Luc Maria est un ingénieur aérospatial de formation, diplômé de l’école d’ingénieurs Isae-Supaéro. Il a été chef de projet spatial pendant plus de 15 ans au CNRS (Centre National de Recherche Scientifique). Doté d’une riche expérience dans le domaine spatial en tant que chef de projet sur différentes missions d’exploration du système solaire comme Venus Express, ExoMars, BepiColombo …. Par ses expériences, il a acquis une connaissance complète du cycle de développement du matériel spatial. En octobre 2021, Jean-Luc Maria, cofondateur d’Exotrail et ancien directeur technique, devient président et directeur général d’Exotrail.
« Cela s’appelle un véhicule de transfert orbital, chez-nous, on l’appelle le SpaceVan. Qu’est-ce que c’est ? Globalement, c’est un satellite un peu gros, qui va contenir des satellites plus petits, c’est un satellite convoyeur, le camion avec sa remorque ! Une fois mis dans la fusée et envoyé dans l’espace, le SpaceVan va se déplacer dans l’espace pour rejoindre la position où les petits satellites doivent aller. Une fois la 1ère position atteinte, le satellite est largué. Ensuite, le SpaceVan va à sa 2ème position et ainsi de suite. »
L’apparition des nouveaux lanceurs nous insère inévitablement dans un nouveau marché. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
"Effectivement, aujourd’hui il y a une accélération de l’offre et donc beaucoup d’entreprises qui essaient de fabriquer des lanceurs. Je dis “qui essaient” parce qu’il y en a, des connues, qui y arrivent déjà : Arianespace avec les lanceurs Ariane, SpaceX avec la fusée Falcon 9 et d’autres, mais il y a une nouvelle génération d’entrepreneurs pour le coup, c’est vraiment une approche très startup du domaine pour essayer d’augmenter encore l’offre d’accès à l’espace. Aujourd’hui, le spatial tend à se démocratiser. On utilise au quotidien beaucoup d’applications qui sont possibles grâce aux satellites. Le GPS en est un exemple; le suivi de l’environnement, la météo, les prévisions… Il y a ainsi un enjeu global, et donc de plus en plus d’applications pour répondre à des besoins terrestres qui peuvent se résoudre par l’utilisation de l’espace. Pour Exotrail, on intervient une fois que les lanceurs sont dans l’espace. Parce que comme indiqué, il y a d’autres besoins de mobilité, le lanceur ne peut pas tout faire, mais le lanceur est la clé pour accélérer des usages terrestres permis depuis l’espace."
Plus d'infos sur : https://odysseeceleste.com/jean-luc-maria-exotrail/
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Philippe Beaumier est le Directeur Aéronautique Civile de l’ONERA. Il est entré à l’ONERA en 1990 avec pour ambition : exercer un métier stimulant intellectuellement, mais en même temps, tourné vers des problématiques concrètes. A l’ONERA, pont entre la recherche et l’industrie, il mène des travaux de recherche appliquée. Il « tombe dans la marmite hélicoptères », dont il ne ressortira plus, ayant ainsi l’opportunité de travailler sur un des plus beaux chantiers du domaine, la pale Blue Edge.
Toutes les grandes industries s’engagent dans le développement d’une approche globale pour réduire l’empreinte environnementale. Qu’en est-il de l’ONERA ?
"L‘ONERA en tant que centre de recherche et partenaire majeur du secteur aéronautique est pleinement dans cette démarche. La réduction de l’empreinte environnementale est au cœur de nos recherches. Soit dans une approche incrémentale, c’est-à-dire qu’on poursuit ce qu’on a fait depuis des dizaines d’années, pour réduire la consommation des avions, en jouant sur l’avion, en jouant sur les performances des moteurs, sur l’intégration motrices, c’est-à-dire la façon dont le moteur est intégré à l’avion. Mais aussi en imaginant des ruptures. Aujourd’hui, les ruptures telles qu’on les voit, sont des ruptures relatives aux sources d’énergie. Le kérosène qui est utilisé dans les avions, il est efficace, mais il produit beaucoup de gaz à effet de serre, le CO2 en particulier. On s’est fixé comme objectif à l’horizon 2050, de réduire de moitié les émissions de CO2 d’aviation par rapport à 2005. Ce qui est un vrai challenge compte tenu du fait que le trafic aérien va triplé d’ici 2050. Il faut donc envisager plusieurs voies pour atteindre cet objectif ambitieux. Une première voie, c’est celle de l’utilisation des carburants alternatifs ou bien des biocarburants ou les carburants de synthèse. On reste dans des carburants qui produisent du CO2, mais on n’utilise pas de l’énergie fossile. Ensuite, il y a une deuxième voie, qui est de changer complètement de paradigme. Là, on s’oriente ou bien vers l’avion électrique ou plus électrique, ce qu’on appelle l’avion hybride, ou de l’hybridation thermique électrique, cela est une vraie révolution.
