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L'épilogue approche sur le budget : le Sénat a rejeté aujourd'hui d'emblée le projet de loi de finances pour 2026, ouvrant la voie à une adoption définitive du texte en début de semaine prochaine après un ultime 49.3 attendu demain à l'Assemblée nationale. Les sénateurs ont donc fait le choix de ne pas retarder plus longtemps les débats budgétaires, ouverts depuis le début de l'automne. Ils auraient pu relancer la discussion, mais cela se serait sans doute révélé vain car seul le gouvernement a la main sur les mesures qu'il compte conserver dans la copie finale via l'utilisation du 49.3, qui lui permet de faire adopter un projet de loi sans vote.
Les débats ont tourné court au Sénat, où ni la droite sénatoriale, majoritaire à la chambre haute avec ses alliés centristes, ni la gauche, ancrée dans l'opposition, ne soutenaient la copie finale du budget. "C'est un fiasco sur le fond (...) mais également quant à la méthode employée par le gouvernement", a fustigé le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (Les Républicains), dénonçant un texte "funeste pour l'activité économique".
Le Sénat n'a pas digéré, notamment, que le gouvernement maintienne une surtaxe visant les bénéfices des grandes entreprises, qui devrait rapporter 7,3 milliards d'euros en 2026.
Le budget est "imparfait", a reconnu la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, mais "il est le produit d'un compromis bâti patiemment", a-t-elle défendu, alors que le gouvernement a obtenu un accord de non-censure avec les socialistes. Elle a souligné que le Sénat y avait pris sa part, notamment sur le budget des collectivités territoriales, où les propositions des sénateurs ont été confirmées, à peu de choses près, par le gouvernement dans sa copie finale.
Une partie de la gauche a regretté ces débats écourtés. "La droite capitule, renonce devant l'obstacle, se couche devant la ligne gouvernementale. Ce n'est pas sérieux pour la place du Sénat dans le débat", a regretté le président des sénateurs écologistes, Guillaume Gontard.
Dominique Seux décryptera avec nous qui sont les gagnants et les perdants de ce budget.
By France Télévisions4.7
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L'épilogue approche sur le budget : le Sénat a rejeté aujourd'hui d'emblée le projet de loi de finances pour 2026, ouvrant la voie à une adoption définitive du texte en début de semaine prochaine après un ultime 49.3 attendu demain à l'Assemblée nationale. Les sénateurs ont donc fait le choix de ne pas retarder plus longtemps les débats budgétaires, ouverts depuis le début de l'automne. Ils auraient pu relancer la discussion, mais cela se serait sans doute révélé vain car seul le gouvernement a la main sur les mesures qu'il compte conserver dans la copie finale via l'utilisation du 49.3, qui lui permet de faire adopter un projet de loi sans vote.
Les débats ont tourné court au Sénat, où ni la droite sénatoriale, majoritaire à la chambre haute avec ses alliés centristes, ni la gauche, ancrée dans l'opposition, ne soutenaient la copie finale du budget. "C'est un fiasco sur le fond (...) mais également quant à la méthode employée par le gouvernement", a fustigé le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (Les Républicains), dénonçant un texte "funeste pour l'activité économique".
Le Sénat n'a pas digéré, notamment, que le gouvernement maintienne une surtaxe visant les bénéfices des grandes entreprises, qui devrait rapporter 7,3 milliards d'euros en 2026.
Le budget est "imparfait", a reconnu la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, mais "il est le produit d'un compromis bâti patiemment", a-t-elle défendu, alors que le gouvernement a obtenu un accord de non-censure avec les socialistes. Elle a souligné que le Sénat y avait pris sa part, notamment sur le budget des collectivités territoriales, où les propositions des sénateurs ont été confirmées, à peu de choses près, par le gouvernement dans sa copie finale.
Une partie de la gauche a regretté ces débats écourtés. "La droite capitule, renonce devant l'obstacle, se couche devant la ligne gouvernementale. Ce n'est pas sérieux pour la place du Sénat dans le débat", a regretté le président des sénateurs écologistes, Guillaume Gontard.
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