Diseurs de beaux textes

Diseurs de beaux textes

By Hocine DRISSIArtsBooks
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Diseurs de beaux textes episodes

  • #94 Les îles de Jean Grenier. Extrait
    Les Îles est un essai de Jean Grenier, paru pour la première fois en 1933 et réédité dans une version augmentée de plusieurs chapitres (Post scripta) en 1959.
    Dans cet extrait, Jean Grenier entame un vagabondage évoquant diverses étapes de sa vie et autant d'îles réelles ou imaginaires (îles Kerguelen, îles Fortunées, île de Pâques, îles Borromées) ainsi que l'Inde, faisant en particulier l'éloge du voyage, « non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver[1]. »
    19 min
  • #96 Genie, Arthur Rimbaud
    Il est l’affection et le présent puisqu’il a fait la maison ouverte à l’hiver écumeux et à la rumeur de l’été, lui qui a purifié les boissons et les aliments, lui qui est le charme des lieux fuyants et le délice surhumain des stations...
    6 min
  • #111 Il faut que le poète, Les contemplations de Victor Hugo, lu par Julien Bouchard-Madrelle
    Il faut que le poète te, épris d’ombre et d’azur,
    Esprit doux et splendide, au rayonnement pur,
    Qui marche devant tous, éclairant ceux qui doutent,
    Chanteur mystérieux qu’en tressaillant écoutent
    Les femmes, les songeurs, les sages, les amants,
    Devienne formidable à de certains moments.
    Parfois, lorsqu’on se met à rêver sur son livre,
    Où tout berce, éblouit, calme, caresse, enivre,
    Où l’âme, à chaque pas, trouve à faire son miel,
    Où les coins les plus noirs ont des lueurs du ciel,
    Au milieu de cette humble et haute poésie,
    Dans cette paix sacrée où croît la fleur choisie,
    Où l’on entend couler les sources et les pleurs,
    Où les strophes, oiseaux peints de mille couleurs,
    Volent chantant l’amour, l’espérance et la joie,
    Il faut que, par instants, on frissonne, et qu’on voie
    Tout à coup, sombre, grave et terrible au passant,
    Un vers fauve sortir de l’ombre en rugissant !
    Il faut que le poëte aux semences fécondes
    Soit comme ces forêts vertes, fraîches, profondes,
    Pleines de chants, amour du vent et du rayon,
    Charmantes, où soudain, l’on rencontre un lion.
    Paris, mai 1842.
    3 min
  • #91 Le bateau ivre de Arthur Rimbaud
    Le poème est considéré depuis les débuts du XXe siècle comme l'un des plus beaux poèmes de notre langue (Paul Claudel, Louis Aragon, le Surréalisme etc.). André Gide le place dans les poèmes essentiels de l'histoire littéraire dans son Anthologie de la poésie française et Georges Pompidou l'a également défendu[9]. Roland Barthes, Pierre Louÿs, Roger Caillois, René Étiemble, parmi d'autres, ont proposé des analyses approfondies de ce poème complexe. Selon ce dernier, Rimbaud répondrait dans son poème à la question de Charles Baudelaire : "Étonnants voyageurs ! [...] / Dites, qu'avez-vous vu ?"[10]. Le poème, en tout cas, est bourré de références empruntées à Charles Baudelaire donc, mais aussi à Jules Verne, Edgar Allan Poe, Leconte de Lisle, Théophile Gautier etc., ce qui en fait l'un des textes les plus difficiles et les plus commentés de la langue française[11].
    7 min
  • #90 Une histoire de la lecture d' Alberto MANGUEL
    Une histoire de la lecture
    d'Alberto MANGUEL, célébration heureuse de la plus civilisée des passions humaines, cette histoire écrite du côté du plaisir et de la gourmandise est un livre savant qui se lit comme un roman d’aventures. Parti à la recherche des raisons qui ont fait aimer le livre, Alberto Manguel propose un étonnant récit de voyage à travers le temps et l’espace, dont chaque étape lui est occasion de détours, de visites, de réflexions profondes et d’anecdotes réjouissantes.
    Passionnante, jubilatoire, cette Histoire de la lecture, traduite en plus de vingt-cinq langues, a reçu en France le prix Médicis essai 1998.
    15 min
  • #89 Peau noire, masques blancs de Frantz FANON. Introduction
    L'ouvrage s'ouvre sur une citation d'Aimé Césaire (Discours sur le colonialisme) :
    « Je parle de millions d'hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d'infériorité, le tremblement, l'agenouillement, le désespoir, le larbinisme. »
    Il s'agit de faire une analyse, d'un point de vue psychologique de ce que le colonialisme a laissé en héritage à l'humanité, et ceci en partant du rapport entre le Noir et le Blanc. C'est tout un jeu de définitions qui se font par différenciation, et pour cela le premier chapitre pose des bases de linguistique. Fanon opère des va-et-vient entre d'une part les expériences qu'il a recueillies durant sa propre existence d'étudiant et de médecin, ainsi que dans les témoignages littéraires contemporains (Senghor, Césaire, Mayotte Capécia...), et d'autre part les analyses de philosophes (Sartre, mais aussi Michel Leiris, Georges Mounin, Marie Bonaparte, Alfred Adler). Sa thèse est que la colonisation a créé une névrose collective dont il faut se débarrasser. Il en décrit toutes les stratifications pour permettre une prise de conscience de la part des Antillais et, secondairement, des Noirs d'Afrique et des Français blancs.
    15 min

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