DIMANCHE
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DIMANCHE episodes

  • SE1EP31 - Est-ce que j'ai le droit?

    Est-ce que j’ai le droit ? Foi, religion, spiritualité : quand la question « est-ce permis ? » prend la place de « est-ce juste ? ».

    Musique, vêtements, manucure, relations : les débats sur ce qui est autorisé ou interdit sont partout, sur internet comme dans les familles. Dans cet épisode, je ne cherche pas à savoir qui a raison. Je m’intéresse au réflexe : demander à quelqu’un d’autre de trancher à notre place, puis appeler ça une conviction.

    On parle de foi et de conscience, de ce qu’on délègue aux autorités religieuses, aux vidéos et aux commentaires. On parle aussi de ceux qui ont quitté la religion pour demander des signes à l’univers, et de la loi de l’attraction, qui peut faire porter sa souffrance à quelqu’un en lui disant qu’il « l’a attirée ». Et on parle de ce qui se passe quand une règle ne s’applique plus à soi, mais à un enfant, à un proche, à quelqu’un qui aime autrement.

    J’emploie le mot Dieu, mais mettez derrière ce que vous voulez : la vie, l’univers, le karma. La question reste la même : qu’est-ce que vous faites de ce que vous croyez ?

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    11 min
  • SE1EP30 - à sa manière

    « Il t’aime, mais à sa manière. » C’est une phrase qu’on prononce pour consoler, et qui ferme une porte au passage. Quelqu’un raconte un parent qui n’a jamais demandé comment ça allait, qui regardait ailleurs, qui humiliait sous couvert d’humour, ou au contraire qui décidait de tout au nom de la protection, et quelqu’un répond toujours la même chose : à sa manière. Comme si l’amour parental était automatique, et que son absence ne pouvait jamais être une simple absence.

    Dans cet épisode, je regarde ce mythe de l’amour inconditionnel des parents, et ce qu’il nous fait croire quand on ne le ressent pas : que le problème vient forcément de nous. Je parle de la différence entre ressentir de l’amour et permettre à quelqu’un d’en faire l’expérience, des parents qui aiment et dont l’amour fait des dégâts, de ceux qui n’aiment pas et qu’on excuse quand même, et de ce qu’on continue d’attendre d’une relation qui n’a peut-être jamais été ce qu’on en espérait.

    Une réflexion sur la relation parent-enfant, l’amour inconditionnel, l’estime de soi et la responsabilité affective, et sur le pouvoir qu’on laisse à cet amour-là de décider ce qu’on vaut.

    Bref, bon dimanche.

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    7 min
  • SE1EP29 - Carpe diem, on a qu'une vie, Yolo !

    Carpe diem ! On a qu’une vie ! Yolo !

    On n’a qu’une vie, alors osez : quittez ce travail, changez de vie, sortez de votre zone de confort. Et si ce discours ne disait pas tout ?

    Dans cet épisode de DIMANCHE, on regarde une petite phrase qu’on répète tous : « c’est comme ça ». On l’utilise pour un métier qu’on n’aime plus, une relation, des repas de famille, des choix de vie qu’on ne remet plus en question. Parfois, elle décrit une vraie contrainte. Parfois, elle évite surtout une question gênante.

    On parle de pression sociale, de normes familiales, de peur de décevoir, de reconversion et de cette injonction très moderne à tout quitter au nom du carpe diem. On parle aussi de ceux pour qui changer de vie est un luxe, de ceux qui ont le choix et disent qu’ils ne l’ont pas, et de ceux qui restent parce qu’ils l’ont décidé.

    Un podcast francophone loin du développement personnel, pour réfléchir à la liberté, au choix et à ce qu’on fait vraiment de sa vie.

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    8 min
  • SE1EP28 - après tout ce que j'ai fais pour toi

    "Personne ne remarque tout ce que je fais." Au travail, en couple, dans une famille, c’est la phrase qu’on prononce quand on commence à en avoir marre de porter la charge mentale sans que personne ne le voie.

    Dans cet épisode, on regarde ce qui se cache derrière le besoin de reconnaissance. Pourquoi est-ce qu’on donne autant ? Est-ce qu’on le ferait encore si personne ne le remarquait jamais ? Et surtout, à partir de quel moment la générosité commence à ressembler à une dette qu’on présentera un jour à l’autre.

    On parle de la différence entre être applaudi et être reconnu, du besoin d’être indispensable, de ces contrats qu’on signe tout seul sans prévenir personne, et de cette phrase un peu trop pratique : « après tout ce que j’ai fait pour toi ». On parle aussi de ce qui reste vrai quand le déséquilibre est réel et qu’aucune analyse ne le corrigera.

    Et d’une question qu’on évite assez soigneusement : est-ce que j’ai déjà demandé, une seule fois, ce dont j’avais besoin ?

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    13 min
  • SE1EP27 - Ce qui reste

    Il y a presque un an, je me suis retrouvée par terre à me supplier moi-même. Je venais de quitter mon ex pour la deuxième fois, et une fois partie, il restait une question beaucoup moins spectaculaire que la rupture : qu'est-ce que j'allais faire de moi, maintenant qu'il n'y avait plus cette relation à gérer, à comprendre, à sauver ?

    On appelle ça un vide. On dit qu'il faut le combler, puis qu'il faut apprendre à le combler soi-même. Dans cet épisode, je regarde ce que ce mot explique réellement, et ce qu'il permet surtout de ne pas regarder. Parce qu'une relation peut avoir été violente et qu'on peut quand même avoir ses propres raisons de ne pas réussir à partir. Les deux ne s'annulent pas, et l'un n'explique pas l'autre.