Une deuxième révolution qui pourrait avoir lieu, peut-être à un horizon un peu plus lointain, c’est d’utiliser d’autres combustibles comme l’hydrogène qui permettrait de décarboner complètement l’aviation puisque lorsqu’on fait brûler de l’hydrogène au final qu’est-ce qu’on obtient ? On obtient de la vapeur d’eau, qui peut poser d’autres problèmes. Notamment par rapport aux traînées de condensation qui ont aussi un impact climatique et qui est important d’étudier. Tout ceci va avoir un impact non négligeable sur les configurations des avions parce que si on change les sources d’énergie, on va changer les moteurs, on va changer plein de choses et donc la forme des avions telle qu’elle est aujourd’hui, va être amenée à changer de façon significative pour atteindre cet objectif de réduction de l’empreinte environnementale. On est donc à un tournant, c’est extrêmement motivant pour toutes les personnes qui sont dans ces études et recherches dans le domaine aéronautique."
Plus d'infos sur : https://odysseeceleste.com/philippe-beaumier-de-onera/
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Sabine Quindou est titulaire d’une maîtrise en histoire contemporaine et diplômée en journalisme du CELSA, École des hautes études en sciences de l’information et de la communication. Journaliste professionnelle depuis de nombreuses années au sein de France 2, France 3, Europe 1, l’Agence France-Presse… Elle a co-présenté l’émission scientifique C’est pas sorcier, avec Frédérique Courant et Jamy Gourmaud, de 1993 à 2012.
Plus d'infos sur : https://odysseeceleste.com/sabine-quindou-journaliste-et-animatrice-de-television/
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Merieme Chadid, Docteure en Astrophysique, enseignante et chercheuse à l’observatoire de Nice-Côte d’Azur & l’Université de Nice Sophia-Antipolis, titulaire de l’HDR (habilitation à diriger des recherches) et exploratrice. Première femme astrophysicienne à s’être engagée sur l’installation d’un observatoire astronomique en Antarctique. Également pionnière sur l’installation des télescopes du VLT ( Very Large Telescope), dans le désert d’Atacama au Chili. Depuis 2021, elle est Présidente du Programme international des sciences fondamentales de l’UNESCO, Vice-Présidente de la Division G de l’Union Astronomique Internationale(UAI).
"L’ensemble de mes expéditions en Antarctique représentent une expérience très enrichissante ! Cela m’a permis de définir ce qu’est un véritable leader : « un leader, c’est celui qui arrive à prendre d’excellentes décisions rapidement, sous des conditions de pression et de risques extrêmes ! »
Un des défis de l’astrophysique
Aujourd’hui, quel est le problème qui se pose en astrophysique et plus particulièrement en physique stellaire et en astérosismologie, c’est-à-dire ce qui caractérise la variation des éclats des étoiles, leurs pulsations?
Dans ce cas précis, quel que soit le miroir qu’on installe, dans l’astronomie au sol, un miroir de 39 mètres, de 100 mètres ou de 200 mètres cela ne résoudra pas le problème en astérosismologie qui correspond à la détection de certains modes de pulsations qui restent pour l’instant à détecter. En fait, lorsqu’on installe un télescope au sol, par exemple les plus grands télescopes comme le VLT, l’astronome observe la nuit et s’arrête le jour, il y a donc l’alternance jour/nuit. Cette alternance jour et nuit créee des manques dans les données de l’observation. Dit autrement si on observe l’éclat au cours du temps, c’est-à-dire la courbe de lumière de l’étoile, nous obtenons des manques de données dans cette courbe de lumière, qui résulte de l’alternance jour/nuit."
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Françoise Combes, ancienne élève de l’École normale supérieure (ENS, Paris), agrégée de sciences physiques (1975), docteur d’État en Astrophysique (1980). Elle a été enseignant-chercheur à l’ENS (maître de conférences, 1975-85), Sous-Directeur du Laboratoire de Physique à l’ENS (1985-89), puis Astronome à l’Observatoire de Paris (1989-2014).
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