    Sans oublier la version moins jolie de l'histoire : peut-être que je ne suis pas partie parce que j'avais enfin compris quelque chose, mais simplement parce que je n'avais plus de force.

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    13 min
  • SE1EP26 - Moi?

    Il y a quelque temps, en thérapie, j'ai eu une vraie crise existentielle.

    Pas sur ma vie, sur mon identité. Je ne savais plus répondre à "qui suis-je ?". Pire, je ne comprenais même plus la question. Parce qu'à force de creuser mes schémas, mes réflexes, tout ce que mon histoire avait façonné en moi, je ne trouvais jamais le noyau. Le truc stable qui resterait moi, contre vents et marées.


    Dans cet épisode, je raconte comment j'en suis arrivée à une idée qui a tout changé : peut-être qu'il faut se détacher de soi pour apprendre à se connaître. Que dire "je suis quelqu'un de calme" ou "je suis quelqu'un de bien" ne me rend pas plus solide, mais plus fragile face à tout ce qui vient contredire cette définition.

    Et que le besoin de validation, souvent, n'est pas juste un besoin d'être apprécié : c'est un besoin que le regard de l'autre continue à maintenir en vie une définition de nous-mêmes.


    Une réflexion sur l'identité, l'estime de soi, le besoin de validation et ce que la thérapie fait vraiment quand elle ne répare pas, mais déconstruit.

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    17 min
  • SE1EP25 - La part qui nous revient

    Deux hommes, le même jour, dans le même tribunal. L'un a volé de quoi nourrir ses enfants. L'autre a volé une voiture qu'il n'a même pas revendue, roulé vingt minutes, puis l'a laissée là. Le premier, on le comprend tout de suite. Le second, on ne cherche même pas à comprendre. Pourtant les deux ont grandi dans la même pauvreté, la même violence. Alors pourquoi le contexte de l'un devient une excuse et celui de l'autre un détail qu'on balaie ?

    Cet épisode part de ce tribunal pour poser une question qui revient partout, sous d'autres mots : à partir de quand un geste nous appartient vraiment ? Entre Spinoza et Sartre, entre libre arbitre et déterminisme, entre chance et mérite, je regarde ce qu'on fait, au quotidien, de la responsabilité, du pardon et du jugement, envers les autres et envers soi. Pourquoi on félicite quelqu'un d'avoir "pris conscience" comme si c'était un choix, alors que ça ressemble parfois beaucoup plus à une occasion qu'on a simplement reçue.

    Une réflexion sur le libre arbitre, la responsabilité personnelle, le jugement moral et ce qu'on choisit de pardonner ou pas, et pourquoi.

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    18 min
  • SE1EP24 - L'accusé plaide non coupable

    On dit souvent qu'on s'auto-sabote.
    La fuite, le projet jamais fini, la relation qu'on fait capoter juste au moment où ça devient sérieux. Et le mot fait sens, sur le coup. Sauf que saboter, ça veut dire détruire exprès. Et si je suis cette logique jusqu'au bout, ça voudrait dire qu'une partie de moi veut ma perte. Alors j'ai eu envie de regarder ça de plus près.

    Parce qu'en creusant, ce que j'appelais mon sabotage ressemble beaucoup moins à une attaque qu'à une protection. Un réflexe construit à une époque précise, pour une raison précise, par quelqu'un qui n'avait que ça sous la main pour tenir debout. Et ce réflexe-là, on continue à le traiter comme un ennemi, des années après que le danger soit passé.

    Dans cet épisode, je parle de ce qu'on appelle auto-sabotage, de mécanismes de défense, de protection émotionnelle, de la différence entre se comprendre et se juger, et de cette dureté qu'on garde pour une seule personne : soi-même. Une réflexion sur les schémas relationnels, l'estime de soi, et ce qu'on fait, sans s'en rendre compte, à la part de nous qui a le plus essayé de nous garder en vie.

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    9 min
  • SE1EP23 - Oups, je me suis trompée

    Au début de la saison, j'ai publié un épisode qui s'appelle « J'ai raison et c'est ok ». Et depuis, j'ai changé d'avis. Complètement.

    À l'époque, je pensais avoir compris un truc important sur les blessures et les relations : que quand quelqu'un réagit fort à quelque chose, c'est sa blessure qui parle, pas la réalité. Donc pas la peine de valider. Sauf que j'ai fini par voir le problème, et il est énorme. Parce qu'une blessure n'invente jamais un rejet, un abandon, un manque de considération. Elle en monte juste le son. Et confondre les deux, c'est le meilleur moyen de faire douter quelqu'un de ce qu'il vient de vivre, pour de vrai, devant toi.

    Dans cet épisode, je reviens sur ce que j'avais loupé : la différence entre un événement et l'intensité de la réaction qu'il déclenche, pourquoi « c'est ta blessure » et « c'est sa blessure » sont souvent le même mouvement pour éviter de regarder ce qui s'est vraiment passé, et ce que ça change concrètement dans une relation, une dispute, un message ignoré, un silence mal placé.

    C'est un épisode sur l'invalidation émotionnelle, sur la sensibilité, sur la responsabilité dans les relations, et sur cette question qu'on évite tous : pourquoi on a autant besoin qu'on nous confirme qu'on avait raison.

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    9 min
  • SE1EP22 - Vivre l'instant présent™

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    8 min

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Un podcast qui parle de relations, de santé mentale, d’amour et de rapport à soi.